Vendeurs et commis-vendeurs - commerce de détail

6421 - Vendeurs/vendeuses et commis-vendeurs/commis-vendeuses - commerce de détail
Textes de la profession

Nature du travail

Les vendeurs et les commis-vendeurs - commerce de détail vendent ou louent une gamme de produits et de services techniques et non techniques directement aux consommateurs.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :

http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=6421 

Exemples de titres professionnels

Agent de location de voitures;
commis au comptoir - commerce de détail;
commis de magasin à rayons;
commis de quincaillerie;
commis-vendeur en commerce de détail;
vendeur - commerce de détail;
vendeur d'automobiles;
vendeur de bijoux;
vendeur de mobilier;
vendeur de vêtements;
vendeur d'équipement audio;
vendeur d'ordinateurs - commerce de détail;
vendeur-associé dans le commerce de détail.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : avril 2011)

Après être demeuré assez stable pendant la majeure partie des années 1990, le nombre de vendeurs et commis-vendeurs - commerce de détail, a connu dernièrement un bon taux de croissance. Ces mouvements s'expliquent à la fois par les tendances qui influencent le commerce de détail et par l'évolution du comportement des consommateurs. Compte tenu de ces tendances, leur nombre devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu du fort taux de roulement dans cette profession. Beaucoup d'étudiants occupent en effet un emploi à temps partiel dans cette profession et le quittent à la fin de leurs études pour des emplois dans des professions reliées à leur domaine d'études, ou même avant, pour diversifier leur expérience de travail et accéder à des emplois qui offrent de meilleures conditions de travail. D'autres jeunes se servent de leur expérience dans cette profession comme tremplin pour accéder à des postes plus stables et mieux rémunérés. On retrouvait d'ailleurs en 2006 dans cette profession entre deux à trois fois plus de jeunes âgés de moins de 25 ans (39 % par rapport à 14 % dans l'ensemble des professions) et de personnes travaillant à temps partiel (45 % par rapport à 21 %). Ce fort taux de roulement s'explique aussi par le court cycle de vie des petits commerces de détail : l'ouverture d'un nouveau commerce est en effet souvent suivie (ou précédée) de la fermeture d'un commerce semblable à proximité.

D'autres débouchés proviendront de l'augmentation de l'emploi et des postes qui seront libérés par les vendeurs et commis-vendeurs qui prendront leur retraite, qui obtiendront des promotions à des postes de supervision ou de direction, ou qui ouvriront leur propre commerce.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles à des étudiants, à d'autres jeunes qui satisfont aux exigences des employeurs, aux vendeurs et commis-vendeurs en chômage, aux diplômés des programmes de formation professionnelle qui permettent d'accéder à cette profession (voir la section Formation) et de formations données par des organismes d'intégration à l'emploi, à de jeunes retraités et à un certain nombre d'immigrants. En effet, quoique légèrement moins élevée que dans l'ensemble des professions (11 % par rapport à 12 % en 2006, selon les données du recensement), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants. Les exigences des employeurs varient toutefois considérablement selon les produits à vendre : automobiles, vêtements, meubles, matériaux de construction, types d'aliments, produits informatiques, fleurs, etc.

Historiquement, cette profession a toujours attiré beaucoup de candidats. Cet attrait semble toutefois diminuer nettement. En effet, le bassin traditionnel de candidats se rétrécit principalement en raison des conditions de travail difficiles (travail le soir et les week-ends, etc.), de la rémunération de moins en moins concurrentielle dans un marché du travail en croissance et de la baisse démographique du nombre de jeunes. En plus, les employeurs observent un manque de compétences des candidats. Les compétences les plus difficiles à trouver se situent du côté des qualités personnelles : confiance en soi, sens des responsabilités, honnêteté, etc.

Face à cette situation, les employeurs tentent de développer de nouveaux moyens pour améliorer la motivation et la rétention du personnel. Conscients que le taux de roulement sera toujours élevé du côté des étudiants, ils concentrent leurs efforts du côté des employés «permanents». Ces moyens privilégiés sont les suivants :

- sélectionner les candidats en fonction de leur intérêt pour la vente au détail et pour les produits vendus;

- améliorer le climat de travail et le sentiment d'appartenance à l'entreprise ;

- accorder en priorité les fins de semaine de congés aux employés «permanents» qui en font la demande;

- appliquer une politique d'augmentation salariale régulière et d'accroissement progressif des responsabilités;

- octroyer des bonis et des possibilités d'achats à rabais.

En plus de ces moyens, les employeurs courtisent de plus en plus des jeunes âgés de 15 à 19 ans ainsi que des personnes âgées de 55 ans et plus, souvent de jeunes retraités. Reflet de ce nouveau comportement, la proportion de jeunes âgés de 15 à 19 ans dans cette profession est passée de 15 % à 26 % entre 1997 et 2010, tandis que la proportion de travailleurs âgés de 55 ans et plus a presque doublé entre 2000 (7 %) et 2010 (13 %), selon les données de l'Enquête sur la population active de Statistique Canada.

