Policiers (sauf cadres supérieurs)

6261 - Policiers/policières (sauf cadres supérieurs)
Textes de la profession

Nature du travail

Les policiers assurent la protection de la population et veillent à la détection et à la prévention du crime, et accomplissent des tâches pour le maintien de la loi et de l'ordre. Ce groupe de base comprend les agents de la police militaire et de la police de chemins de fer.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :

http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=6261

Exemples de titres professionnels

Agent de la GRC;
agent de police;
agent de police dans un port;
agent de police des chemins de fer;
agent de police militaire;
agent de prévention du crime;
agent des relations communautaires;
aspirant-policier;
détective;
patrouilleur d'autoroutes;
policier;
policier-plongeur;
sergent de police.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.

(Mise à jour : avril 2011)

Au cours des dernières années, le nombre de policiers (sauf cadres supérieurs) est demeuré assez stable. Les effets du sentiment d'insécurité de la population vieillissante ont en effet été annulés par ceux de la situation toujours précaire des finances publiques. Étant donné que ces tendances devraient se maintenir, on prévoit que le nombre de policiers continuera à demeurer assez stable au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des besoins de remplacement des policiers qui prendront leur retraite. Le nombre de retraités devrait être assez élevé, puisque les policiers prennent en général leur retraite à un âge moins avancé que la moyenne des travailleurs. D'ailleurs, la proportion de policiers âgés de 55 ans et plus est beaucoup plus faible que dans l'ensemble des professions (4 % par rapport à 15 %, selon les données du recensement de 2006). En effet, les régimes de retraite de la plupart des corps policiers accordent la pleine pension avant les 35 ans de services prévus dans la grande majorité des autres régimes de retraite.

La carrière des policiers progresse en grande partie à l'intérieur même de cette profession, par exemple de patrouilleur ou constable dans une municipalité de taille moyenne à un poste similaire dans un plus gros corps policier, puis à des postes de détective ou d'enquêteur. L'expérience à long terme dans cette profession permet à un certain nombre d'agents de police d'accéder à des postes d'inspecteur, d'inspecteur en chef ou d'officier supérieur (voir 0641).

Après leur retraite dans les services de police, un bon nombre de policiers retraités poursuivent leur carrière dans des agences de détectives ou dans des services de sécurité. Par ailleurs, peu de postes seront libérés par des policiers qui changeront de profession. En effet, le taux de roulement est relativement faible dans cette profession. Les conditions de travail avantageuses, tel un revenu d'emploi nettement plus élevé que dans les professions qui exigent le même niveau de scolarité, un travail essentiellement à temps plein et à l'année, de bonnes possibilités de promotion et des régimes d'assurance et de retraite complets, expliquent en bonne partie ce faible taux de roulement.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront essentiellement accessibles aux candidats qui satisfont aux exigences des corps policiers (voir la section Formation) et, dans une moindre mesure, aux quelques policiers expérimentés en chômage. Le taux de chômage est en effet très faible dans cette profession, même si le nombre de bénéficiaires de l'assurance-emploi a augmenté fortement depuis le début de la récession de 2009. En outre, peu de débouchés devraient être pourvus par des immigrants, car ils sont très peu nombreux dans cette profession (moins de 3 % en 2006, selon les données du recensement). Cela dit, le principal bassin de main-d'œuvre pour cette profession est formé des titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques policières.

Le DEC en techniques policières attire beaucoup de candidats. Toutefois, seule une minorité d'entre eux peuvent y accéder en raison de son contingentement. Les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport sur la situation sur le marché du travail des diplômés de ce DEC et de l'attestation d'études collégiales (AEC) qui lui est liée doivent être interprétée en fonction des modes d'accès à la profession (voir la section Formation).

Pour s'inscrire à l'AEC, il faut détenir une promesse d'embauche d'un service de police du Québec. Dans ce contexte, il n'est pas étonnant de constater que la situation sur le marché du travail des diplômés de cette AEC soit très bonne.

