Ouvriers agricoles

8431 - Ouvriers/ouvrières agricoles
Textes de la profession

Nature du travail

Les ouvriers agricoles sèment, cultivent et récoltent les produits agricoles, élèvent du bétail et de la volaille et entretiennent et réparent les bâtiments et les machines agricoles. Ce groupe comprend également les conducteurs de machines agricoles.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :

http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=8431 

Exemples de titres professionnels

Conducteur de machinerie agricole;
conducteur de moissonneuse;
manœuvre d'exploitation bovine;
ouvrier agricole polyvalent;
ouvrier de couvoir;
ouvrier de ferme céréalière;
ouvrier de ferme d'élevage de bovins de boucherie;
ouvrier de ferme d'élevage de volaille;
ouvrier de ferme laitière;
ouvrier de ferme maraîchère.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont limitées.

(Mise à jour : avril 2011)

Le nombre d'ouvriers agricoles a chuté au début des années 1990 pour ensuite ne diminuer que légèrement. La chute du début des années 1990 s'explique en partie par la hausse de la productivité dans l'agriculture, mais surtout par la baisse spectaculaire du nombre de travailleurs familiaux non rémunérés dans cette industrie. Étant donné que le nombre de travailleurs familiaux non rémunérés ne peut plus guère diminuer, le nombre d'ouvriers agricoles devrait continuer à ne diminuer que légèrement au cours des prochaines années, comme le nombre d'emplois dans l'agriculture.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront essentiellement des postes qui seront libérés par les ouvriers agricoles qui prendront leur retraite ou qui quitteront leur emploi pour d'autres professions qui offrent de meilleures conditions de travail ou pour des promotions à des postes de surveillant agricole (voir 8253) ou d'exploitant agricole et gestionnaire d'exploitations agricoles (voir 8251). Il est en effet courant que des jeunes provenant d'une famille agricole doivent acquérir de l'expérience dans cette profession avant de prendre la relève de la ferme familiale comme exploitant agricole. De même, les diplômés des programmes de formation qui mènent à cette profession (voir la section Formation), surtout lorsqu'ils ne possèdent pas d'expérience du travail agricole, doivent généralement acquérir de l'expérience dans cette profession avant d'accéder à des postes de surveillant, d'exploitant ou de gestionnaire d'exploitations agricoles.

Bassin de main-d'œuvre

Si cette profession semble à première vue accessible à un vaste bassin de main-d'œuvre, on observe en réalité que les personnes qui y travaillent ont en grande majorité des caractéristiques bien spécifiques. Ainsi, s'il est indéniable qu'un certain nombre de personnes possédant une gamme variée de caractéristiques (formation, expérience de travail, etc.) décident de travailler dans une exploitation agricole, souvent par attrait pour une vie à la campagne ou par intérêt pour le soin des animaux ou pour la culture, il n'en demeure pas moins que le mode d'accès le plus courant est de posséder une expérience dans une ferme familiale. Dans ce cas, l'accès à cette profession vise plus souvent qu'autrement à acquérir de l'expérience pour ensuite pouvoir occuper un poste d'exploitant agricole et gestionnaire d'exploitations agricoles (voir 8251). Cette démarche peut prendre quelques années. À ce profil se greffe de plus en plus souvent le passage par un programme de formation ou par des cours de perfectionnement liés au domaine agricole (voir la section Formation). Reflet de la pertinence de ce parcours de formation, la situation sur le marché du travail des diplômés de ces programmes est dans l'ensemble meilleure que pour la moyenne des diplômés, tant du côté du taux d'emploi en rapport avec la formation que du taux de chômage, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Par contre, leur salaire est moins élevé. Leur situation sur le marché du travail devrait demeurer bonne au cours des prochaines années, car le nombre de débutants à ces programmes, tant dans le secteur professionnel que dans le secteur technique, a diminué de façon importante au cours des dernières années.

Cette profession n'attire pas suffisamment de candidats. À cet égard, une étude effectuée par la firme AGÉCO pour le Comité sectoriel de main-d'œuvre de la production agricole (La rareté de main-d'œuvre agricole : une analyse économique, mars 2002) conclut que les difficultés importantes de recrutement que connaît cette industrie découlent principalement de la faiblesse de rémunération et de la dureté des conditions de travail (travail saisonnier, longues heures, travail les fins de semaine, fortes exigences des employeurs, etc.), dans un contexte d'amélioration importante du marché du travail concurrent (autres professions que peuvent occuper ces candidats avec un niveau de compétence équivalent).

