Designers graphiques et illustrateurs

5241 - Designers graphiques et illustrateurs/illustratrices
Textes de la profession

Nature du travail

Les designers graphiques conçoivent et produisent du matériel graphique et visuel pour communiquer efficacement des renseignements pour des imprimés, de la publicité, des films, des emballages, des affiches, des panneaux indicateurs et des produits médias interactifs tels que des sites Web et des cédéroms. Les designers graphiques qui occupent des postes de supervision, de consultation ou de gestion de projets sont compris dans ce groupe de base. Les illustrateurs conçoivent et réalisent des illustrations pour représenter en images divers contenus d'information.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :

http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=5241 

Exemples de titres professionnels

Animateur - films d'animation;
bédéiste;
concepteur publicitaire;
cybernographiste;
designer graphique;
designer graphique - multimédia, médias;
interactifs ou nouveaux médias;
designer visuel en multimédia;
dessinateur publicitaire;
dessinateur-maquettiste publicitaire;
graphiste;
illustrateur;
illustrateur graphique multimédia;
illustrateur médical;
illustrateur scientifique;
maquettiste.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : janvier 2011)

A) Vue d'ensemble

Au cours des dernières années, le nombre de designers graphistes et illustrateurs a augmenté fortement. Si leur nombre a augmenté dans presque toutes les industries dans lesquelles ils travaillent, cette croissance fut la plus forte dans les services de design graphique et dans la conception de systèmes informatiques. Compte tenu des tendances des industries dans lesquelles ils travaillent, on prévoit que le nombre de designers graphistes et illustrateurs augmentera fortement au cours des prochaines années, mais à un rythme moins rapide qu'auparavant.

Précision

Bien qu'intimement liées, les professions de designers graphistes et de techniciens en graphisme (voir 5223) présentent des caractéristiques bien spécifiques. Comme son nom l'indique, le concepteur graphiste (ou designer graphiste), crée le concept graphique et le réalise parfois. Le technicien en graphisme n'a souvent qu'une formation technique sur l'utilisation des principaux logiciels et n'intervient que pour la réalisation du concept élaboré par le designer graphiste. Le concepteur évalue les besoins avec les clients, gère les budgets, voit au respect des échéanciers et est parfois responsable de la gestion de l'équipe qui réalise le projet : techniciens en graphisme, photographes, programmeurs, etc. Dans les deux cas, on utilise aussi le terme «infographiste», puisqu'ils travaillent essentiellement avec des outils informatiques.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu de l'augmentation de l'emploi. En raison du peu de designers graphistes et illustrateurs âgés de 55 ans et plus (4 % par rapport à 15 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement de 2006), il y aura proportionnellement moins de départs dus à la retraite que dans les autres professions. L'expérience de designer graphiste permet d'accéder à des postes de directeur artistique et directeur de la publicité. Elle permet aussi de créer sa propre entreprise.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux diplômés des programmes de formation professionnels et techniques qui mènent à cette profession (voir la section Formation). Quelques débouchés seront pourvus par les designers graphistes et illustrateurs expérimentés qui sont en chômage. D'autres débouchés devraient l'être par des immigrants qui satisfont aux exigences de la profession. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 un peu plus élevée que dans l'ensemble des professions (13 % par rapport à 12 %).

Cette profession attire beaucoup de candidats, et plusieurs diplômés doivent commencer leur métier à la pige, pas toujours par choix. L'expérience de technicien en graphisme, et même parfois de photographe, représente un atout. Les personnes qui se démarquent sont celles qui possèdent le plus de talent, de créativité et de sens artistique. Ces qualités peuvent même permettre à une personne très talentueuse de pallier un manque de formation technique ou universitaire. Cela dit, la formation postsecondaire semble de plus en plus importante pour accéder à cette profession. Reflet de ce phénomène, environ 87 % des membres de cette profession étaient titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires en 2006, proportion en forte hausse depuis 1996 (77 %). Une telle hausse signifie que la très grande majorité, sinon la presque totalité, des personnes qui ont accédé à cette profession entre 1996 et 2006 étaient titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires.

Le fort attrait de cette profession se reflète dans les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Ainsi, la situation sur le marché du travail des finissants du diplôme d'études professionnelles (DEP) en procédés infographiques est moins bonne que celle de l'ensemble des diplômés de la formation professionnelle : taux de placement un peu moins élevé, taux de chômage nettement plus élevé et salaire plus modeste.

