Électriciens industriels
7242 - Électriciens industriels/électriciennes industrielles
Textes de la profession
Nature du travail
Les électriciens industriels installent, entretiennent, mettent à l'essai, localisent et réparent du matériel électrique et des commandes électriques et électroniques connexes.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=7242
Exemples de titres professionnels
Apprenti électricien industriel;
électricien industriel;
électricien naval;
électricien de chantier naval;
électricien de manufacture;
électricien d'entretien d'usines;
électricien d'exploitation minière;
électricien d'usine.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : avril 2011)
Au cours des dernières années, le nombre d'électriciens industriels a diminué fortement. Cette baisse s'explique principalement par la généralisation de l'utilisation de composants électroniques dans la machinerie industrielle. Comme cette conversion est en bonne partie déjà réalisée, les effets de cette tendance devraient s'atténuer quelque peu. En conséquence, on prévoit que leur nombre diminuera de façon notable au cours des prochaines années, mais à un rythme un peu moins rapide qu'auparavant.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront essentiellement des postes qui seront libérés par les électriciens industriels qui prendront leur retraite, qui quitteront leur emploi pour un poste d'électricien (voir 7241) ou qui obtiendront des promotions à des postes de supervision ou de gestion.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles aux électriciens expérimentés qui sont en chômage et aux diplômés de la formation professionnelle et technique (voir la section Formation). Notons que peu de débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux exigences des employeurs, car la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 relativement faible, selon les données du recensement (8 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions).
Comme plusieurs formations peuvent mener à cette profession et que ces formations peuvent mener à d'autres professions, il est difficile d'évaluer le bassin de candidats sortant des programmes de formation professionnelle et technique.
Industries
Selon les données du recensement, environ 68 % des électriciens industriels travaillaient en 2006 dans le secteur manufacturier. On en retrouvait aussi en nombre significatif dans les industries du transport (14 %) et de l'extraction minière (6 %), et dans le secteur de la construction (4 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend bien sûr des tendances qui influencent l'emploi dans le secteur manufacturier, mais aussi et surtout des changements dans les besoins des entreprises en matière d'entretien et de réparation de la machinerie industrielle.
- Secteur manufacturier
Après avoir encaissé de lourdes pertes d'emplois au début des années 1990, le secteur manufacturier a connu une croissance remarquable de 1994 à 2000. Cette croissance s'explique en grande partie par la hausse spectaculaire de la valeur des exportations, surtout vers les États-Unis. La récession aux États-Unis au début des années 2000, la hausse importante de la valeur du dollar canadien en 2003 et l'accentuation de la concurrence des pays à faibles salaires, telle la Chine, ont entraîné un revirement complet de la tendance de la deuxième moitié des années 1990. Entre 2001 et 2008, la valeur réelle (en tenant compte de l'inflation) des livraisons est demeurée stable, pendant que, conséquence des gains en productivité, l'emploi reculait d'environ 15 %. Notons que le maintien de la valeur des livraisons fut le résultat de l'augmentation de la demande intérieure, puisque la valeur des exportations a diminué de 15 % au cours de cette période, tandis que la valeur des livraisons domestiques augmentaient de 12 %. Ainsi, la proportion des exportations sur les livraisons est passée de 48 % en 2001 à 40 % en 2008.
On aurait pu penser que le pire était derrière nous. Toutefois, la récession commencée en décembre 2007 aux États-Unis s'est étendue au Canada au dernier trimestre de 2008 et n'a pris fin qu'au troisième trimestre de 2009. Comme c'est presque toujours le cas, le manufacturier fut un des secteurs industriels les plus touchés par cette récession. Ainsi, la valeur réelle des livraisons et des exportations internationales a diminué de près de 15 % en 2009. Réagissant souvent avec un certain délai, l'emploi a toutefois beaucoup moins reculé. Les nombreux contrats de travail partagés ont sûrement atténué l'impact de la baisse de la valeur réelle des livraisons.
Les effets de la récession devraient perdre beaucoup d'ampleur en 2010 et laisser place à une légère croissance de l'emploi par la suite. Celle-ci demeurera modeste, compte tenu de la vigueur incertaine de la reprise aux États-Unis, de la valeur toujours élevée du dollar canadien et de la concurrence toujours vive des pays à faibles salaires.
La situation sera toutefois bien différente d'une industrie à l'autre. Les industries manufacturières de biens de consommation, comme le vêtement, les textiles, le meuble et les plastiques seront les plus désavantagées. De même, les industries de l'impression et du papier continueront à subir les effets de la faiblesse de la demande de leurs produits. Par contre, les perspectives seront meilleures dans les industries qui reposent sur la demande intérieure, comme celles de la fabrication d'aliments et de la fabrication de produits métalliques, et sur la haute technologie, telles celles de la fabrication de matériel de transport et de matériel, de la fabrication d'appareils et de composants électriques.
Compte tenu des industries dans lesquelles les électriciens industriels travaillent, ils ne devraient être que légèrement avantagés par ces perspectives et ce, seulement après la récession actuelle.
