Mouleurs, noyauteurs et fondeurs de métaux dans les aciéries
9412 - Mouleurs/mouleuses, noyauteurs/noyauteuses et fondeurs/fondeuses de métaux dans les aciéries
Textes de la profession
Nature du travail
Les mouleurs, les noyauteurs et les fondeurs de métaux dans les aciéries fabriquent des moules et des noyaux de fonderies, à la main ou à la machine, coulent le métal en fusion et utilisent des fours dans l'industrie de la fonderie.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=9412
Exemples de titres professionnels
Couleur de métaux;
fabricant de noyaux en sable;
fondeur - fonderie;
mouleur à la main;
mouleur à l'établi;
mouleur en fosse;
mouleur en sable;
mouliste-céramiste;
noyauteur à la machine;
opérateur de four - fonderie;
opérateur de machine à couler;
opérateur de machine à couler sous pression;
ouvrier de fonderie.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : mai 2011)
Au cours des dernières années, le nombre de mouleurs, noyauteurs et fondeurs de métaux dans les aciéries a augmenté de façon notable, si ce n'est une baisse en 2008 et 2009 en raison de la récession. Ces mouvements correspondent assez bien aux tendances qui touchent les industries dans lesquelles ils travaillent, soit surtout celle de première transformation des métaux. Étant donné que les membres de cette profession subissent moins que les autres professions de ces industries les effets de la hausse de productivité, le nombre de mouleurs, noyauteurs et fondeurs de métaux dans les aciéries devrait recommencer à augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les membres de cette profession qui prendront leur retraite, qui quitteront la profession et qui obtiendront des promotions à des postes de supervision, mais aussi de l'augmentation de l'emploi.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles en premier lieu à des ouvriers du secteur de la métallurgie formés par l'entreprise, par exemple des manœuvres dans le traitement des métaux et des minerais (voir 9611), et des mouleurs, noyauteurs et fondeurs en chômage. En plus, un certain nombre de débouchés devraient être pourvus par des immigrants, comme le montre la proportion d'immigrants dans cette profession en 2006 (11 %, par rapport à 12% dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement). À ce bassin s'ajoutent les titulaires du diplôme d'études professionnelles (DEP) en fonderie.
Alors qu'elle était un peu moins bonne que celle de l'ensemble des diplômés de la formation professionnelle jusqu'en 2003-2004, la situation sur le marché du travail des diplômés du DEP en fonderie s'est grandement améliorée par la suite, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Cette amélioration coïncide avec une baisse des deux tiers du nombre moyen de diplômés de 2004-2005 à 2007-2008 par rapport à son niveau moyen des cinq années précédentes.
Cette situation s'est quelque peu détériorée en 2010 en raison de la hausse importante du nombre de chômeurs à la suite de la récession de 2009. Ces chômeurs expérimentés ont en effet concurrencé les diplômés pour les débouchés disponibles cette année-là. Comme le nombre de chômeurs a diminué rapidement en 2010, la situation sur le marché du travail de ces diplômés devrait redevenir bonne au cours des prochaines années.
Industries
Selon les données du recensement, environ 92 % des mouleurs, noyauteurs et fondeurs de métaux dans les aciéries travaillaient en 2006 dans le secteur manufacturier, surtout dans l'industrie de première transformation des métaux (66 %) et, dans une moindre mesure, dans celles de la fabrication de produits métalliques (13 %) et de la fabrication de machines (5 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend des tendances qui influencent le secteur manufacturier, surtout l'industrie de première transformation des métaux, et des conséquences de la hausse de la productivité dans cette industrie.
La valeur réelle (après inflation) des livraisons de l'industrie de la première transformation des métaux a augmenté considérablement jusqu'en 2000, tant en raison de la très forte hausse de la valeur des exportations qu'à la vigueur de la demande intérieure. Après avoir fait du sur place de 2000 à 2003, la valeur des livraisons est repartie en forte hausse entre 2003 et 2008, avant de retomber à son niveau de 2003 en 2009.
Même si la valeur réelle des livraisons a presque triplé entre 1992 et 2008, l'emploi n'a, lui, guère augmenté au cours de cette période et se retrouvait en 2008 toujours moins élevé qu'au début des années 1990. L'absence de croissance de l'emploi dans cette industrie dans ce contexte de forte augmentation de la valeur des livraisons s'explique en partie par les variations des prix des métaux produits, mais surtout par la hausse de la productivité consécutive aux forts investissements qu'a connus cette industrie au cours des dernières années. Ces investissements, concentrés à 85 % dans l'achat de machines et équipement, permettent de produire plus avec moins de personnel. Même s'ils ne favorisent pas la création d'emplois, ces investissements ont le mérite d'assurer à long terme le maintien au Québec de nombreux emplois dans cette industrie.
La dernière récession a frappé durement cette industrie. En effet, la valeur réelle des livraisons et des exportations a baissé d'entre 30 % et 35 % en 2009. Cette baisse semble surtout associée à la baisse du prix des métaux, mais aussi, dans une moindre mesure, à une baisse des volumes vendus et exportés. En effet, l'emploi a diminué à un rythme nettement inférieur aux livraisons et aux exportations, soit entre 10 % et 20 %, selon les sources.