Les membres de ces deux bassins de main-d'œuvre ne travaillent bien sûr pas dans les mêmes types de commerces de détail. Selon les données du recensement, les plus âgés se retrouvent plus souvent dans des bijouteries, dans le commerce de détail de véhicules automobiles, dans des grands magasins, chez des fleuristes, dans des magasins de meubles, et chez des marchands de matériaux et fournitures de construction. Les plus jeunes travaillent plutôt dans des magasins de vêtements et de chaussures, dans des magasins d'alimentation et dans des magasins d'articles de sport et de passe-temps, et d'instruments de musique.

Industries

Selon les données du recensement, environ 81 % des vendeurs et commis-vendeurs - commerce de détail travaillaient en 2006 dans le commerce de détail. On en retrouvait aussi en nombre significatif dans le secteur manufacturier (3 %), dans le commerce de gros (3 %) et dans les services de location (3 %).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend beaucoup des tendances qui influencent le commerce de détail et, par le fait même, du niveau des dépenses de consommation et des tendances de consommation.

- Dépenses de consommation

La croissance des dépenses des consommateurs fut relativement élevée de 1996 à 2008, si ce n'est un très léger ralentissement en 2001, avant de disparaître presque complètement en 2009. Les mouvements des 15 dernières années s'expliquent par une foule de facteurs.

Les dépenses des consommateurs ont crû assez rapidement à partir de 1996, influencées par l'amélioration généralisée de la situation économique, la hausse du revenu personnel stimulé par la baisse du fardeau fiscal et la croissance de l'emploi et des salaires, la faiblesse des taux d'intérêt réels et la baisse du taux d'épargne. Avec l'entrée en récession à partir du dernier trimestre de 2008, les dépenses de consommation ont diminué jusqu'au milieu de 2009 avant de repartir en hausse et de se retrouver à la fin de 2009 à un niveau nettement plus élevé qu'avant la récession.

Cette sortie relativement rapide de la récession laisse entrevoir un niveau de croissance intéressant des dépenses de consommation au cours de notre période de prévision (2010 à 2014). Cela dit, la croissance prévue des taux d'intérêt en limitera l'ampleur, surtout dans les dernières années de cette période.

- Tendances de consommation

Le niveau de l'emploi dans le commerce de détail et dans cette profession dépend aussi grandement des tendances de consommation. Par exemple, pour un même niveau de ventes, les magasins à grande surface ont besoin de moins de personnel que les petits commerces. Le choix du type de commerce par les consommateurs a donc une grande influence sur l'emploi dans le commerce de détail. À cet égard, les consommateurs plus âgés sont en général plus exigeants du côté de la qualité et du service à la clientèle, tandis que les plus jeunes sont plus sensibles aux prix. Ainsi, le vieillissement de la population devrait encourager l'embauche de vendeurs et commis-vendeurs en mesure de lui offrir un bon service. Compte tenu de ces tendances, la croissance des magasins à grande surface devrait se poursuivre, mais à un rythme moins rapide qu'au cours des dernières années. En effet, les sites les plus rentables sont déjà occupés. En plus, des groupes de citoyens et les marchands locaux opposent une forte résistance lorsqu'un investisseur annonce son intention d'ouvrir un tel magasin dans une localité ou dans un quartier.

- Commerce électronique

Le niveau de l'emploi dans le commerce de détail est en outre influencé par le développement du commerce électronique par Internet. Jusqu'à maintenant, il a surtout entraîné des modifications aux stratégies des entreprises de vente par catalogue et par téléphone (qui n'emploient pas de vendeurs et commis-vendeurs), et n'a touché le commerce traditionnel que pour certains produits. Ainsi, le commerce traditionnel des produits électroniques, des livres et des disques a subi une certaine baisse de ses ventes au profit du commerce électronique. Cette baisse a été la plus forte pour les produits qui peuvent être numérisés, comme les chansons, les vidéos, les logiciels et les jeux vidéo, donc être livrés directement par Internet, sans avoir besoin de faire appel à des services de livraison souvent coûteux. Notons que la baisse des ventes traditionnelles dans les produits qui peuvent être numérisés n'est pas due qu'au commerce électronique, mais aussi au piratage et aux sites de partage de fichiers (Napster, Kazaa, LimeWire, etc.). Par contre, le commerce électronique a eu peu d'impact sur les ventes d'autres produits, comme les vêtements, les automobiles et les aliments, secteurs qui embauchent le plus de vendeurs et commis-vendeurs. Dans ces cas, le consommateur qui utilise Internet le fait davantage pour magasiner et comparer les produits que pour les commander et les acheter. Au Canada, les achats par Internet représentaient en 2007 moins de 2 % du revenu d'exploitation total des entreprises du secteur privé, selon les données de l'Enquête sur le commerce électronique et la technologie de Statistique Canada.

La hausse de l'emploi dans cette profession au cours des toutes dernières années semble confirmer que la menace du commerce électronique sur cette profession est de faible ampleur. Cette menace ne semble en aucun cas de la même ampleur que la tendance de fond qui explique le mieux la croissance de l'emploi dans cette profession, soit les effets du vieillissement de la population sur la demande de services personnalisés et de qualité.

