Opérateurs de machines - procédés industriels - aliments et boissons

9461 - Opérateurs/opératrices de machines et de procédés industriels dans la transformation des aliments et des boissons
Textes de la profession

Nature du travail

Les opérateurs de machines et de procédés industriels de ce groupe de base font fonctionner des machines multifonctionnelles de procédés industriels et des machines à fonction unique pour effectuer différentes tâches dans la transformation et l'empaquetage des aliments et des boissons.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :

http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=9461 

Exemples de titres professionnels

Brasseur;
cuiseur de sucre;
hacheur de viandes;
opérateur à la fermentation;
opérateur à la salle de commande - transformation des aliments et boissons;
opérateur d'embouteilleuse;
opérateur de congélateur;
opérateur de friteuse;
opérateur de machine de boulangerie - transformation des aliments et boissons;
opérateur de machine de mise en conserve;
opérateur de mélangeur d'aliments secs;
opérateur de pasteurisateur;
raffineur de chocolat.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.

(Mise à jour : mai 2011)

Le nombre d'opérateurs de machines et de procédés industriels dans la transformation des aliments et des boissons a augmenté fortement jusqu'en 2004 pour se stabiliser par la suite. Ces mouvements s'expliquent en premier lieu par l'évolution de l'emploi dans les industries de la fabrication d'aliments et de boissons. Compte tenu des perspectives dans ces industries, on prévoit que le nombre d'opérateurs de machines et de procédés industriels dans la transformation des aliments et des boissons augmentera de façon notable au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les opérateurs de machines qui prendront leur retraite, mais aussi de l'augmentation de l'emploi. D'autres débouchés découleront du roulement de personnel assez important et des postes qui seront libérés par ceux qui obtiendront des promotions à divers postes à l'intérieur de l'industrie de la fabrication d'aliments, par exemple à des postes de supervision (voir 9213).

Bassin de main-d'œuvre

Le bassin des personnes aptes à occuper des postes dans cette profession est assez vaste. Il est en partie composé des personnes qui possèdent un niveau de scolarité limité, équivalant à un diplôme d'études secondaires (DES), et qui satisfont aux exigences des employeurs (voir le paragraphe sur les exigences à la fin de cette page). De façon plus spécifique, ce bassin comprend les personnes qui possèdent de l'expérience dans les industries de la fabrication d'aliments et de boissons, surtout les manœuvres de ces industries (voir 9617) et les opérateurs en chômage. Un certain nombre de débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux exigences des employeurs. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession en 2006 montre qu'elle est accessible à de nouveaux arrivants (14 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement).

Industries

Selon les données du recensement, environ 86 % des opérateurs de machines et de procédés industriels dans la transformation des aliments et des boissons travaillaient en 2006 dans le secteur manufacturier, principalement dans les industries de la fabrication d'aliments (73 %) et de la fabrication de boissons (11 %). On en trouvait également en nombre significatif dans le commerce de gros (7 %).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend en grande partie des tendances qui influencent l'industrie de la fabrication d'aliments et, dans une moindre mesure, celle de la fabrication de boissons.

- Fabrication d'aliments

Entre le milieu des années 1990 et 2003, cette industrie a connu un fort taux de croissance, tant du côté de la valeur des livraisons que de l'emploi. Même si l'emploi est demeuré assez stable entre 2003 et 2010, elle occupait toujours en 2010 le premier rang de toutes les industries manufacturières en termes de nombre d'emplois.

Contrairement à ce qu'on peut observer dans la plupart des autres industries manufacturières, la croissance de l'industrie de la fabrication d'aliments repose peu sur les exportations, la valeur de celles-ci étant tout de même passée de 10 % à 18 % de la valeur des livraisons entre 1992 et 2001, proportion demeurée relativement stable jusqu'en 2010. Cela dit, il n'en demeure pas moins que c'est l'évolution des livraisons intérieures qui influence le plus le niveau de l'emploi dans cette industrie.

Depuis 2003, le niveau élevé de la valeur du dollar canadien n'a pas seulement entraîné un ralentissement de l'augmentation de la valeur réelle (en tenant compte de l'inflation) des exportations, mais a aussi mené à une forte hausse la valeur réelle des importations. Ainsi, la croissance de la demande intérieure s'est concentrée majoritairement du côté des importations, leur valeur réelle ayant augmenté de plus de 35 % entre 2003 et 2010, pendant que la valeur réelle de la production domestique a augmenté de moins de 15 %.

Au cours des prochaines années, la valeur du dollar canadien devrait demeurer élevé. Par contre, la hausse du prix du pétrole devrait faire diminuer quelque peu les avantages de l'importation. On s'attend donc à ce que la croissance de la demande intérieure bénéficie davantage à l'industrie locale. En conséquence, on estime que la production et l'emploi dans cette industrie augmenteront légèrement au cours des prochaines années.

- Fabrication de boissons

Entre le milieu des années 1990 et 2002, la valeur des livraisons dans l'industrie de la fabrication de boissons et des produits du tabac a augmenté un peu plus rapidement que la croissance de la population. Comme la valeur des exportations ne représente que de 5 % à 10 % de celle des livraisons, cette industrie évolue essentiellement en fonction de son marché intérieur. La croissance fut particulièrement forte dans les brasseries et la fabrication de boissons gazeuses et de glace.

