Conducteurs de machines d'abattage

8241 - Conducteurs/conductrices de machines d'abattage
Textes de la profession

Nature du travail

Les conducteurs de machines d'abattage se servent de débusqueurs à treuil, d'abatteuses tronçonneuses, de débusqueuses mécaniques ou d'ébrancheuses tronçonneuses et de chargeurs mécaniques pour abattre, débusquer et traiter les arbres sur le chantier.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :

http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=8241 

Exemples de titres professionnels

* Opérateurs de câbles forestiers
conducteur d'appareil de débardage au câble;
conducteur de pince de débardage - exploitation forestière;
débardeur en forêt;
opérateur de mâts métalliques;
opérateur de mototreuil.

* Conducteurs d'abatteuses-tronçonneuses-porteuses
conducteur d'abatteuse-empileuse;
conducteur d'abatteuse-porteuse;
conducteurd'abatteuse-porteuse de bois court;
conducteur de porteur de troncs entiers.

* Conducteurs d'ébrancheuses-tronçonneuses et de chargeuses d'arbres
conducteur de chargeuse de grumes;
conducteur de déchiqueteuse;
conducteur de tronçonneuse - exploitation forestière;
conducteur d'ébrancheuse;
opérateur de machine de convertisseur de billes.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : février 2011)

Le nombre de conducteurs de machines d'abattage a augmenté de façon notable de 1992 à 2002 et a diminué fortement par la suite. Ces variations importantes s'expliquent principalement par les tendances qui influencent l'industrie de la forêt. Compte tenu de l'éloignement des sources d'approvisionnement, des pressions du public sur les questions environnementales et des perspectives dans le secteur de la forêt, leur nombre devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront surtout des postes qui seront libérés par les conducteurs qui prendront leur retraite et, dans une moindre mesure, par ceux qui obtiendront des promotions à des postes de supervision ou qui quitteront cette profession, entre autres en raison des difficultés financières de certains conducteurs-propriétaires. En effet, l'exercice de cette profession peut parfois exiger d'importants investissements. Par ailleurs, il existe une certaine mobilité entre cette profession et celles des conducteurs et mécaniciens d'équipement lourd (voir 7312 et 7421), qui font appel au même genre de compétences. Quelques débouchés s'ajouteront en raison de l'augmentation de l'emploi.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux conducteurs en chômage et à des membres d'autres professions du secteur de la forêt qui satisfont aux exigences des employeurs. Même si ce bassin comprend également les titulaires du diplôme d'études professionnelles (DEP) en abattage et façonnage des bois, l'embauche de diplômés n'est pas encore très courante dans cette profession. En effet, la proportion des membres de cette profession qui étaient titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires en 2006 était très faible (32 % par rapport à 64 % dans l'ensemble des professions), même si elle a augmenté depuis 1991 (17 %), selon les données des recensements. Notons que très peu de débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux exigences des employeurs, car la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 très faible, selon les données du recensement (moins de 1 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions).

Même si ce bassin semble assez vaste à première vue, on observe dans certaines régions des difficultés de recrutement. Ces difficultés proviennent d'une part du coût élevé de la machinerie forestière, qui cause parfois des faillites chez ces conducteurs, et d'autre part des conditions de travail difficiles. Ces conducteurs sont en effet nombreux à devoir quitter leur domicile familial pour de longues périodes pour pouvoir exercer leur métier dans des endroits de plus en plus éloignés des zones habitées.

Les emplois qu'occupent les diplômés du DEP en abattage et façonnage des bois sont nettement plus rémunérateurs que ceux de l'ensemble des diplômés de la formation professionnelle, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Toutefois, en raison de la saisonnalité de l'emploi dans cette profession, leur taux de placement est habituellement relativement faible et leur taux de chômage très élevé, puisque ces enquêtes sont tenues en mars, un des mois où le chômage saisonnier est important. Même si le nombre de débutants et de diplômés à ce programme a diminué de plus de la moitié depuis quelques années, leur situation sur le marché du travail est demeurée presque aussi mauvaise qu'auparavant. Notons en plus que le taux de placement dans un emploi lié à leur formation s'est dégradé dernièrement et que la proportion de diplômés qui joignent cette profession a baissé abruptement depuis 2007.

