Plombiers
7251 - Plombiers/plombières
Textes de la profession
Nature du travail
Les plombiers installent, réparent et entretiennent de la tuyauterie, des accessoires et autre matériel de plomberie servant à la distribution de l'eau et à l'évacuation des eaux usées dans des maisons privées et des bâtiments commerciaux et industriels.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=7251
Exemples de titres professionnels
Apprenti plombier;
mécanicien en plomberie;
plombier;
plombier d'entretien.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : avril 2011)
Le nombre de plombiers a diminué fortement au cours de la récession du début des années 1990 et dans les années qui ont suivi, pour ensuite repartir en hausse. Ces mouvements sont directement liés aux tendances de l'industrie de la construction. Compte tenu de la croissance prévue dans cette industrie, leur nombre devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les plombiers qui seront nombreux à prendre leur retraite et par ceux qui obtiendront des promotions à des postes d'entrepreneurs et contremaîtres en tuyauterie ou, s'ils possèdent les compétences requises, de directeurs de la construction (voir 0711 et 0712). Quelques débouchés s'ajouteront en raison de l'augmentation de l'emploi.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux plombiers expérimentés qui sont en chômage et aux finissants du diplôme d'études professionnelles (DEP) en plomberie-chauffage. Même s'il est possible d'obtenir un certificat d'apprenti tuyauteur émis par la Commission de la construction du Québec (CCQ) sans être titulaire du DEP en plomberie-chauffage en cas de pénurie régionale, dans les faits, l'accès à ce certificat, et donc à cette profession, est habituellement réservé aux diplômés de ce DEP. En effet, entre 1998 et 2010, seulement 9 % des nouveaux apprentis tuyauteurs n'étaient pas titulaires de ce diplôme. En raison de la forte augmentation du nombre de diplômés, cette proportion a été inférieure à 1 % de 2008 à 2010. Notons que peu de débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux exigences des employeurs, car la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 relativement faible, selon les données du recensement (5 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions).
Plusieurs personnes sont attirées par cette profession. Toutefois, ses règles d'accès assez sévères (voir la section Formation) et le caractère technique de la formation font diminuer grandement le bassin potentiel de candidats. D'ailleurs, le taux de placement des titulaires du diplôme d'études professionnelles (DEP) en plomberie-chauffage est relativement bon et les emplois qu'ils occupent nettement plus rémunérateurs que ceux de l'ensemble des diplômés de la formation professionnelle, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. En plus, leur taux de chômage se compare bien à la moyenne même si ces enquêtes sont tenues en mars, un des mois où le chômage saisonnier est à son maximum. Notons toutefois que la situation sur le marché du travail de ces diplômés fut nettement moins bonne qu'à l'habitude en 2009 et 2010.
La situation des diplômés de ce programme dépend fortement de la demande dans l'industrie de la construction. Il est possible que la détérioration récente de cette situation soit la conséquence de la hausse importante du nombre de débutants dans ce programme de formation au cours des dernières années. Il a en effet augmenté de 85 % entre 2000-2001 et 2009-2010, passant d'environ 300 à plus de 550. Si c'était le cas, leur situation sur le marché du travail pourrait demeurer moins bonne que par le passé au cours des prochaines années.
Industries
Selon les données du recensement, environ 76 % des plombiers travaillaient en 2006 dans l'industrie de la construction. On en retrouvait aussi en nombre significatif dans le secteur manufacturier (7 %) et dans les administrations publiques (4 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend principalement des tendances dans l'industrie de la construction.
- Industrie de la construction
Après une période de déclin qui s'est poursuivie jusqu'en 1998, l'emploi dans le secteur de la construction a connu une reprise vigoureuse qui a permis d'atteindre en 2008 un sommet historique. De nombreux facteurs se sont conjugués pour expliquer cette reprise, notamment :
- des taux d'intérêt peu élevés;
- une croissance importante des investissements privés et publics;
- une création d'emplois soutenue;
- quelques baisses de taxes et d'impôts;
- l'amélioration du marché du travail des jeunes qui en a incité davantage à quitter le foyer parental;
- le niveau élevé du solde migratoire (immigrants internationaux et interprovinciaux moins émigrants).
Ces facteurs ont permis une augmentation de plus de 60 % de l'emploi dans la construction entre 1998 et 2008. Si l'emploi s'est maintenu en 2009 malgré la récession, c'est en grande partie en raison de la forte augmentation des investissements publics et de la création de programmes d'incitation à la rénovation, deux mesures découlant des plans de relance gouvernementaux.
Dans le secteur de la construction réglementée, le nombre d'heures travaillées a augmenté de près de 90 % entre 1998 et 2008, avant de diminuer de 3 % en 2009, selon les données de la Commission de la construction du Québec (CCQ).
