Guides d'activités récréatives et sportives de plein air

6442 - Guides d'activités récréatives et sportives de plein air
Textes de la profession

Nature du travail

Les guides d'activités récréatives et sportives de plein air organisent et dirigent des excursions et des expéditions à l'intention des sportifs, des personnes en quête d'aventure, des touristes ou des clients des centres de villégiature.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :

http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=6442 

Exemples de titres professionnels

Guide d'escalade;
guide de canotage;
guide de chasse;
guide de descente en radeau;
guide de pêche;
guide de plein air;
pilote de montgolfière;
pourvoyeur.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : avril 2011)

A) Vue d'ensemble

Au cours des dernières années, le nombre de guides d'activités récréatives et sportives de plein air a augmenté de façon notable. Cette hausse s'explique principalement par la hausse de la demande de tourisme de plein air et d'aventure. Étant donné qu'on prévoit un bon niveau de croissance dans le tourisme de plein air et d'aventure, même si sa vigueur continuera à être atténuée par le niveau élevé du dollar canadien, le nombre de guides d'activités récréatives et sportives devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Industries

Selon les données du recensement, près de 40 % des guides qui occupaient un emploi en mai 2006 travaillaient dans les services d'hébergement, surtout dans des camps de chasse et pêche (y compris des pourvoiries), près de 20 % dans les services de guide de chasse et pêche, près de 10 % dans les services de préparation de voyages et de réservations et un peu moins (7 %) dans les parcs naturels et les zones de conservation.

Caractéristiques des emplois

Il s'agit essentiellement d'emplois saisonniers, occupés en grande majorité par des hommes (plus de 80 % en 2006, selon les données du recensement). Le taux de chômage est donc très élevé en dehors des périodes d'emploi, qui varient de cinq semaines à six mois par année. La période la plus occupée s'étend de juin à septembre. Les candidats doivent posséder une très grande disponibilité au cours de ces périodes, car ils peuvent être appelés à accompagner des groupes sans avis, pendant plusieurs jours, 24 heures par jour. Notons en outre que le niveau de scolarité de ces guides est en général peu élevé.

La donnée sur le revenu moyen d'emploi (25 383 $) indiquée à la section «Caractéristiques» des «Statistiques» doit être interprétée avec prudence. En effet, elle ne concerne que les 13 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. D'ailleurs, le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année ne s'élevait qu'à 13 488 $.

Historiquement, les membres de cette profession étaient peu scolarisés. Même si à peine 55 % d'entre eux étaient titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires en 2006, il s'agit d'une augmentation spectaculaire par rapport à la situation observée en 1991 (environ 20 %). À l'inverse, la proportion de guides d'activités récréatives et sportives de plein air qui ne possèdent pas au moins un diplôme d'études secondaires a fondu en 15 ans, passant de plus de 50 % en 1991 à moins de 25 % en 2006. Ce revirement reflète éloquemment la hausse des exigences des employeurs et montre que l'obtention d'un diplôme d'études postsecondaires est graduellement devenu la norme pour pouvoir accéder à cette profession.

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui connaissent bien le milieu naturel et qui maîtrisent les techniques propres à leur domaine d'intervention : chasse, pêche, alpinisme, canot, etc. Les candidats doivent avoir une bonne condition physique et posséder de solides notions de secourisme (entre autres les techniques de réanimation cardiorespiratoire). Le sens des responsabilités, la disponibilité, la maturité, le bon jugement, l'aisance dans les communications, la débrouillardise et une bonne capacité d'adaptation sont également des qualités recherchées. Le bilinguisme est de plus en plus essentiel.

B) Tendances par spécialité

- Guides d'aventure et de plein air

Les débouchés proviendront surtout du fort taux de roulement et, dans une moindre mesure, de l'augmentation de l'emploi. Ces postes seront accessibles en premier lieu comme deuxième emploi à des personnes qui connaissent bien leur domaine d'intervention. Ces personnes occupent toutes sortes de professions le reste de l'année : vendeurs dans des magasins de plein air, enseignants, pompiers, etc. On embauche aussi parfois des stagiaires et diplômés des programmes en tourisme de plein air et d'aventure. Par contre, peu de débouchés seront pourvus par des immigrants. Il s'agit d'une profession qui attire passablement de candidats, mais ceux-ci ne satisfont pas toujours aux exigences des employeurs.

L'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport a diffusé en 2008 les résultats de la situation sur le marché du travail de la première cohorte de titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques du tourisme d'aventure. Puisque cette enquête se tient en mars, période où le taux de chômage est à son maximum dans cette profession, les résultats décevants de cette cohorte ne sont pas significatifs. La situation sur le marché du travail des diplômés des deux premières cohortes des attestations d'études collégiales (AEC) «guide en tourisme d'aventure» et «tourisme d'aventure et écotourisme» est étrangement un peu meilleure que celle des diplômés du DEC, avec un taux de chômage nettement moins élevé, mais un taux de placement dans des emplois en rapport avec la formation tout aussi faible. Encore, là, le fait que l'enquête se tienne en mars pourrait expliquer cette situation mitigée, les diplômés travaillant peut-être dans un autre type d'emploi en attendant de pouvoir occuper un emploi davantage lié à cette formation durant l'été.

Cette profession est une des deux professions, l'autre étant les techniciens du milieu naturel et de la pêche (voir 2224), les plus souvent occupés en mars par les titulaires du diplôme d'études professionnelles (DEP) en protection et exploitation de territoires fauniques qui travaillent dans un emploi en rapport avec leur formation. Une fois encore, le fait que l'enquête se tienne en mars pourrait expliquer leur taux de chômage élevé ainsi que leurs faible taux de placement dans des emplois en rapport avec la formation.

