Mécaniciens et réparateurs - véhicules auto., camions et autobus
7321 - Mécaniciens/mécaniciennes et réparateurs/réparatrices de véhicules automobiles, de camions et d'autobus
Textes de la profession
Nature du travail
Les mécaniciens et réparateurs de véhicules automobiles, de camions et d'autobus inspectent, établissent un diagnostic pour localiser les défectuosités, réparent et entretiennent les systèmes et éléments mécaniques, électriques et électroniques des véhicules automobiles, des autobus, des camions légers et des camions lourds de transport routier. Ce groupe de base comprend aussi les réparateurs de véhicules automobiles qui effectuent les principales réparations et remplacent les pièces des éléments mécaniques de véhicules automobiles nouvellement assemblés.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=7321
Exemples de titres professionnels
Mécanicien à l'entretien et à la réparation d'automobile;
mécanicien d'autobus;
mécanicien de camions et de véhicules de transport;
mécanicien de transmissions;
mécanicien de véhicules automobiles;
metteur à niveau - construction de véhicules automobiles;
réparateur de moteurs - construction de véhicules automobiles;
réparateur de remorques de camions;
spécialiste de la mise au point de véhicules automobiles.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : mai 2011)
Au cours des dernières années, le nombre de mécaniciens et réparateurs de véhicules automobiles, de camions et d'autobus a augmenté de façon notable. Cette augmentation s'explique surtout par la croissance du parc automobile et par le vieillissement de la population. Comme ces tendances devraient se maintenir, on prévoit que le nombre de mécaniciens et réparateurs de véhicules automobiles, de camions et d'autobus augmentera de façon notable au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront surtout des postes qui seront libérés par les mécaniciens et réparateurs qui prendront leur retraite et par ceux qui obtiendront des promotions à des postes de supervision ou de gestion. D'autres débouchés s'ajouteront en raison de l'augmentation de l'emploi. L'expérience permet d'accéder à des promotions à l'intérieur même de cette profession, par exemple à des postes de mécaniciens qui offrent plus de responsabilité et des salaires plus élevés, et à des postes de supervision. En plus, l'environnement de travail assez difficile (travail dans un milieu bruyant et salissant, efforts physiques importants et postures inconfortables) entraîne un certain roulement de personnel.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux personnes qui possèdent un certificat de qualification ou une carte d'apprenti dans cette profession. Ces documents sont exigés dans la plupart des régions du Québec, là où il y a un comité paritaire de l'industrie de l'automobile. Peu de débouchés pourront être pourvus par des mécaniciens expérimentés en chômage, car le taux de chômage est relativement faible dans cette profession, même si le nombre de bénéficiaires de l'assurance-emploi a augmenté de façon significative depuis le début de la récession de 2009.
Même si la formation professionnelle n'est pas formellement exigée, la majorité de ces débouchés seront pourvus par les titulaires des diplômes d'études professionnelles (DEP) en mécanique automobile et en mécanique de véhicules lourds routiers. Il est encore possible d'accéder à cette profession sans être titulaire de ces DEP. Ainsi, environ 30 % de ces mécaniciens n'étaient pas titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires en 2006, selon les données du recensement, proportion toutefois en forte baisse depuis 1991 (50 %). Pour les candidats non titulaires de ces DEP, l'accès se fait généralement par apprentissage auprès d'un mécanicien reconnu et en suivant des cours de perfectionnement sur différents aspects des tâches accomplies dans le cadre de cette profession : alignement, allumage, circuits électriques, climatisation, conseil technique, diagnostic, diesel, électronique et électromécanique, entretien préventif, freins, injection, transmission, etc. Certains de ces candidats non titulaires des DEP peuvent aussi être recrutés parmi ceux qui l'ont commencé, mais pas terminé. Quelques années d'expérience dans des postes de préposés à la pose et à l'entretien des pièces mécaniques d'automobiles (voir 7443) peuvent aussi donner accès à cette profession. Mentionnons finalement qu'un certain nombre de débouchés devraient l'être par des immigrants qui satisfont aux conditions d'accès à la profession. En effet, quoique légèrement moins élevée que dans l'ensemble des professions (9 % par rapport à 12 % en 2006, selon les données du recensement), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants.
