Soigneurs d'animaux et travailleurs en soins des animaux
6483 - Soigneurs/soigneuses d'animaux et travailleurs/travailleuses en soins des animaux
Textes de la profession
Nature du travail
Les soigneurs d'animaux tondent le poil des animaux, les lavent et les toilettent. Les travailleurs en soins des animaux nourrissent, manipulent, dressent et toilettent les animaux et aident les vétérinaires, les technologues et les techniciens en santé animale et les éleveurs.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=6483
Exemples de titres professionnels
Aide en soins vétérinaires;
dresseur de chiens;
préposé à la fourrière;
préposé au chenil;
préposé aux animaux de laboratoire;
soigneur d'animaux (sauf animaux de ferme);
toiletteur pour animaux d'agrément;
toiletteur pour chiens;
travailleur en soins des animaux (sauf animaux de ferme).
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : mai 2011)
Au cours des dernières années, le nombre de soigneurs d'animaux et travailleurs en soins des animaux a augmenté fortement. Cette augmentation s'explique principalement par la croissance de la demande en services vétérinaires pour les animaux de compagnie, mais aussi par l'accroissement de la variété des soins généraux que les propriétaires apportent à leurs petits protégés. Étant donné que cette tendance devrait se maintenir, on prévoit que le nombre de soigneurs d'animaux et travailleurs en soins des animaux continuera à augmenter fortement au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront entre autres de l'augmentation de l'emploi et du roulement de personnel dans cette profession. En effet, même s'il est plutôt facile d'accéder à la profession, de nombreux travailleurs quittent cette profession après quelques années, en grande partie en raison des conditions de travail peu avantageuses et parfois difficiles : revenus peu élevés, travail le soir et les fins de semaine, effort physique, problème d'allergies, etc. Par contre, ces horaires de travail et conditions difficiles pour les uns offrent aux jeunes et aux étudiants des débouchés intéressants.
Reflet du roulement important dans cette profession, la proportion de membres de cette profession âgés de 45 ans et plus était en 2006 beaucoup plus faible que dans l'ensemble des professions (28,5 % par rapport à 41 %, selon les données du recensement). Ces mêmes données nous montrent d'ailleurs que la proportion de jeunes âgés de moins de 25 ans, le temps partiel et le pourcentage ayant touché un revenu moyen d'emploi inférieur à 10 000 $ en 2005 sont beaucoup plus élevés chez les travailleurs en soins des animaux que dans l'ensemble des professions. Il est à noter qu'on prévoit que le nombre de postes qui seront libérés par les membres de cette profession qui prendront leur retraite sera proportionnellement moins élevé que dans l'ensemble des professions, car la proportion des membres de plus de 55 ans recensés en 2006 y est nettement inférieure à la moyenne québécoise (8,6 % par rapport à 14,6 % ).
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux personnes qui satisfont aux exigences des employeurs (voir plus loin la section Formation). Selon le recensement de 2006, environ 31 % des membres de la profession détenaient un diplôme d'études secondaires (DES) et 17 % n'avaient aucun diplôme. Outre le DES, une certification en toilettage, en dressage ainsi que des cours en santé animale sont parfois exigés selon les postes. Puisque l'expérience est souvent une exigence d'emploi, quelques débouchés pourront être pourvus par les soigneurs d'animaux expérimentés en chômage. La faible proportion d'immigrants dans ce groupe professionnel (7 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions en 2006, selon les données du recensement) nous laisse penser que peu de débouchés seront pourvus par des immigrants.
Industries
Selon les données du recensement, 50 % des soigneurs d'animaux et travailleurs en soins des animaux travaillaient en 2006 dans les soins pour animaux de maison (chenils, toilettage, dressage. etc. ), excluant les soins vétérinaires. Près de 18 % évoluaient dans les autres services professionnels, scientifiques et techniques, surtout dans les services vétérinaires. Finalement, près de 10 % des membres de la profession travaillaient dans les animaleries et magasins de fournitures pour animaux. On en retrouvait aussi un nombre significatif dans l'agriculture (5 %) et dans les jardins zoologiques (4 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend de la demande de services vétérinaires pour les aides en soins vétérinaires mais aussi en soins de toutes sortes pour les chiens, chats et autres animaux de compagnie. La profession est aussi influencée par la demande dans les jardins zoologiques pour les gardiens de zoo.
