Maîtres d'hôtel et hôtes
6451 - Maîtres d'hôtel et hôtes/hôtesses
Textes de la profession
Nature du travail
Les maîtres d'hôtel et les hôtes accueillent et accompagnent les clients aux tables et surveillent et coordonnent les activités des serveurs d'aliments et de boissons.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=6451
Exemples de titres professionnels
Hôte de restaurant;
hôte - services alimentaires;
maître d'hôtel.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : avril 2011)
A) Vue d'ensemble
Au cours des dernières années, le nombre de maîtres d'hôtel et hôtes a augmenté de façon notable. L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend en premier lieu des tendances de l'emploi et de la consommation dans la restauration. Compte tenu de ces tendances, leur nombre devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Industries
Selon les données du recensement, près de 80 % des maîtres d'hôtel et hôtes travaillaient en 2006 dans l'industrie de la restauration, en premier lieu dans des restaurants à service complet (75 %). On en retrouvait aussi en nombre significatif dans les restaurants d'hôtels (12 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession est en premier lieu liée aux tendances dans la restauration. Ces tendances sont elles-mêmes liées à la situation économique, au tourisme et à la démographie.
- Situation économique
L'industrie de la restauration est très sensible à la situation économique, puisque les dépenses pour les repas au restaurant sont souvent parmi les premières à faire les frais des réductions de dépenses des consommateurs. À l'inverse, la sortie au restaurant constitue souvent un des premiers luxes que s'offrent les consommateurs lorsque leur situation économique s'améliore. Après une année difficile en raison de la récession en 2009, cette industrie devrait bénéficier quelque peu de la croissance modeste prévue au cours de notre période de prévision (2010-2014).
- Tourisme
Au cours des années 1990, l'industrie de la restauration a profité grandement de la vitalité du tourisme. Le tourisme au Québec a en effet bénéficié du bas niveau du dollar canadien, de la diversification des activités sportives, culturelles et touristiques offertes par les hôtels et les organisations touristiques, de l'augmentation du nombre de congrès, de la croissance du commerce international et de la popularité croissante des festivals et autres événements spéciaux. Cette croissance s'est manifestée autant par l'augmentation du nombre de touristes étrangers que du nombre de Québécois qui prenaient leurs vacances au Québec. La situation s'est toutefois quelque peu détériorée depuis 2001 en raison d'événements ponctuels malheureux (11 septembre 2001, syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), guerre en Irak, etc.), de la récession aux États-Unis et, depuis 2003, du niveau élevé du dollar canadien.
Après avoir subi assez durement la récession en 2009, le tourisme devrait s'améliorer, quoique le niveau élevé du dollar canadien et la hausse probable du prix du pétrole pourraient ralentir quelque peu le niveau de croissance du tourisme. Par contre, aux avantages cités plus tôt s'est ajoutée plus récemment la popularité du tourisme nordique, du camping sauvage, de l'écotourisme et du tourisme gastronomique. En plus, de nombreux projets d'investissements permettront de développer davantage les infrastructures touristiques au Québec.
De nombreux emplois qui y sont liés sont de nature saisonnière, mais les efforts pour développer un tourisme d'affaires et des produits touristiques misant sur les atouts des différentes saisons favorisent un meilleur étalement des activités durant l'année. En conséquence, la croissance du tourisme devrait avantager quelque peu l'emploi dans cette industrie au cours des prochaines années.
- Démographie
Comme dans la plupart des professions, l'évolution de l'emploi dans celle-ci dépend en partie du niveau de croissance de la population. Cela dit, comme la population du Québec n'a augmenté en moyenne que de 0,7 % par année entre janvier 2001 et janvier 2010, ce facteur n'a que légèrement favorisé l'augmentation de l'emploi dans cette profession au cours des dernières années. Même si le taux de croissance de la population a légèrement augmenté plus récemment (en moyenne de 1,0 % par année entre janvier 2008 et janvier 2010), la croissance de la population devrait continuer à n'avantager que légèrement l'emploi dans cette profession au cours des prochaines années.
