Ensembliers, dessinateurs de mode et concepteurs - expos. et arts
5243 - Ensembliers/ensemblières de théâtre, dessinateurs/dessinatrices de mode, concepteurs/conceptrices d'expositions et autres concepteurs/conceptrices artistiques
Textes de la profession
Nature du travail
Les membres de ce groupe de base créent et réalisent des concepts de décors et de costumes pour des productions cinématographiques, télévisées, théâtrales et vidéo, des modèles de vêtements et de tissus, des expositions et des étalages et d'autres objets de création tels que des bijoux et des trophées.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=5243
Exemples de titres professionnels
Concepteur de bijoux;
concepteur de trophées;
concepteur d'expositions muséologiques;
costumier - design;
couturier - haute couture;
décorateur-étalagiste de vitrines;
designer d'éclairage;
dessinateur de jouets;
dessinateur de mode;
dessinateur de vêtements;
étalagiste;
fourreur-modéliste;
modéliste de chaussures;
modéliste de tissus.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : janvier 2011)
A) Vue d'ensemble
Au cours des dernières années, le nombre d'ensembliers de théâtre, dessinateurs de mode, concepteurs d'expositions et autres concepteurs artistiques a augmenté de façon notable. Cette hausse notable s'explique principalement par les exigences croissantes des consommateurs qui forcent les entreprises de mode à changer régulièrement le style des vêtements et les autres entreprises de conception et de commerce à soigner la présentation de leurs produits. Étant donné que cette tendance devrait se maintenir, on prévoit que leur nombre continuera à augmenter de façon notable au cours des prochaines années. Les perspectives varient toutefois considérablement selon les spécialités et les secteurs d'activité.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des besoins de remplacement des ensembliers de théâtre, dessinateurs de mode, concepteurs d'expositions et autres concepteurs artistiques qui prendront leur retraite et, dans une moindre mesure, de l'augmentation de l'emploi. D'autres débouchés s'ajouteront en raison des besoins de remplacement de ceux qui quitteront la profession pour occuper des postes dans d'autres professions, ou pour obtenir une promotion à des postes de gestion dans l'industrie où ils travaillent. Une partie du cheminement de carrière peut également se faire à l'intérieur même de la profession. Ainsi, certains candidats à cette profession commencent leur carrière comme dessinateur avant d'obtenir un poste de designer ou de styliste, ou de s'établir à leur compte. De fait, environ 23 % des ensembliers de théâtre, dessinateurs de mode, concepteurs d'expositions et autres concepteurs artistiques étaient des travailleurs autonomes en 2006, proportion deux fois plus élevée que dans l'ensemble des professions (11 %).
Industries
Selon les données du recensement, environ 30 % des ensembliers de théâtre, dessinateurs de mode, concepteurs d'expositions et autres concepteurs artistiques travaillaient en 2006 dans le secteur manufacturier, principalement dans l'industrie du vêtement (24 %). On en trouvait également près de 23 % dans le commerce, surtout dans le commerce de détail et de gros de vêtements, et environ 21 % dans les services professionnels, scientifiques et techniques, surtout dans les services de design de mode (18 %). Mentionnons également qu'environ 10 % d'entre eux étaient associés aux arts d'interprétation et 7 % aux industries du film et de la vidéo. Il faut finalement noter que seulement 2 % des membres de cette profession travaillaient dans les industries du textile et des produits textiles et à peine 1 % dans les musées.
Ce groupe professionnel comprend diverses spécialités. La répartition de l'emploi par industrie que nous venons de décrire nous permet de quantifier approximativement l'importance relative de ces spécialités. Les dessinateurs et designers de mode, y compris les fourreurs-modélistes, travaillent surtout dans l'industrie du vêtement et, dans une moindre mesure, dans le commerce de gros et de détail de vêtement, et dans les services de design de mode. Ils comptent donc pour plus de la moitié des membres de cette profession.
Les décorateurs de scène et les costumiers pour le théâtre, le cinéma et la télévision se trouvent dans les industries des arts d'interprétation, les industries du film et de la vidéo, les services de design de mode et les services de publicité. Ils occupent donc au moins 20 % des emplois de cette profession.
Les décorateurs-étalagistes exercent leur profession principalement dans le commerce de détail et, dans une moindre mesure, dans le commerce de gros et dans les services de décoration de vitrines (qui font partie des services de publicité). On peut donc estimer leur apport à environ 10 % des emplois de cette profession.
