Ouvriers en sylviculture et en exploitation forestière
8422 - Ouvriers/ouvrières en sylviculture et en exploitation forestière
Textes de la profession
Nature du travail
Les ouvriers en sylviculture et en exploitation forestière exercent diverses fonctions liées au reboisement, à la gestion, à l'amélioration et à la conservation des forêts.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=8422
Exemples de titres professionnels
Conducteur de scarificateur - foresterie;
membre d'équipe forestière;
opérateur de scie de débroussaillage;
opérateur de scie pour coupe d'éclaircie;
ouvrier aux pièces - sylviculture;
pompier forestier;
travailleur forestier;
travailleur sylvicole.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont limitées.
(Mise à jour : avril 2011)
Le nombre d'ouvriers en sylviculture et en exploitation forestière a augmenté dans la deuxième moitié des années 1990, pour ensuite diminuer fortement. Cette évolution dépend principalement des tendances qui influencent l'industrie de la forêt. Compte tenu de l'éloignement des sources d'approvisionnement, des pressions du public sur les questions environnementales et des perspectives dans le secteur de la forêt, mais aussi de leur rôle dans les activités de reboisement, le nombre d'ouvriers en sylviculture et en exploitation forestière devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les ouvriers qui prendront leur retraite et du roulement de personnel. En effet, un bon nombre d'ouvriers quittent cette profession à chaque année en raison des conditions de travail difficile qu'on y observe : travail très saisonnier (en moyenne, moins de 6 mois par année de travail), tâches physiquement très exigeantes, obligation de quitter son domicile pour de longues périodes, etc. Quelques débouchés s'ajouteront en raison des besoins de remplacement des ouvriers qui obtiendront des promotions à des postes de supervision.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux ouvriers en chômage et à des membres d'autres professions du secteur de la forêt qui satisfont aux exigences des employeurs. Même si ce bassin comprend également les titulaires de plusieurs diplômes d'études professionnelles (DEP), l'embauche de diplômés n'est pas encore très courante dans cette profession. En effet, la proportion des membres de cette profession qui étaient titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires en 2006 était relativement faible (46 % par rapport à 64 % dans l'ensemble des professions, selon les données des recensements).
Même si ce bassin semble assez vaste à première vue et malgré la baisse des besoins due aux sombres perspectives dans cette profession, on observe dans certaines régions des difficultés de recrutement. Ces difficultés proviennent surtout des conditions de travail difficiles. Ces difficultés sont telles qu'elles influencent même la composition du bassin de main-d'œuvre. Par exemple, de nombreux intervenants du milieu forestier mentionnent une forte présence d'ouvriers immigrants depuis peu, surtout du côté des débroussailleurs. D'ailleurs, même si elle demeure relativement faible, la proportion d'immigrants dans cette profession a augmenté fortement entre 2001 et 2006, passant de moins de 1 % à plus de 6 % (par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions).
Les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport sur la situation sur le marché du travail des diplômés des DEP qui peuvent mener à cette profession (voir la section Formation) ne peuvent servir à évaluer la pertinence de ces programmes. D'une part, ces DEP permettent d'accéder à d'autres professions de la forêt. D'autre part, cette enquête se tient toujours en mars, un des mois où le chômage saisonnier est le plus important. Ainsi, le fort taux de chômage observé chez ces diplômés ainsi que la faible proportion de leur taux de placement dans des emplois en rapport avec leur formation résultent en premier lieu du faible nombre d'emplois disponibles à cette période de l'année.
Cela dit, le DEP en travail sylvicole est le programme le mieux adapté à l'exercice de cette profession.
Industries
Selon les données du recensement, environ 73 % des ouvriers en sylviculture et en exploitation forestière travaillaient en mai 2006 dans le secteur de la forêt et 10 % dans l'agriculture. On en trouvait aussi en nombre significatif dans l'administration publique (6 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend des tendances qui influencent le secteur de la forêt, mais aussi de l'importance des activités de reboisement.