Finalement, signalons que peu de débouchés devraient être pourvus par des immigrants, car la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 relativement faible, selon les données du recensement (5 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions).

Industries

Selon les données du recensement, la quasi-totalité des ouvriers agricoles travaillaient en 2006 dans l'agriculture (95 %). Ces données ne nous permettent toutefois pas de préciser l'importance relative de l'emploi par type d'exploitation agricole. D'autres sources permettent toutefois de l'estimer.

Selon les données de l'Enquête sur la population active (EPA), les activités de culture (appelée aussi production végétale) occupaient en 2010 environ 35 % de la main-d'œuvre agricole et les autres travaillant dans l'élevage (appelé aussi production animale). Notons que ces proportions varient quelque peu selon les années en fonction de leur croissance respective et des conditions météorologiques. En effet, si l'élevage est peu touché par ces conditions, la culture y est particulièrement sensible.

En termes de recettes monétaires agricoles, les productions d'élevage les plus importantes étaient en 2009 le lait (48 %), le porc (22 %), la volaille (13 %), les bovins (7 %) et les veaux (4 %). Les productions de culture les plus importantes étaient les céréales (surtout le maïs), l'acériculture (sirop d'érable), la production maraîchère et l'industrie floricole et les pépinières.

Tendances

La croissance de l'emploi dans cette profession dépend principalement du niveau de production agricole et des tendances qui influencent l'évolution de l'emploi dans cette profession.

- Production agricole

Après avoir augmenté un peu plus rapidement que le reste de l'économie entre 1994 et 2001, les recettes réelles (en tenant compte de l'inflation) provenant de la production agricole ont diminué légèrement de 2001 à 2006, avant de repartir en forte hausse en 2007 et 2008, puis de diminuer quelque peu en 2009, année de récession. Les mouvements contradictoires depuis 2001 s'observent principalement dans le secteur de l'élevage, les recettes provenant de la production végétale ayant continué à augmenter à un bon rythme, sauf en 2009. La baisse a été la plus forte dans l'élevage du porc et, dans une moindre mesure, des veaux.

Malgré l'augmentation des recettes agricoles entre 1994 et 2008, le nombre d'emplois dans l'agriculture a diminué légèrement au cours de cette période. Cette apparente contradiction s'explique par différents facteurs.

- Concentration et hausse de la productivité

Le nombre d'exploitations agricoles a diminué de façon importante au cours des dernières années, tandis que la taille moyenne de ces exploitations a augmenté de façon encore plus importante. Ces mouvements s'expliquent principalement par l'augmentation très nette des investissements nécessaires à faire fonctionner efficacement une exploitation agricole. En effet, selon les données du recensement de l'agriculture, le nombre total d'exploitants agricoles a diminué de 14 % entre 1996 et 2006, tandis que le nombre de ceux qui possédaient une ferme valant au moins 1 million de dollars a augmenté de 230 % !

Sur le plan de l'emploi, ces investissements en équipements ont bien sûr entraîné une hausse de la productivité, et, par voie de conséquence, une baisse des besoins en main-d'œuvre. Ce facteur a surtout freiné la demande d'ouvriers agricoles (la présente profession) et de manœuvres à la récolte (voir 8611).

- Amélioration du marché du travail

Le nombre de travailleurs familiaux non rémunérés du secteur de l'agriculture au Québec, catégorie formée des membres de la famille des propriétaires ou exploitants agricoles qui travaillent sans rémunération à exercer une profession sur la ferme familiale, est passé de plus de 17 000 en 1987 à environ 1 000 en 2010, une baisse avoisinant les 95 % ! Selon les études abordant ce phénomène, cette baisse s'expliquerait par deux phénomènes. D'une part, en raison de l'amélioration du marché du travail, un grand nombre de travailleurs familiaux non rémunérés ont maintenant un emploi à l'extérieur de la ferme tout en continuant à effectuer des tâches non rémunérées à la ferme. L'emploi comptabilisé dans ce genre de situation est celui à l'extérieur de la ferme, ce qui entraîne une baisse un peu artificielle du nombre d'emplois dans l'agriculture. D'autre part, avec la hausse de la taille des exploitations agricoles, les exploitants tendent à davantage rémunérer les ouvriers et manœuvres, qu'ils soient membres ou non de leur famille. D'ailleurs, le nombre de salariés dans le secteur de l'agriculture a augmenté au cours de cette période, même si le nombre total d'emplois a diminué de façon notable.