Les autres concepteurs artistiques (concepteurs de bijoux, d'expositions muséologiques et de trophées, et dessinateurs de jouets, de chaussures, d'appareils d'éclairage et de tissus) œuvrent dans différentes industries faiblement représentées. On ne compte donc dans chacune de ces spécialités qu'un nombre peu élevé d'emplois.
Caractéristiques des emplois
Selon les données du recensement, les femmes occupaient environ 77 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en forte hausse depuis 1991 (63 %). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (35 014 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 50 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 22 178 $.
Exigences
Pour accéder à cette profession, les candidats doivent bien connaître le fonctionnement de l'industrie dans laquelle ils travaillent. Ils doivent être imaginatifs et créatifs, et posséder des aptitudes dans le dessin. Le sens de l'esthétique et de l'organisation, la capacité de travailler en équipe et de respecter les échéanciers, le dynamisme, le pragmatisme et le souci du détail sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme peut être exigé et représente de toute façon un atout.
B) Tendances par spécialité
- Dessinateurs et designers de mode
- Bassin de main-d'œuvre
Les débouchés seront accessibles en premier lieu aux titulaires de diplômes universitaires et collégiaux qui mènent à cette spécialité (voir la section Formation). D'autres débouchés seront pourvus par des dessinateurs et designers de mode expérimentés qui sont assez nombreux en chômage. Une proportion importante des débouchés pourrait être pourvue par des immigrants qui satisfont aux exigences de la profession. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 près de deux fois plus élevée que dans l'ensemble des professions (21 % par rapport à 12 %). D'autres encore le seront par des autodidactes qui possèdent généralement de l'expérience dans d'autres professions de l'industrie de l'habillement, par exemple comme patronniers (voir 5245), couturiers (voir 7342), échantillonneurs et même parfois opérateurs de machines à coudre industrielle (voir 9451).
Contrairement à la plupart des autres professions et spécialités qu'on trouve dans l'industrie de l'habillement, cette spécialité attire beaucoup de candidats. Cette industrie se divise en effet en deux entités complémentaires fort différentes : la conception et la fabrication. S'il est clair que l'industrie de la fabrication industrielle souffre d'une image négative, on associe au contraire le dessin et le design de mode à un certain «glamour», à des activités créatives gratifiantes. Face à ce constat, il n'est pas étonnant de constater que la concurrence y est féroce. Pour un designer qui crée des produits originaux et qui fait la une des cahiers de mode, on retrouve un grand nombre de candidats à cette spécialité qui doivent se contenter d'exécuter des copies des vêtements à la mode dans les grandes capitales, de dessiner des vêtements conçus par des designers locaux ou étrangers ou même de se contenter d'occuper d'autres professions dans l'industrie en espérant accéder un jour aux emplois plus gratifiants et créateurs.
Malgré l'attrait de cette profession et la glissade de l'emploi dans l'industrie du vêtement depuis 2001, la situation sur le marché du travail des titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en design de mode est demeurée acceptable, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Par contre, si environ la moitié des emplois «en rapport à la formation» occupés par ces diplômés sont dans la présente profession, les autres sont surtout dans des postes de patronniers, vendeurs et tailleurs et couturiers. Finalement, notons que les diplômés qui accèdent directement à des postes de designers sont rares, puisque la majorité de ceux qui accèdent à cette spécialité se retrouvent dans des postes de dessinateurs de mode. Leur situation sur le marché du travail ne devrait guère s'améliorer au cours des prochaines années en raison des difficultés prévues dans l'industrie de la fabrication de vêtements (voir plus loin).
- Industries
On dénombre proportionnellement beaucoup plus de dessinateurs et designers de mode dans les industries du vêtement pour femmes et pour enfants que dans celle du vêtement pour hommes. En effet, l'industrie du vêtement pour hommes comporte habituellement beaucoup moins de variétés et de styles, et se démarque par la production en grande série.
- Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette spécialité dépend surtout des tendances qui touchent l'industrie de la fabrication de vêtements et de l'importance accordée par les consommateurs à l'achat de produits distinctifs.
Après avoir encaissé de lourdes pertes d'emplois lors de la récession du début des années 1990, l'industrie de la fabrication de vêtements a connu une période de croissance entre 1992 et 2000, une accalmie de 2000 à 2002, puis un fort déclin par la suite. De 1992 à 2002, cette industrie a pu surpasser ses pertes sur le marché local par une croissance effrénée de ses exportations. Leur valeur réelle (après inflation) était en effet cinq fois plus élevée en 2002 qu'en 1992 !