- Secteur de la forêt
L'évolution de l'emploi dans cette industrie dépend en premier lieu de la demande de matière ligneuse (arbres) et de la disponibilité des sources d'approvisionnement.
- Demande de matière ligneuse
La demande de matière ligneuse provient principalement des industries de la fabrication de produits en bois et de la fabrication du papier. L'industrie de la fabrication du papier a perdu beaucoup de terrain au cours des dernières années, tant face à la concurrence internationale qu'en raison de la baisse de demande de papier journal, surtout aux États-Unis. D'autre part, la demande de papier a au contraire augmenté de façon notable au cours de la même période. Une autre tendance plus récente est la hausse de la demande de papier dans les pays émergents, surtout en Chine et en Inde. Même s'il est un peu tôt pour conclure sur la durabilité et l'ampleur de cette hausse, le fait que la consommation de papier dans ces pays est encore beaucoup plus basse que dans les pays industrialisés permet d'y voir un nouveau débouché prometteur. Compte tenu de l'incertitude dans l'évolution de ces tendances, on s'attend à ce que la demande de matières ligneuses provenant de cette industrie ne diminue que légèrement au cours des prochaines années, soit à un rythme beaucoup moins rapide que par les années passées.
L'industrie de la fabrication de produits en bois a bénéficié fortement de la croissance des exportations aux États-Unis au cours des années 1990 et a pu maintenir et même augmenter sa production jusqu'en 2004 en raison de la vigueur de la construction résidentielle au Québec. Entre 2004 et 2009, la valeur réelle (après inflation) des exportations s'est effondrée (baisse de 70 %), tandis que celle des ventes domestiques a diminué de 30 %, pour une baisse combinée de la valeur de toutes les livraisons de 50 %. Compte tenu de ce niveau de production très faible en termes historiques et de la reprise économique attendue au Québec et aux États-Unis, la valeur des livraisons devrait repartir en faible hausse au cours des prochaines années.
Comme les effets de la diminution de la demande de matières ligneuses par l'industrie de la fabrication du papier devrait atténuer ceux de la hausse de la demande dans l'industrie de la fabrication de produits en bois, on s'attend à ce que cette demande n'avantage que légèrement la production et l'emploi dans le secteur de la forêt au cours des prochaines années.
- Disponibilité des sources d'approvisionnement
Les sources d'approvisionnement sont de plus en plus éloignées des usines de transformation. Malgré cela, les activités de récolte se sont maintenues à un niveau historiquement élevé jusqu'en 2004-2005, selon les données du ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Face à cette apparente contradiction et aux pressions du public et des groupes environnementaux pour préserver les forêts et dénoncer le niveau trop élevé de la récolte par rapport aux possibilités de régénération des forêts, le gouvernement a mandaté la Commission d'étude sur la gestion de la forêt publique pour étudier cette situation. Le rapport de la commission, communément appelé rapport Coulombe, a été déposé en décembre 2004 et a recommandé une diminution de la récolte de 10 % dans les forêts et même une réduction de 20 % des allocations de bois résineux aux exploitants de la forêt boréale.
À la fin de 2006, le forestier en chef, fonction créée à la suite des recommandations du rapport Coulombe, a rendu publics les résultats de ses premiers calculs de la possibilité forestière. Ses données indiquent une baisse de 22 % de la possibilité forestière pour les années 2008 à 2013 par rapport à celle établie pour la période 2000-2008, soit une baisse un peu plus élevée que ne l'évaluait le rapport Coulombe. Le niveau de cette baisse varie toutefois énormément d'une région à l'autre.
En fait, la diminution de la demande de matières ligneuses a entraîné une baisse encore plus forte de la récolte que ce que recommandait le forestier en chef. En effet, le volume de récolte a diminué de plus de 45 % entre son niveau de 2004-2005 et celui de 2008-2009. Compte tenu de ce niveau de récolte très bas en termes historiques, il sera possible de satisfaire la légère hausse de la demande de matières ligneuses.
