Mécaniciens d'équipement lourd
7312 - Mécaniciens/mécaniciennes d'équipement lourd
Textes de la profession
Nature du travail
Les mécaniciens d'équipement lourd, réparent, recherchent la cause des problèmes, remettent en état et entretiennent l'équipement mobile lourd nécessaire aux travaux de construction, de transport, d'exploitation forestière, minière, pétrolière et gazière, de manutention, d'aménagement paysager, de défrichement, d'agriculture et autres travaux semblables.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=7312
Exemples de titres professionnels
Apprenti mécanicien d'équipement lourd;
mécanicien d'équipement mobile lourd d'exploitation forestière;
mécanicien de locomotives;
mécanicien de matériel lourd;
mécanicien de matériel mobile lourd d'exploitation minière;
mécanicien de moteurs diesel - matériel lourd;
mécanicien de tracteurs;
mécanicien d'équipement agricole;
mécanicien d'équipement de chantier;
technicien d'équipement lourd.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.
(Mise à jour : mai 2011)
Au cours des dernières années, le nombre de mécaniciens d'équipement lourd a augmenté fortement. Cette augmentation s'explique en premier lieu par la demande de mécaniciens dans le secteur du génie et de la voirie de l'industrie de la construction. Compte tenu des tendances qui influencent l'évolution de l'emploi dans l'industrie de la construction, surtout dans le secteur du génie civil et de la voirie, et dans les autres industries dans lesquelles ils travaillent (municipalités, transport, mines, forêt, bois et papier), le nombre de mécaniciens d'équipement lourd devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les mécaniciens qui prendront leur retraite et, dans une moindre mesure, de l'augmentation de l'emploi. D'autres débouchés s'ajouteront en raison du roulement de personnel. En effet, l'expérience dans cette profession permet d'accéder à des postes de mécaniciens de camions et d'autobus (voir 7321) et d'obtenir des promotions à des postes de supervision ou de gestion.
Bassin de main-d'œuvre
Même s'il est encore possible d'accéder à cette profession sans formation professionnelle, par exemple grâce à une vaste expérience de conducteur d'équipement lourd (voir 7421) jumelée à l'apprentissage auprès d'un mécanicien expérimenté, le perfectionnement des équipements à réparer et à entretenir rend cette possibilité de moins en moins fréquente. Selon les données des recensements, la proportion de mécaniciens d'équipement lourd titulaires d'au moins un diplôme d'études postsecondaires est en effet passée de 52 % à 70 % entre 1991 et 2006, tandis que le pourcentage de ceux qui ne possèdent pas au moins un diplôme d'études secondaires (DES) a baissé de 32 % à 17 %. Ces débouchés seront donc accessibles en premier lieu aux diplômés des programmes de formation qui mènent à cette profession (voir plus loin). Un certain nombre de débouchés pourront être pourvus par des mécaniciens d'équipement lourd expérimentés en chômage et, dans une moindre mesure, par des immigrants qui satisfont aux exigences de la profession. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 très faible (2 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions).
Cette profession attire tout juste assez de candidats. Il n'est dans ce contexte pas étonnant de constater que les titulaires des diplômes d'études professionnelles (DEP) en mécanique d'engins de chantier et en mécanique agricole aient bénéficié jusqu'en 2008 d'une très bonne situation sur le marché du travail. Ils avaient en effet un taux de placement plus élevé que la moyenne des diplômés d'un DEP, un taux de chômage inférieur, des emplois occupés plus souvent à temps plein et plus fréquemment en rapport avec leur formation, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Cette situation s'est toutefois détériorée en 2009 et en 2010, en raison de la récession de 2009 et de la hausse du nombre de chômeurs expérimentés qui ont concurrencé les diplômés pour les postes disponibles. Compte tenu de nos prévisions de croissance, de la relative stabilité du nombre de débutants et de l'importance croissante d'être titulaire d'un de ces diplômes pour accéder à cette profession, leur situation sur le marché du travail au cours des prochaines années devait redevenir aussi bonne qu'avant la récession.
Quant aux diplômés de l'attestation de spécialisation professionnelle (ASP) en mécanique de moteurs diesels et de contrôles électroniques, ils ont toujours bénéficié d'une excellente situation sur le marché du travail. Il faut préciser que ces diplômés sont souvent des mécaniciens d'équipement lourd qui suivent ce cours pour se perfectionner. Il est donc normal qu'ils n'éprouvent pas de difficulté à trouver un emploi dans cette profession à la fin de leur cours.