La situation sur le marché du travail des titulaires des diplômes d'études collégiales (DEC) en graphisme, en infographie en préimpression, en intégration multimédia, en dessin animé et en techniques d'animation 3D et de synthèse d'images, et du baccalauréat en arts graphiques (communications graphiques) est meilleure que celles des diplômés du DEP en procédés infographiques, mais un peu moins bonne que celle de l'ensemble des diplômés de la formation technique et du baccalauréat. Si en moyenne autour des deux tiers des diplômés du baccalauréat en arts graphiques et des DEC se retrouvent dans les professions du graphisme (5223 et 5241), environ les trois quarts de ceux du DEC en techniques d'intégration multimédia occupent des postes liées à l'informatique, tels concepteurs et développeurs Web (2175), programmeurs (2174) et personnel technique en informatique (2281, 2282 et 2283).

Quant aux quelque 400 diplômés annuels des attestations d'études collégiales (AEC) liées aux DEC mentionnés plus tôt, leur situation sur le marché du travail varie grandement d'un programme à l'autre. Si elle est acceptable pour les titulaires des AEC liées au DEC en intégration multimédia, elle est en général médiocre pour ceux des AEC liées aux DEC en graphisme, en infographie en préimpression, en dessin animé et en techniques d'animation 3D et de synthèse d'images.

Industries

Selon les données du recensement, près de la moitié des designers graphistes et illustrateurs travaillaient en 2006 dans les services professionnels, scientifiques et techniques, surtout dans les services de design (33 %), la publicité (8 %) et la conception de systèmes informatiques (5 %). On en retrouvait aussi en nombre significatif dans l'impression (8 %), l'édition de journaux, de périodiques, de livres et de répertoires (6 %), les industries du film et de la vidéo (3 %) et les enseignes et étalages (3 %).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession varie beaucoup selon les industries.

- Impression et édition

Les industries de l'impression et de l'édition de livres, de revues et de journaux, ont connu de grands changements technologiques au cours des dernières années. La numérisation des documents constitue sans contredit le changement le plus important. Dans un premier temps, la numérisation des documents a grandement accéléré le travail de préimpression. Il a par exemple entraîné la quasi-disparition des compositeurs-typographes (voir 1423), graduellement remplacés par des agents d'éditique, des techniciens en graphisme et des designers graphistes. Dans un deuxième temps, la numérisation a permis de réaliser des produits auparavant impossibles à concevoir et d'améliorer considérablement la qualité graphique des produits d'impression. Elle a donc favorisé l'emploi des membres des professions liées au graphisme, tels les techniciens en graphisme et les designers graphistes. Ainsi, le nombre de designers graphistes et illustrateurs a augmenté fortement dans l'imprimerie et l'édition au cours des dernières années.

Même si on prévoit une baisse d'emploi dans les industries de l'imprimerie et de l'édition, l'emploi dans cette profession devrait être moins touché que celui des autres professions de ces industries. En conséquence, on s'attend à ce que le nombre de designers graphistes et illustrateurs travaillant dans ces industries augmente tout de même légèrement au cours des prochaines années.

- Services spécialisés de design

D'une industrie de petite taille au début des années 1990, l'industrie des services spécialisés de design est devenue en 2001 le premier employeur en importance dans cette profession et l'est demeuré en 2006, selon les données des recensements. L'augmentation spectaculaire de l'emploi dans cette industrie s'explique entre autres par la croissance du multimédia (voir plus loin) et par la numérisation des documents. La numérisation a en effet permis de faciliter la transmission des dossiers graphiques et de sous-traiter les travaux graphiques à des entreprises spécialisées dans le domaine. Notons également que le coût élevé des équipements et logiciels dans le domaine favorise aussi la sous-traitance, surtout lorsque le volume et la fréquence des besoins en documents graphiques ne justifient pas l'embauche d'au moins un designer graphiste à temps plein. Selon les données de l'Enquête annuelle sur les industries de services de Statistique Canada, le taux de croissance réel (après inflation) des revenus et des dépenses d'exploitation de cette industrie au Québec a toutefois été bien modeste entre 2003 et 2009, montrant que les principaux effets des facteurs qui expliquent l'augmentation spectaculaire de l'emploi dans cette industrie sont déjà réalisés. En conséquence, cette industrie devrait continuer de connaître une certaine croissance au cours des prochaines années, mais à un rythme bien inférieur à celui observé auparavant.

- Services de publicité

Le niveau d'activité des services de publicité dépend fortement de la croissance économique, de la popularité de la publicité conçue localement et du développement de nouveaux créneaux. La forte augmentation de l'emploi dans ce secteur au cours de la deuxième moitié des années 1990 s'explique d'ailleurs à la fois par la vigueur de la croissance économique et par la hausse de la proportion de la publicité conçue localement, beaucoup mieux adaptée aux caractéristiques des consommateurs québécois.