- Conclusion sur le secteur de la forêt
Compte tenu de la légère hausse de la demande de matières ligneuses, le nombre d'emplois dans l'industrie de la forêt devait augmenter légèrement au cours des prochaines années.
- Activités de reboisement
Jusqu'au début des années 1980, la réglementation n'obligeait nullement les exploitants forestiers à se préoccuper de reboisement. La situation a changé du tout au tout par la suite. Entre 1980 et 1990, mais surtout à compter de 1986 avec l'adoption de la Loi sur les forêts, le nombre de plants d'arbres mis en terre par des activités de reboisement a été multiplié par vingt dans les forêts publiques et par quatre dans les forêts privées, selon les données du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec. Ce nombre a toutefois diminué par la suite, se retrouvant en 2006 au même niveau qu'en 1980 dans les forêts privées, tandis qu'il est demeuré stable dans les forêts publiques depuis 1995, en baisse de 40 % par rapport à son sommet de 1990. Cette profession a donc été particulièrement avantagée par ce phénomène dans les années 1980, car ses membres sont responsables de nombreuses fonctions liées au reboisement, que ce soit du côté de la préparation du terrain que de l'entretien des peuplements de reboisement. Ce facteur n'a toutefois plus avantagé l'emploi dans cette profession entre 1995 et 2006, l'intensité des activités de reboisement évoluant surtout en fonction du niveau de récolte de bois.
Par contre, les activités de reboisement devrait augmenter au cours des prochaines années. D'une part, l'éloignement des sources d'approvisionnement devrait stimuler le reboisement dans les régions les plus accessibles. D'autre part, le reboisement fait partie des stratégies des gouvernements pour aider le secteur forestier en déclin. D'ailleurs, après plus de 10 ans de baisse, le nombre de plants d'arbres mis en terre dans les forêts publiques a augmenté de 45 % entre 2005-2006 et 2008-2009. En conséquence, les activités de reboisement devraient favoriser l'emploi dans cette profession au cours des prochaines années.
Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, le nombre d'ouvriers en sylviculture et en exploitation forestière devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années..
Caractéristiques des emplois
Les données présentées dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» sont tirées du recensement de 2006. La plupart d'entre elles concernent les personnes qui occupaient un emploi dans cette profession au cours de la semaine de référence du recensement, soit au début de mai 2006. Or, le mois de mai est un des mois où le chômage saisonnier est à son maximum dans cette profession. D'ailleurs, le recensement dénombrait plus de deux fois plus de personnes qui ont travaillé dans cette profession en 2005 (plus de 6 000) que de personnes qui travaillaient effectivement dans cette profession en mai 2006 (un peu moins de 2 800).
Selon les données des recensements, les femmes occupaient seulement 17 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en baisse depuis 1991 (21 %). La donnée sur le revenu moyen d'emploi (28 586 $) indiquée à la section «Caractéristiques» des «Statistiques» doit être interprétée avec prudence. En effet, elle ne concerne que l'infime minorité des ouvriers qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005 (5 %). La moyenne de revenu des ouvriers qui ne travaillaient pas à l'année en 2005 (15 282 $) est beaucoup plus significative, car elle touche 95 % d'entre eux. Comme ce revenu est acquis en moyenne en 23 semaines, la très grande majorité des membres de cette profession peuvent compléter ce revenu avec des prestations d'assurance-emploi. Ces 23 semaines d'emploi commencent en général en juin et se terminent en octobre, parfois en novembre. La saisonnalité est tellement forte dans cette profession que le nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi est au moins sept fois plus élevé de décembre à avril qu'en août.
Exigences
Pour accéder à cette profession, les candidats doivent aimer travailler dehors, dans des régions éloignées des zones urbaines, et apprécier le travail physique. Ils doivent posséder des connaissances en secourisme et en santé et sécurité au travail. Le sens de l'observation, la minutie, la dextérité et l'autonomie sont les principales qualités exigées.