Au cours des prochaines années, la reprise économique devrait permettre une croissance de l'emploi dans la plupart des secteurs de la construction, le secteur résidentiel étant le seul qui devrait perdre du terrain en raison de la baisse du nombre de mises en chantier. L'emploi dans la construction devrait augmenter de façon notable au cours de notre période de prévision (2010-2014), mais à un rythme moins rapide que lors des 10 années qui ont précédé la récession de 2009. La situation sera fort différente selon les secteurs de la construction.
Le secteur de la construction institutionnelle et commerciale fournit près de la moitié des heures travaillées dans la construction réglementée et évolue en général au même rythme que l'ensemble du secteur. Avec de nombreux projets gouvernementaux, la construction institutionnelle devrait connaître une bonne croissance à l'avenir. Le secteur commercial, qui a subi durement les effets de la dernière récession, devrait rebondir. Au total, l'emploi dans le secteur de la construction institutionnelle et commerciale devrait continuer à augmenter au même rythme que l'ensemble du secteur de la construction au cours des prochaines années.
Fournissant en 2009 un peu plus de 20 % des heures travaillées, le secteur de la construction résidentielle réglementée est le secteur qui a le plus bénéficié de la croissance observée entre 1998 à 2008, avec une croissance de 170 % des heures travaillées. Un tel niveau d'activité ne pouvait pas se maintenir. Ce secteur a d'ailleurs connu un léger recul en 2009. D'ailleurs, le nombre de mises en chantier a diminué de plus de 25 % entre son sommet de 2004 et 2009, et devrait continuer à diminuer, selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement. En conséquence, on s'attend à ce que l'emploi dans ce secteur diminue légèrement au cours des prochaines années.
Avec plus de 20 % des heures travaillées en 2009, une première depuis 1998, le secteur du génie civil et de la voirie est celui qui présente les meilleures perspectives, surtout en raison des investissements dans les infrastructures gouvernementales (routes, égouts, aqueduc, etc.), de la construction d'éoliennes et des investissements en construction et en entretien d'Hydro-Québec. Le niveau de ces investissements, déjà élevé en termes historiques en raison des programmes de relance gouvernementaux mis sur pied pour combattre la récession, devrait continuer à croître. On estime donc que l'emploi y augmentera fortement.
Le secteur de la construction industrielle, avec moins de 8 % des heures travaillées en 2009, un niveau plancher depuis 1994, subit depuis plusieurs années les effets de la baisse de l'activité dans le secteur manufacturier. Cela dit, les investissements en hausse dans le secteur des mines et les effets de la reprise après la récession pourraient permettre une certaine augmentation du nombre d'emplois dans le secteur de la construction industrielle au cours des prochaines années.
Le secteur non réglementé de la rénovation a bénéficié d'une forte croissance au cours des dernières années, en grande partie en raison de l'augmentation très nette du taux d'accessibilité à la propriété au Québec. Les dépenses réelles (après inflation) en rénovation ont en effet augmenté en moyenne de 8 % par année entre 1998 et 2009. Malgré le niveau très élevé de ces dépenses en termes historiques, la vigueur du marché immobilier, l'augmentation prévue du taux d'accessibilité à la propriété et l'âge moyen assez élevé du parc immobilier devraient permettre une certaine croissance de l'emploi dans la rénovation au cours des prochaines années.
- Autres facteurs
Les plombiers assujettis à la Loi sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'œuvre dans l'industrie de la construction (appelée couramment «décret de la construction») portent le titre de «tuyauteurs». En 2009, environ 59 % des «tuyauteurs» travaillaient dans le secteur de la construction commerciale et institutionnelle. On en retrouvait aussi environ 21 % dans le secteur de la construction industrielle et 16 % dans le secteur de la construction résidentielle. Ils étaient par contre peu nombreux (4 %) dans le secteur du génie civil et de la voirie. En outre, ils sont très présents dans le secteur de la rénovation des domiciles des propriétaires occupants, non assujetti au décret. En raison de leur présence importante dans les secteurs de la construction où on prévoit moins de croissance, et de leur faible niveau d'activité dans le secteur du génie civil et de la voirie, où on prévoit la croissance la plus forte, ils ne seront que faiblement avantagés par ces tendances.
Le développement de nouveaux outils et l'apparition de nouveaux matériaux permettent une hausse de productivité. Soulignons par ailleurs que cette profession est moins sensible à la situation économique que d'autres professions du secteur de la construction, en raison de la proportion importante de leur travail effectué pour l'entretien et la réparation du matériel existant.
Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, on prévoit que le nombre de plombiers devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient moins de 2 % des postes dans cette profession en 2006, proportion malgré tout en légère hausse depuis 1991. La donnée sur le revenu moyen d'emploi indiquée à la section «Caractéristiques» des «Statistiques» (46 384 $) doit être analysée avec prudence. En effet, elle ne concerne que les 50 % de plombiers qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 33 346 $.
Le travail saisonnier est fréquent. Les périodes les plus actives vont de mai à décembre. Même si la grande majorité des plombiers est salarié, on y trouvait en 2006 une proportion légèrement plus élevée de travailleurs autonomes que dans l'ensemble des professions (14 % par rapport à 11 %), probablement des sous-traitants ou des travailleurs en rénovation. Reflet de la hausse des exigences des employeurs, le niveau de scolarité des plombiers a augmenté fortement entre 1991 et 2006. En 2006, environ 80 % d'entre eux avaient une formation postsecondaire (54 % en 1991).
