Monteurs d'aéronefs et contrôleurs de montage d'aéronefs
9481 - Monteurs/monteuses d'aéronefs et contrôleurs/contrôleuses de montage d'aéronefs
Textes de la profession
Nature du travail
Les monteurs d'aéronefs montent, ajustent et installent des pièces préfabriquées afin de construire des aéronefs à voilure fixe ou tournante ou des éléments d'aéronefs. Les contrôleurs de montage d'aéronefs vérifient les montages d'aéronefs afin d'assurer la conformité aux prescriptions techniques.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=9481
Exemples de titres professionnels
Ajusteur-mécanicien au banc - montage d'aéronefs;
contrôleur du montage d'aéronefs;
mécanicien de réservoirs d'ailes - montage d'aéronefs;
monteur - montage d'aéronefs;
monteur d'aéronefs;
monteur de cellules;
monteur de structure au banc.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.
(Mise à jour : mai 2011)
Malgré d'importantes variations annuelles, le nombre de monteurs d'aéronefs et contrôleurs de montage d'aéronefs a augmenté fortement dans la deuxième moitié des années 1990 et est demeuré assez stable depuis. Ces mouvements correspondent à l'évolution de l'emploi dans la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces. Étant donné qu'on prévoit un retour à la croissance dans cette industrie, le nombre de monteurs d'aéronefs et contrôleurs de montage d'aéronefs devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les monteurs d'aéronefs et contrôleurs de montage d'aéronefs qui prendront leur retraite, mais aussi de l'augmentation de l'emploi. D'autres débouchés découleront des postes qui seront libérés par ceux qui obtiendront des promotions à divers postes à l'intérieur de l'industrie des aéronefs et des pièces d'aéronefs. Avec quelques années d'expérience et une formation adéquate, de nombreux monteurs et contrôleurs accèdent en effet à des postes de mécaniciens (voir 7315), de machinistes (7231) ou de contremaîtres.
Bassin de main-d'œuvre
Dans le passé, un certain nombre de candidats pouvaient accéder à cette profession sans être titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires. C'est de moins en moins le cas. D'ailleurs, le pourcentage des membres de cette profession qui sont titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires est passé de 52 % en 1991 à 69 % en 2006, selon les données des recensements. Cette forte augmentation indique que la très grande majorité des travailleurs qui ont accédé à cette profession au cours de cette période étaient titulaires d'un tel diplôme.
Ainsi, les débouchés seront accessibles en premier lieu aux titulaires des diplômes d'études professionnelles (DEP) en montage de structures en aérospatiale et en montage mécanique en aérospatiale. D'autres débouchés pourront être pourvus par des monteurs et contrôleurs expérimentés en chômage et par des immigrants qui satisfont aux exigences de la profession. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession en 2006 montrait que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants (14 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement).
La situation sur le marché du travail des diplômés des DEP en montage de structures en aérospatiale et en montage mécanique en aérospatiale varie considérablement d'une année à l'autre. Si cette situation fut excellente jusqu'en 2001, elle s'est fortement dégradée par la suite, ne redevenant bonne qu'en 2008 et 2009, pour aussitôt êtreune des plus mauvaises de la formation professionnelle en 2010, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.
La grande variabilité de la situation sur le marché des diplômés de ces DEP s'explique par trois facteurs. Elle est en premier lieu le reflet de la demande de main-d'œuvre de l'industrie de la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces, demande qui fluctue énormément d'une année à l'autre en fonction de son niveau d'activité (voir les Tendances, plus loin sur cette page). Elle dépend ensuite du nombre de chômeurs expérimentés dans cette profession. Ces chômeurs sont en effet rappelés au travail avant que les entreprises n'embauchent des diplômés de ces DEP. Ainsi, le nombre de bénéficiaires de l'assurance-emploi a quadruplé entre septembre et novembre 2001 à la suite des événements du 11 septembre 2001, a diminué graduellement jusqu'en 2008 et a en moyenne été 9 fois plus élevé en 2009 et en 2010 qu'en 2008 ! Finalement, cette situation peut aussi varier en fonction du nombre de débutants inscrits à ces DEP. Leur nombre est passé de plus de 700 en 2000-2001 à moins de 50 en 2004-2005, avant de remonter à près de 500 en 2008-2009. Avec un nombre très élevé de chômeurs expérimentés, un faible niveau d'activité dans l'industrie et un grand nombre de diplômés cette année-là, il n'est pas étonnant de constater que la situation sur le marché du travail de ces diplômés fut si mauvaise en 2010.
Compte tenu de l'augmentation spectaculaire du nombre de chômeurs expérimentés en 2009 et 2010, la situation sur le marché du travail des tout prochains diplômés de ces DEP risque d'être mauvaise, avant de s'améliorer par la suite en raison de la croissance prévue dans l'industrie de la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces au cours des prochaines années.
Industries
Selon les données du recensement, environ 97 % des monteurs d'aéronefs et contrôleurs de montage d'aéronefs travaillaient en 2006 dans le secteur manufacturier, principalement dans l'industrie de la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces (91 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend en grande partie des tendances qui influencent l'industrie de la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces. Au cours des années 1990, cette industrie a connu un fort taux de croissance, tant du côté des manufacturiers que des sous-traitants. Reflet de cette croissance, la valeur réelle (après inflation) des livraisons a presque quadruplé et celle des exportations a sextuplé entre 1992 et 2001.
