Agents et vendeurs en immobilier
6232 - Agents/agentes et vendeurs/vendeuses en immobilier
Textes de la profession
Nature du travail
Les agents et les vendeurs en immobilier agissent à titre d'intermédiaire dans la vente ou l'achat de maisons, d'appartements, d'immeubles à usage commercial, de terrains et d'autres biens réels.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=6232
Exemples de titres professionnels
Agent immobilier;
agent d'immeubles;
agent d'immeubles commerciaux;
agent d'immeubles résidentiels;
courtier en immobilier;
superviseur d'agents immobiliers.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.
(Mise à jour : février 2011)
Le nombre d'agents et vendeurs en immobilier a diminué au cours des années 1990 pour ensuite augmenter fortement de 2000 à 2008, puis plus modérément en 2009. Ces mouvements dépendent de l'état du marché de la revente de maisons, de l'adaptation de leurs revenus aux fluctuations du marché et du niveau d'utilisation des outils de communication électronique. Étant donné que le marché de la revente de maisons ne devrait pas augmenter aussi rapidement que par le passé et que l'utilisation des outils de communication électronique continuera à restreindre la demande de courtage immobilier, on prévoit que le nombre d'agents et vendeurs en immobilier n'augmentera que légèrement au cours des prochaines années.
Précision
Depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le courtage immobilier en 2010, la seule appellation (ou titre) d'emploi autorisée pour exercer cette profession est « courtier immobilier ».
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les agents et vendeurs en immobilier qui seront nombreux à prendre leur retraite ou à quitter la profession pour toutes sortes d'autres champs d'activité. Ils seront en effet nombreux à prendre leur retraite, car l'âge moyen est beaucoup plus élevé chez ces agents et vendeurs que dans l'ensemble des professions : environ 34 % d'entre eux étaient âgés de 55 ans et plus en 2006, proportion beaucoup plus élevée que pour l'ensemble des professions (15 %). Encore plus, 8 % d'entre eux étaient âgés de 65 ans et plus, proportion quatre fois plus élevée que dans l'ensemble des professions (2 %). Quelques débouchés s'ajouteront en raison de l'augmentation de l'emploi.
Le fort roulement dans cette profession, qu'il soit dû à la retraite ou à l'abandon de la profession pour d'autres champs d'activité, se reflète dans les données de l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec. Ainsi, selon les années, de 15 % à 20 % des agents immobiliers quittent la profession.
Finalement, quelques postes seront libérés par ceux qui obtiendront des promotions dans l'industrie du courtage immobilier.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles aux personnes qui satisfont aux exigences de l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), donc aux diplômés de l'attestation d'études collégiales (AEC) en courtage immobilier résidentiel et, dans une moindre mesure, aux quelques agents et vendeurs expérimentés en chômage. En effet, le taux de chômage est très faible dans cette profession.
Cette profession représente plus souvent qu'autrement une deuxième carrière pour les candidats à cette profession. D'ailleurs, la proportion de travailleurs âgés de moins de 40 ans y est beaucoup plus faible que dans l'ensemble des professions (à peine 23 % par rapport à 46 %, selon les données du recensement de 2006). Habituellement, les professions qui présentent une proportion aussi basse de jeunes travailleurs sont des professions de promotion (juges, directeurs, etc.) ou en fort déclin, ce qui n'est pas le cas de la présente profession. Notons que cette profession attire aussi passablement d'immigrants. En effet, la proportion d'immigrants était en 2006 relativement élevée dans cette profession (19 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement). Pour eux aussi, il s'agit bien souvent d'une deuxième carrière, puisque plus de 80 % de ces immigrants étaient au pays depuis au moins 10 ans.
Industries
Selon les données du recensement, environ 92 % des agents et vendeurs en immobilier travaillaient en 2006 dans les industries des services immobiliers, surtout dans des bureaux d'agents et de courtiers immobiliers (85 %).
Tendances
L'évolution du nombre d'agents et vendeurs en immobilier dépend de l'état du marché de la revente de maisons, de l'adaptation de leurs revenus aux fluctuations du marché et du niveau d'utilisation des outils de communication électronique.
- Marché de la revente de maisons
Le marché de la revente de maisons évolue bien sûr en fonction de la situation économique, mais de façon plus spécifique en fonction des taux d'intérêt, des changements démographiques, de la création d'emplois et du taux d'inoccupation des logements locatifs.
Dans ce contexte, il n'est pas étonnant de constater que le marché de la revente de maisons a été stagnant au cours de la récession du début des années 1990 et des années qui l'ont suivie. Il a commencé à se redresser fortement vers le milieu des années 1990. Tous les facteurs de croissance se sont en effet conjugués pour favoriser un redressement vigoureux : taux d'intérêt au plus bas niveau depuis des décennies, forte création d'emplois, hausse de l'immigration, amélioration du marché du travail des jeunes qui ont pu quitter le foyer familial en plus grand nombre, baisse spectaculaire du taux d'inoccupation des logements locatifs, etc.