- Demande de services vétérinaires
Puisqu'en sont exclus les travailleurs en soins des animaux de ferme, la demande de services vétérinaires pour la profession des soigneurs d'animaux provient en premier lieu de la médecine des animaux de compagnie. Dans ce secteur, les perspectives semblent positives. Que ce soit pour combattre la solitude, pour se protéger ou en raison de la popularité croissante de la zoothérapie (utilisation des animaux de compagnie pour atteindre l'équilibre affectif et psychologique), ce secteur d'intervention progresse régulièrement. D'ailleurs, les dépenses des familles en soins vétérinaires ont connu une croissance avoisinant les 90 % de 1997 à 2008, selon les données de l'Enquête sur les dépenses des ménages de Statistique Canada.
- Demandes de soins et activités diverses
Les animaux de compagnie dans notre société sont de plus en plus acceptés et bénéficient de certaines protections juridiques. Ils ont souvent une place très importante au sein des familles. En plus des services vétérinaires, cet « amour des animaux » génère une série de besoins que les membres de la profession des travailleurs en soins des animaux peuvent combler. Le toilettage des chiens et chats de compagnie, le dressage canin pour la garde ou simplement pour un meilleur comportement de l'animal et finalement les services de pension temporaire sont autant de services influencés par la hausse du nombre d'animaux de compagnie et par l'attention qu'on leur porte. Selon les données de l'Enquête sur les dépenses des ménages de Statistique Canada, les dépenses des familles du Québec en achat d'animaux domestiques, en nourriture et articles pour ces animaux ont connu une hausse de près de 50 % de leurs dépenses de 1997 à 2008.
Cette tendance devrait favoriser la hausse de l'emploi dans cette profession au cours des prochaines années.
- Jardins zoologiques
Contrairement à une perception répandue, les besoins des zoos sont davantage liés aux soins généraux des animaux qu'à leurs soins de santé. C'est pourquoi on trouve dans les zoos beaucoup plus de soigneurs d'animaux que de technologues et techniciens en santé animale (3213), selon les données des recensements et de l'enquête Relance. Par contre, il n'est pas exclu qu'un certain nombre de ces soigneurs soient des diplômés de niveau collégial en techniques de santé animale.
Selon les données de Statistique Canada, les revenus d'exploitation des jardins zoologiques et des jardins botaniques du Canada sont demeurés assez stables au cours des dernières années. Comme rien n'indique de changement de tendance, on peut s'attendre à ce que le nombre de gardiens de zoo demeure assez stable au cours des prochaines années.
Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, on prévoit que le nombre de soigneurs d'animaux et travailleurs en soins des animaux augmentera fortement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données du recensement de 2006, les femmes occupaient 71 % des postes dans cette profession, proportion en forte hausse depuis 1991 (59 %). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (21 972 $) présentée dans la section « Caractéristiques » des « Statistiques » situe la profession parmi les 5 % ayant le revenu le moins élevé. Il faut par contre nuancer, puisque cette donnée ne s'applique qu'à 40 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait à 9 280 $. La proportion de travailleurs autonomes était aussi assez élevée dans la profession en 2006 (37 % par rapport à 11 % dans l'ensemble des professions). Ce travail autonome semble concentré dans les activités de gardiennage, de toilettage, d'élevage, de pension et de dressage.
Toujours selon les données du recensement, la proportion de soigneurs d'animaux et travailleurs en soins des animaux à temps partiel en 2006 était de 34,5 % comparativement à 20,8 % pour l'ensemble des professions. On observe un certain chômage saisonnier de janvier à mars, le nombre de bénéficiaires de l'assurance-emploi étant en moyenne au cours de cette période de l'année près de 50 % plus élevé que de mai à septembre. Notons que les gardiens de zoo et les soigneurs d'animaux qui travaillent dans l'agriculture sont les plus touchés par ce chômage saisonnier.
Exigences
Pour accéder à cette profession, les candidats doivent aimer les animaux, posséder le sens de l'organisation et être responsables. Une certaine force physique, pour soulever les bêtes à l'occasion, est requise. La patience avec les animaux est exigée. Puisque plusieurs membres de la profession doivent transiger quotidiennement avec la clientèle, il faut aimer communiquer avec les gens et être courtois. La capacité de travailler en équipe, d'accepter des horaires variables et de s'adapter à différentes situations sont des qualités recherchées.
