Charpentiers-menuisiers
7271 - Charpentiers-menuisiers/charpentières-menuisières
Textes de la profession
Nature du travail
Les charpentiers-menuisiers construisent, érigent, assemblent, entretiennent et réparent des ouvrages de charpente en bois, en aggloméré, en acier léger ou autres matériaux.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=7271
Exemples de titres professionnels
Apprenti charpentier-menuisier;
charpentier;
charpentier de finition;
charpentier de gros œuvre;
charpentier d'entretien;
charpentier en rénovation;
charpentier-menuisier;
compagnon charpentier.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont limitées.
(Mise à jour : mai 2011)
Le nombre de charpentiers-menuisiers a diminué très fortement au cours de la récession du début des années 1990 et dans les années qui ont suivi, pour ensuite augmenter de façon notable. Ces mouvements sont directement liés aux tendances de l'industrie de la construction. Compte tenu de la baisse prévue du niveau d'activité dans le secteur de la construction résidentielle, mais de la croissance dans les autres secteurs où ils sont présents, on s'attend à ce que leur nombre augmente légèrement au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les charpentiers-menuisiers qui prendront leur retraite, qui quitteront la profession et qui obtiendront des promotions à des postes d'entrepreneurs et contremaîtres en charpenterie ou, s'ils possèdent les compétences requises, de directeurs de la construction (voir 0711 et 0712). Quelques débouchés s'ajouteront en raison de l'augmentation de l'emploi.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles aux charpentiers-menuisiers expérimentés qui sont nombreux à être en chômage ou qui travaillent maintenant dans d'autres professions, aux titulaires du diplôme d'études professionnelles (DEP) en charpenterie-menuiserie et, assez fréquemment, à des personnes qui satisfont aux conditions d'obtention du certificat d'apprenti sans posséder de diplôme (voir la section Formation). Notons que peu de débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux exigences des employeurs, car la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 très faible, selon les données du recensement (4 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions).
Il est en effet possible d'obtenir un certificat d'apprenti charpentier-menuisier émis par la Commission de la construction du Québec (CCQ) sans être titulaire du DEP en charpenterie-menuiserie en cas de pénurie régionale. La proportion des nouveaux apprentis qui ne sont pas titulaires de ce diplôme varie considérablement d'une année à l'autre en fonction de la croissance de l'emploi dans la construction. Si cette proportion fut en moyenne de 60 % entre 1998 et 2010, elle est en fait passée d'un minimum de 23 % en 2009, année où la croissance fut faible, à un maximum de 78 % en 2003, année où la croissance fut beaucoup plus forte, surtout dans le secteur résidentiel où ils sont nombreux à travailler. Ces écarts importants peuvent à première vue étonner, mais il faut bien comprendre que le système d'éducation ne peut s'ajuster en un clin d'œil aux grandes variations de la demande d'apprentis. Ainsi, lorsqu'ils ont besoin de nouveaux apprentis, les employeurs recrutent en priorité des diplômés, mais, si le nombre de diplômés ne suffit pas à satisfaire à la demande, ils n'hésitent pas à embaucher des non-diplômés. Notons finalement que ce bassin de main-d'œuvre sert aussi à pourvoir les postes vacants chez les employeurs qui ne sont pas obligés d'embaucher des charpentiers-menuisiers assujettis au décret de la construction, tels ceux de la rénovation domiciliaire.
Ce métier attire passablement de candidats malgré les règles d'accès à la profession régies par la Commission de la construction du Québec (CCQ). Selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, le taux de placement des titulaires du diplôme d'études professionnelles (DEP) en charpenterie-menuiserie est relativement bon et les emplois qu'ils occupent nettement plus rémunérateurs que ceux de l'ensemble des diplômés de la formation professionnelle. Toutefois, en raison de la très forte saisonnalité de l'emploi dans cette profession, leur taux de chômage est légèrement plus élevé que la moyenne, puisque ces enquêtes sont tenues en mars, un des mois où le chômage saisonnier est à son maximum.
