Débosseleurs et réparateurs de carrosserie

7322 - Débosseleurs/débosseleuses et réparateurs/réparatrices de carrosserie
Textes de la profession

Nature du travail

Les débosseleurs réparent et remettent en état les parties endommagées des carrosseries et les garnitures intérieures des véhicules automobiles, ils repeignent les surfaces de carrosserie, remplacent ou réparent les éléments en verre des automobiles. Les réparateurs de carrosserie réparent et retouchent les éléments de carrosserie défectueux et endommagés de véhicules nouvellement assemblés.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :

http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=7322 

Exemples de titres professionnels

Apprenti peintre de véhicules automobiles;
apprenti réparateur de carrosseries de véhicules automobiles;
finisseur de tôle - construction de véhicules automobiles;
mécanicien de carrosseries d'automobiles;
peintre - réparation de véhicules automobiles;
peintre d'automobiles - réparation de véhicules automobiles;
réparateur de carrosseries d'automobiles;
réparateur de tôles - construction de véhicules automobiles;
technicien de carrosseries de véhicules automobiles.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : mai 2011)

Au cours des dernières années, le nombre de débosseleurs et réparateurs de carrosserie a diminué légèrement. Les effets positifs de la croissance du parc automobile n'ont en effet pas suffi pour compenser les conséquences de la forte baisse du nombre d'accidents d'automobiles au Québec. Comme ces tendances devraient se maintenir, on prévoit que leur nombre continuera à diminuer légèrement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront essentiellement des postes qui seront libérés par les débosseleurs et réparateurs de carrosserie qui prendront leur retraite, qui quitteront la profession ou qui obtiendront des promotions à des postes de supervision ou de gestion. En outre, l'environnement de travail dans cette profession (travail dans un milieu bruyant et salissant, efforts physiques importants, postures inconfortables, allergie à la poussière et à la peinture, etc.) entraîne un roulement de personnel relativement important.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux personnes qui possèdent un certificat de qualification ou une carte d'apprenti dans cette profession. Ces documents sont exigés dans la plupart des régions du Québec, là où il y a un comité paritaire de l'industrie de l'automobile. D'autres débouchés seront pourvus par des débosseleurs et réparateurs de carrosserie qui sont relativement nombreux en chômage, et encore plus depuis le début de la récession de 2009. Même si la formation professionnelle n'est pas formellement exigée, la majorité de ces débouchés seront pourvus par les titulaires des diplômes d'études professionnelles (DEP) en carrosserie. Il est encore possible d'accéder à cette profession sans être titulaire de ce DEP. Ainsi, près de 40 % des débosseleurs et réparateurs de carrosserie n'étaient pas titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires en 2006, selon les données du recensement, proportion toutefois en forte baisse depuis 1991 (60 %). Pour les candidats non titulaires de ce DEP, l'accès se fait généralement par apprentissage auprès d'un débosseleur reconnu et en suivant des cours de perfectionnement sur différents aspects des tâches accomplies dans le cadre de cette profession : carrosserie, redressement de châssis, débosselage, etc. Mentionnons finalement qu'un certain nombre de débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux conditions d'accès à la profession. En effet, quoique légèrement moins élevée que dans l'ensemble des professions (9 % par rapport à 12 % en 2006, selon les données du recensement), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants.

Malgré la baisse du nombre d'emplois dans cette profession, le taux de chômage et le taux de placement des diplômés du DEP en carrosserie sont depuis plusieurs années assez semblables à ceux de l'ensemble des diplômés de la formation professionnelle, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

Industries

Selon les données du recensement, environ 74 % des débosseleurs et réparateurs de carrosserie travaillaient en 2006 dans l'industrie de la réparation et de l'entretien de véhicules automobiles, et 14 % dans la vente de véhicules automobiles et de leurs pièces. On en retrouvait également en nombre significatif dans le secteur manufacturier (3 %) et dans l'industrie du transport (3 %).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend principalement de la croissance du parc automobile, du comportement des automobilistes et du nombre d'accidents automobiles.

- Évolution du parc automobile

La croissance du parc automobile (nombre de véhicules en circulation au Québec) constitue le facteur qui influence le plus l'évolution de l'emploi dans cette profession. En effet, la plus grande partie du travail de ces mécaniciens et réparateurs consiste à effectuer l'entretien courant et les réparations de routine sur les automobiles. Le nombre de véhicules en circulation au Québec a augmenté de 96 % entre 1978 et 2009, ce qui représente une augmentation moyenne de 2,2 % par année. Cette tendance à la hausse plus rapide que l'augmentation de la population devrait se maintenir au cours des prochaines années. En effet, le nombre de véhicules en circulation au Québec a augmenté encore plus fortement entre 2000 et 2009 (2,4 % par année), même si les prix de l'essence ont connu de fortes hausses au cours de cette période (hausse de 54 %), selon les données de la Régie de l'énergie du Québec.

- Comportement des automobilistes

En outre, avec le vieillissement de la population, les automobilistes sont moins nombreux à entretenir et à réparer eux-mêmes leur automobile. En plus, l'utilisation grandissante des carrosseries monocoques, qui répartissent les chocs sur toute la surface de l'automobile, fournit un peu plus de travail aux débosseleurs.