Industries

Selon les données du recensement, environ 70 % des conducteurs de machines d'abattage travaillaient en mai 2006 dans le secteur de la forêt et 20 % dans le secteur manufacturier, surtout dans la fabrication de produits en bois (12 %). Les conducteurs de cette industrie veillent à l'approvisionnement des scieries, et travaillent donc aussi en forêt.

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend des tendances qui influencent le secteur de la forêt, mais aussi de la mécanisation des activités d'abattage.

- Secteur de la forêt

L'évolution de l'emploi dans cette industrie dépend en premier lieu de la demande de matière ligneuse (arbres) et de la disponibilité des sources d'approvisionnement.

- Demande de matière ligneuse

La demande de matière ligneuse provient principalement des industries de la fabrication de produits en bois et de la fabrication du papier. L'industrie de la fabrication du papier a perdu beaucoup de terrain au cours des dernières années, tant face à la concurrence internationale qu'en raison de la baisse de demande de papier journal, surtout aux États-Unis. D'autre part, la demande de papier a au contraire augmenté de façon notable au cours de la même période. Une autre tendance plus récente est la hausse de la demande de papier dans les pays émergents, surtout en Chine et en Inde. Même s'il est un peu tôt pour conclure sur la durabilité et l'ampleur de cette hausse, le fait que la consommation de papier dans ces pays est encore beaucoup plus basse que dans les pays industrialisés permet d'y voir un nouveau débouché prometteur. Compte tenu de l'incertitude dans l'évolution de ces tendances, on s'attend à ce que la demande de matières ligneuses provenant de cette industrie ne diminue que légèrement au cours des prochaines années, soit à un rythme beaucoup moins rapide que par les années passées.

L'industrie de la fabrication de produits en bois a bénéficié fortement de la croissance des exportations aux États-Unis au cours des années 1990 et a pu maintenir et même augmenter sa production jusqu'en 2004 en raison de la vigueur de la construction résidentielle au Québec. Entre 2004 et 2009, la valeur réelle (après inflation) des exportations s'est effondrée (baisse de 70 %), tandis que celle des ventes domestiques a diminué de 30 %, pour une baisse combinée de la valeur de toutes les livraisons de 50 %. Compte tenu de ce niveau de production très faible en termes historiques et de la reprise économique attendue au Québec et aux États-Unis, la valeur des livraisons devrait repartir en faible hausse au cours des prochaines années.

Comme les effets de la diminution de la demande de matières ligneuses par l'industrie de la fabrication du papier devrait atténuer ceux de la hausse de la demande dans l'industrie de la fabrication de produits en bois, on s'attend à ce que cette demande n'avantage que légèrement la production et l'emploi dans le secteur de la forêt au cours des prochaines années.

- Disponibilité des sources d'approvisionnement

Les sources d'approvisionnement sont de plus en plus éloignées des usines de transformation. Malgré cela, les activités de récolte se sont maintenues à un niveau historiquement élevé jusqu'en 2004-2005, selon les données du ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Face à cette apparente contradiction et aux pressions du public et des groupes environnementaux pour préserver les forêts et dénoncer le niveau trop élevé de la récolte par rapport aux possibilités de régénération des forêts, le gouvernement a mandaté la Commission d'étude sur la gestion de la forêt publique pour étudier cette situation. Le rapport de la commission, communément appelé rapport Coulombe, a été déposé en décembre 2004 et a recommandé une diminution de la récolte de 10 % dans les forêts et même une réduction de 20 % des allocations de bois résineux aux exploitants de la forêt boréale.

À la fin de 2006, le forestier en chef, fonction créée à la suite des recommandations du rapport Coulombe, a rendu publics les résultats de ses premiers calculs de la possibilité forestière. Ses données indiquent une baisse de 22 % de la possibilité forestière pour les années 2008 à 2013 par rapport à celle établie pour la période 2000-2008, soit une baisse un peu plus élevée que ne l'évaluait le rapport Coulombe. Le niveau de cette baisse varie toutefois énormément d'une région à l'autre.

En fait, la diminution de la demande de matières ligneuses a entraîné une baisse encore plus forte de la récolte que ce que recommandait le forestier en chef. En effet, le volume de récolte a diminué de plus de 45 % entre son niveau de 2004-2005 et celui de 2008-2009. Compte tenu de ce niveau de récolte très bas en termes historiques, il sera possible de satisfaire la légère hausse de la demande de matières ligneuses.