Le niveau moins élevé de la croissance économique ainsi que la recrudescence du nombre d'adaptations et de traductions de messages publicitaires conçus et même réalisés à l'étranger pourraient expliquer en grande partie la plus faible croissance des revenus et de l'emploi dans cette industrie depuis le tournant du siècle. En fait, le revenu d'exploitation de l'industrie québécoise de la publicité a même diminué d'environ 2 % en termes réels (en tenant compte de l'inflation) entre 2000 et 2009, selon les données de Enquête annuelle sur le secteur des services de publicité et des services connexes de Statistique Canada.

La publicité traditionnelle n'a connu qu'une légère croissance au Canada entre 2000 et 2008, avant de diminuer en 2009 en raison de la récession. Selon les données du Bureau de la publicité interactive du Canada, elle a augmenté légèrement à la télévision (selon d'autres sources, cette croissance serait concentrée dans la télévision spécialisée, stagnant dans la télévision généraliste) et à la radio entre 2000 et 2008 avant la baisse de 2009, mais a commencé à diminuer dès 2005 dans les quotidiens. Par contre, de nouveaux créneaux se sont ouverts graduellement à la publicité : placement de produits (utilisation d'un produit ou apparition d'une marque dans l'action d'un film ou d'une émission de télévision), affichage sur les immeubles, dans les ascenseurs et les toilettes des bars, affichage électronique aux points de vente et dans les endroits publics, percées dans les écoles et les hôpitaux, publicité invisible (où des acteurs vantent un produit ou un service dans des lieux publics), etc. Chacun de ces créneaux exige une approche particulière et vise une clientèle bien définie. La publicité sur Internet et dans les chaînes de télévision spécialisées permet par exemple de toucher des clientèles bien ciblées selon les sites qu'elles visitent et les émissions qu'elles écoutent.

Malgré des taux de croissance spectaculaires, la publicité sur Internet n'a longtemps représenté qu'une proportion négligeable du total des dépenses publicitaires au Canada. Ce n'est plus le cas. Toujours selon les données du Bureau de la publicité interactive du Canada, elle représentait en 2009 plus de 13 % de ce total. Les dépenses publicitaires sur Internet ont ainsi surpassé de 25 % celles consacrées à la radio, se sont approchées à seulement 10 % de celles destinées aux journaux quotidiens et ont atteint près de 60 % de celles transmises par la télévision. Comme la publicité sur Internet possède toujours un fort potentiel de croissance, on s'attend à ce que les dépenses qui y sont consacrées dépassent celles destinées aux journaux quotidiens en 2011 ou 2012.

Face à tous ces facteurs, on prévoit que l'emploi dans les services de publicité augmentera de façon notable au cours des prochaines années.

- Fabrication d'enseignes

L'industrie des enseignes embauche de moins en moins de peintres d'enseignes. Ils sont remplacés par des infographistes (techniciens ou designers). Encore ici, la technologie numérique comporte des effets opposés. D'une part, cette technologie exige moins de main-d'œuvre pour réaliser les travaux graphiques. D'autre part, elle permet de développer des concepts beaucoup plus élaborés et attrayants. Somme toute, le nombre de designers graphistes et illustrateurs qui travaillent dans cette industrie a même augmenté fortement au cours des dernières années. Cette tendance devrait se maintenir au cours des prochaines années.

- Multimédia

Ce qu'on appelle communément le secteur du multimédia est en fait un regroupement d'entreprises et même de fonctions qu'on retrouve dans un large éventail d'industries, dont celles analysées précédemment. Cela dit, le développement du secteur de la «technologie de l'information permettant la manipulation simultanée de sons, d'images et de textes au moyen d'un seul ensemble informatique, et ce, de façon interactive» (définition du secteur du multimédia, Institut de la statistique du Québec) est plus particulièrement associé aux services de télécommunications, aux services informatiques, aux logiciels (y compris les jeux vidéo) et aux services professionnels.

S'il est indéniable que ces industries ont connu une forte croissance au cours des dernières années, il n'en demeure pas moins que cette croissance a davantage bénéficié aux programmeurs, analystes informatiques et concepteurs et techniciens Web (voir 2174, 2171, 2175 et 2281). Du côté des designers graphistes et illustrateurs, la croissance du multimédia semble avoir été indirecte, car elle s'est concrétisée principalement dans les services spécialisés de design.