Mentionnons finalement qu'une proportion importante des diplômés du DEP en mécanique de véhicules lourds routiers accèdent à la présente profession. Les connaissances et les compétences pour devenir mécanicien d'équipement lourd ressemblent en effet passablement à celles qui sont exigées pour accéder à des postes de mécanicien de véhicules lourds routiers (voir 7321). D'ailleurs, une proportion significative des diplômés du DEP en mécanique d'engins de chantier accède à la profession 7321.
Industries
Même si l'équipement qu'ils réparent et entretiennent est utilisé par des industries précises (construction, manufacturier, mines, forêts, agriculture et municipalités), les mécaniciens d'équipement lourd se retrouvent dans une grande variété d'industries. Ils peuvent en effet travailler directement dans les industries qui ont besoin de faire réparer et entretenir de l'équipement lourd, ou dans des industries qui offrent de tels services à ces industries. Selon les données du recensement, les principales industries dans lesquelles ils travaillaient en mai 2006 étaient :
- le commerce de gros, surtout de machines pour la construction, l'agriculture, la foresterie et l'extraction minière (16 %);
- la construction (15 %);
- l'extraction minière (13 %);
- la réparation et l'entretien de véhicules et machines d'usage commercial et industriel (11 %);
- le secteur manufacturier (10 %);
- le transport (10 %);
- la foresterie (5 %);
- l'agriculture (4 %);
- les municipalités (3 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend principalement de la demande en réparation et entretien d'équipement lourd. Cette demande varie en fonction des tendances qui influencent l'emploi dans le secteur du génie et de la voirie de l'industrie de la construction, dans les mines, dans la forêt, dans les municipalités et dans l'agriculture. Ces tendances varient considérablement d'une industrie à l'autre.
Notons que la demande en réparation et entretien d'équipement lourd dans les secteurs de la réparation et de l'entretien, du commerce de gros et du transport est aussi tributaire des facteurs qui influenceront les industries qui leur confient ces travaux.
- Construction
Dans la construction, les mécaniciens d'équipement lourd assujettis à la Loi sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'œuvre dans l'industrie de la construction (appelée couramment «décret de la construction») portent le titre «mécanicien de machines lourdes». Environ 95 % de ces mécaniciens travaillaient en 2009 dans le secteur du génie et de la voirie. L'évolution de l'emploi de ces mécaniciens dépend donc en premier lieu du niveau d'activité dans le secteur du génie civil et de la voirie.
Après une dizaine d'années de baisse, le nombre d'heures travaillées dans le secteur du génie civil et de la voirie a augmenté de plus de 120 % entre 2000 et 2009. La hausse importante de 2009 (14 %) dans une période de récession s'explique en premier lieu par la forte augmentation des investissements publics découlant des plans de relance gouvernementaux.
Malgré une forte augmentation des investissements dans les infrastructures gouvernementales (routes, égouts, aqueduc, etc.) depuis quelques années, les besoins sont toujours importants, que ce soit du côté du réseau routier ou de celui des infrastructures publiques (égouts, aqueduc, etc.). La construction d'éoliennes et les investissements en construction et en entretien d'Hydro-Québec stimuleront également le niveau d'activité et d'emploi dans ce secteur. On estime donc que l'emploi y augmentera fortement.
La croissance dans le secteur du génie civil et de la voirie devrait se traduire par une forte augmentation du nombre de mécaniciens d'équipement lourd associés à l'industrie de la construction au cours des prochaines années.
- Mines
Après avoir diminué de moitié au cours des années 1990, le nombre d'emplois dans le secteur minier a augmenté d'au moins 25 % entre 2001 et 2008, avant de replier d'au moins 10 % en 2009 en raison de la récession. Ces mouvements s'expliquent en premier lieu par l'évolution du prix des matières premières.
La baisse du prix des matières premières au début des années 1990 a incité les entreprises à ralentir la production des mines existantes et à diminuer de façon importante leurs investissements en exploration. Depuis le début des années 2000, la demande mondiale de matières premières a connu une croissance remarquable. Cette demande provient entre autres de la Chine qui a de plus en plus besoin de matières premières pour soutenir la croissance effrénée de son secteur manufacturier. La hausse de cette demande a entraîné une forte augmentation du prix des matières premières, avantageant l'emploi dans le secteur minier. Cela explique bien sûr en grande partie la reprise de l'emploi dans ce secteur.