La situation sur le marché de ces diplômés pourrait toutefois se détériorer quelque peu au cours des prochaines années. Le nombre de débutants du DEP en charpenterie-menuiserie a en effet plus que triplé entre 1999-2000 et 2009-2010, passant d'environ 650 à plus de 2250 débutants. En plus, on prévoit une faible augmentation de l'emploi dans cette profession au cours des prochaines années. Par contre, les diplômés pourraient occuper une proportion plus grande des postes des apprentis qui joignent l'industrie de la construction chaque année. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé en 2009, année où un sommet historique a été atteint, alors que 77 % des apprentis étaient diplômés du DEP en charpenterie-menuiserie. Cela dit, même avec ce sommet, la situation des diplômés fut en 2009 et en 2010 nettement moins bonne que lors des années précédentes.
Industries
Selon les données du recensement, environ 85 % des charpentiers-menuisiers travaillaient en 2006 dans l'industrie de la construction. On en retrouvait aussi en nombre significatif dans le secteur manufacturier (6 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend principalement des tendances dans l'industrie de la construction.
- Industrie de la construction
Après une période de déclin qui s'est poursuivie jusqu'en 1998, l'emploi dans le secteur de la construction a connu une reprise vigoureuse qui a permis d'atteindre en 2008 un sommet historique. De nombreux facteurs se sont conjugués pour expliquer cette reprise, notamment :
- des taux d'intérêt peu élevés;
- une croissance importante des investissements privés et publics;
- une création d'emplois soutenue;
- quelques baisses de taxes et d'impôts;
- l'amélioration du marché du travail des jeunes qui en a incité davantage à quitter le foyer parental;
- le niveau élevé du solde migratoire (immigrants internationaux et interprovinciaux moins émigrants).
Ces facteurs ont permis une augmentation de plus de 60 % de l'emploi dans la construction entre 1998 et 2008. Si l'emploi s'est maintenu en 2009 malgré la récession, c'est en grande partie en raison de la forte augmentation des investissements publics et de la création de programmes d'incitation à la rénovation, deux mesures découlant des plans de relance gouvernementaux.
Dans le secteur de la construction réglementée, le nombre d'heures travaillées a augmenté de près de 90 % entre 1998 et 2008, avant de diminuer de 3 % en 2009, selon les données de la Commission de la construction du Québec (CCQ).
Au cours des prochaines années, la reprise économique devrait permettre une croissance de l'emploi dans la plupart des secteurs de la construction, le secteur résidentiel étant le seul qui devrait perdre du terrain en raison de la baisse du nombre de mises en chantier. L'emploi dans la construction devrait augmenter de façon notable au cours de notre période de prévision (2010-2014), mais à un rythme moins rapide que lors des 10 années qui ont précédé la récession de 2009. La situation sera fort différente selon les secteurs de la construction.
Le secteur de la construction institutionnelle et commerciale fournit près de la moitié des heures travaillées dans la construction réglementée et évolue en général au même rythme que l'ensemble du secteur. Avec de nombreux projets gouvernementaux, la construction institutionnelle devrait connaître une bonne croissance à l'avenir. Le secteur commercial, qui a subi durement les effets de la dernière récession, devrait rebondir. Au total, l'emploi dans le secteur de la construction institutionnelle et commerciale devrait continuer à augmenter au même rythme que l'ensemble du secteur de la construction au cours des prochaines années.
Fournissant en 2009 un peu plus de 20 % des heures travaillées, le secteur de la construction résidentielle réglementée est le secteur qui a le plus bénéficié de la croissance observée entre 1998 à 2008, avec une croissance de 170 % des heures travaillées. Un tel niveau d'activité ne pouvait pas se maintenir. Ce secteur a d'ailleurs connu un léger recul en 2009. D'ailleurs, le nombre de mises en chantier a diminué de plus de 25 % entre son sommet de 2004 et 2009, et devrait continuer à diminuer, selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement. En conséquence, on s'attend à ce que l'emploi dans ce secteur diminue légèrement au cours des prochaines années.
Avec plus de 20 % des heures travaillées en 2009, une première depuis 1998, le secteur du génie civil et de la voirie est celui qui présente les meilleures perspectives, surtout en raison des investissements dans les infrastructures gouvernementales (routes, égouts, aqueduc, etc.), de la construction d'éoliennes et des investissements en construction et en entretien d'Hydro-Québec. Le niveau de ces investissements, déjà élevé en termes historiques en raison des programmes de relance gouvernementaux mis sur pied pour combattre la récession, devrait continuer à croître. On estime donc que l'emploi y augmentera fortement.