Au cours des années 1990, le secteur du multimédia a grandement bénéficié des programmes gouvernementaux d'aide à la création d'emplois et du dynamisme des entreprises axées sur le développement de la technologie du Web, tant sur Internet que dans les intranets d'entreprises. À partir de 2001, les entreprises ont diminué fortement leurs investissements en produits multimédias, entraînant une certaine baisse de l'emploi dans ce secteur. La décision du gouvernement provincial en 2003 d'abolir des crédits et des congés d'impôt pour l'établissement de nouvelles entreprises dans un site désigné, par exemple dans la Cité du multimédia, a aussi contribué à limiter les intentions d'investissement dans ce secteur. Notons que les entreprises qui bénéficiaient déjà de ces crédits les conserveront jusqu'à la fin de leurs contrats. Ces contrats prendront fin entre 2010 et 2013. En conséquence, un certain nombre d'entreprises perdront ce financement au cours de notre période de prévision (2010-2014). Même si la valeur des investissements des entreprises en machines et matériel devrait repartir en hausse, il serait étonnant d'observer au cours des prochaines années une croissance aussi forte des investissements des entreprises en produits multimédias qu'au cours de la deuxième moitié des années 1990.

- Facteurs professionnels

Les tendances récentes se sont accompagnées d'un rehaussement des exigences des employeurs. Les employeurs recherchent en outre des employés plus polyvalents. Cela explique que ces tendances ont favorisé davantage l'emploi des designers graphiques (5241) que celui des techniciens en graphisme (5223). Il devrait en être de même au cours des prochaines années.

Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, le nombre de designers graphistes et illustrateurs devrait augmenter fortement au cours des prochaines années, quoique à un niveau un moins spectaculaire qu'auparavant.

Caractéristiques des emplois

Cette profession se caractérise par la forte présence de travailleurs autonomes. En effet, environ 32 % des designers graphistes et illustrateurs étaient des travailleurs autonomes en 2006 (moyenne de 11 % pour l'ensemble des professions). Il peut s'agir autant de nouveaux arrivés sur le marché du travail que d'anciens salariés qui ont décidé de s'établir à leur compte. Cette présence permet aux entreprises de faire appel à des spécialistes pour la réalisation de projets précis. D'autres pigistes polyvalents produisent des dépliants, des journaux, des cartes de visite, des menus, etc. Plusieurs d'entre eux peuvent prendre en charge toutes les étapes de réalisation de ces produits : rédaction, conception, infographie, mise en page, etc.

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 47 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en hausse notable depuis 1991 (40 %). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (35 846 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 56 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année ne s'élevait qu'à 19 331 $.

Exigences

Que ce soit pour travailler à leur compte ou pour offrir leurs services à un employeur, les candidats doivent satisfaire à de nombreuses exigences, adaptées au poste spécifique et au secteur d'embauche. Il est impératif de faire preuve de créativité et de posséder un bon sens artistique. On demande d'ailleurs souvent aux postulants et aux pigistes de présenter un portfolio de leurs réalisations. En plus, les candidats doivent maîtriser les concepts de base du dessin et du graphisme, et les principaux logiciels utilisés en infographie, se tenir à jour sur le développement des outils infographiques, être méticuleux, précis et rapides, posséder des aptitudes en planification, en gestion budgétaire, en gestion du personnel et en résolution de problèmes, démontrer des capacités de communication, d'écoute et d'analyse, savoir travailler en équipe (essentiel dans le multimédia) et être capables de produire sous pression pour respecter les échéances de production. Le bilinguisme est de plus en plus demandé, surtout dans les entreprises qui exportent aux États-Unis. Les travailleurs autonomes doivent en plus posséder des notions en planification, en gestion et en administration.

B) Tendances par spécialité

- Illustrateurs

La plupart des illustrateurs sont des artistes indépendants qui ont leur propre studio et une variété de clients. Les services des illustrateurs sont requis dans plusieurs domaines : publicité, publications médicales et scientifiques, livres d'enfants, éditoriaux, documents corporatifs, livres scolaires, etc. Ils se démarquent par leur style personnel et par leur connaissance du secteur où ils œuvrent.

La plupart des illustrateurs utilisent les techniques traditionnelles, telles que pastel et aquarelle pour leur dessin de base. Il est très utile qu'ils connaissent les différentes techniques de production de l'image qui servent à reproduire leurs œuvres. Ils doivent connaître les méthodes d'impression et de séparation des couleurs et le contrôle de la qualité de l'image à l'impression. L'informatique est un outil qui leur permet d'obtenir certains types de résultats. Selon les rendus, le genre, les finis, les textures, la composition et le contenu désirés, les illustrateurs ont le choix entre les techniques traditionnelles et les techniques informatiques pour réaliser leur dessin de base.