L'ampleur de cette croissance de l'emploi dans le secteur minier a toutefois été atténuée par la faiblesse des dépenses d'exploration et de mise en valeur au cours des années 1990. Si la valeur de ces dépenses a quadruplé entre 2000 et 2007, il peut par contre s'écouler plusieurs années entre le début d'une exploration et la mise en activité d'une mine. D'ailleurs, la forte croissance de la valeur réelle (après inflation ) des livraisons entre 2003 et 2009 (près de 60 %) n'est due qu'à l'augmentation des prix, le volume de production ayant continué à diminuer.
En raison de la baisse du prix des métaux due à la récession, l'activité minière a ralenti en 2008 et 2009. Ce ralentissement devrait être bien temporaire. Notons que, contrairement au prix des autres métaux, celui de l'or n'a jamais faibli, continuant même à augmenter puisque l'or sert souvent de valeur refuge en période de récession. Son prix devrait continuer à augmenter après la récession, car beaucoup de pays qui possèdent d'importantes réserves de dollars américains, dont la Chine, continueront à accumuler d'importantes quantités d'or pour diversifier leurs réserves, craignant une baisse à moyen et long terme de la valeur du dollar américain. En outre, la hausse des dépenses d'exploration et de mise en valeur au cours des toutes dernières années commencera à produire ses effets au cours de notre période de prévision (2010-2014). C'est pourquoi on prévoit que l'emploi dans le secteur minier augmentera de façon notable au cours des prochaines années. Cette hausse avantagera bien sûr l'emploi dans cette profession.
- Forêt
L'emploi dans le secteur de la forêt est fortement lié à la demande de matière ligneuse (arbres), elle-même dépendante en grande partie de la santé des industries du bois et du papier.
L'industrie de la fabrication du papier a perdu beaucoup de terrain au cours des dernières années, tant face à la concurrence internationale qu'en raison de la baisse de demande de papier journal, surtout aux États-Unis. D'autre part, la demande de papier a au contraire augmenté de façon notable au cours de la même période. Une autre tendance plus récente est la hausse de la demande de papier dans les pays émergents, surtout en Chine et en Inde. Même s'il est un peu tôt pour conclure sur la durabilité et l'ampleur de cette hausse, le fait que la consommation de papier dans ces pays est encore beaucoup plus basse que dans les pays industrialisés permet d'y voir un nouveau débouché prometteur. Compte tenu de l'incertitude dans l'évolution de ces tendances, on s'attend à ce que la demande de matières ligneuses provenant de cette industrie ne diminue que légèrement au cours des prochaines années, soit à un rythme beaucoup moins rapide que par les années passées.
L'industrie de la fabrication de produits en bois a bénéficié fortement de la croissance des exportations aux États-Unis au cours des années 1990 et a pu maintenir et même augmenter sa production jusqu'en 2004 en raison de la vigueur de la construction résidentielle au Québec. Entre 2004 et 2009, la valeur réelle (après inflation) des exportations s'est effondrée (baisse de 70 %), tandis que celle des ventes domestiques a diminué de 30 %, pour une baisse combinée de la valeur de toutes les livraisons de 50 %. Compte tenu de ce niveau de production très faible en termes historiques et de la reprise économique attendue au Québec et aux États-Unis, la valeur des livraisons devrait repartir en faible hausse au cours des prochaines années.
Comme les effets de la diminution de la demande de matières ligneuses par l'industrie de la fabrication du papier devrait atténuer ceux de la hausse de la demande dans l'industrie de la fabrication de produits en bois, on s'attend à ce que cette demande n'avantage que légèrement la production et l'emploi dans le secteur de la forêt au cours des prochaines années.
La situation n'est pas plus rose du côté de l'offre de matières ligneuses, appelée aussi possibilité forestière. Le forestier en chef prévoit d'ailleurs une baisse de 22 % de la possibilité forestière pour les années 2008 à 2013 par rapport à celle établie pour la période 2000-2008. En fait, la diminution de la demande de matières ligneuses a entraîné une baisse encore plus forte de la récolte que ce que recommandait le forestier en chef. En effet, le volume de récolte a diminué de plus de 45 % entre son niveau de 2004-2005 et celui de 2008-2009. Compte tenu de ce niveau de récolte très bas en termes historiques, il sera possible de satisfaire la légère hausse de la demande de matières ligneuses.