Études et formation
Les exigences des postes offerts peuvent être très différentes selon qu'il s'agisse d'un aide en soins vétérinaires, d'un préposé aux animaux de laboratoire, d'un gardien de zoo, d'un toiletteur ou d'un dresseur canin. En fait, les exigences de base de la profession se résument souvent à un diplôme d'études secondaires (DES) et selon le poste, une certification comme toiletteur ou dresseur canin émise par des écoles privées et des cours en santé animale et une formation d'animalier pour les aides en soins vétérinaires et les gardiens de zoo.
Aucun diplôme de niveau professionnel ou technique en lien direct avec cette profession n'est décerné par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Par contre, il existe une formation d'animalier qui conduit à l'obtention d'une attestation d'études professionnelles (AEP, décernée exclusivement par les commissions scolaires). Cette formation d'animalier constitue un atout pour plusieurs emplois dans la profession. De plus, selon les données des 5 dernières années de l'enquête Relance de ce ministère, de nombreux titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en santé animale ont accédé à la profession de travailleurs en soins des animaux. Ce diplôme de niveau collégial jumelé à de l'expérience comme travailleur en soins des animaux peut ultérieurement permettre l'accès à la profession de technologues et techniciens en santé animale (voir 3213).
Références utiles
Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ)
Santé animale
http://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Productions/santeanimale/
Humane Society International
http://www.hsi.org/french/francais.html
Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux
http://www.spcamontreal.com/
Association nationale d'intervention pour le mieux-être des animaux
http://www.animaquebec.com/
Attestation d'études professionnelles - Animalier
http://inforoutefpt.org/aep/documents/programmes/02Animalier00223.pdf
Considérations importantes
Les animaux de compagnie occupent une grande place dans les familles de nos jours. L'attention qu'on leur porte en termes de soins vétérinaires, de toilettage, de dressage et autres explique qu'on prévoit une forte croissance du nombre de soigneurs d'animaux et travailleurs en soins des animaux au cours des prochaines années.
La formation exigée pour l'accès à la profession peut varier selon l'emploi occupé dans la profession. Outre l'attestation d'études professionnelles (AEP) comme animalier, des cours en école privée tels que toiletteur ou dresseur, des cours de base en santé animale et même des cours techniques de niveau collégial pour certains emplois de la profession peuvent être exigés.
6483 - Soigneurs/soigneuses d'animaux et travailleurs/travailleuses en soins des animaux
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 6483 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 2 550 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 70 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 2,1 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 60 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 50 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 110 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 6483 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 28,7 % | 52,7 % |
| Femmes | 71,3 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 6483 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 24,2 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 47,3 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 26,1 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 2,4 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 6483 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 65,5 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 34,5 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
6483 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 40,2 % | 53,2 % |
| Moyen | 21 972 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 55,1 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 39,4 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 5,6 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
6483 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 17,1 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 31,0 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 43,9 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 7,9 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 6483 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 1,0 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 1,6 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 5,6 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 4,9 % | 5,4 % |
| Estrie | 4,1 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 5,6 % | 2,9 % |
| Montérégie | 22,2 % | 18,7 % |
| Montréal | 18,9 % | 24,1 % |
| Laval | 2,7 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 7,6 % | 5,8 % |
| Laurentides | 7,8 % | 7,0 % |
| Outaouais | 7,4 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 2,7 % | 1,8 % |
| Mauricie | 3,9 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 3,3 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,6 % | 1,7 % |
| 6483 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 37,1 % | 11,2 % |
| 6483 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 6,6 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Autres services personnels (y compris les soins pour animaux de maison) | 49,5 | |
| Services professionnels, scientifiques et techniques | 17,6 | |
| - autres services professionnels, scientifiques et techniques (y compris les services vétérinaires) | 15,6 | |
| Autres magasins de détail divers (y compris les animaleries et magasins de fournitures pour animaux) | 9,0 | |
| Arts, spectacles et loisirs (y compris les jardins zoologiques) | 6,0 | |
| Agriculture | 4,5 |