Mis à part la forte augmentation des exportations, la période de croissance observée de 1992 à 2002 se caractérise par l'abandon graduel aux pays à bas salaires de la confection de vêtements bas de gamme et par la concentration de l'industrie dans la production de vêtements de milieu et de haut de gamme. La stabilisation et le déclin plus récents (2002 à 2010) s'expliquent par la conjugaison de plusieurs facteurs :
- l'adhésion de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à la fin de 2001;
- l'élimination par le Canada des tarifs et des contingents sur les importations de vêtements de 48 pays moins avancés (PMA) au début de 2003;
- le niveau élevé de la valeur du dollar canadien depuis 2003;
- la disparition graduelle, puis complète depuis janvier 2005, des contingents (quotas) à l'importation.
L'ensemble de ces facteurs a eu un impact considérable sur cette industrie :
- en 2010, environ 62 % des importations provenaient de la Chine, alors que ce pays ne fournissait que 22 % de nos importations en 1992;
- entre 2002 et 2010, cette industrie a subi des pertes sous tous les plans, avec des baisses variant selon les sources de 55 % à 70 % du côté de l'emploi et de plus de 75 % du côté de la valeur réelle (après inflation) de ses livraisons et de ses exportations;
- comme une bonne partie de la baisse de l'emploi résulte de la sous-traitance des activités de confection à des pays à bas salaires comme la Chine, elle a davantage touché les professions de la production, surtout les opérateurs de machines à coudre industrielles (voir 9451), que celles de la pré-production et de la commercialisation : patronniers (voir 5245), dessinateurs et designers (5243) et représentants aux ventes (voir 6411), par exemple.
Si les perspectives pour cette industrie ne sont guère plus reluisantes pour les premières années de notre période de prévision (2010-2014), l'emploi devrait cesser de diminuer par la suite. En effet, la grande majorité des entreprises vulnérables à la concurrence des pays à bas salaires ont déjà fermé leurs portes. Les autres entreprises, qui offrent des vêtements de plus haute gamme ou occupant des niches bien particulières, seront en mesure de conserver leur place sur le marché intérieur et aux États-Unis. En plus, les détaillants auront toujours besoin d'une base manufacturière au Québec pour permettre de les approvisionner rapidement pour remplacer leurs stocks vendus. Il est donc probable que la chute d'emplois à laquelle on assiste depuis 2002 prenne fin sous peu. C'est pourquoi on prévoit que l'emploi dans l'industrie de la fabrication de vêtements continuera à diminuer à court terme, mais demeurera assez stable par la suite.
Ces perspectives continueront à nuire en premier lieu aux professions liées à la confection de vêtements. Elles toucheront beaucoup moins les activités de conception de vêtements auxquelles les dessinateurs de mode et les designers sont associés. En effet, pour satisfaire aux exigences croissantes des consommateurs et faire face à la concurrence mondiale, les entreprises de mode doivent changer régulièrement le style des vêtements. Si elles n'hésitent pas à sous-traiter la confection dans les pays à bas salaires, elles préfèrent contrôler de près les activités de conception et continuer à les réaliser ici. En plus, l'aide gouvernementale appuie beaucoup plus les activités de design et de commercialisation que celles liées à la production. Ces tendances favorisent l'emploi dans cette spécialité, surtout pour les dessinateurs de mode, mais aussi pour les designers.
En conclusion, malgré les tendances négatives qui influencent l'industrie de la fabrication de vêtements, le nombre de dessinateurs de mode et de designers pourrait très bien ne diminuer que légèrement au cours des prochaines années.
Les nouvelles technologies influencent la façon de travailler des dessinateurs et designers de mode. Il s'agit surtout de logiciels de conception et de fabrication assistées par ordinateur. Si ces outils ont peu d'impact sur l'évolution de l'emploi dans cette profession, ils entraînent un rehaussement des compétences exigées par les employeurs.
- Décorateurs de scène et costumiers
- Bassin de main-d'œuvre
Le bassin des personnes aptes à pourvoir les débouchés dans ces spécialités est assez varié. Pour les costumiers, il est composé en partie du bassin décrit plus haut pour les dessinateurs et designers de mode, mais aussi des diplômés du DEC en théâtre-production (décor et costumes).
L'enquête Relance a diffusé jusqu'à maintenant les résultats pour les cohortes de diplômés de 2001-2002 à 2007-2008, aucune formée de plus de 30 diplômés. Ces résultats montrent en général une situation sur le marché du travail nettement moins bonne que celle de la moyenne des diplômés d'un DEC. En plus, l'accès aux postes décorateurs de scène et costumiers semble exiger une certaine expérience dans d'autres postes techniques, car seule une faible minorité des diplômés qui occupaient un emploi salarié en rapport avec cette formation ne travaillait dans la présente profession.