Les effectifs du DEC sont, eux, composés à la fois de personnes qui ont obtenu une promesse d'embauche d'un service de police du Québec et de personnes qui n'en ont pas et doivent après avoir réussi ce DEC s'inscrire à l'École nationale de police du Québec. Ainsi, en moyenne plus du tiers des diplômés poursuivent leurs études après avoir obtenu leur DEC. Ceux qui se dirigent sur le marché du travail sont formés de personnes qui avaient une promesse d'embauche, de celles qui ont terminé leur formation à l'École nationale de police, de personnes qui ont décidé de ne pas poursuivre leur formation à l'École nationale de police et de personnes qui n'y ont pas été acceptées. Dans ce contexte, on s'étonnera moins de constater un fort taux de chômage chez ces diplômés et une proportion relativement faible de diplômés qui travaillent dans un emploi en rapport avec leur formation. De même, on comprendra que seulement un peu plus de 60 % de ces diplômés qui travaillent dans un emploi en rapport avec leur formation occupent des postes de policiers (moins de 40 % chez les diplômés de l'AEC). Les autres trouvent plutôt des emplois d'agents de sécurité (environ 25 % et autour de 50 % chez les diplômés de l'AEC) et dans d'autres professions.

Il n'existe malheureusement pas de données sur la situation sur le marché du travail des diplômés du programme de formation policière de base de l'ENPQ. On connaît par contre le taux de réussite de ce programme, taux qui est très élevé (environ 95 %), ce qui est compréhensible compte tenu du contingentement de ce programme et des exigences élevées pour s'y inscrire.

Tous les services de police affirment que le nombre de candidats à la profession formés par l'ENPQ ne suffit même pas à combler les besoins de remplacement des policiers qui quittent pour la retraite. Face à cette situation, les collèges qui offrent le DEC en techniques policières et l'ENPQ ont rehaussé récemment leurs niveaux de contingentement. Par exemple, le nombre de débutants au DEC a augmenté de plus de 20 % entre 1999-2000 et 2007-2008.

Industries

Selon les données du recensement, la presque totalité des policiers travaillaient en 2006 dans l'administration publique. Environ 53 % d'entre eux travaillaient pour les municipalités, 34 % à la Sûreté du Québec et 9 % pour le gouvernement fédéral, surtout à la Gendarmerie royale du Canada. Précisons qu'un peu plus de 40 % des policiers municipaux sont au service du Service de police de Montréal (SPM). Ces proportions ont changé de façon importante depuis 2001. Le gouvernement du Québec a en effet procédé à l'implantation d'une nouvelle carte policière. En conséquence, un grand nombre de policiers des municipalités ont été transférés à la Sûreté du Québec.

Selon les données administratives compilées par Statistique Canada dans sa publication Les ressources policières au Canada, la proportion de policiers travaillant pour les municipalités est d'ailleurs passée de 66 % à 59 % entre 2001 et 2006, tandis qu'elle augmentait de la même ampleur à la Sûreté du Québec, passant de 28 % à 34 %. Ces proportions sont demeurées assez stables entre 2006 et 2010.

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend principalement de la demande de services de prévention et d'intervention policières et des dépenses gouvernementales. L'exercice de la profession est par ailleurs influencé par de nouveaux modes d'organisation du travail, par l'implantation de changements technologiques et par les conséquences de changements législatifs.

- Demande de services de prévention et d'intervention policières

Au cours des dernières années, on a observé une baisse notable de la criminalité. Toutefois, cette baisse de la criminalité n'a pas vraiment fait diminuer la demande de services de prévention et d'intervention policières, au contraire. En effet, la forte médiatisation des actes criminels, le sentiment d'insécurité d'une part grandissante de la population et les pressions du public pour des interventions policières variées (prostitution, consommation de drogue, itinérance, bruit excessif, systèmes d'alarme, violence familiale, etc.) sont tous des facteurs qui accroissent la demande de services offerts par les policiers. Cette tendance à la hausse devrait se maintenir au cours des prochaines années.

- Dépenses gouvernementales

Au cours des années 1990, les compressions budgétaires des gouvernements provincial, fédéral et municipaux ont annulé complètement les effets de l'augmentation de la demande de services policiers. Ainsi, les effectifs policiers ont diminué légèrement. Depuis 2000, malgré la situation toujours précaire des finances publiques, l'atteinte de l'équilibre budgétaire par les gouvernements a permis aux corps policiers de répondre en partie à la demande de services policiers et d'augmenter légèrement leurs effectifs policiers. Étant donné que les priorités gouvernementales seront concentrées dans les secteurs de la santé et de l'éducation, les perspectives pour les prochaines années semblent plutôt mitigées de ce côté.