Cette profession est assez populaire, mais ce ne sont pas tous les candidats qui sont en mesure d'apprendre le métier ou de réussir la formation professionnelle. Ainsi, seulement 45 % à 55 % des débutants inscrits au DEP en mécanique automobile et 65 % à 70 % au DEP en mécanique de véhicules lourds routiers obtiennent leur diplôme. Par contre, ceux qui l'obtiennent profitent par la suite d'une très bonne situation sur le marché du travail : taux de placement plus élevé que la moyenne des diplômés d'un DEP, taux de chômage inférieur, emplois occupés plus souvent à temps plein et postes en plus grande proportion en rapport avec leur formation, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Face à cette très bonne situation et au grand attrait qu'exerce cette profession, il n'est pas étonnant de constater que le nombre de débutants dans ces programmes a augmenté au cours des dernières années, passant d'environ 1 850 en 2000-2001 à près de 2 400 en 2009-2010. Comme le marché du travail semble en mesure d'accueillir ces diplômés plus nombreux, leur situation sur le marché du travail devrait demeurer très bonne au cours des prochaines années.
Industries
Selon les données du recensement, près de la moitié (49 %) des mécaniciens et réparateurs de véhicules automobiles, de camions et d'autobus travaillaient en 2006 dans l'industrie de la réparation et de l'entretien de véhicules automobiles et 22 % dans la vente de véhicules automobiles et de leurs pièces. On en retrouvait également en nombre significatif dans l'industrie du transport (10 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend principalement de la croissance du parc automobile, du comportement des automobilistes et du nombre d'accidents automobiles.
- Évolution du parc automobile
La croissance du parc automobile (nombre de véhicules en circulation au Québec) constitue le facteur qui influence le plus l'évolution de l'emploi dans cette profession. En effet, la plus grande partie du travail de ces mécaniciens et réparateurs consiste à effectuer l'entretien courant et les réparations de routine sur les automobiles. Le nombre de véhicules en circulation au Québec a augmenté de 96 % entre 1978 et 2009, ce qui représente une augmentation moyenne de 2,2 % par année. Cette tendance à la hausse plus rapide que l'augmentation de la population devrait se maintenir au cours des prochaines années. En effet, le nombre de véhicules en circulation au Québec a augmenté encore plus fortement entre 2000 et 2009 (2,4 % par année), même si les prix de l'essence ont connu de fortes hausses au cours de cette période (hausse de 54 %), selon les données de la Régie de l'énergie du Québec.
- Comportement des automobilistes
En outre, avec le vieillissement de la population, les automobilistes accordent encore plus d'importance à la sécurité et à l'entretien de leur véhicule et sont moins nombreux à entretenir et à réparer eux-mêmes leur automobile. Le resserrement des règles de sécurité, avec entre autres le Programme d'entretien préventif des véhicules lourds (camions et autobus), et les pressions de la population à cet effet entraînent aussi une hausse notable du nombre de mécaniciens affectés à l'entretien et aux réparations de ces véhicules. Mentionnons finalement que l'ajout constant de nouveaux composants électroniques aux automobiles ouvre de nouvelles possibilités d'intervention pour ces mécaniciens et réparateurs.
- Nombre d'accidents automobiles
Malgré la hausse de près de 96 % du parc automobile entre 1978 et 2009, le nombre de véhicules accidentés a diminué de plus de 35 % au cours de la même période. Cette baisse a bien sûr défavorisé l'emploi dans cette profession. Cette tendance s'est toutefois atténuée depuis 2001, avec une augmentation de 9 % des véhicules accidentés entre 2001 et 2009, augmentation tout de même nettement inférieure à celle du parc automobile (21 %). Il est donc difficile de conclure à un changement de tendance durable à cet égard. Compte tenu de la baisse du nombre de jeunes, du vieillissement de la population en général, de la sévérité croissante des peines prévues pour les personnes qui conduisent en état d'ébriété et du resserrement des conditions d'obtention d'un permis de conduire, le nombre d'accidents devrait continuer à augmenter à un rythme inférieur à celui du nombre de véhicules accidentés au cours des prochaines années.
- Autres facteurs
Par ailleurs, l'utilisation accrue de pièces qui n'exigent pas d'entretien ou dont la durée de vie est prolongée fait diminuer les besoins en entretien et réparation. De plus, l'intégration croissante de composantes électroniques et informatiques dans les véhicules automobiles, dans les équipements servant au diagnostic et dans les outils de gestion ou encore pour exécuter et gérer des activités, accélère et rend plus efficace le travail des mécaniciens. Cela entraîne par ailleurs une nette augmentation des exigences pour accéder à cette profession et des besoins en matière de formation continue.
- Conclusion
Le bilan de ces facteurs a été nettement positif au cours des dernières années et devrait le rester. Reflet de ce bilan, les dépenses d'exploitation réelles (qui tiennent compte de l'inflation) des entreprises québécoises de réparation et d'entretien de véhicules automobiles ont augmenté de près de 2 % par année entre 2000 et 2009, selon les données de Statistique Canada.