Pour les décorateurs de scène, ce bassin comprend les titulaires des DEC en design de présentation et en théâtre-production (décor et costumes), et les candidats qui possèdent une formation dans le domaine des arts de scène ou une expérience dans des postes d'entrée du milieu du théâtre, de la télévision et du cinéma. La situation sur le marché du travail des diplômés du DEC en design de présentation est en moyenne un peu moins bonne que celle de la moyenne des diplômés du DEC. Notons que ce programme permet également d'accéder à des postes de décorateurs-étalagistes (voir plus loin) et que seulement la moitié des emplois «en rapport à la formation» occupés par ces diplômés sont dans la présente profession.
- Tendances
L'évolution de l'emploi dans ces spécialités dépend surtout des tendances qui touchent les industries du théâtre et du film et de l'enregistrement sonore.
Malgré la concurrence croissante des formes de divertissements à domicile (jeux vidéo, multiplication des chaînes spécialisées, vidéos, etc.), du cinéma et des autres types de spectacles, l'industrie du théâtre a connu une forte croissance jusqu'en 2002-2003, puis a perdu une part de sa popularité par la suite. En effet, le nombre de spectateurs de pièces de théâtre a presque doublé entre 1994-1995 et 2002-2003, avant de diminuer de plus de 20 % entre ce sommet et 2007-2008, selon les «Statistiques principales des organismes de production en théâtre, soutenus par le Conseil des arts et des lettres du Québec» diffusées annuellement par l'Institut de la statistique du Québec. Ce recul a bien sûr désavantagé l'emploi dans cette profession. Comme le nombre de spectateurs de pièces de théâtre devrait se stabiliser à l'avenir, on s'attend à ce que le nombre de décorateurs de scène et costumiers dans l'industrie du théâtre demeure assez stable au cours des prochaines années.
L'emploi dans l'industrie du film et de l'enregistrement sonore a augmenté en flèche au cours de la deuxième moitié des années 1990. Cette augmentation s'explique surtout par la tendance à la sous-traitance de la production des émissions de télévision, par la forte croissance de la production étrangère de téléfilms, de téléséries et de films au Québec, par la popularité des films québécois et par le développement de nouveaux créneaux.
En créant des programmes qui ne subventionnent que les émissions de télévision produites par les producteurs privés, les gouvernements ont entraîné un fort mouvement de sous-traitance qui a débouché sur un déplacement des emplois provenant de l'industrie de la télédiffusion vers celle du film et de l'enregistrement sonore. Ce mouvement de sous-traitance a produit ses effets les plus importants au cours de la deuxième moitié des années 1990. D'ailleurs, l'emploi dans les industries du film et de l'enregistrement sonore n'a augmenté que légèrement depuis 2000. Comme on prévoit la création de quelques nouvelles chaînes au cours des prochaines années, ces industries devraient donc encore bénéficier quelque peu de la tendance à la sous-traitance, mais moins qu'auparavant.
La production étrangère de téléfilms, de téléséries et de films au Québec a augmenté très fortement jusqu'en 2003. Les producteurs étrangers étaient attirés par la faiblesse du dollar, le talent et la qualité des techniciens et créateurs d'effets spéciaux locaux et par la diversité de l'architecture et des sites extérieurs du Québec. En raison de la hausse de la valeur du dollar canadien à partir de 2003 et de la forte concurrence mondiale, la valeur des tournages étrangers a depuis diminué de façon importante. Face à cette situation, les gouvernements provincial et fédéral ont eux aussi annoncé une augmentation des crédits d'impôt accordés aux travailleurs des secteurs du cinéma et de la télévision. Par exemple, les dépenses liées au cinéma et aux productions audiovisuelles provenant de l'administration publique québécoise (y compris les dépenses liées à la production télévisuelle indépendante) ont augmenté très fortement entre 1996-1997 et 2008-2009 (environ 7,5 % par année), selon les données de l'Institut de la statistique du Québec. Grâce à l'appui des gouvernements et au maintien de la plupart des atouts qui ont attiré les producteurs étrangers, la production étrangère devrait repartir en hausse, quoique à un rythme beaucoup moins spectaculaire que par le passé.