- Organisation du travail

Par ailleurs, l'organisation du travail a évolué de façon significative au cours des dernières années. La tendance va vers le modèle de police de type communautaire, où les policiers généralistes sont capables de communiquer avec la population, de faire de la prévention et d'appliquer des méthodes de résolution de problèmes en travaillant en partenariat avec les institutions, les organismes socio-économiques, les groupes communautaires et les citoyens. Comme cette tendance modifie substantiellement la culture des corps policiers, historiquement plus axée sur la réaction aux actes criminels que sur leur prévention, son implantation se fait de façon graduelle. Si ces changements ont peu d'impact sur l'évolution du nombre d'emplois dans cette profession, ils influencent concrètement les exigences des employeurs. D'ailleurs, les programmes de formation et de perfectionnement offerts par l'École nationale de police du Québec ont été adaptés en conséquence.

- Nouvelles technologies

L'arrivée de nouvelles technologies, que ce soit du côté des pratiques criminelles ou des outils d'intervention policière, entraîne d'autres changements notables dans la pratique des policiers et dans les exigences des employeurs. Si certains des nouveaux équipements facilitent le travail des policiers ou accroissent leur sécurité (courrier électronique, bases de données et formulaires disponibles directement à partir des véhicules, caméra qui les filme dès qu'ils sortent de leur véhicule, etc.), d'autres, en raison de leur complexité, tendent à favoriser la spécialisation des tâches (brigades spécialisées dans la lutte contre la fraude et le piratage électroniques, utilisation de logiciels spécialisés, etc.). Pour pouvoir agir efficacement dans ces nouveaux domaines d'intervention, les policiers ont souvent besoin de perfectionnement. C'est d'ailleurs dans ce contexte que l'École polytechnique a développé un certificat en cyberenquête, qu'elle offre depuis 2006. En conséquence, la capacité d'adaptation et d'apprentissage devient de plus en plus importante dans cette profession.

- Changements législatifs

Les changements législatifs et les décisions des cours supérieures influencent aussi le travail des policiers. Ils entraînent, entre autres, des modifications de la façon de recueillir des preuves et des procédures d'enquête : perquisitions, interrogatoires, surveillance, écoute électronique, demandes de mandats judiciaires, etc. Les autorités policières doivent en conséquence prévoir des périodes de formation pour que les policiers adaptent leurs interventions en fonction de ces changements et de ces décisions.

Compte tenu de ces tendances opposées, on prévoit que le nombre de policiers (sauf cadres supérieurs) demeurera assez stable au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Même si la proportion de femmes a augmenté fortement au cours des dernières années, elles étaient encore nettement minoritaires en 2006 (22 % par rapport à 8 % en 1991, selon les données des recensements). Cette proportion devrait continuer à augmenter au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent selon les années de 30 % à 40 % des diplômés du DEC en techniques policières. Reflet des exigences en hausse dans cette profession, le pourcentage de policiers possédant une formation postsecondaire a augmenté fortement entre 1991 (63 %) et 2006 (90 %). Cette hausse phénoménale semble indiquer que tous les nouveaux candidats qui ont accédé à cette profession au cours des quinze dernières années étaient titulaires d'un diplômes d'études postsecondaires. Environ 78 % des policiers travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %). Les horaires de travail exigent beaucoup de disponibilité. En effet, les policiers peuvent travailler successivement le jour, le soir, la nuit et les week-ends.

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent une bonne forme physique, qui savent résister au stress et aux émotions fortes, et qui sont en mesure de bien réagir dans les situations d'urgence. Ces candidats doivent posséder un bon jugement, faire preuve d'initiative et être en mesure d'analyser et de résoudre des problèmes. La capacité d'adaptation, le sens de l'observation, les aptitudes à la communication et au travail d'équipe, et le respect sont les principales qualités recherchées. La maîtrise du français et la connaissance d'usage de l'anglais sont exigées.