La situation de cette industrie s'est modifiée considérablement à partir de 2001. Entre 2001 et 2008, seule la vigueur étonnante du marché canadien a permis une certaine augmentation de la valeur réelle (après inflation) des livraisons, car la valeur réelle des exportations a, elle, diminué de 35 %. Cette baisse s'explique en partie par des événements imprévus, telles la crainte du terrorisme entourant le transport aérien à la suite des événements du 11 septembre 2001, la guerre en Irak et l'épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), mais aussi par la concurrence étrangère et par la hausse de la valeur du dollar depuis 2003. Par la suite, la récession de 2009 a provoqué une nouvelle baisse de près de 15 % de la valeur réelle des exportations entre 2008 et 2010 et un quasi effondrement (baisse de près de 60 %) de la valeur des livraisons sur le marché canadien, pour une baisse de plus de 30 % de la valeur des livraisons totales. L'emploi, lui, n'a baissé que de 15 % entre 2001 et 2010, une partie du personnel étant affecté au développement de nouveaux modèles.
Les effets de la récession de 2009 devraient continuer de limiter les possibilités de croissance au début de notre période de prévision (2010-2014). Par la suite, les facteurs de fond devraient reprendre leurs effets fort positifs. En effet, en plus du vieillissement de la flotte mondiale d'aéronefs, le renforcement des règlements en matière de sécurité et de protection de l'environnement favorisera la demande d'aéronefs. Compte tenu de ces facteurs, de la qualité de la production et de l'appui des gouvernements, l'emploi dans cette industrie devrait connaître une croissance notable au cours des prochaines années. Par contre, la valeur relativement élevée du dollar canadien, le prix élevé du pétrole et la forte concurrence étrangère pourraient ralentir quelque peu cette tendance à la hausse. Notons que les principaux effets de la décision de Bombardier de construire les avions de la série C à Mirabel se feront sentir après notre période de prévision. Si cette décision permettra des embauches d'ingénieurs en aéronautique pour la mise au point de l'appareil, on prévoit que l'activité liée à la construction de ces avions n'atteindra son sommet qu'en 2017.
Il s'agit d'un secteur qui existe et croît grâce aux innovations technologiques. Leur introduction modifie bien sûr les exigences des employeurs. Ils signalent d'ailleurs des besoins concernant les techniques d'assemblage de structures d'aéronefs, l'utilisation de nouveaux matériaux (plastiques, résines et composites) et les techniques d'inspection. Cela dit, ces innovations ne semblent pas désavantager cette profession. Ainsi, l'emploi dans cette profession varie à peu près au même rythme que l'emploi dans l'industrie de la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces.
Étant donné qu'on prévoit un retour à la croissance dans l'industrie de la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces, le nombre de monteurs d'aéronefs et contrôleurs de montage d'aéronefs devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 13 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991 (12 %). Environ 71 % d'entre eux travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %). En 2006, on comptait très peu de travailleurs autonomes : à peine 1 % par rapport à 11 % pour l'ensemble des professions. Le travail le soir, la nuit et le week-end est fréquent.
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent les connaissances techniques nécessaires à l'exécution de leurs tâches. La dextérité manuelle, le souci du détail, le sens des responsabilités, l'esprit d'équipe, le sens de l'observation et la minutie sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme représente un atout.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, les employeurs exigent habituellement un diplôme d'études professionnelles (DEP) en montage de structures en aérospatiale ou en montage mécanique en aérospatiale. Plusieurs employeurs offrent des formations théoriques et pratiques en cours d'emploi.
Les employeurs exigent des contrôleurs de montage d'aéronefs de l'expérience en tant que monteur d'aéronefs.
Références utiles
Comité sectoriel de main-d'œuvre en aérospatiale (CAMAQ)
http://www.camaq.org/
Association des industries aérospatiales du Canada
http://www.aiac.ca/
Transports Canada
http://www.tc.gc.ca/
École des métiers de l'aérospatiale de Montréal
http://www.csdm.qc.ca/emam/
Considérations importantes
Étant donné qu'on prévoit un retour à la croissance dans l'industrie de la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces, le nombre de monteurs d'aéronefs et contrôleurs de montage d'aéronefs devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
La situation sur le marché du travail des diplômés des diplômes d'études professionnelles (DEP) en montage de structures en aérospatiale et en montage mécanique en aérospatiale varie considérablement d'une année à l'autre.
9481 - Monteurs/monteuses d'aéronefs et contrôleurs/contrôleuses de montage d'aéronefs
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 9481 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 6 100 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 300 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 1,6 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 100 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 200 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 300 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 9481 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 87,1 % | 52,7 % |
| Femmes | 12,9 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 9481 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 5,9 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 53,8 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 40,0 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 0,3 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 9481 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 98,0 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 2,0 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
9481 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 70,7 % | 53,2 % |
| Moyen | 57 390 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 2,3 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 23,5 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 74,1 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
9481 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 9,1 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 21,6 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 63,6 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 5,6 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 9481 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,2 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 0,0 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 0,6 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 0,5 % | 5,4 % |
| Estrie | 1,4 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 0,2 % | 2,9 % |
| Montérégie | 31,9 % | 18,7 % |
| Montréal | 21,9 % | 24,1 % |
| Laval | 9,8 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 7,3 % | 5,8 % |
| Laurentides | 24,8 % | 7,0 % |
| Outaouais | 0,6 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 0,2 % | 1,8 % |
| Mauricie | 0,6 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 0,2 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,0 % | 1,7 % |
| 9481 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 1,2 % | 11,2 % |
| 9481 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 14,4 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Fabrication | 97,2 | |
| - fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces | 91,9 |