Même si l'assistance aux projections de films québécois a triplé entre 2000 et 2009, elle varie considérablement d'une année à l'autre. En effet, la popularité de ce type de production dépend beaucoup de la faveur du public pour chaque production. Le succès d'une seule production peut parfois modifier complètement les résultats annuels de l'ensemble des films québécois. Il est en conséquence très difficile de prévoir si la hausse de la popularité des films québécois se maintiendra. Notons finalement que la production de films québécois, quoique prestigieuse et très médiatisée, génère relativement peu d'emplois et n'influence donc que légèrement l'emploi dans cette industrie et dans cette profession.
Finalement, cette industrie bénéficie aussi du développement de nouveaux créneaux, telle la production de segments filmés incorporés à des sites Internet et à des jeux ou didacticiels vidéo. Dans l'ensemble, ces facteurs devraient permettre le maintien actuel du niveau d'emploi dans les industries du film et de l'enregistrement sonore.
Compte tenu de ces facteurs, le nombre de décorateurs de scène et costumiers devrait n'augmenter que légèrement au cours des prochaines années.
- Décorateurs-étalagistes
- Bassin de main-d'œuvre
Les débouchés dans cette spécialité seront accessibles en premier lieu aux titulaires du DEP en décoration intérieure et étalage et surtout à ceux du DEC en design de présentation. D'autres débouchés seront pourvus par des décorateurs-étalagistes expérimentés qui sont assez nombreux en chômage. D'autres postes seront pourvus par des autodidactes qui possèdent généralement de l'expérience dans le milieu de la vente au détail et du design.
La situation sur le marché du travail des diplômés du DEC en design de présentation est en moyenne un peu moins bonne que celle de la moyenne des diplômés du DEC, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Ce programme permet également d'accéder à des postes de décorateurs de scène et costumiers (voir plus haut).
La situation des diplômés du DEP en décoration intérieure et étalage est assez semblable à celle de la moyenne des diplômés des autres DEP, si ce n'est un salaire nettement moins élevé. Par contre, la majorité des diplômés qui ont un emploi en rapport avec la formation occupent des postes de conseillers en décoration intérieure (voir 6421), tandis que moins de 20 % d'entre eux travaillent comme étalagistes.
- Tendances
Les décorateurs-étalagistes doivent concevoir les étalages, les vitrines et les intérieurs des magasins et parfois composer des étalages pour des expositions, comme les expositions commerciales. Quelle que soit l'industrie dans laquelle ils travaillent, l'évolution de l'emploi dans cette profession dépend des tendances qui touchent le commerce de détail, surtout le commerce de vêtements et de marchandises diverses (magasins à rayons, bazars, clubs-entrepôts et magasins généraux).
La vente de vêtements est moins sensible à la conjoncture économique que d'autres secteurs de la vente au détail, telle la vente d'automobiles, de meubles et d'équipements électroniques. Assez stable au cours des années 1990, l'emploi dans les industries qui embauchent le plus de décorateurs-étalagistes, soit les magasins de fournitures de tout genre (magasins à grandes surfaces, en général) et de vêtements et d'accessoires vestimentaires, a par la suite augmenté à un bon rythme. Cette hausse récente montre l'importance grandissante du service à la clientèle dans ces deux types de magasins. Cette tendance favorise l'emploi dans cette spécialité, puisque ces deux types de magasins misent beaucoup sur l'apparence de leurs vitrines pour attirer la clientèle.
Le niveau de l'emploi des décorateurs-étalagistes dépend aussi des tendances de consommation. Par exemple, le type de vêtement vendu influencera également les besoins de décoration de vitrines et la fréquence de changements de vitrines. À cet égard, les exigences croissantes des consommateurs qui forcent les entreprises de mode à changer régulièrement le style des vêtements favorisent le rafraîchissement fréquent des vitrines, tant dans les petites boutiques que dans les grands magasins. L'emploi dans cette spécialité bénéficie bien sûr de cette tendance.
Le niveau de l'emploi dans cette spécialité aurait pu pâtir du développement du commerce électronique, surtout par Internet. Jusqu'à maintenant, il touche toutefois peu la vente de vêtements, principal générateur d'emplois et de contrats pour les décorateurs-étalagistes.
- Autres spécialités
Ce groupe professionnel comprend de nombreuses autres spécialités. Voici les principales : concepteurs de bijoux, de musées, de trophées et d'expositions muséologiques, dessinateurs d'appareils d'éclairage, de carreaux, de jouets, de monuments et de piscines, et modélistes de tapis et de tissus.