Le secteur de la construction industrielle, avec moins de 8 % des heures travaillées en 2009, un niveau plancher depuis 1994, subit depuis plusieurs années les effets de la baisse de l'activité dans le secteur manufacturier. Cela dit, les investissements en hausse dans le secteur des mines et les effets de la reprise après la récession pourraient permettre une certaine augmentation du nombre d'emplois dans le secteur de la construction industrielle au cours des prochaines années.
Le secteur non réglementé de la rénovation a bénéficié d'une forte croissance au cours des dernières années, en grande partie en raison de l'augmentation très nette du taux d'accessibilité à la propriété au Québec. Les dépenses réelles (après inflation) en rénovation ont en effet augmenté en moyenne de 8 % par année entre 1998 et 2009. Malgré le niveau très élevé de ces dépenses en termes historiques, la vigueur du marché immobilier, l'augmentation prévue du taux d'accessibilité à la propriété et l'âge moyen assez élevé du parc immobilier devraient permettre une certaine croissance de l'emploi dans la rénovation au cours des prochaines années.
- Autres facteurs
Environ 49 % des charpentiers-menuisiers assujettis à la Loi sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'œuvre dans l'industrie de la construction (appelée couramment «décret de la construction») travaillaient en 2009 dans le secteur de la construction résidentielle. On en retrouvait aussi environ 39 % dans le secteur de la construction commerciale et institutionnelle. Ils étaient toutefois moins nombreux dans le secteur du génie civil et de la voirie (9 %) et dans la construction industrielle (3 % ). En outre, de nombreux charpentiers-menuisiers travaillent dans le secteur vigoureux de la rénovation des domiciles des propriétaires occupants, non assujetti au décret. Malgré leur nombre relativement élevé dans les secteurs de la rénovation et de la construction commerciale et institutionnelle, où on prévoit une certaine croissance, ces tendances devraient n'avantager que légèrement l'emploi dans cette profession, surtout en raison de leur présence importante dans le secteur de la construction résidentielle, où on prévoit une baisse de l'emploi.
Par ailleurs, l'apparition d'équipements de travail plus efficaces et de matériaux partiellement préfabriqués permet une croissance notable de leur productivité. Le développement de systèmes de coffrage nécessitant moins de travail de la part des charpentiers-menuisiers, tels les coffrages en polystyrène ou en ossatures d'acier, fait également diminuer les besoins de nouveaux travailleurs. La présence du travail au noir dans la construction et dans cette profession en particulier est par définition difficile à évaluer, mais apporte sans contredit de l'incertitude sur les conséquences concrètes de ces perspectives.
Compte tenu de l'ensemble de ces tendances, le nombre de charpentiers-menuisiers devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient à peine 1 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991. La donnée sur le revenu moyen d'emploi indiquée à la section «Caractéristiques» des «Statistiques» (36 897 $) doit être analysée avec prudence. En effet, elle ne concerne que les 30 % de charpentiers-menuisiers qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 26 405 $.
Même si la grande majorité des charpentiers-menuisiers est salariée, on y trouve une proportion deux fois plus élevée de travailleurs autonomes que dans l'ensemble des professions (21 % par rapport à 11 %), probablement des sous-traitants ou des travailleurs en rénovation. Reflet de la hausse des exigences des employeurs, le niveau de scolarité des charpentiers-menuisiers a augmenté fortement entre 1991 et 2006. En 2006, environ 66 % d'entre eux avaient une formation postsecondaire par rapport à 39 % en 1991. On observe un chômage saisonnier très important. Ainsi, le nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi est trois fois plus élevé de janvier à mars que de juin à novembre.
