Commis d'épicerie et garnisseurs de tablettes - commerce de détail

6622 - Commis d'épicerie et autres garnisseurs/garnisseuses de tablettes - commerce de détail
Textes de la profession

Nature du travail

Les commis d'épicerie et les autres garnisseurs de tablettes - commerce de détail emballent les achats des clients, apposent les prix sur les produits, garnissent les étagères et remplissent les commandes postales et téléphoniques.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :

http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=6622 

Exemples de titres professionnels

Commis à l'emballage;
commis aux denrées;
commis aux prix - commerce de détail;
commis de supermarché;
commis d'épicerie;
emballeur d'épicerie;
garnisseur de tablettes - commerce de détail;
préposé aux commandes.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : avril 2011)

Au cours des dernières années, le nombre de commis d'épicerie et les autres garnisseurs de tablettes - commerce de détail a augmenté légèrement. Ces mouvements s'expliquent par les tendances qui influencent le commerce de détail, surtout l'industrie des magasins d'alimentation. Compte tenu de ces tendances, leur nombre devrait continuer à augmenter légèrement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu du fort taux de roulement dans cette profession. Beaucoup d'étudiants occupent en effet un emploi à temps partiel dans cette profession et le quittent à la fin de leurs études pour des emplois dans des professions associées à leur domaine d'études, ou même avant, pour diversifier leur expérience de travail et accéder à des emplois qui offrent de meilleures conditions de travail. D'autres jeunes se servent de leur expérience dans cette profession comme tremplin pour accéder à des postes plus stables et mieux rémunérés dans le commerce de détail ou ailleurs. On retrouvait d'ailleurs en 2006 dans cette profession de trois à quatre fois plus de jeunes âgés de moins de 25 ans que dans l'ensemble des professions (53 % par rapport à 14 %) et de deux à trois fois plus de personnes travaillant à temps partiel (51 % par rapport à 21 %). D'autres débouchés proviendront de l'augmentation de l'emploi et des postes qui seront libérés par les membres de cette profession qui prendront leur retraite.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles à des étudiants, à d'autres jeunes qui satisfont aux exigences des employeurs, aux commis et garnisseurs expérimentés en chômage et à un certain nombre d'immigrants. En effet, quoique moins élevée que dans l'ensemble des professions (8 % par rapport à 12 % en 2006, selon les données du recensement), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants.

Historiquement, cette profession a toujours attiré beaucoup de candidats. Cet attrait semble toutefois diminuer depuis quelques années. En effet, le bassin traditionnel de candidats se rétrécit principalement en raison des conditions de travail difficiles (travail le soir et les week-ends, travail debout durant de longues heures, etc.), de la rémunération de moins en moins concurrentielle dans un marché du travail en croissance et de la baisse démographique du nombre de jeunes. En plus, les employeurs déplorent les lacunes du côté du sens du service à la clientèle chez un grand nombre de candidats qui postulent les emplois offerts.

Face à ces difficultés de recrutement, les employeurs embauchent de plus en plus de commis âgés de 55 ans et plus. Ainsi, la proportion de commis âgés de 55 ans et plus ans est passé 3,1 % en 1991 à 7,5 % en 2006, selon les données des recensements, et de 5 % en 2000 à 12 % en 2010 selon les données de l'Enquête sur la population active de Statistique Canada.

Industries

Selon les données du recensement, environ 94 % des commis d'épicerie et les autres garnisseurs de tablettes - commerce de détail travaillaient en 2006 dans le commerce de détail, principalement dans les magasins d'alimentation (77 %).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend en premier lieu des tendances qui influencent l'emploi dans les magasins d'alimentation. Ces tendances sont principalement liées à l'évolution démographique, aux habitudes de consommation et aux changements technologiques.

- Démographie

Comme dans la plupart des professions, l'évolution de l'emploi dans celle-ci dépend en partie du niveau de croissance de la population. Cela dit, comme la population du Québec n'a augmenté en moyenne que de 0,7 % par année entre janvier 2001 et janvier 2010, ce facteur n'a que légèrement favorisé l'augmentation de l'emploi dans cette profession au cours des dernières années. Même si le taux de croissance de la population a légèrement augmenté plus récemment (en moyenne de 1,0 % par année entre janvier 2008 et janvier 2010), la croissance de la population devrait continuer à n'avantager que légèrement l'emploi dans cette profession au cours des prochaines années.

- Habitudes de consommation

Depuis une vingtaine d'années, on a assisté à d'importants changements dans les achats d'aliments au Québec. Ainsi, entre 1986 et 2001, ces achats ont augmenté plus rapidement dans les restaurants (plus de 70 %) que dans les magasins d'alimentation (un peu moins de 45 %), selon les données de Statistique Canada.

Même si les achats alimentaires des Québécois ont crû plus rapidement dans les restaurants que dans les magasins d'alimentation, le consommateur québécois consacrait encore en 2001 plus de 70 % de ses dépenses alimentaires dans les magasins d'alimentation. Le Québec se classait d'ailleurs tout près du premier rang à ce chapitre parmi les provinces canadiennes, tout juste derrière les Maritimes.