Compte tenu de la légère hausse de la demande de matières ligneuses, on doit s'attendre à une légère hausse du nombre de mécaniciens d'équipement lourd dans le secteur de la forêt au cours des prochaines années.
- Municipalités
Le nombre de mécaniciens d'équipement lourd travaillant pour des municipalités ou pour des employeurs des industries qui obtiennent des contrats des municipalités (réparation, entretien, commerce de gros ou transport) a peu évolué au cours des années 1990 en raison de leurs programmes de compressions budgétaires. Notons en outre que les municipalités ont eu tendance à sous-traiter de plus en plus leurs travaux ponctuels à des entreprises de réparation, d'entretien, du commerce de gros ou du transport, ne confiant à leur personnel que les travaux courants et récurrents.
Ces années de manque d'investissements ont toutefois fait ressortir des besoins pressants, tant du côté des routes que du côté des infrastructures. Les gouvernements provincial et fédéral ont d'ailleurs annoncé des programmes d'aide à l'entretien des infrastructures plus généreux à l'intention des municipalités. En conséquence, qu'ils travaillent pour les municipalités ou pour des entreprises de sous-traitance, les mécaniciens d'équipement lourd associés au travail effectué pour les municipalités devraient connaître un bon taux de croissance de l'emploi au cours des prochaines années.
- Agriculture
Malgré une progression constante de la production et des ventes, le nombre d'emplois dans l'agriculture n'a cessé de diminuer au cours des dernières années. Cette apparente contradiction s'explique principalement par la diminution importante du nombre d'exploitations agricoles, par l'augmentation de la taille moyenne de ces exploitations et par la forte hausse de la productivité qu'on y observe. Or, cette hausse de la productivité résulte en bonne partie de l'utilisation accrue de machinerie agricole. Si cette tendance a fait diminuer le nombre de travailleurs agricoles (voir 8431), elle a au contraire avantagé l'emploi des mécaniciens d'équipement lourd qui voient à l'entretien et à la réparation de cette machinerie.
Seule une minorité de ces mécaniciens sont à l'emploi des exploitations agricoles. Ils travaillent plutôt en majorité pour les grossistes qui ont vendu ces équipements ou pour des entreprises de réparation et d'entretien. Cela explique la faible proportion de mécaniciens d'équipement lourd qui travaillent dans l'industrie de l'agriculture.
On prévoit que cette tendance se maintiendra au cours des prochaines années. En effet, les investissements en agriculture devraient continuer à favoriser l'emploi dans cette profession. Encore là, les effets de cette tendance se concrétiseront principalement dans le commerce de gros et dans l'industrie de la réparation et de l'entretien.
- Résumé des tendances
Les tendances décrites plus tôt avantageront fortement l'embauche de mécaniciens d'équipement lourd dans les activités minières et dans l'industrie de la construction, mais moins dans les activités municipales, agricoles et forestières. Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, le nombre de mécaniciens d'équipement lourd devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient moins de 2 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991. Le travail autonome était nettement moins répandu que dans l'ensemble des professions (6 % des emplois par rapport à 11 %), sûrement des mécaniciens expérimentés qui se sont établis à leur compte. Même si environ 65 % des membres de cette profession travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion nettement plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %), on observe un chômage saisonnier assez important. Ainsi, le nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi est deux fois plus élevé de janvier à avril qu'en septembre. Cette saisonnalité est concentrée dans les emplois liés aux industries qui connaissent des activités fortement saisonnières, comme la construction, l'agriculture et la foresterie.
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui connaissent bien la mécanique des équipements lourds, qui possèdent par exemple des compétences en hydraulique, pneumatique, automatisme, électricité, électronique et soudure. Ces candidats doivent se tenir à jour sur les développements technologiques, posséder une bonne acuité visuelle et auditive et une grande dextérité. La minutie, le sens de l'organisation, l'initiative, la polyvalence et la capacité à analyser et à résoudre les problèmes sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme est parfois exigé et représente habituellement un atout pour pouvoir consulter les manuels spécialisés, qui sont souvent en anglais.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, on exige habituellement un diplôme d'études professionnelles (DEP) en mécanique d'engins de chantier ou en mécanique agricole. Le DEP en mécanique de véhicules lourds routiers peut aussi favoriser l'accès à cette profession. L'attestation de spécialisation professionnelle (ASP) en mécanique de moteurs diesels et de contrôles électroniques permet aux mécaniciens de se perfectionner.