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent les connaissances techniques du métier, dont la lecture de plans. Ces candidats doivent faire preuve de dextérité, de souplesse et d'endurance et avoir une bonne vision. L'aptitude à conceptualiser et à visualiser, la capacité à analyser et à résoudre des problèmes, la minutie, la patience et l'initiative sont les qualités les plus recherchées. Le bilinguisme est parfois exigé.
Études et formation
Pour exécuter ou faire exécuter des travaux d'installation, de réfection, de modification ou de réparation dans le domaine de la mécanique du bâtiment dans les spécialités de plomberie, de chauffage et de brûleurs à mazout (huile) ou à gaz naturel, il faut porter le titre de «maître mécanicien en tuyauterie». Pour ce, il faut être membre de la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ).
Au Québec, l'obtention des certificats de compétence «apprenti» et «compagnon» de la Commission de la construction du Québec (CCQ) est obligatoire pour travailler sur les chantiers de construction. Pour obtenir le certificat d'apprenti tuyauteur, il faut :
- posséder un diplôme d'études professionnelles (DEP) en plomberie-chauffage et obtenir d'un employeur une garantie d'emploi de 150 heures; ou
- en cas de pénurie régionale, soit quand les données de la CCQ démontrent que moins de 5 % des titulaires de certificat d'apprenti d'une région sont disponibles, fournir une garantie d'emploi de 150 heures, avoir suivi un cours de sécurité et satisfaire aux conditions d'admission du cours de plomberie-chauffage. Les apprentis non diplômés sont en outre tenus de participer à une activité de formation pour obtenir le renouvellement de leur certificat.
Pour accéder au statut de compagnon, l'apprenti doit compléter une période d'apprentissage de 8 000 heures (y compris la formation du DEP, s'il y a lieu) et réussir les examens de qualification de la CCQ. Ce certificat est renouvelé automatiquement chaque année si le nom de son titulaire est apparu sur un rapport mensuel d'employeur au cours des 14 mois précédant la date de renouvellement. Sinon, il doit renouveler son certificat.
Pour les secteurs d'activités non assujettis au décret de la construction, Emploi-Québec veille à l'application de la Loi sur la formation et la qualification professionnelles de la main-d'œuvre et délivre les carnets d'apprentissage. Les employeurs de ces secteurs exigent habituellement un DEP en plomberie-chauffage, ou le certificat d'apprenti ou de compagnon.
La Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec offre des activités de formation et de perfectionnement.
Les plombiers qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge, qui leur permet de travailler en plomberie partout au Canada.
Références utiles
Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec
http://www.cmmtq.org/
Commission de la construction du Québec
http://www.ccq.org/
Considérations importantes
Compte tenu de la croissance prévue dans l'industrie de la construction, le nombre de plombiers devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.
Le chômage saisonnier est assez élevé, de janvier à mars surtout.
Le taux de placement des titulaires du diplôme d'études professionnelles (DEP) en plomberie-chauffage est habituellement bon et les emplois qu'ils occupent nettement plus rémunérateurs que ceux de l'ensemble des diplômés de la formation professionnelle. Il est possible que la détérioration de cette situation en 2009 et 2010 soit la conséquence de la hausse importante du nombre de débutants dans ce programme de formation au cours des dernières années. Si c'était le cas, leur situation sur le marché du travail pourrait demeurer moins bonne que par le passé au cours des prochaines années.
7251 - Plombiers/plombières
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 7251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 5 950 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 950 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 0,8 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 45 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 150 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 195 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 7251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 98,3 % | 52,7 % |
| Femmes | 1,7 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 7251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 12,2 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 46,5 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 38,4 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 2,9 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 7251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 91,7 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 8,3 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
7251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 49,9 % | 53,2 % |
| Moyen | 46 384 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 9,4 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 48,8 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 41,8 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
7251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 8,9 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 10,6 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 79,4 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 1,0 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 7251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 1,0 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 1,9 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 7,6 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 4,8 % | 5,4 % |
| Estrie | 3,0 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 2,6 % | 2,9 % |
| Montérégie | 18,4 % | 18,7 % |
| Montréal | 18,1 % | 24,1 % |
| Laval | 6,7 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 9,9 % | 5,8 % |
| Laurentides | 9,0 % | 7,0 % |
| Outaouais | 5,8 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,2 % | 1,8 % |
| Mauricie | 3,1 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 5,0 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 1,9 % | 1,7 % |
| 7251 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 13,7 % | 11,2 % |
| 7251 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 5,4 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Construction | 75,7 | |
| - installation d'équipements techniques | 67,9 | |
| - construction de bâtiments | 7,3 | |
| Fabrication | 7,2 | |
| Administrations publiques | 3,6 |