La valeur réelle (après inflation) des livraisons québécoises de l'industrie de la fabrication de boissons et des produits du tabac a par la suite diminué de plus de 20 % entre son sommet de 2002 et 2010. Si une part de cette baisse doit être imputée à l'industrie de la fabrication des produits du tabac, baisse qui n'a bien sûr aucun impact sur l'emploi dans cette profession, il n'en demeure pas moins qu'on peut observer une stagnation du volume de production dans les brasseries et une forte baisse de la valeur des livraisons dans les boissons gazeuses et de glace, cette dernière baisse étant due à la fermeture d'usines d'embouteillage. La baisse de la valeur des livraisons dans l'ensemble de l'industrie des boissons fut aussi accompagnée d'une forte hausse de la valeur des importations de vins et de bières. On peut donc conclure qu'une partie significative de la demande des consommateurs s'est récemment déplacée vers la consommation de vins importés et, dans une moindre mesure, vers les bières importées. Par ailleurs, les effets du vieillissement de la population semblent aussi commencer à défavoriser la consommation de boissons alcoolisées, ou à tout le moins la faire plafonner.

Par ailleurs, les investissements des entreprises ont permis une forte hausse de la productivité tout au long des quinze dernières années. Ainsi, l'emploi dans cette industrie est demeuré assez stable jusqu'en 2003, alors que la valeur des livraisons augmentait à un bon rythme, et a diminué fortement par la suite, tandis la valeur réelle des livraisons diminuait moins abruptement. Comme les tendances décrites plus haut devraient se maintenir, on estime que la valeur des livraisons et le nombre d'emplois dans cette industrie devraient continuer à diminuer au cours des prochaines années.

- Autres facteurs

Si cette profession a subi quelque peu les effets des changements technologiques, elle a par contre été épargnée par le mouvement d'impartition et de sous-traitance qui a davantage touché les professions liées au transport, à l'entretien et au travail de bureau. Ainsi, l'emploi dans cette profession a augmenté à un rythme un peu plus élevé que l'emploi dans les autres professions des industries de la fabrication d'aliments et de boissons. Cette tendance devrait se maintenir au cours des prochaines années.

Compte tenu de l'ensemble de ces tendances, on prévoit que le nombre d'opérateurs de machines et de procédés industriels dans la transformation des aliments et des boissons augmentera de façon notable au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 29 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991 (27 %). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (40 015 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 63 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 21 657 $. En 2006, on comptait très peu de travailleurs autonomes : moins de 2 % par rapport à 11 % pour l'ensemble des professions.

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent une certaine expérience dans les industries de la fabrication d'aliments ou de boissons. La dextérité manuelle, le souci du détail, le sens des responsabilités, l'esprit d'équipe, le sens de l'observation et la minutie sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme représente parfois un atout.

Études et formation

Il est possible d'accéder à cette profession sans formation spécifique. Selon les données du recensement, environ 26 % des membres de cette profession avaient en 2006 une scolarité inférieure au diplôme d'études secondaires (par rapport à 14 % dans l'ensemble des professions) et à peine 39 % possédaient une formation postsecondaire (par rapport à 64 % dans l'ensemble des professions).

Cela dit, les employeurs exigent généralement un diplôme d'études secondaires (DES) et offrent une formation en cours d'emploi.

Références utiles

Comité sectoriel de main-d'œuvre en transformation alimentaire
http://www.csmota.qc.ca/

Association des brasseurs du Canada
http://www.brewers.ca/

Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation
http://www.mapaq.gouv.qc.ca/ 

Considérations importantes

Compte tenu du niveau de croissance prévu dans les industries de la fabrication d'aliments et de boissons, le nombre d'opérateurs de machines et de procédés industriels dans la transformation des aliments et des boissons devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Le principal bassin de main-d'œuvre pour pourvoir les débouchés dans cette profession est formé des personnes qui possèdent de l'expérience dans les industries de la fabrication d'aliments et de boissons, surtout les manœuvres de ces industries (voir 9617) et les opérateurs en chômage.

9461 - Opérateurs/opératrices de machines et de procédés industriels dans la transformation des aliments et des boissons
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 9461 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 13 400 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 250 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 1,5 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 200 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 550 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 750 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 9461 Ensemble des
professions
Hommes 71,4 % 52,7 %
Femmes 28,6 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 9461 Ensemble des
professions
15- 24 ans 10,5 % 14,1 %
25- 44 ans 45,7 % 45,1 %
45- 64 ans 43,0 % 38,8 %
65 ans et plus 0,8 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 9461 Ensemble des
professions
Plein temps 90,2 % 79,2 %
Temps partiel 9,8 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
9461 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 63,4 % 53,2 %
Moyen 40 015 45 157
0 à 19 999 $ 12,7 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 60,7 % 52,4 %
50 000 $ et plus 26,6 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
9461 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 25,9 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 35,3 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 35,1 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 3,7 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 9461 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,8 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 0,6 % 2,5 %
Capitale-Nationale 6,5 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 4,8 % 5,4 %
Estrie 2,0 % 3,9 %
Centre-du-Québec 5,4 % 2,9 %
Montérégie 33,9 % 18,7 %
Montréal 22,6 % 24,1 %
Laval 4,1 % 5,0 %
Lanaudière 6,7 % 5,8 %
Laurentides 7,3 % 7,0 %
Outaouais 1,0 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 1,2 % 1,8 %
Mauricie 1,2 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 1,9 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,0 % 1,7 %


9461 Ensemble des
professions
Travail autonome 1,6 % 11,2 %


9461 Ensemble des
professions
Immigration 13,7 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi (%) (%)
Fabrication 86,1
- fabrication d'aliments 72,7
- fabrication de boissons 11,3
Commerce 9,2
- grossistes-distributeurs de produits alimentaires, de boissons et de tabac 5,9