Études et formation

Pour répondre aux exigences de la Loi sur la police, qui régit l'embauche des policiers provinciaux et municipaux, il faut :

- obtenir un diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques policières, s'inscrire à la procédure d'admission de l'École nationale de police du Québec et par la suite réussir le programme de formation policière de base de l'École (15 semaines);

- obtenir un DEC en techniques policières, détenir une promesse d'embauche d'un service de police du Québec, et par la suite réussir le programme de formation policière de base de l'École; ou,

- détenir une promesse d'embauche d'un service de police du Québec, obtenir une attestation d'études collégiales (AEC) en techniques policières, et par la suite réussir le programme de formation policière de base de l'École.

Des recrues titulaires d'un DEC dans une autre discipline ou d'un baccalauréat peuvent accéder à cette profession suite à une formation accélérée en techniques policières. Ces recrues sont appelées des «conventionnels». Les personnes appartenant aux quatre groupes ciblés par les programmes d'accès à l'égalité, soit les femmes, les autochtones, les communautés culturelles et les minorités visibles sont particulièrement visées par ce statut.

Pour devenir policier, il faut être citoyen canadien, être âgé d'au moins 18 ans, n'avoir jamais été déclaré coupable d'une infraction au code criminel, posséder un permis de conduire, maîtriser le français et avoir une connaissance d'usage de l'anglais. Pour être embauché, le candidat doit réussir des tests physiques exigeants.

Pour devenir agent à la Gendarmerie royale du Canada (GRC), il faut être âgé d'au moins 19 ans. Avant de commencer le programme de formation d'aspirant-policier, les postulants doivent aussi détenir des certificats de secourisme et de réanimation cardio-respiratoire. Les membres réguliers doivent passer les examens suivants :

- test d'aptitude au travail policier de la GRC;

- entrevue sur la sécurité et la fiabilité;

- examens médical et dentaire;

- test d'aptitudes physiques essentielles.

Références utiles

Service de police de la ville de Montréal
http://www.spvm.qc.ca

Sûreté du Québec
http://www.sq.gouv.qc.ca/

Gendarmerie royale du Canada
http://www.rcmp-grc.gc.ca/
au Québec :
http://www.rcmp-grc.gc.ca/qc/

École nationale de police du Québec
http://www.enpq.qc.ca/

Association des policières et policiers provinciaux du Québec
http://www.appq-sq.qc.ca/ 

Considérations importantes

Étant donné que les effets du sentiment d'insécurité de la population vieillissante devraient être annulés par ceux de la situation toujours précaire des finances publiques, on prévoit que le nombre de policiers demeurera assez stable au cours des prochaines années.

Cette profession attire beaucoup de candidats. Toutefois, seule une minorité d'entre eux peuvent y accéder en raison du contingentement du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques policières.

6261 - Policiers/policières (sauf cadres supérieurs)
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 6261 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 18 100 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 90 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,0 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 0 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 550 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 550 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 6261 Ensemble des
professions
Hommes 78,3 % 52,7 %
Femmes 21,7 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 6261 Ensemble des
professions
15- 24 ans 8,2 % 14,1 %
25- 44 ans 68,4 % 45,1 %
45- 64 ans 23,2 % 38,8 %
65 ans et plus 0,2 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 6261 Ensemble des
professions
Plein temps 96,7 % 79,2 %
Temps partiel 3,3 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
6261 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 78,0 % 53,2 %
Moyen 68 500 45 157
0 à 19 999 $ 1,4 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 16,7 % 52,4 %
50 000 $ et plus 81,9 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
6261 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 0,7 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 9,6 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 80,6 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 9,1 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 6261 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 1,1 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 2,2 % 2,5 %
Capitale-Nationale 8,3 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 4,2 % 5,4 %
Estrie 3,5 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,4 % 2,9 %
Montérégie 25,9 % 18,7 %
Montréal 11,1 % 24,1 %
Laval 4,1 % 5,0 %
Lanaudière 8,5 % 5,8 %
Laurentides 10,1 % 7,0 %
Outaouais 6,7 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 2,2 % 1,8 %
Mauricie 3,6 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 3,4 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 2,7 % 1,7 %


6261 Ensemble des
professions
Travail autonome 0,0 % 11,2 %


6261 Ensemble des
professions
Immigration 2,7 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi (%) (%)
Administration publique 97,3
- locale 52,9
- provinciale 34,4
- fédérale 8,9