Bref, la baisse d'emploi dans cette industrie ne serait pas due uniquement à l'amélioration de la productivité, mais bien plus à la quasi-disparition des travailleurs familiaux non rémunérés. Comme cette profession accueille la proportion la plus élevée de travailleurs familiaux non rémunérés dans le secteur de l'agriculture, elle est celle qui fut la plus désavantagée par cette quasi-disparition. Il n'est donc pas étonnant d'observer qu'il s'agit aussi de la profession du secteur de l'agriculture qui a connu la plus forte baisse d'emploi au cours des dernières années.

- Prévisions

Au cours des prochaines années, on prévoit que le nombre d'emplois dans l'agriculture devrait diminuer légèrement. D'une part, la concentration et la hausse de la productivité continueront de restreindre les possibilités d'une augmentation de l'emploi.

D'autre part, la sensibilisation croissante de la population à une alimentation saine et à la protection de l'environnement favorisera quelque peu la création d'emplois et devrait permettre d'atténuer les effets négatifs de ces facteurs. Si la résistance grandissante à l'implantation de fermes-usines et la concurrence internationale (entre autres du Brésil et du Chili) devrait entraîner un ralentissement de la croissance, par exemple dans le domaine du porc, ce facteur encouragera le développement de fermes plus petites, d'exploitations qui utilisent moins de pesticides, herbicides et engrais chimiques, et qui visent des créneaux bien spécifiques (moutons et agneaux, culture de produits dits «biologiques», etc.). Notons toutefois que la valeur de la production agricole de produits biologiques, même si elle augmente d'environ 20 % par année, représentait en 2004 à peine un peu plus de 1 % de la valeur de la production agricole totale au Canada.

Par ailleurs, les effets de forte diminution du nombre de travailleurs familiaux non rémunérés cesseront de défavoriser l'emploi dans cette industrie et cette profession, puisqu'il n'y en a maintenant presque plus. Ainsi, l'emploi dans cette profession devrait évoluer au même rythme que l'emploi dans l'agriculture.

En conséquence, le nombre d'ouvriers agricoles devrait diminuer légèrement au cours des prochaines années, comme le nombre d'emplois dans l'agriculture.

- Autres facteurs

Le système de gestion de l'offre qui encadre les secteurs du lait, des œufs, des poulets et des dindons, secteurs qui représentaient en 2009 environ 43 % des recettes agricoles au Québec, fait l'objet de discussions au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Une entente conclue lors d'une conférence de l'OMC tenue à Hong Kong en décembre 2005 prévoit que les pays membres peuvent protéger certains produits sensibles. Le système de gestion de l'offre est donc pour l'instant protégé par cette entente. Il ne s'agit toutefois que d'un répit, car d'autres discussions se tiendront à ce sujet à l'OMC à l'avenir, entre autres pour préciser les secteurs qui sont couverts par la notion de «produits sensibles». Les développements dans ce dossier pourraient influencer de façon importante l'évolution de l'emploi dans l'agriculture au cours des prochaines années et modifier grandement nos prévisions.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 29 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en baisse notable depuis 1991 (33 %). La donnée sur le revenu moyen d'emploi indiquée à la section «Caractéristiques» des «Statistiques» (22 392 $) doit être analysée avec prudence. En effet, elle ne concerne que les 41 % d'ouvriers agricoles qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 11 187 $. Autre facette de faiblesse de la rémunération dans cette profession, environ 42 % des ouvriers agricoles ont touché un revenu moyen d'emploi inférieur à 10 000 $ en 2005, proportion deux fois plus élevée que pour l'ensemble des professions (20 %).

Même si la grande majorité des ouvriers agricoles sont salariés, on y trouvait en 2006 une forte proportion de travailleurs familiaux non rémunérés (5,2 % par rapport à 0.2 % dans l'ensemble des professions) et plus de deux fois de travailleurs autonomes (29 %) que dans l'ensemble des professions (11 %). On observe un chômage saisonnier très important. Ainsi, le nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi est quatre fois plus élevé de décembre à avril que de juin à octobre. Si la plupart des emplois sont saisonniers, ils exigent beaucoup de disponibilité lors des périodes d'activité. Les heures de travail sont alors longues et le travail le week-end fréquent. Notons que les emplois à l'année sont plus répandus dans la production animale et plus rares dans la production végétale.