Ce marché a par la suite peu évolué de 2002 à 2005, se maintenant à un niveau historique très élevé, avant de repartir en hausse en 2006 et 2007, les facteurs de croissance demeurant essentiellement positifs. En raison des effets de la récession, le nombre de reventes de maisons a diminué fortement en 2008 avant de repartir en hausse en 2009 et en 2010, pour se retrouver très près de son niveau record de 2007.
Ce marché ne devrait augmenter que légèrement au cours des prochaines années. Si certains facteurs de croissance continueront à favoriser la revente de maisons, comme la hausse de l'immigration et l'amélioration du marché du travail des jeunes, d'autres devraient moins l'avantager que par le passé : niveau de création d'emplois plus modeste, légère hausse du taux d'inoccupation des logements locatifs et taux d'intérêt plus élevés. En plus, le niveau élevé de l'endettement des ménages et le durcissement des règles s'appliquant au financement des hypothèques entré en vigueur en mai 2011 devraient faire diminuer la demande de maisons neuves et existantes. Au bout du compte, on s'attend à ce que ce marché connaisse une croissance modeste au cours des prochaines années.
- Adaptation des revenus aux fluctuations du marché
Qu'ils soient travailleurs autonomes ou pas, les agents et vendeurs en immobilier sont tous rémunérés en fonction d'un pourcentage du prix de vente des maisons. Ainsi, les fluctuations du marché de la revente de maisons n'influencent pas que l'évolution du nombre d'agents et vendeurs en immobilier, mais aussi le niveau de leurs revenus. Par exemple, la forte baisse d'activité dans ce marché entre 1990 et 1995 ne s'est pas reflétée uniquement par la diminution du nombre d'emplois, mais aussi par une baisse de leurs revenus d'emploi, selon les données des recensements. En effet, leurs revenus d'emploi ont diminué de 3 %, tandis qu'ils augmentaient de 11 % dans l'ensemble des professions. À l'inverse, la forte croissance du marché de la revente de maisons n'a permis qu'une faible augmentation du nombre d'emplois entre 1995 et 2000, mais une très forte hausse de revenus. Ainsi, leurs revenus d'emploi ont augmenté de 50 %, soit quatre fois plus que dans l'ensemble des professions (12 %). Cette forte hausse des revenus a attiré beaucoup de travailleurs dans cette profession par la suite, entraînant une augmentation moyenne du nombre dde courtiers immobiliers de plus de 8 % par année entre 2002 et 2009, selon les données de l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec, alors que le marché croissait moins rapidement qu'auparavant. Le mécanisme d'adaptation a fait en sorte que leurs revenus d'emploi ont diminué de plus de 6 % entre 2000 et 2005, tandis qu'ils augmentaient de 15 % dans l'ensemble des professions.
Les effets de ce mécanisme d'adaptation devraient être assez neutres au cours des prochaines années. En effet, la baisse récente des revenus d'emploi, jumelée à la médiatisation du plafonnement du marché de la revente, devrait diminuer nettement l'attrait de cette profession. D'ailleurs, le nombre de courtiers a augmenté de moins de 2 % entre janvier 2009 et 2010, soit à un rythme beaucoup moins rapide qu'auparavant. En conséquence, le nombre d'agents et vendeurs en immobilier devrait augmenter au même rythme que le marché de la revente de maisons au cours des prochaines années.
- Utilisation des outils de communication électronique
De plus en plus d'acheteurs potentiels utilisent Internet pour chercher une maison, et de plus en plus de propriétaires qui veulent vendre leur maison font appel à des services spécialisés d'affichage sur Internet. Comme l'achat d'une maison représente un des investissements les plus importants dans la vie d'un ménage, il est bien évident que les acheteurs potentiels ne se contentent pas de visualiser les maisons qui les intéressent sur Internet et qu'ils continuent à visiter en personne les maisons. En plus, les acheteurs et vendeurs ont toujours besoin de l'apport d'un spécialiste pour se faire conseiller et pour conclure de façon sécuritaire un investissement aussi important.
Cela dit, le magasinage sur Internet permet aux gens de mieux cerner leurs besoins et sert en quelque sorte de présélection avant de rencontrer un agent immobilier. Ce magasinage accélère donc considérablement le travail des agents et vendeurs en immobilier. On voit d'ailleurs apparaître de plus en plus de courtiers qui offrent des services limités à la conclusion de la transaction, services associés à un pourcentage moins élevé du prix de vente des maisons. Par contre, cette tendance est considérablement ralentie par le fait que la Loi sur le courtage immobilier oblige les courtiers à vérifier et à démontrer l'exactitude des documents qui leur sont transmis.
Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, le nombre d'agents et vendeurs en immobilier devrait n'augmenter que légèrement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 42 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en baisse légère depuis 1991 (44 %). Environ 61 % d'entre eux travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion nettement plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %). Cette profession exige une grande disponibilité (travail sur appel, le jour, le soir et les week-ends).
Le travail autonome y était en 2006 beaucoup plus répandu que dans l'ensemble des professions (36 % par rapport à 11 %). Il faut noter que cette proportion ne tient pas compte des agents et vendeurs non autonomes qui sont aussi rémunérés au pourcentage des ventes et qui doivent gérer leur clientèle comme un travailleur autonome. En fait, tous les membres de cette profession doivent posséder des compétences en général associées aux travailleurs autonomes.
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui connaissent bien le secteur immobilier et qui maîtrisent les notions de base des mathématiques et de l'informatique. Ils doivent démontrer de l'initiative, des aptitudes à communiquer efficacement et de bonnes habiletés en négociation. Ils doivent être en mesure d'offrir un excellent service à la clientèle, en particulier de faire preuve d'affabilité, d'écoute et de capacité à résoudre des problèmes. La disponibilité, l'autonomie et le jugement sont d'autres qualités recherchées. Le bilinguisme est généralement essentiel et représente toujours un atout.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, il faut obtenir un permis de l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ). Il existe quatre catégories de permis :
- courtier immobilier résidentiel;
- courtier immobilier commercial;
- courtier immobilier hypothécaire;
- dirigeant d'agence.
Pour obtenir un certificat dans une de ces catégories, il faut réussir un examen administré par l'OACIQ et démontrer une connaissance suffisante du français. Aucune formation n'est exigée formellement, mais la réussite d'un programme de formation lié au domaine de l'immobilier, dont l'attestation d'études collégiales (AEC) en courtage immobilier résidentiel, est fortement conseillée.
Notons que les courtiers immobiliers hypothécaires et les dirigeants d'agence ne font pas partie de la présente profession. Les courtiers immobiliers hypothécaires font partie du groupe professionnel 1114, Autres agents financiers et les dirigeants d'agence du groupe professionnel 0121, Directeurs des assurances, de l'immobilier et du courtage financier.
Pour plus de précisions sur ces exigences et sur le processus d'accès à la profession :
http://oaciq.com/fr/articles/conditions-acces-profession
Notons que pour exercer à son propre compte, un courtier immobilier doit satisfaire aux exigences de l'OACIQ.
Références utiles
Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ)
http://www.oaciq.com/
Association canadienne de l'immeuble
http://crea.ca/fr_index.htm
Société canadienne d'hypothèques et de logement
http://www.cmhc-schl.gc.ca
Considérations importantes
Étant donné que le marché de la revente de maisons ne devrait pas augmenter aussi rapidement que par le passé et que l'utilisation des outils de communication électronique continuera à restreindre la demande de courtage immobilier, on prévoit que le nombre d'agents et vendeurs en immobilier n'augmentera que légèrement au cours des prochaines années. Le fort taux de roulement dans cette profession, qu'il soit dû à la retraite ou à l'abandon de la profession pour d'autres champs d'activité, permettra l'ouverture d'un bon nombre de débouchés supplémentaires.
Cette profession représente plus souvent qu'autrement une deuxième carrière pour les candidats à cette profession.
6232 - Agents/agentes et vendeurs/vendeuses en immobilier
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 6232 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 15 250 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 15 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 0,8 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 100 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 900 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 1 000 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 6232 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 58,0 % | 52,7 % |
| Femmes | 42,0 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 6232 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 2,9 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 31,5 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 57,7 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 7,9 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 6232 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 85,5 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 14,5 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
6232 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 61,2 % | 53,2 % |
| Moyen | 49 699 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 25,2 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 37,2 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 37,6 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
6232 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 1,3 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 13,2 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 63,5 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 22,0 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 6232 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,1 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 1,0 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 7,3 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 2,5 % | 5,4 % |
| Estrie | 3,0 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 1,5 % | 2,9 % |
| Montérégie | 19,9 % | 18,7 % |
| Montréal | 33,5 % | 24,1 % |
| Laval | 7,6 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 6,0 % | 5,8 % |
| Laurentides | 9,5 % | 7,0 % |
| Outaouais | 3,9 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 0,9 % | 1,8 % |
| Mauricie | 1,4 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 1,8 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,2 % | 1,7 % |
| 6232 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 35,9 % | 11,2 % |
| 6232 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 18,9 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Services immobiliers | 92,4 | |
| - bureaux d'agents et de courtiers immobiliers | 85,3 | |
| - activités liées à l'immobilier | 3,8 | |
| - bailleurs de biens immobiliers | 3,3 |