- Besoins des entreprises
Les changements dans les besoins des entreprises qui embauchent des électriciens industriels influencent aussi l'évolution de l'emploi dans cette profession. Comme la machinerie est de plus en plus complexe, les employeurs recherchent des employés polyvalents, en mesure de travailler à la fois sur des composants électriques et électroniques. Cette tendance entraîne une hausse des exigences pour les électriciens industriels, mais aussi un plus grand besoin de travailleurs membres de professions plus directement liées à l'électronique, tels les technologues et techniciens en génie électrique et électronique (voir 2241).
Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, on prévoit que le nombre d'électriciens industriels diminuera de façon notable au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 4 % des postes dans cette profession en 2006, proportion malgré tout en légère hausse depuis 1991 (moins de 1 %). Environ 69 % d'entre eux travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion nettement plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %). On retrouvait très peu de travailleurs autonomes dans cette profession (à peine 1 % des emplois par rapport à 11 % dans l'ensemble des professions). Avec environ 92 % de diplômés postsecondaires, il s'agissait de la profession du «personnel des métiers, du transport et de la machinerie» où les travailleurs étaient les plus scolarisés en 2006. Le travail le soir et le week-end est assez fréquent.
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent les connaissances techniques du métier et qui savent les tenir à jour. Ces candidats doivent faire preuve de dextérité et avoir une bonne vision. L'aptitude à conceptualiser et à visualiser, la capacité à analyser et à résoudre des problèmes, la polyvalence, la minutie et l'initiative sont les qualités les plus recherchées. Le bilinguisme est parfois exigé.
Études et formation
Plusieurs lois et règlements encadrent l'exercice de cette profession. Ainsi, les travaux d'installation, de réfection, de modification ou de réparation d'installations électriques aux fins d'éclairage, de chauffage et de force motrice électriques doivent être effectués par un compagnon électricien. En plus, seuls les maîtres-électriciens, membres de la Corporation des maîtres-électriciens du Québec, ont le droit d'installer, de rénover, de remplacer ou de réparer un système électrique en tout ou en partie.
L'apprentissage est obligatoire et tout adulte qui détient un carnet d'apprenti électricien y est admis. Le candidat doit répondre aux conditions de délivrance du carnet d'apprentissage. Pour les secteurs d'activités considérés hors construction, Emploi-Québec veille à l'application de la Loi sur la formation et la qualification professionnelles de la main-d'œuvre et délivre les carnets d'apprentissage. Aucune exigence particulière en matière de formation professionnelle n'est posée pour obtenir ce carnet d'apprentissage d'électricien.
Emploi-Québec tient toutefois compte de la réussite de certains cours : diplôme d'études professionnelles (DEP) en électricité (anciennement électricité d'entretien et électricité de construction) et en électromécanique de systèmes automatisés, et diplôme d'études collégiales (DEC) en technologie de systèmes ordinés et en technologie de l'électronique industrielle. En plus, ces formations sont souvent exigées par les employeurs. Pour accéder au statut de compagnon électricien, l'apprenti doit compléter une période d'apprentissage de 8 000 heures, y compris la formation, s'il y a lieu.
La Corporation des maîtres-électriciens du Québec offre des activités de formation et de perfectionnement.
Les électriciens qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge, qui leur permet de travailler en électricité partout au Canada.
Références utiles
Corporation des maîtres-électriciens du Québec
https://www.cmeq.org
Considérations importantes
On prévoit que le nombre d'électriciens industriels diminuera de façon notable au cours des prochaines années.
Contrairement aux électriciens en bâtiment (voir 7241), le travail est habituellement à temps plein et à l'année.
La généralisation de l'utilisation de l'électronique dans la machinerie industrielle entraîne une augmentation des exigences des employeurs dans l'entretien des équipements et favorise les professions plus directement liées à l'électronique.
7242 - Électriciens industriels/électriciennes industrielles
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 7242 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 4 400 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 400 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | -1,8 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | -80 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 250 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 170 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 7242 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 96,2 % | 52,7 % |
| Femmes | 3,8 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 7242 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 5,7 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 40,5 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 53,2 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 0,6 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 7242 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 97,6 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 2,4 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
7242 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 69,2 % | 53,2 % |
| Moyen | 61 635 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 3,0 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 22,7 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 74,2 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
7242 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 2,8 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 5,3 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 88,4 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 3,5 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 7242 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 1,2 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 2,9 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 5,0 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 7,0 % | 5,4 % |
| Estrie | 3,9 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 2,7 % | 2,9 % |
| Montérégie | 21,7 % | 18,7 % |
| Montréal | 12,2 % | 24,1 % |
| Laval | 3,1 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 5,5 % | 5,8 % |
| Laurentides | 4,7 % | 7,0 % |
| Outaouais | 3,4 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 5,6 % | 1,8 % |
| Mauricie | 7,2 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 7,4 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 6,6 % | 1,7 % |
| 7242 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 1,0 % | 11,2 % |
| 7242 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 8,1 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Fabrication | 68,2 | |
| - fabrication du papier | 14,3 | |
| - première transformation de métaux | 13,9 | |
| - fabrication de machines | 6,1 | |
| - fabrication de matériel de transport | 5,9 | |
| - fabrication de matériel, d'appareils et de composants électriques | 5,4 | |
| - fabrication de produits en bois | 4,5 | |
| Transport et entreposage | 14,5 | |
| Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz | 6,4 | |
| Construction | 4,4 |