En plus de la croissance générale du tourisme, cette profession bénéficie de la promotion spécifique au tourisme d'aventure effectuée par les gouvernements et les organismes de promotion du tourisme. Le tourisme nordique, le camping sauvage et l'écotourisme sont de plus en plus populaires et font souvent l'objet d'ententes avec des groupes autochtones. En plus de créer des emplois, ce type d'activités permet d'allonger la période d'emploi des guides.

Ces tendances entraînent un accroissement des exigences pour ces créneaux spécifiques. Une partie du travail des guides s'oriente ainsi vers l'interprétation culturelle, ce qui exige des guides certaines habiletés habituellement demandées aux guides touristiques : aptitudes plus élevées en communication et en vulgarisation, adaptation du discours aux caractéristiques des groupes à qui ils s'adressent, etc. (voir 6441, Guides touristiques et guides itinérants). Plusieurs intervenants de l'industrie prônent d'ailleurs l'établissement de normes pour la profession.

- Guides de chasse et pêche

La croissance de l'emploi est beaucoup plus faible pour ces guides, voire inexistante. Ainsi, les débouchés proviendront surtout des besoins de remplacement des guides qui prendront leur retraite. Quelques débouchés proviendront des postes libérés par les guides qui obtiendront des emplois de gardien de parcs nationaux, de garde-chasse ou d'agent de conservation (2224). En outre, le taux de roulement est relativement faible. En conséquence, le nombre de débouchés devrait être peu élevé. Les personnes bilingues qui possèdent de l'expérience de la pêche et de la chasse d'espèces spécifiques seront avantagées.

Les guides de chasse et pêche n'exercent généralement que cette profession. Ils se retrouvent donc en chômage une grande partie de l'année, leur période de travail n'excédant habituellement pas six mois. À l'intérieur de cette période de travail, les travaux d'entretien des pourvoiries peuvent les maintenir en emploi lorsqu'ils n'accompagnent pas des groupes.

Études et formation

Les employeurs n'exigent pas tous une formation spécifique. Le diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques du tourisme d'aventure et les attestations d'études collégiales (AEC) «guide en tourisme d'aventure» et «tourisme d'aventure et écotourisme» sont les programmes les plus directement reliés à cette profession. Le diplôme d'études professionnelles (DEP) en protection et exploitation de territoires fauniques, les autres DEC liés aux domaines du loisir et du milieu naturel et les diplômes universitaires en récréologie, en biologie et dans un domaine connexe constituent des atouts.

Un cours de premiers soins en réanimation cardiorespiratoire est souvent exigé. En plus, la connaissance des techniques de survie et d'orientation, ainsi que des techniques d'entretien des équipements et des caractéristiques rattachées à leur utilisation représente un atout et est de plus en plus exigée.

Certains employeurs offrent de la formation à l'interne.

Le baccalauréat en plein air et tourisme d'aventure peut permettre d'accéder à des postes de gestion.

Références utiles

Aventure Écotourisme Québec
http://www.aventure-ecotourisme.qc.ca/

Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ)
http://www.fpq.com/

Tourisme Québec
http://www.bonjourquebec.com/

Université du Québec à Chicoutimi
Baccalauréat en plein air et tourisme d'aventure
http://programmes.uqac.ca/7729
Baccalauréat en intervention plein air
http://programmes.uqac.ca/7309 

Considérations importantes

Il s'agit essentiellement d'emplois saisonniers qui constituent fréquemment un deuxième emploi pour des gens qui travaillent le reste de l'année dans une autre profession.

Le tourisme d'aventure, surtout le tourisme nordique, le camping sauvage et l'écotourisme, connaît un bon niveau de croissance.

6442 - Guides d'activités récréatives et sportives de plein air
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 6442 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 650 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 400 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 1,0 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 5 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 30 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 35 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 6442 Ensemble des
professions
Hommes 83,1 % 52,7 %
Femmes 16,9 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 6442 Ensemble des
professions
15- 24 ans 20,2 % 14,1 %
25- 44 ans 30,2 % 45,1 %
45- 64 ans 41,1 % 38,8 %
65 ans et plus 8,5 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 6442 Ensemble des
professions
Plein temps 87,7 % 79,2 %
Temps partiel 12,3 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
6442 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 13,1 % 53,2 %
Moyen 25 383 45 157
0 à 19 999 $ 42,4 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 51,5 % 52,4 %
50 000 $ et plus 6,1 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
6442 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 24,8 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 20,2 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 48,1 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 7,0 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 6442 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 19,0 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 3,4 % 2,5 %
Capitale-Nationale 11,7 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 2,4 % 5,4 %
Estrie 0,0 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,0 % 2,9 %
Montérégie 7,8 % 18,7 %
Montréal 3,4 % 24,1 %
Laval 1,0 % 5,0 %
Lanaudière 3,4 % 5,8 %
Laurentides 3,9 % 7,0 %
Outaouais 9,8 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 6,3 % 1,8 %
Mauricie 3,9 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 5,4 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 16,6 % 1,7 %


6442 Ensemble des
professions
Travail autonome 19,3 % 11,2 %


6442 Ensemble des
professions
Immigration 5,4 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi (%) (%)
Parcs pour véhicules de plaisance et camps de loisirs (y compris les camps de chasse et de pêche) 32,6
Arts, spectacles et loisirs 26,4
- autres services de divertissement et de loisirs (y compris les services de guide) 18,6
- établissements du patrimoine (y compris les parcs nationaux) 7,0
Services de préparation de voyages et de réservations 8,5
Pêche, chasse et piégeage 4,7