- Conclusion sur le secteur de la forêt

Compte tenu de la légère hausse de la demande de matières ligneuses, le nombre d'emplois dans l'industrie de la forêt devait augmenter légèrement au cours des prochaines années.

- Mécanisation des activités d'abattage

Au cours des années 1970, la mécanisation des activités du secteur forestier a fait perdre de nombreux emplois aux bûcherons (voir 8421), mais a créé parallèlement de nombreux emplois de conducteurs de machines d'abattage. L'abattage à la scie mécanique est donc devenu de moins en moins répandu, souvent confiné aux endroits difficilement accessibles à la machinerie, comme les terrains en pente, et à l'abattage d'espèces spécifiques. Les principaux changements technologiques actuels et prévus portent sur des modifications et des adaptations de la machinerie et sur l'incorporation d'éléments électroniques et hydrauliques. Ces changements ont peu d'impact sur le besoin en main-d'œuvre, mais font augmenter les exigences en matière de formation. On a donc haussé le niveau de formation scolaire requis et ajouté au programme des cours sur l'entretien préventif et le dépannage.

La tendance qui favorisait l'embauche de conducteurs de machines d'abattage et désavantageait celle des conducteurs de scies à chaîne a perdu beaucoup d'ampleur récemment. En effet, les machines d'abattage sont maintenant bien implantées là où elles sont plus efficaces que les scies à chaîne. Ce facteur devrait donc perdre encore de l'ampleur au cours des prochaines années.

- Autres tendances

La plupart des compagnies des secteurs du bois et du papier sous-traitent les activités forestières à des entrepreneurs, à des coopératives ou à des conducteurs-propriétaires de machines d'abattage payés à forfait et responsables de leur propre équipement. Cette façon de procéder a libéré les compagnies de l'entretien, du financement et du remplacement de ces machines coûteuses.

À court terme, le travail à forfait a donc fait économiser de fortes sommes aux donneurs d'ouvrage. Mais, il a éloigné la relève qui hésite à investir dans l'achat d'équipements coûteux, qui servent sur une base saisonnière, pour un emploi qui est sujet, au surplus, à des fluctuations conjoncturelles. Face à cette situation, une bonne partie des équipements sont utilisés 24 heures par jour, avec une rotation de deux ou trois conducteurs par machine. Pour amortir davantage les coûts très élevés des machines d'abattage, on tente de rallonger les périodes d'utilisation. Certains entrepreneurs acceptent même des contrats à l'extérieur du Québec au cours des périodes d'arrêt des activités d'abattage.

Notons finalement que, étant directement associée aux activités de récolte, cette profession fut une des plus touchées par la diminution de la demande de matières ligneuses, l'éloignement des sources d'approvisionnement et la baisse de la possibilité forestière des dernières années. Comme on prévoit une certaine croissance dans l'industrie de la forêt, l'emploi dans cette profession devrait augmenter à un rythme assez semblable à celui de l'ensemble des professions du secteur de la forêt. C'est pourquoi le nombre de conducteurs de machines d'abattage devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Les données présentées dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» sont tirées du recensement de 2006. La plupart d'entre elles concernent les personnes qui occupaient un emploi dans cette profession au cours de la semaine de référence du recensement, soit au début de mai 2006. Or, le mois de mai est un des mois où le chômage saisonnier est à son maximum dans cette profession. D'ailleurs, le recensement dénombrait deux fois plus de personnes qui ont travaillé dans cette profession en 2005 (environ 3 900) que de personnes qui travaillaient effectivement dans cette profession en mai 2006 (moins de 2 000).

Selon les données des recensements, les femmes occupaient moins de 2 % des postes dans cette profession en 2006, proportion tout de même en hausse depuis 1991 (aucune). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (44 530 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 28 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait tout de même à 30 880 $. Selon les régions, ils travaillaient en 2005 de 30 à 45 semaines par année, soit une moyenne de 38 semaines. Les périodes d'arrêt sont concentrées autour de la saison du dégel, soit de mars à mai. Ainsi, le nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi est de trois à quatre fois plus élevé en avril et en mai que de juillet à février. La tendance au travail autonome est ralentie par la saisonnalité du travail. En effet, les travailleurs autonomes n'ont pas droit à des prestations d'assurance-emploi durant leurs périodes de chômage. En 2006, on en trouvait tout de même une proportion assez importante (10 %).