Exigences

En plus de maîtriser les connaissances spécifiques au domaine agricole dans lequel ils veulent travailler, les candidats doivent être en bonne forme physique et aimer le travail manuel. Ils doivent également posséder une grande capacité de travail et beaucoup de résistance physique. La polyvalence, la disponibilité, l'esprit d'initiative, le sens de l'organisation et l'autonomie sont d'autres qualités recherchées.

Études et formation

Il est possible d'accéder à cette profession sans formation spécifique. Selon les données du recensement, près de 40 % des membres de cette profession avaient en 2006 une scolarité inférieure au diplôme d'études secondaires. Cette proportion a toutefois diminué légèrement depuis 1991 (51 %). À l'inverse, la proportion de ceux qui possèdent une formation postsecondaire a augmenté entre ces deux recensements, passant de 22 % en 1991 à 36 % en 2006.

Il existe toutefois des programmes d'études qui facilitent l'accès à cette profession et qui représentent des atouts pour accéder à des promotions. Il s'agit entre autres des diplômes d'études professionnelles (DEP) en :

- production laitière

- production de bovins de boucherie

- production porcine

- production acéricole

- grandes cultures

En plus, il existe aussi des programmes qui représentent des atouts importants pour accéder à des postes de surveillants agricoles (voir 8253) ou d'exploitants agricoles et gestionnaires d'exploitations agricoles (voir 8251). Il s'agit entre autres des diplômes d'études collégiales (DEC) en :

- gestion et exploitation d'entreprise agricole (options productions animales et productions végétales)

- technologie de la production horticole et de l'environnement

- technologie des productions animales

- techniques équines

Des établissements offrent également de très nombreux perfectionnements appliqués à la réalité de la production agricole : types de cultures et d'élevages, mécanisation, gestion, contrôle de la qualité, communication, salubrité, etc. Le site Internet des Collectifs régionaux de formation agricole dresse une liste par région économique des nombreux perfectionnements offerts.

http://www.formationagricole.com/

Références utiles

Comité sectoriel de main-d'œuvre de la production agricole
http://www.agricarrieres.qc.ca/

Union des producteurs agricoles
http://www.upa.qc.ca/

Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec
http://www.craaq.qc.ca/

Collectifs régionaux de formation agricole
http://www.formationagricole.com/ 

Considérations importantes

Le nombre d'ouvriers agricoles devrait diminuer légèrement au cours des prochaines années, comme le nombre d'emplois dans l'agriculture.

Même si cette profession semble à première vue accessible à un vaste bassin de main-d'œuvre, il n'en demeure pas moins que le mode d'accès le plus courant est de posséder une expérience dans une ferme familiale. Malgré la tendance à la baisse de l'emploi, cette profession n'attire pas suffisamment de candidats, principalement en raison de la faiblesse de rémunération et de la dureté des conditions de travail.

8431 - Ouvriers/ouvrières agricoles
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 8431 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 16 050 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 1 500 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 -0,4 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 -70 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 200 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 130 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 8431 Ensemble des
professions
Hommes 71,1 % 52,7 %
Femmes 28,9 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 8431 Ensemble des
professions
15- 24 ans 28,1 % 14,1 %
25- 44 ans 32,7 % 45,1 %
45- 64 ans 33,4 % 38,8 %
65 ans et plus 5,8 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 8431 Ensemble des
professions
Plein temps 72,6 % 79,2 %
Temps partiel 27,4 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
8431 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 40,6 % 53,2 %
Moyen 22 392 45 157
0 à 19 999 $ 48,0 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 48,5 % 52,4 %
50 000 $ et plus 3,6 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
8431 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 39,8 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 23,8 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 34,1 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 2,3 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 8431 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,7 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 8,3 % 2,5 %
Capitale-Nationale 4,7 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 15,8 % 5,4 %
Estrie 7,8 % 3,9 %
Centre-du-Québec 13,9 % 2,9 %
Montérégie 23,0 % 18,7 %
Montréal 1,7 % 24,1 %
Laval 0,8 % 5,0 %
Lanaudière 7,1 % 5,8 %
Laurentides 3,9 % 7,0 %
Outaouais 1,4 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 2,5 % 1,8 %
Mauricie 4,1 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 4,0 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,3 % 1,7 %


8431 Ensemble des
professions
Travail autonome 29,4 % 11,2 %


8431 Ensemble des
professions
Immigration 5,0 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi (%) (%)
Fermes 93,0