Avec la fin de la récession, la demande et les prix devraient repartir en hausse rapidement. D'ailleurs, la valeur réelle des livraisons et des exportations est repartie en hausse en 2010, annulant les deux tiers de la perte de 2009. Comme par les années passées, la croissance de la valeur des livraisons ne devrait pas se refléter entièrement sur l'emploi en raison des gains de productivité attendus à la suite de nouveaux investissements des entreprises, ce qui s'est produit en 2010, avec une hausse de l'emploi beaucoup moins forte que celle de la valeur des livraisons. Malgré cela, on s'attend à ce que le nombre d'emplois dans l'industrie de la première transformation des métaux augmente légèrement au cours des prochaines années.
En raison de leur forte présence dans les fonderies et de leur faible présence dans les alumineries, sous-secteur de l'industrie de première transformation des métaux qui a connu la plus forte hausse de productivité, les membres de cette profession n'ont pas subi autant que d'autres professions (voir par exemple 9231 et 9611) les effets de la hausse de la productivité de l'industrie de première transformation des métaux. Ainsi, leur nombre a augmenté de façon notable au cours des dernières années, malgré l'absence de croissance de l'emploi dans cette industrie. Cette tendance devrait se maintenir au cours des prochaines années. C'est pourquoi on prévoit que le nombre de mouleurs, noyauteurs et fondeurs de métaux dans les aciéries augmentera de façon notable au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient un peu moins de 5 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991 (5 %). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (48 180 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 66 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 29 141 $. En 2006, on n'y retrouvait très peu de travailleurs autonomes. Les horaires de soir et de nuit sont assez répandus. Le travail s'effectue dans un environnement où la température est très élevée. Le port d'équipements de sécurité est de mise. Le niveau de scolarité des membres de cette profession est nettement moins élevé que pour l'ensemble des professions.
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui connaissent les aspects techniques du métier ou qui possèdent de l'expérience dans l'industrie. Les candidats doivent bien comprendre et appliquer les principes de santé et sécurité au travail, posséder de la concentration et le sens de l'observation, savoir travailler avec précision et rapidité, et être en mesure de communiquer efficacement et de travailler en équipe.
Études et formation
Il est possible d'accéder à cette profession sans formation spécifique. Selon les données du recensement, environ 51 % des membres de cette profession avaient en 2006 une scolarité égale ou inférieure au diplôme d'études secondaires, par rapport à 36 % dans l,ensemble des professions.
Les employeurs exigent quelques années d'études secondaires. Un diplôme d'études professionnelles (DEP) en fonderie est un atout.
Les employeurs offrent habituellement de la formation en cours d'emploi.
Références utiles
Comité sectoriel de la main-d'œuvre de la métallurgie du Québec
http://www.metallurgie.ca
Comité sectoriel de la main-d'œuvre dans la fabrication métallique industrielle
http://www.csmofmi.com/
Conseil canadien du commerce et de l'emploi dans la sidérurgie
http://www.cstec.ca
Considérations importantes
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend des tendances qui influencent l'industrie de première transformation des métaux et des effets de la hausse de la productivité. Compte tenu de ces tendances, le nombre de mouleurs, noyauteurs et fondeurs de métaux dans les aciéries devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Il est possible d'accéder à cette profession sans formation spécifique, notamment grâce à une expérience dans le secteur de la métallurgie.
Alors qu'elle était un peu moins bonne que celle de l'ensemble des diplômés de la formation professionnelle jusqu'en 2003-2004, la situation sur le marché du travail des titulaires du diplôme d'études professionnelles (DEP) en fonderie s'est grandement améliorée par la suite. Le nombre de diplômés semble donc maintenant correspondre assez bien aux besoins du marché du travail.
9412 - Mouleurs/mouleuses, noyauteurs/noyauteuses et fondeurs/fondeuses de métaux dans les aciéries
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 9412 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 900 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 100 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 1,9 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 20 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 30 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 50 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 9412 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 95,5 % | 52,7 % |
| Femmes | 4,5 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 9412 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 7,8 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 52,1 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 39,5 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 0,6 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 9412 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 95,5 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 4,5 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
9412 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 65,5 % | 53,2 % |
| Moyen | 48 180 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 5,7 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 52,2 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 42,1 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
9412 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 22,3 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 29,1 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 45,5 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 3,1 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 9412 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,0 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 3,8 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 2,4 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 8,6 % | 5,4 % |
| Estrie | 4,8 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 7,0 % | 2,9 % |
| Montérégie | 22,5 % | 18,7 % |
| Montréal | 18,2 % | 24,1 % |
| Laval | 2,1 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 3,5 % | 5,8 % |
| Laurentides | 2,4 % | 7,0 % |
| Outaouais | 1,1 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 2,1 % | 1,8 % |
| Mauricie | 8,0 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 8,3 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 5,1 % | 1,7 % |
| 9412 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 3,2 % | 11,2 % |
| 9412 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 10,7 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Première transformation de métaux | 65,8 | |
| - fonderies | 33,6 | |
| - production et transformation d'alumine et d'aluminium | 19,6 | |
| - production et transformation de métaux non ferreux, sauf l'aluminium | 8,1 | |
| Fabrication de produits métalliques | 12,6 | |
| - produits d'architecture et d'éléments de charpentes métalliques | 7,0 | |
| Fabrication de machines | 5,0 | |
| - machines-outils pour le travail du métal | 4,2 |