Exigences

Pour accéder à cette profession, les candidats doivent aimer travailler dehors, dans des régions éloignées des zones urbaines, et apprécier le travail physique. Ils doivent posséder des connaissances en mécanique, en secourisme et en santé et sécurité au travail, et des habiletés en calcul, en analyse et en résolution de problèmes. Le sens de l'observation, la minutie, la dextérité et l'autonomie sont les principales qualités exigées.

Études et formation

Il est possible d'accéder à cette profession sans formation spécifique. Selon les données du recensement, à peine 32 % des membres de cette profession possèdaient en 2006 une formation postsecondaire, par rapport à 64 % dans l'ensemble des professions. En outre, environ 51 % d'entre eux avaient une scolarité inférieure au diplôme d'études secondaires (DES).

Les employeurs exigent généralement quelques années d'expérience dans le secteur de la forêt et des connaissances spécialisées en mécanique. La possession d'un certificat de compétence en conduite d'équipement lourd et une formation en secourisme représentent un atout. On offre parfois une formation en cours d'emploi. Certains conducteurs doivent être propriétaires de leurs propres machines.

Le diplôme d'études professionnelles (DEP) en abattage et façonnage des bois représente un atout de plus en plus important pour les nouveaux candidats à cette profession.

Références utiles

Les forêts - Ministère des Ressources naturelles et de la Faune
http://www.mrn.gouv.qc.ca/forets/

Fédération des producteurs de bois du Québec
http://www.fpbq.qc.ca/

Comité sectoriel de main-d'œuvre en aménagement forestier
http://www.csmoaf.com/

Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF)
http://www.fqcf.coop/

Commission d'étude sur la gestion de la forêt publique
http://www.commission-foret.qc.ca/

Bureau du Forestier en chef (Chief Forester Office)
http://www.forestierenchef.gouv.qc.ca/ 

Considérations importantes

Compte tenu de l'éloignement des sources d'approvisionnement, des pressions du public sur les questions environnementales et des perspectives dans le secteur de la forêt, le nombre de conducteurs de machines d'abattage devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.

En raison de la saisonnalité de ces emplois et de l'obligation pour ces conducteurs de quitter leur domicile pour des périodes relativement longues, les employeurs éprouvent parfois des difficultés de recrutement. Malgré cela, la situation sur le marché du travail des titulaires du diplôme d'études professionnelles (DEP) en abattage et façonnage des bois est beaucoup moins bonne que la moyenne.

8241 - Conducteurs/conductrices de machines d'abattage
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 8241 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 2 300 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 450 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,6 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 15 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 90 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 105 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 8241 Ensemble des
professions
Hommes 98,3 % 52,7 %
Femmes 1,8 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 8241 Ensemble des
professions
15- 24 ans 8,3 % 14,1 %
25- 44 ans 45,8 % 45,1 %
45- 64 ans 43,5 % 38,8 %
65 ans et plus 2,5 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 8241 Ensemble des
professions
Plein temps 97,0 % 79,2 %
Temps partiel 3,0 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
8241 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 27,7 % 53,2 %
Moyen 44 530 45 157
0 à 19 999 $ 12,0 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 58,2 % 52,4 %
50 000 $ et plus 29,8 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
8241 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 50,9 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 17,3 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 31,3 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 0,5 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 8241 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 4,5 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 11,3 % 2,5 %
Capitale-Nationale 5,2 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 10,0 % 5,4 %
Estrie 2,5 % 3,9 %
Centre-du-Québec 1,0 % 2,9 %
Montérégie 1,9 % 18,7 %
Montréal 0,6 % 24,1 %
Laval 0,6 % 5,0 %
Lanaudière 3,0 % 5,8 %
Laurentides 7,8 % 7,0 %
Outaouais 5,1 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 16,1 % 1,8 %
Mauricie 4,8 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 20,1 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 5,6 % 1,7 %


8241 Ensemble des
professions
Travail autonome 9,7 % 11,2 %


8241 Ensemble des
professions
Immigration 0,8 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi (%) (%)
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 71,7
- exploitation forestière 66,4
Fabrication 19,5
- fabrication de produits en bois 11,5