Compte tenu de ces facteurs, le nombre de vendeurs et commis-vendeurs - commerce de détail devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 56 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991 (58 %). Le travail le soir et les week-ends est fréquent. Le salaire varie énormément selon le secteur du commerce : il passe du salaire minimum ou un peu plus dans la plupart des petits commerces pour atteindre parfois plus de 15,00 $ l'heure dans la vente de produits informatiques ou la vente d'automobiles. Dans certains cas, le salaire de base est complété par une commission basée sur les ventes effectuées. D'ailleurs, la donnée sur le revenu annuel d'emploi (29 928 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 35 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année, dont un bon nombre d'étudiants, ne s'élevait qu'à 10 735 $. On comptabilisait en 2006 un certain nombre de travailleurs autonomes (6 % des emplois), sûrement des propriétaires de boutiques ou de petits commerces qui servent eux-mêmes leur clientèle. Parmi les 520 professions inventoriées dans Emploi-Avenir Québec, cette profession est celle qui compte le plus d'emplois.

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui connaissent bien les produits qu'ils auront à vendre. Les candidats doivent avoir une présentation soignée, posséder de l'entregent et savoir développer de bonnes relations interpersonnelles. L'autonomie, la motivation, la disponibilité, la capacité d'écouter et de communiquer, la persuasion et le sens du service à la clientèle sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme est souvent exigé.

Études et formation

Les employeurs n'exigent habituellement pas de formation autre qu'un diplôme d'études secondaires (DES). De nombreux programmes professionnels représentent toutefois un atout, selon le secteur du commerce de détail : vente, vente-conseil, alimentation, bijouterie, fleuristerie, horticulture, quincaillerie, meubles, appareils électroménagers, etc. En outre, un bon nombre d'organismes d'intégration à l'emploi offrent des formations qui facilitent l'intégration à cette profession, par exemple en vente de produits de quincaillerie.

Plusieurs employeurs offrent de la formation à l'interne, surtout sur les caractéristiques des produits offerts.

Références utiles

Conseil québécois du commerce de détail
http://www.cqcd.org

Comité sectoriel de main-d'œuvre du commerce de détail
http://www.detailquebec.com/

Comité sectoriel de main-d'œuvre du commerce de l'alimentation
http://www.csmoca.org/ 

Considérations importantes

Les débouchés proviendront en premier lieu du fort taux de roulement dans cette profession.

Cette profession fournit beaucoup d'emplois à temps partiel aux étudiants et sert de tremplin à d'autres jeunes pour accéder à des postes plus stables et mieux rémunérés.

Le bassin traditionnel de candidats se rétrécit en raison de la rémunération de moins en moins concurrentielle dans un marché du travail en croissance et de la baisse démographique du nombre de jeunes. En plus, les employeurs observent un manque de compétences des candidats du côté des qualités personnelles : confiance en soi, sens des responsabilités, honnêteté, etc.

6421 - Vendeurs/vendeuses et commis-vendeurs/commis-vendeuses - commerce de détail
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 6421 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 123 050 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 3 750 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,6 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 750 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 2 700 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 3 450 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 6421 Ensemble des
professions
Hommes 43,5 % 52,7 %
Femmes 56,5 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 6421 Ensemble des
professions
15- 24 ans 38,6 % 14,1 %
25- 44 ans 29,8 % 45,1 %
45- 64 ans 29,2 % 38,8 %
65 ans et plus 2,4 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 6421 Ensemble des
professions
Plein temps 54,9 % 79,2 %
Temps partiel 45,1 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
6421 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 35,7 % 53,2 %
Moyen 29 928 45 157
0 à 19 999 $ 35,8 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 52,3 % 52,4 %
50 000 $ et plus 11,9 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
6421 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 17,3 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 36,1 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 38,9 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 7,7 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 6421 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,8 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 2,4 % 2,5 %
Capitale-Nationale 9,6 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 4,6 % 5,4 %
Estrie 3,6 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,7 % 2,9 %
Montérégie 18,3 % 18,7 %
Montréal 24,9 % 24,1 %
Laval 6,0 % 5,0 %
Lanaudière 5,7 % 5,8 %
Laurentides 7,6 % 7,0 %
Outaouais 4,2 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 1,6 % 1,8 %
Mauricie 3,3 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 3,7 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 1,2 % 1,7 %


6421 Ensemble des
professions
Travail autonome 6,3 % 11,2 %


6421 Ensemble des
professions
Immigration 11,1 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi (%) (%)
Commerce de détail 80,9
- vêtements et accessoires vestimentaires 20,2
- fourniture de tout genre 10,5
- alimentation 9,0
- matériaux de construction et matériel et fournitures de jardinage 7,9
- divers 6,8
- articles de sport, articles de passe-temps, articles de musique et de livres 6,6
- véhicules automobiles et leurs pièces 5,8
- produits de santé et de soins personnels 4,8
- meubles et accessoires de maison 4,7
- appareils électroniques et ménagers 3,9
Fabrication 3,5
Commerce de gros 3,4
Services de location et de location à bail 2,9