Compte tenu des effets combinés de ces tendances, on prévoit que le nombre de mécaniciens et réparateurs de véhicules automobiles, de camions et d'autobus augmentera de façon notable au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient moins de 2 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991. Même si la plupart d'entre eux étaient salariés, on y retrouvait une proportion légèrement plus élevée de travailleurs autonomes que dans l'ensemble des professions (14 % par rapport à 11 %), sûrement des mécaniciens expérimentés qui se sont établis à leur compte. Même si environ 71 % des membres de cette profession travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion nettement plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %), on observe un chômage saisonnier assez important. Ainsi, le nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi est deux fois plus élevé de janvier à mars que de juin à novembre. Les besoins en main-d'œuvre sont en effet moins élevés durant cette période, car un bon nombre d'automobilistes remisent leur voiture en hiver, tandis que beaucoup d'autres préfèrent la faire entretenir ou réparer dans les autres saisons.
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui connaissent bien la mécanique automobile et qui se tiennent à jour sur les développements technologiques. Ces candidats doivent posséder une bonne acuité visuelle et auditive et une grande dextérité. La minutie, le sens de l'organisation, la patience, l'affabilité avec la clientèle et la capacité à analyser et à résoudre les problèmes sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme est parfois exigé et représente habituellement un atout, tant pour le service à la clientèle que pour pouvoir consulter les manuels spécialisés, qui sont souvent en anglais.
Études et formation
Pour devenir mécanicien ou réparateur de véhicules automobiles, de camions ou d'autobus, il faut habituellement posséder un certificat de qualification ou une carte d'apprenti. Les comités paritaires de l'industrie de l'automobile sont responsables de la délivrance des cartes d'apprenti et des certificats de qualification. Les diplômes d'études professionnelles (DEP) en mécanique automobile ou en mécanique de véhicules lourds routiers représentent des atouts importants pour obtenir ces cartes et certificats, et pour accéder à cette profession.
Les services aux entreprises des commissions scolaires et le Conseil provincial des comités paritaires de l'automobile offrent des cours de perfectionnement sur tous les aspects de cette profession : alignement, allumage, circuits électriques, climatisation, conseil technique, diagnostic, diesel, électronique et électromécanique, entretien préventif, freins, injection, transmission, etc.
Les mécaniciens et réparateurs de véhicules automobiles, de camions et d'autobus qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge, qui leur permet de travailler en électricité partout au Canada.
Références utiles
Comité sectoriel de main-d'œuvre de l'industrie des services automobiles
http://csmo-auto.com/
Considérations importantes
Compte tenu de la croissance du parc automobile et du vieillissement de la population, on prévoit que le nombre de mécaniciens et réparateurs de véhicules automobiles, de camions et d'autobus augmentera de façon notable au cours des prochaines années.
Les exigences des employeurs augmentent, surtout en raison de l'introduction de nouveaux matériaux et de l'utilisation croissante d'équipements électroniques.
Ce ne sont pas tous les candidats qui sont en mesure d'apprendre le métier ou de réussir la formation professionnelle. Ainsi, seulement 50 % à 60 % des débutants inscrits aux DEP en mécanique automobile et en mécanique de véhicules lourds routiers les réussissent. Par contre, ceux qui obtiennent leur DEP profitent par la suite d'une très bonne situation sur le marché du travail.
7321 - Mécaniciens/mécaniciennes et réparateurs/réparatrices de véhicules automobiles, de camions et d'autobus
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 7321 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 29 650 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 1 150 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 1,4 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 400 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 750 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 1 150 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 7321 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 98,5 % | 52,7 % |
| Femmes | 1,5 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 7321 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 15,4 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 48,3 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 34,7 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 1,6 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 7321 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 92,8 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 7,2 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
7321 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 70,7 % | 53,2 % |
| Moyen | 35 591 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 13,9 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 69,6 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 16,5 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
7321 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 18,1 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 11,7 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 69,0 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 1,2 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 7321 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 1,1 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 3,2 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 9,2 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 7,5 % | 5,4 % |
| Estrie | 4,9 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 4,0 % | 2,9 % |
| Montérégie | 20,3 % | 18,7 % |
| Montréal | 12,7 % | 24,1 % |
| Laval | 4,6 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 7,9 % | 5,8 % |
| Laurentides | 8,4 % | 7,0 % |
| Outaouais | 4,2 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 2,4 % | 1,8 % |
| Mauricie | 3,5 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 4,4 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 1,9 % | 1,7 % |
| 7321 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 13,6 % | 11,2 % |
| 7321 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 9,2 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Réparation et entretien de véhicules automobiles | 49,4 | |
| Commerce de détail | 26,9 | |
| - marchands d'automobiles | 21,7 | |
| Transport et entreposage | 9,7 |