- Nombre d'accidents automobiles

Malgré la hausse de près de 96 % du parc automobile entre 1978 et 2009, le nombre de véhicules accidentés a diminué de plus de 35 % au cours de la même période. Cette baisse a bien sûr défavorisé l'emploi dans cette profession. Cette tendance s'est toutefois atténuée depuis 2001, avec une augmentation de 9 % des véhicules accidentés entre 2001 et 2009, augmentation tout de même nettement inférieure à celle du parc automobile (21 %). Il est donc difficile de conclure à un changement de tendance durable à cet égard. Compte tenu de la baisse du nombre de jeunes, du vieillissement de la population en général, de la sévérité croissante des peines prévues pour les personnes qui conduisent en état d'ébriété et du resserrement des conditions d'obtention d'un permis de conduire, le nombre d'accidents devrait continuer à augmenter à un rythme inférieur à celui du nombre de véhicules accidentés au cours des prochaines années.

- Autres facteurs et conclusion

L'utilisation accrue de pièces préfabriquées au détriment de la réparation, et le développement de techniques et d'équipements plus efficaces en peinture et en soudure accélèrent et rendent plus efficace le travail en carrosserie. De même, l'introduction de matériaux plus résistants à la rouille et de peintures plus durables risque de faire diminuer les besoins de ce service.

Au cours des dernières années, le bilan de ces tendances fut nettement négatif pour l'emploi dans cette profession. Comme ces tendances devraient se maintenir, on prévoit que le nombre de débosseleurs et réparateurs de carrosserie continuera à diminuer légèrement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient moins de 3 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991. Même si la plupart d'entre eux étaient salariés, on y retrouvait une proportion nettement plus élevée de travailleurs autonomes que dans l'ensemble des professions (24 % par rapport à 11 %), en général des débosseleurs expérimentés qui se sont établis à leur compte. Même si environ 69 % des membres de cette profession travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion nettement plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %), on observe un chômage saisonnier assez important. Ainsi, le nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi est en moyenne 60 % plus élevé de janvier à mars que de juin à septembre. Les besoins en main-d'œuvre sont en effet moins élevés durant cette période, car un bon nombre d'automobilistes remisent leur voiture en hiver, tandis que beaucoup d'autres préfèrent la faire entretenir ou réparer dans les autres saisons. La concurrence est féroce dans ce domaine D'ailleurs, les faillites sont nombreuses et la présence du travail au noir accentue les pressions sur les prix.

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui connaissent bien les techniques de carrosserie et qui se tiennent à jour sur les développements technologiques. Ces candidats doivent posséder une bonne acuité visuelle, auditive et tactile, et une grande dextérité. La minutie, la perception des couleurs, le sens de l'organisation, la patience, l'affabilité avec la clientèle et la capacité à analyser et à résoudre les problèmes sont les principales qualités recherchées. Des connaissances en estimation et des aptitudes en gestion représentent des atouts importants pour les candidats qui veulent s'établir à leur compte. Le bilinguisme est parfois exigé et représente habituellement un atout.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut habituellement posséder un certificat de qualification ou une carte d'apprenti. Les comités paritaires de l'industrie de l'automobile sont responsables de la délivrance des cartes d'apprenti et des certificats de qualification. Le diplôme d'études professionnelles (DEP) en carrosserie représente un atout important pour obtenir ces cartes et certificats, et pour accéder à cette profession.

Les services aux entreprises des commissions scolaires et le Conseil provincial des comités paritaires de l'automobile offrent des cours de perfectionnement sur différents aspects de cette profession : carrosserie, redressement de châssis, débosselage, etc.

Les débosseleurs et réparateurs de carrosserie qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge, qui leur permet de travailler en électricité partout au Canada.

Références utiles

Comité sectoriel de main-d'œuvre de l'industrie des services automobiles
http://csmo-auto.com/ 

Considérations importantes

Étant donné que les effets positifs de la croissance du parc automobile ne devraient pas suffire à compenser les conséquences de la forte baisse du nombre d'accidents d'automobiles au Québec, on prévoit que leur nombre diminuera légèrement au cours des prochaines années.

En raison des conditions de travail difficiles, le taux de roulement est relativement élevé dans cette profession. Ainsi, malgré la baisse d'emploi dans cette profession, la situation des finissants du diplôme d'études professionnelles (DEP) en carrosserie se compare à celle de l'ensemble des diplômés de la formation professionnelle.

7322 - Débosseleurs/débosseleuses et réparateurs/réparatrices de carrosserie
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 7322 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 8 850 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 400 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 -0,7 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 -60 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 200 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 140 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 7322 Ensemble des
professions
Hommes 97,4 % 52,7 %
Femmes 2,6 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 7322 Ensemble des
professions
15- 24 ans 12,2 % 14,1 %
25- 44 ans 47,3 % 45,1 %
45- 64 ans 38,9 % 38,8 %
65 ans et plus 1,7 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 7322 Ensemble des
professions
Plein temps 92,6 % 79,2 %
Temps partiel 7,4 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
7322 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 69,4 % 53,2 %
Moyen 31 857 45 157
0 à 19 999 $ 21,7 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 68,9 % 52,4 %
50 000 $ et plus 9,4 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
7322 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 24,5 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 14,6 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 59,8 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 1,1 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 7322 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 1,1 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 3,7 % 2,5 %
Capitale-Nationale 7,8 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 9,5 % 5,4 %
Estrie 5,1 % 3,9 %
Centre-du-Québec 5,2 % 2,9 %
Montérégie 20,0 % 18,7 %
Montréal 10,6 % 24,1 %
Laval 5,6 % 5,0 %
Lanaudière 9,0 % 5,8 %
Laurentides 8,7 % 7,0 %
Outaouais 3,8 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 1,9 % 1,8 %
Mauricie 4,2 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 3,0 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 1,0 % 1,7 %


7322 Ensemble des
professions
Travail autonome 23,8 % 11,2 %


7322 Ensemble des
professions
Immigration 9,2 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi (%) (%)
Réparation et entretien de véhicules automobiles 74,4
Marchands d'automobiles 14,1