- Changements technologiques

Au cours des dernières années, les magasins d'alimentation et les autres commerces de détail ont implanté de nombreux changements technologiques, dont les caisses enregistreuses informatisées à lecture optique et, de façon moins généralisée, les caisses automatisées en libre-service. Ces changements ont eu davantage d'impact dans d'autres professions que celle-ci. Cela dit, l'abandon de l'étiquetage des produits, rendu moins utile en raison de la lecture optique des caisses enregistreuses, ainsi que l'absence d'emballeur pour aider les consommateurs qui utilisent les caisses automatisées en libre-service, a fait diminuer quelque peu la demande dans cette profession. Par contre, la grande majorité des consommateurs sont encore réticents à utiliser ces caisses enregistreuses, ce qui restreint énormément les impacts qu'ils pourraient entraîner sur la demande dans cette profession. Un éventuel changement de la perception des consommateurs à cet égard pourrait toutefois désavantager beaucoup plus l'emploi dans cette profession.

- Autres tendances

La décision (décembre 2006) du gouvernement de modifier la «Loi sur les heures et les jours d'admission dans les établissements commerciaux» pour les établissements d'alimentation de façon à permettre à plus d'employés de travailler le samedi et le dimanche de 17 h à 20 h a entraîné une certaine augmentation de la demande d'emballeurs et de commis d'épicerie, mais n'a pas eu d'impact sur celle des garnisseurs de tablettes. Cela dit, il est difficile de savoir si cette augmentation de la demande s'est traduite en nouvelles embauches ou en augmentation des heures travaillées. En effet, la forte proportion de travail à temps partiel dans cette profession laisse croire que l'augmentation des heures d'ouverture sans contrainte sur le nombre d'employés en magasin peut se concrétiser en grande partie par une augmentation des heures travaillées par le personnel déjà en place.

Compte tenu de l'ensemble de ces tendances, le nombre de commis d'épicerie et les autres garnisseurs de tablettes - commerce de détail devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 33 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en légère hausse depuis 1991 (26 %). Le travail le soir et les week-ends est fréquent, et le travail de nuit est parfois exigé des garnisseurs de tablettes. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (22 549 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 31 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année, dont un bon nombre d'étudiants, ne s'élevait qu'à 8 594 $. Il y avait très peu de travailleurs autonomes dans cette profession en 2006 (1 % par rapport à 11 % dans l'ensemble des professions).

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats courtois qui ont le sens de l'organisation. Les candidats doivent avoir une présentation soignée et de la facilité à communiquer. L'autonomie, la disponibilité, la patience, l'honnêteté et le sens du service à la clientèle sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme est parfois exigé.

Études et formation

Les employeurs n'exigent habituellement pas de formation autre qu'un diplôme d'études secondaires (DES). D'ailleurs, la proportion de titulaires de diplômes d'études postsecondaires était en 2006 beaucoup moins élevée que dans l'ensemble des professions (28 % par rapport à 64 %, selon les données du recensement). En plus, les domaines d'études de ces diplômés ne présentent aucune concentration notable et ne reflètent donc nullement les exigences de la profession.

Plusieurs employeurs donnent de la formation à l'interne. Les commissions scolaires offrent des attestations de formation professionnelle (AFP) dans ce domaine. Ces programmes constituent un atout pour accéder à cette profession.

Références utiles

Comité sectoriel de main-d'œuvre du commerce de l'alimentation
http://www.csmoca.org/ 

Considérations importantes

Compte tenu des tendances qui influencent le commerce de détail, surtout dans les magasins d'alimentation, le nombre de commis d'épicerie et les autres garnisseurs de tablettes - commerce de détail devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.

Les débouchés proviendront en premier lieu du fort taux de roulement dans cette profession. Cette profession fournit beaucoup d'emplois à temps partiel aux étudiants et sert de tremplin à d'autres jeunes pour accéder à des postes plus stables et mieux rémunérés.

Le bassin traditionnel de candidats se rétrécit en raison de la rémunération de moins en moins concurrentielle dans un marché du travail en croissance et de la baisse démographique du nombre de jeunes.

6622 - Commis d'épicerie et autres garnisseurs/garnisseuses de tablettes - commerce de détail
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 6622 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 43 550 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 800 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,7 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 300 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 650 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 950 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 6622 Ensemble des
professions
Hommes 66,7 % 52,7 %
Femmes 33,3 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 6622 Ensemble des
professions
15- 24 ans 53,2 % 14,1 %
25- 44 ans 25,5 % 45,1 %
45- 64 ans 20,7 % 38,8 %
65 ans et plus 0,6 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 6622 Ensemble des
professions
Plein temps 49,4 % 79,2 %
Temps partiel 50,6 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
6622 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 31,3 % 53,2 %
Moyen 22 549 45 157
0 à 19 999 $ 45,2 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 52,8 % 52,4 %
50 000 $ et plus 2,0 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
6622 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 33,7 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 38,1 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 25,8 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 2,4 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 6622 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 1,2 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 2,4 % 2,5 %
Capitale-Nationale 9,1 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 5,2 % 5,4 %
Estrie 3,7 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,7 % 2,9 %
Montérégie 20,1 % 18,7 %
Montréal 19,8 % 24,1 %
Laval 4,9 % 5,0 %
Lanaudière 6,7 % 5,8 %
Laurentides 8,6 % 7,0 %
Outaouais 4,5 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 2,3 % 1,8 %
Mauricie 3,5 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 3,4 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 1,9 % 1,7 %


6622 Ensemble des
professions
Travail autonome 1,2 % 11,2 %


6622 Ensemble des
professions
Immigration 7,6 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi (%) (%)
Commerce de détail 93,8
- magasins d'alimentation 77,0
- magasins de fourniture de tout genre 9,1
- magasins de produits de santé et de soins personnels 2,7
Commerce de gros 2,7