L'obtention des certificats de compétence «apprenti» et «compagnon» de la Commission de la construction du Québec (CCQ) est obligatoire pour travailler sur les chantiers de construction. Pour obtenir le certificat de mécanicien de machines lourdes, il faut :
- posséder un diplôme d'études professionnelles (DEP) en mécanique d'engins de chantier et obtenir d'un employeur une garantie d'emploi de 150 heures; ou
- en cas de pénurie régionale, soit quand les données de la CCQ démontrent que moins de 5 % des titulaires de certificat d'apprenti d'une région sont disponibles, fournir une garantie d'emploi de 150 heures, avoir suivi un cours de sécurité et satisfaire aux conditions d'admission du cours de mécanique d'engins de chantier. Les apprentis non diplômés sont en outre tenus de participer à une activité de formation pour obtenir le renouvellement de leur certificat.
Pour accéder au statut de compagnon, l'apprenti doit compléter une période d'apprentissage de 6 000 heures (y compris la formation du DEP, s'il y a lieu) et réussir les examens de qualification de la CCQ. Ce certificat est renouvelé automatiquement chaque année si le nom de son titulaire est apparu sur un rapport mensuel d'employeur au cours des 14 mois précédant la date de renouvellement. Sinon, il doit renouveler son certificat.
Il est possible d'obtenir un certificat de qualification professionnelle en mécanique d'engins de chantier. Ce certificat est parfois exigé et représente de toute façon un atout.
Les mécaniciens d'équipement lourd qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge, qui leur permet de travailler partout au Canada.
Références utiles
Apprentissage en milieu de travail - mécanicien d'engins de chantier
http://emploiquebec.net/guide_qualif/apprentissage-qualification/apprentissage-travail/metiers/mecanicien_engins.asp
Commission de la construction du Québec
http://www.ccq.org/
Considérations importantes
Compte tenu des tendances qui influencent l'évolution de l'emploi dans l'industrie de la construction, surtout dans le secteur du génie civil et de la voirie, et dans les autres industries dans lesquelles ils travaillent (municipalités, transport, mines, forêt, bois et papier), le nombre de mécaniciens d'équipement lourd devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Cette profession attire tout juste assez de candidats. En conséquence, les titulaires des diplômes d'études professionnelles (DEP) en mécanique d'engins de chantier et en mécanique agricole, et ceux de l'attestation de spécialisation professionnelle (ASP) en mécanique de moteurs diesels et de contrôles électroniques bénéficient habituellement d'une très bonne situation sur le marché du travail. Cette tendance devrait se maintenir au cours des prochaines années.
7312 - Mécaniciens/mécaniciennes d'équipement lourd
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 7312 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 11 350 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 400 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 1,4 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 150 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 500 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 650 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 7312 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 98,5 % | 52,7 % |
| Femmes | 1,5 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 7312 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 11,8 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 45,2 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 41,8 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 1,3 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 7312 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 96,4 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 3,6 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
7312 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 64,6 % | 53,2 % |
| Moyen | 47 184 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 6,2 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 53,0 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 40,8 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
7312 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 17,3 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 13,2 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 68,8 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 0,7 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 7312 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 1,5 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 5,0 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 6,6 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 8,7 % | 5,4 % |
| Estrie | 4,7 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 3,8 % | 2,9 % |
| Montérégie | 17,0 % | 18,7 % |
| Montréal | 6,0 % | 24,1 % |
| Laval | 1,9 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 7,2 % | 5,8 % |
| Laurentides | 5,7 % | 7,0 % |
| Outaouais | 2,2 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 8,2 % | 1,8 % |
| Mauricie | 4,4 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 8,3 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 8,9 % | 1,7 % |
| 7312 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 6,3 % | 11,2 % |
| 7312 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 2,4 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Commerce de gros | 16,4 | |
| Construction | 15,4 | |
| Réparation et entretien | 14,2 | |
| - réparation et entretien de machines et de matériel d'usage commercial et industriel, sauf les véhicules automobiles et le matériel électronique | 11,1 | |
| Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz | 11,1 | |
| Fabrication | 10,2 | |
| Transport et entreposage | 9,9 | |
| Agriculture, foresterie, pêche et chasse | 9,7 | |
| - exploitation forestière | 4,7 | |
| - agriculture | 4,1 | |
| Administration publique | 4,2 |