- Changements dans les achats d'aliments
Depuis une vingtaine d'années, on a assisté à d'importants changements dans les achats d'aliments au Québec. Ainsi, entre 1986 et 2001, ces achats ont augmenté plus rapidement dans les restaurants (plus de 70 %) que dans les magasins d'alimentation (un peu moins de 45 %), selon les données de Statistique Canada. Le fait que les achats d'aliments ont augmenté plus rapidement dans les restaurants que dans les magasins d'alimentation découle en partie de l'amélioration de la situation économique, mais surtout de facteurs démographiques et sociaux.
Ainsi, le vieillissement de la population, l'augmentation du nombre de ménages d'une seule personne et la participation accrue des femmes au marché du travail a nettement favorisé l'industrie de la restauration, tant du côté de la restauration traditionnelle que des comptoirs de repas à emporter, des restaurants qui effectuent la livraison et des services des traiteurs. Cette tendance, déjà forte, l'aurait été encore davantage, n'eut été la croissance spectaculaire des ventes de mets à emporter et de préparations alimentaires précuites dans les magasins d'alimentation. Ainsi, les achats de dîners précuits ont augmenté de 470 % entre 1986 et 2001, tandis que ceux d'autres préparations alimentaires précuites ont bondi de 700 % !
Cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochaines années. D'une part, les facteurs à l'origine de cette tendance devraient encore gagner en importance et, d'autre part, le Québec se classait en 2001 tout près du dernier rang parmi les provinces canadiennes dans la proportion des dépenses alimentaires effectuées dans les restaurants (28,5 % par rapport à 30,3 % pour le Canada), tout juste devant les Maritimes. Il reste donc place à l'augmentation à ce chapitre.
Compte tenu de l'ensemble de ces tendances, le nombre d'emplois dans l'industrie de la restauration devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.
- Tendances de consommation dans la restauration
D'autres tendances, relativement neutres sur le niveau d'activité dans la restauration, influencent par contre de façon importante l'évolution de l'emploi dans les principales professions de la restauration, dont celle-ci. Ainsi, le vieillissement de la population avantage les restaurants à service complet et désavantage les restaurants à service restreint. Les restaurants à service restreint, dont font partie les «fast-food», subissent en plus les effets de la sensibilisation croissante de la population aux problèmes d'obésité. Le vieillissement de la population influence par ailleurs négativement l'emploi dans les bars, tavernes et boîtes de nuit, secteur qui fait partie de l'industrie de la restauration.
Ces tendances avantagent en premier lieu les chefs (6241), les serveurs (6453) et les maîtres d'hôtel et hôtes (la présente profession), désavantagent les barmans (6452) et les serveurs au comptoir et aides de cuisine (6641), et sont relativement neutres sur l'emploi des cuisiniers (6242), des superviseurs des services alimentaires (6212) et des directeurs de la restauration et des services alimentaires (0631). En conséquence, les maîtres d'hôtel et hôtes ont augmenté légèrement leur importance relative dans l'industrie de la restauration. Cette tendance devrait se maintenir au cours des prochaines années.
- Autres facteurs
Le secteur de la restauration est caractérisé par une concurrence féroce, tant du côté des chaînes de restauration que des restaurants indépendants. La qualité des services à la clientèle représente un des éléments clés pour attirer les faveurs des consommateurs. Les maîtres d'hôtel et hôtes devraient bénéficier de cette tendance.
Compte tenu de l'ensemble de ces tendances, le nombre de maîtres d'hôtel et hôtes devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 79 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en légère baisse depuis 1991 (84 %). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (26 859 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 22 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 9 115 $. Par ailleurs, cette profession se distingue par la présence d'une proportion importante de jeunes qui occupent un emploi dans cette profession tout en poursuivant leurs études. Reflet de cette présence, les données du recensement de 2006 nous montrent que la proportion de jeunes âgés de moins de 25 ans, le temps partiel et le pourcentage ayant touché un revenu moyen d'emploi inférieur à 10 000 $ en 2005 étaient de deux à quatre fois plus élevée chez les maîtres d'hôtel et hôtes que pour l'ensemble des professions.