Études et formation
Il est possible d'accéder à cette profession sans formation spécifique. Selon les données du recensement, à peine 46 % des membres de cette profession possèdaient en 2006 une formation postsecondaire (par rapport à 64 % dans l'ensemble des professions). En outre, environ 31 % d'entre eux avaient une scolarité inférieure au diplôme d'études secondaires (DES, par rapport à 14 % dans l'ensemble des professions).
Une formation en secourisme représente un atout. On offre parfois une formation en cours d'emploi.
Il est possible d'obtenir un certificat de qualification professionnelle en travaux sylvicoles - débroussaillage. Ce certificat est parfois exigé et représente de toute façon un atout.
Les diplômes d'études professionnelles (DEP) liés au secteur de la foresterie (travail sylvicole, aménagement de la forêt et abattage manuel et débardage forestier, entre autres) représentent un atout pour les nouveaux candidats à cette profession.
Références utiles
Les forêts - Ministère des Ressources naturelles et de la Faune
http://www.mrn.gouv.qc.ca/forets/
Fédération des producteurs de bois du Québec
http://www.fpbq.qc.ca/
Comité sectoriel de main-d'œuvre en aménagement forestier
http://www.csmoaf.com/
Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF)
http://www.fqcf.coop/
Commission d'étude sur la gestion de la forêt publique
http://www.commission-foret.qc.ca/
Bureau du Forestier en chef
http://www.forestierenchef.gouv.qc.ca/
Apprentissage en milieu de travail - Ouvrier sylvicole débroussailleur
http://emploiquebec.net/guide_qualif/apprentissage-qualification/apprentissage-travail/metiers/ouvrier_sylvicole.asp
Considérations importantes
Compte tenu de l'éloignement des sources d'approvisionnement, des pressions du public sur les questions environnementales et des perspectives dans le secteur de la forêt, mais aussi de leur rôle dans les activités de reboisement, le nombre d'ouvriers en sylviculture et en exploitation forestière devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années..
Il est possible d'accéder à cette profession sans formation spécifique.
Le bassin de main-d'œuvre semble assez vaste à première vue, mais on observe dans certaines régions des difficultés de recrutement, surtout en raison des conditions de travail difficiles.
8422 - Ouvriers/ouvrières en sylviculture et en exploitation forestière
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 8422 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 550 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 1 500 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 0,4 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 0 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 15 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 15 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 8422 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 83,4 % | 52,7 % |
| Femmes | 16,6 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 8422 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 11,2 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 45,1 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 42,0 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 1,6 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 8422 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 92,3 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 7,7 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
8422 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 5,4 % | 53,2 % |
| Moyen | 28 586 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 35,9 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 43,8 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 20,3 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
8422 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 30,8 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 23,6 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 42,1 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 3,6 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 8422 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 8,3 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 19,7 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 4,7 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 4,5 % | 5,4 % |
| Estrie | 1,3 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 1,2 % | 2,9 % |
| Montérégie | 2,0 % | 18,7 % |
| Montréal | 4,7 % | 24,1 % |
| Laval | 0,2 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 3,6 % | 5,8 % |
| Laurentides | 6,1 % | 7,0 % |
| Outaouais | 3,8 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 9,2 % | 1,8 % |
| Mauricie | 6,8 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 17,5 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 6,5 % | 1,7 % |
| 8422 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 6,1 % | 11,2 % |
| 8422 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 6,3 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Agriculture, foresterie, pêche et chasse | 82,9 | |
| - activités de soutien à la foresterie | 34,6 | |
| - exploitation forestière | 34,1 | |
| - fermes | 9,5 | |
| - pépinières forestières et récolte de produits forestiers | 4,1 | |
| Administrations publiques | 5,8 | |
| Services relatifs aux bâtiments et aux logements | 4,1 |