La connaissance des droits d'auteur est un atout. Les droits d'auteur et l'original d'une illustration sont distincts. L'original est vendu séparément du droit d'auteur ou il reste la propriété de l'illustrateur. La capacité à négocier des droits relatifs à l'utilisation que projette le client est essentielle.

Études et formation

Pour devenir concepteur graphiste (designer graphique), il faut habituellement

- un baccalauréat en design graphiste ou en communication graphique ;

ou :

- un diplôme d'études collégiales (DEC) en graphisme, en infographie en préimpression, en intégration multimédia, en dessin animé et en techniques d'animation 3D et de synthèse d'images;

- une attestation d'études collégiales (AEC) dans le domaine du graphisme,- une attestation d'études collégiales (AEC) dans le domaine du graphisme, y compris les nombreux programmes offerts dans les domaines de la conception de jeux vidéo, et du modelage et de l'animation 3D;

- un diplôme d'études professionnelles (DEP) en procédés infographiques

le tout jumelé à la démonstration de capacités créatrices et artistiques supérieures. On peut également avoir accès à la profession avec le DEP, le DEC ou l'AEC et plusieurs années d'expérience sur le marché du travail comme technicien en graphisme. Les diplômes et attestations sont parfois axés sur les aspects techniques de l'infographie, et moins sur l'aspect artistique.

Pour devenir illustrateur, il n'y a pas de formation spécialisée au Québec. Il existe des cours d'illustration à l'intérieur du baccalauréat en design graphique. Les illustrateurs proviennent de diverses disciplines : formation en graphisme de niveau collégial, en arts plastiques, etc.

Références utiles

Société des designers graphiques du Québec
http://www.sdgq.qc.ca/

Association des illustrateurs et illustratrices du Québec
http://www.aiiq.qc.ca

Alliance numériQC
http://www.numeriqc.ca/

Comité sectoriel de main-d'œuvre en technologies de l'information et des communications
http://www.technocompetences.qc.ca/

Comité sectoriel de main-d'œuvre des communications graphiques du Québec
http://www.impressionsgraphiques.qc.ca/ 

Considérations importantes

Malgré la forte croissance prévue au cours des prochaines années, les candidats devront faire face à une très forte concurrence en raison de la grande popularité de cette profession. D'ailleurs, la situation sur le marché du travail des diplômés des principaux programmes de formation qui mènent à cette profession est moins bonne que celle de l'ensemble des diplômés de la formation professionnelle et technique.

Le portfolio, le talent et la créativité représentent une clé d'accès à cette profession qui se caractérise par la forte présence de travailleurs autonomes.

L'habileté artistique et le style personnel sont les compétences les plus recherchées pour les illustrateurs.

5241 - Designers graphiques et illustrateurs/illustratrices
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 5241 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 16 000 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 350 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 2,2 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 350 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 200 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 550 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 5241 Ensemble des
professions
Hommes 53,3 % 52,7 %
Femmes 46,7 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 5241 Ensemble des
professions
15- 24 ans 11,5 % 14,1 %
25- 44 ans 64,5 % 45,1 %
45- 64 ans 23,6 % 38,8 %
65 ans et plus 0,4 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 5241 Ensemble des
professions
Plein temps 83,9 % 79,2 %
Temps partiel 16,1 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
5241 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 55,0 % 53,2 %
Moyen 35 846 45 157
0 à 19 999 $ 18,7 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 64,3 % 52,4 %
50 000 $ et plus 17,0 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
5241 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 2,2 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 10,6 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 57,5 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 29,7 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 5241 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,5 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,4 % 2,5 %
Capitale-Nationale 10,4 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 2,6 % 5,4 %
Estrie 2,8 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,2 % 2,9 %
Montérégie 12,4 % 18,7 %
Montréal 46,8 % 24,1 %
Laval 4,9 % 5,0 %
Lanaudière 3,3 % 5,8 %
Laurentides 4,4 % 7,0 %
Outaouais 3,7 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 1,1 % 1,8 %
Mauricie 1,3 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 1,6 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,5 % 1,7 %


5241 Ensemble des
professions
Travail autonome 31,6 % 11,2 %


5241 Ensemble des
professions
Immigration 13,5 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi (%) (%)
Services professionnels, scientifiques et techniques 49,4
- services spécialisés de design 32,7
- publicité et services connexes 8,1
- conception de systèmes informatiques et services connexes 5,2
Fabrication 16,6
- impression et activités connexes de soutien 7,7
- autres activités diverses de fabrication (y compris la fabrication d'enseignes) 3,0
Industrie de l'information et industrie culturelle 12,8
- éditeurs de journaux, de périodiques, de livres et de répertoires 6,0
- industries du film et de la vidéo 3,1
Commerce 6,7