B) Tendances par spécialité
- Hôtes
Les hôtes forment la majorité des membres de cette profession. Les postes d'hôtes sont occupés en majorité par des jeunes femmes, souvent des étudiantes qui travaillent à temps partiel durant leurs études collégiales ou universitaires. Les données du recensement de 2006 illustrent éloquemment cette observation. En effet, les femmes âgées de 15 à 24 ans occupaient plus de la moitié (54 %) des emplois dans ce groupe professionnel. Comme les périodes de travail les plus intenses sont les jeudis et vendredis soirs et le week-end et correspondent bien à leur disponibilité, elles conservent souvent cet emploi tout au long de leurs études. Elles demeurent toutefois rarement dans cette industrie par la suite.
Dans les restaurants d'hôtel et les restaurants plus huppés, on retrouve plus souvent des personnes moins jeunes qui font carrière dans la restauration. Comme la présence des hôtes n'est requise que lors des heures de repas, leur horaire est souvent brisé en périodes le midi et le soir. Dans certains établissements, les hôtes complètent leurs horaires en effectuant des tâches de débarrasseur, de caissier, d'aide-cuisinier ou de serveur. La rémunération n'est généralement que légèrement supérieure au salaire minimum. Quelques établissements complètent cette rémunération avec un partage des pourboires reçus par les serveurs.
Les débouchés seront assez nombreux et proviendront surtout des postes qui seront libérés par les hôtes qui quitteront cette profession et par ceux qui obtiendront des promotions à des postes de serveur, maître d'hôtel, gérant de salle à manger ou gérant de restaurant. L'augmentation de l'emploi permettra l'ouverture d'on bon nombre d'autres postes, mais peu d'hôtes libéreront leur poste en raison de la retraite. Ces débouchés seront accessibles à des étudiantes et à d'autres personnes qui possèdent de l'expérience en restauration ou dans le service à la clientèle. Cette profession attire suffisamment de candidats pour pourvoir les postes vacants sans difficulté.
Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent une bonne présentation et qui ont des aptitudes à la communication et au service à la clientèle. Les candidats doivent aussi être d'un abord agréable et faire preuve d'entregent. Le bilinguisme est souvent requis.
- Maîtres d'hôtel
Les maîtres d'hôtel travaillent surtout dans des restaurants d'hôtel, des restaurants huppés et des centres de congrès ou d'événements spéciaux. Ce dernier créneau est actuellement en croissance.
La majorité des postes de maîtres d'hôtel sont occupés par d'anciens serveurs, hommes et femmes. La présence des maîtres d'hôtel n'est requise que lors des heures de repas. Leur horaire est donc souvent brisé en périodes le midi et le soir. Certains établissements n'embauchent des maîtres d'hôtel que pour les repas du soir. Les maîtres d'hôtel travaillent par contre plus souvent à temps plein que les hôtes. En effet, on leur confie assez souvent des responsabilités de gestion et d'administration en plus de leurs tâches. Dans ce cas, leurs fonctions englobent celles des superviseurs des services alimentaires et même des directeurs de la restauration (voir 6221 et 0631). Leur salaire horaire est nettement plus élevé que celui des serveurs, mais comme ils ne reçoivent habituellement pas de pourboire, leur revenu global est souvent inférieur. Cet écart entraîne certaines difficultés de recrutement, plusieurs candidats préférant conserver leur poste de serveur malgré le prestige associé à la profession de maître d'hôtel.