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui travaillent bien et qui possèdent les connaissances de bases du métier, dont la lecture de plans et les règles de sécurité au travail. Ces candidats doivent être en mesure de travailler dehors, pouvoir résister à la chaleur et au froid, posséder un bon sens de l'équilibre, faire preuve de dextérité et avoir le sens de l'organisation et du travail d'équipe. L'aptitude à conceptualiser et à visualiser, la faculté de s'adapter à divers environnements et à de nouveaux équipements, la minutie et l'initiative sont les qualités les plus recherchées. Ils doivent savoir se bâtir un solide réseau de contacts et de bonnes relations interpersonnelles, car ils peuvent travailler pour plusieurs employeurs au cours d'une même année.
Études et formation
Au Québec, l'obtention des certificats de compétence «apprenti» et «compagnon» de la Commission de la construction du Québec (CCQ) est obligatoire pour travailler sur les chantiers de construction. Pour obtenir le certificat d'apprenti charpentier-menuisier, il faut :
- posséder un diplôme d'études professionnelles (DEP) en charpenterie-menuiserie et obtenir d'un employeur une garantie d'emploi de 150 heures; ou
- en cas de pénurie régionale, soit quand les données de la CCQ démontrent que moins de 5 % des titulaires de certificat d'apprenti d'une région sont disponibles, fournir une garantie d'emploi de 150 heures, avoir suivi un cours de sécurité et satisfaire aux conditions d'admission du cours de charpenterie-menuiserie. Les apprentis non diplômés sont en outre tenus de participer à une activité de formation pour obtenir le renouvellement de leur certificat.
Pour accéder au statut de compagnon, l'apprenti doit compléter une période d'apprentissage de 6 000 heures (y compris la formation du DEP, s'il y a lieu) et réussir les examens de qualification de la CCQ. Ce certificat est renouvelé automatiquement chaque année si le nom de son titulaire est apparu sur un rapport mensuel d'employeur au cours des 14 mois précédant la date de renouvellement. Sinon, il doit renouveler son certificat.
Pour accéder aux emplois de charpentiers-menuisiers non assujettis au décret de la construction, les employeurs exigent habituellement un DEP en charpenterie-menuiserie ou le certificat d'apprenti ou de compagnon.
Les charpentiers-menuisiers qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge, qui leur permet de travailler dans cette profession partout au Canada.
Références utiles
Commission de la construction du Québec
http://www.ccq.org/
Considérations importantes
Compte tenu de la baisse prévue du niveau d'activité dans le secteur de la construction résidentielle, mais de la croissance dans les autres secteurs où ils sont présents, on s'attend à ce que leur nombre augmente légèrement au cours des prochaines années.
Le chômage saisonnier est très élevé, de janvier à mars surtout.
La situation sur le marché du travail des titulaires du diplôme d'études professionnelles (DEP) en charpenterie-menuiserie se compare habituellement à celui de l'ensemble des diplômés de la formation professionnelle. Cette situation pourrait toutefois se détériorer au cours des prochaines années.
7271 - Charpentiers-menuisiers/charpentières-menuisières
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 7271 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 29 250 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 6 150 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 0,3 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 100 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 600 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 700 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 7271 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 98,8 % | 52,7 % |
| Femmes | 1,2 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 7271 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 13,6 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 46,2 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 39,0 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 1,2 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 7271 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 90,8 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 9,2 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
7271 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 30,5 % | 53,2 % |
| Moyen | 36 897 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 16,5 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 62,2 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 21,3 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
7271 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 15,7 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 18,3 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 64,5 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 1,6 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 7271 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 1,5 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 3,2 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 8,7 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 9,0 % | 5,4 % |
| Estrie | 5,0 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 3,7 % | 2,9 % |
| Montérégie | 20,6 % | 18,7 % |
| Montréal | 9,1 % | 24,1 % |
| Laval | 3,6 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 8,9 % | 5,8 % |
| Laurentides | 10,0 % | 7,0 % |
| Outaouais | 5,8 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,8 % | 1,8 % |
| Mauricie | 3,2 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 3,6 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 2,5 % | 1,7 % |
| 7271 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 20,6 % | 11,2 % |
| 7271 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 4,3 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Construction | 84,5 | |
| - construction résidentielle | 53,8 | |
| - construction non résidentielle | 10,7 | |
| - travaux de fondations, de structure et d'extérieur de bâtiment | 9,8 | |
| - travaux de finition de bâtiments | 7,2 | |
| Fabrication | 6,3 |