En tout, les personnes qui travaillent dans ces spécialités occupent moins de 20 % des emplois de cette profession. Aucune de ces spécialités ne comptent toutefois suffisamment de membres pour pouvoir analyser leurs perspectives d'emploi.
Études et formation
Il est possible d'accéder à certaines des spécialités de cette profession sans formation spécifique. Toutefois, différents programmes de formation permettent d'en faciliter l'accès et représentent donc un atout important. Outre l'importance manifeste des connaissances et aptitudes acquises grâce à ces programmes, ceux-ci contribuent également au développement de solides réseaux de contacts. En effet, les premières relations, établies grâce à des professeurs, à des pairs ou à d'autres personnes, sont d'une importance capitale dans les différents milieux du design.
Ainsi, le baccalauréat en gestion et design de la mode, et le diplôme d'études collégiales (DEC) ou l'attestation d'études collégiales (AEC) en design de mode représentent un atout important pour les spécialités suivantes : designers en vêtement, stylistes de mode, modélistes de vêtement, de théâtre, cinéma ou télévision, dessinateurs de mode et fourreurs-modélistes.
Le DEC en design de présentation représente un atout pour occuper des postes de décorateurs de théâtre, cinéma ou télévision et de décorateurs-étalagistes.
Le DEC en théâtre-production (décor et costumes) représente un atout pour occuper des postes de décorateurs et de costumiers de théâtre, cinéma ou télévision.
Le diplôme d'études professionnelles (DEP) en décoration intérieure et étalage représente un atout pour occuper des postes de décorateurs-étalagistes.
Références utiles
Conseil des ressources humaines de l'industrie du vêtement
http://www.apparelconnexion.ca/
École supérieure de mode de Montréal
http://www.unites.uqam.ca/esm/
Considérations importantes
Étant donné que les exigences croissantes des consommateurs forcent les entreprises de mode à changer régulièrement le style des vêtements et les autres entreprises de conception et de commerce à soigner la présentation de leurs produits, le nombre d'ensembliers de théâtre, dessinateurs de mode, concepteurs d'expositions et autres concepteurs artistiques devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années. Les perspectives varient toutefois considérablement selon les spécialités et les secteurs d'activité.
Contrairement à la plupart des autres professions et spécialités qu'on trouve dans l'industrie de la fabrication de vêtements, les postes de dessinateurs et designers de mode attirent beaucoup de candidats et la concurrence y est féroce.
Tout en attirant aussi passablement de candidats, les perspectives sont un peu meilleures pour les décorateurs-étalagistes, les décorateurs de scène et les costumiers.
La créativité et le talent sont essentiels pour accéder à toutes les spécialités de cette profession.
5243 - Ensembliers/ensemblières de théâtre, dessinateurs/dessinatrices de mode, concepteurs/conceptrices d'expositions et autres concepteurs/conceptrices artistiques
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 5243 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 3 950 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 300 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 1,3 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 50 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 90 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 140 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 5243 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 23,3 % | 52,7 % |
| Femmes | 76,7 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 5243 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 9,3 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 61,1 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 27,4 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 2,2 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 5243 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 86,4 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 13,6 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
5243 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 49,1 % | 53,2 % |
| Moyen | 35 014 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 22,5 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 60,3 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 17,2 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
5243 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 7,0 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 11,8 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 60,7 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 20,5 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 5243 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,0 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 0,0 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 3,5 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 2,8 % | 5,4 % |
| Estrie | 0,8 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 0,8 % | 2,9 % |
| Montérégie | 13,1 % | 18,7 % |
| Montréal | 64,3 % | 24,1 % |
| Laval | 5,9 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 2,3 % | 5,8 % |
| Laurentides | 3,3 % | 7,0 % |
| Outaouais | 1,2 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 0,4 % | 1,8 % |
| Mauricie | 0,8 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 0,7 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,0 % | 1,7 % |
| 5243 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 22,8 % | 11,2 % |
| 5243 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 20,6 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Fabrication | 29,9 | |
| - fabrication de vêtements | 24,1 | |
| Commerce | 23,5 | |
| - commerce de détail | 15,4 | |
| - magasins de vêtements | 9,5 | |
| - commerce de gros | 8,1 | |
| - textiles, vêtements et chaussures | 6,8 | |
| Services professionnels, scientifiques et techniques | 21,2 | |
| - services spécialisés de design | 18,2 | |
| Industries du film et de la vidéo | 7,2 | |
| Arts, spectacles et loisirs | 11,6 | |
| - compagnies d'arts d'interprétation | 7,9 |