Les débouchés ne seront pas très nombreux, car les maîtres d'hôtels restent en général en poste de nombreuses années. Quelques débouchés proviendront toutefois de l'augmentation de l'emploi, et des postes qui seront libérés par les maîtres d'hôtel qui prendront leur retraite, qui obtiendront des promotions à des postes de directeurs de la restauration ou qui ouvriront leur propre restaurant. Les maîtres d'hôtel expérimentés peuvent aussi accéder à des postes similaires pour des restaurants de catégorie supérieure. Les débouchés seront disponibles pour des serveurs expérimentés et pour les diplômés de la formation collégiale qui possèdent de l'expérience dans la restauration.
En plus des exigences mentionnées pour les hôtes, les candidats doivent connaître les différentes facettes de l'exploitation d'un restaurant : gestion de la salle à manger, service aux tables, fonctionnement de la cuisine et sommellerie. Les aptitudes en gestion représentent un atout de plus en plus important. Le bilinguisme est habituellement essentiel.
Études et formation
Aucune formation spécifique n'est exigée pour les postes d'hôtes, si ce n'est le diplôme d'études secondaires (DES). L'expérience dans la restauration ou dans le service à la clientèle représente un atout important.
Pour accéder à un poste de maître d'hôtel, il faut posséder une vaste expérience dans la restauration. Le diplôme d'études collégiales (DEC) et l'attestation d'études collégiales (AEC) en techniques de gestion hôtelière constituent des atouts. Le DEC en techniques de gestion des services alimentaires et de restauration, le diplôme d'études professionnelles (DEP) en service de la restauration et l'attestation de spécialisation professionnelle (ASP) en sommellerie représentent aussi des atouts.
Références utiles
Association des restaurateurs du Québec
http://www.restaurateurs.ca/
Conseil québécois des ressources humaines en Tourisme
http://www.cqrht.qc.ca/
Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires
http://www.crfa.ca/francais/default.asp
Institut du tourisme et de l'hôtellerie du Québec (ITHQ)
http://www.ithq.qc.ca/
Considérations importantes
Le nombre de maîtres d'hôtel et hôtes devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
La majorité des postes d'hôtes sont occupés par des jeunes femmes, souvent des étudiantes qui travaillent à temps partiel durant leurs études collégiales ou universitaires. La majorité des postes de maîtres d'hôtel sont occupés par d'anciens serveurs, hommes et femmes.
Les maîtres d'hôtel complètent souvent leurs horaires en effectuant des tâches administratives, et les hôtes en effectuant des tâches de débarrasseur, de caissier, d'aide-cuisinier ou de serveurs. Malgré cela, à peine le quart d'entre eux travaillent à temps plein et à l'année.
6451 - Maîtres d'hôtel et hôtes/hôtesses
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 6451 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 8 000 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 100 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 1,8 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 150 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 100 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 250 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 6451 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 20,5 % | 52,7 % |
| Femmes | 79,5 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 6451 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 58,6 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 23,1 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 17,2 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 1,1 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 6451 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 38,1 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 61,9 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
6451 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 22,2 % | 53,2 % |
| Moyen | 26 859 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 37,4 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 53,1 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 9,5 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
6451 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 21,5 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 34,8 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 36,7 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 6,9 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 6451 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,5 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 1,0 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 12,4 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 3,3 % | 5,4 % |
| Estrie | 3,7 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 2,0 % | 2,9 % |
| Montérégie | 19,9 % | 18,7 % |
| Montréal | 29,4 % | 24,1 % |
| Laval | 4,2 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 3,8 % | 5,8 % |
| Laurentides | 7,6 % | 7,0 % |
| Outaouais | 5,9 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 0,5 % | 1,8 % |
| Mauricie | 2,7 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 2,2 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,9 % | 1,7 % |
| 6451 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 1,8 % | 11,2 % |
| 6451 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 11,1 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Services de restauration et débits de boissons | 79,3 | |
| - restaurants à service complet | 74,7 | |
| Services d'hébergement | 11,8 | |
| Arts, spectacles et loisirs | 3,6 |