Annonceurs et et autres communicateurs, radio et télévision

5231 - Annonceurs/annonceures et autres communicateurs/communicatrices de la radio et de la télévision
Textes de la profession

Nature du travail

Les annonceurs et autres communicateurs de la radio et de la télévision lisent des bulletins d'information, des nouvelles sportives, des bulletins météorologiques, des bulletins d'intérêt public et des annonces publicitaires, et ils animent des émissions musicales et des émissions d'information à la radio ou à la télévision.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :

http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=5231 

Exemples de titres professionnels

Animateur à la radio;
annonceur;
communicateur;
disc-jockey;
hôte d'infovariétés;
lecteur de nouvelles;
présentateur à la télévision;
présentateur sportif;
reporter à la circulation;
reporter météo.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : janvier 2011)

Au cours des dernières années, le nombre d'annonceurs et autres communicateurs de la radio et de la télévision a diminué fortement. Cette diminution s'explique surtout par les fusions et compressions de personnel qu'a connues l'industrie de la radiodiffusion et de la télédiffusion au cours des années 1990. Étant donné que les principaux effets des fusions et compressions dans cette industrie sont maintenant derrière nous, on prévoit que leur nombre demeurera assez stable au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront entre autres des besoins de remplacement des annonceurs qui prendront leur retraite. En plus, d'autres débouchés s'ajouteront en raison du taux de roulement relativement élevé dans cette profession. La durée de l'emploi des annonceurs dans un même poste est en effet relativement courte. Les employeurs changent régulièrement leur équipe d'annonceurs, que ce soit pour changer l'image des émissions ou pour embaucher des personnes qui bénéficient d'une grande popularité. Selon les données du recensement, on comptait d'ailleurs en 2006 proportionnellement moins de personnes âgés de 45 ans et plus dans cette profession que dans l'ensemble des professions (28 % par rapport à 41 %).

Comme bien des professions du domaine des arts, le phénomène du cumul d'emplois est fréquent. Ils sont en effet assez nombreux à occuper des postes d'annonceurs tout en continuant à être humoriste ou acteur (voir 5135). D'autres personnes alternent entre des postes d'annonceur et de journaliste (voir 5123), ou de disc-jockey et de musicien (voir 5133). Notons également que le phénomène du cumul d'emplois se retrouve aussi à l'intérieur même de cette profession, par exemple animateur à la radio et à la télévision.

Bassin de main-d'œuvre

Un certain nombre de débouchés seront accessibles aux titulaires de diplômes universitaires en communication ou journalisme ou de diplômes d'études collégiales (DEC) en techniques de communication dans les médias, spécialisation en animation et production radiophonique. D'autres débouchés seront pourvus par des annonceurs expérimentés en chômage ou qui occupent temporairement des emplois dans d'autres professions. Les immigrants ne devraient toutefois pas pourvoir beaucoup de débouchés, car ils étaient en 2006 relativement peu nombreux (7 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions). Finalement, d'autres débouchés seront pourvus par des personnes qui possèdent une certaine expérience à la radio d'un collège ou du monde du spectacle. Reflet de ce phénomène, à peine 20 % des membres de cette profession étaient titulaires d'un diplôme postsecondaire dans le domaine des communications et du journalisme en 2006, selon les données du recensement.

Comme on peut le constater, cette profession attire énormément de candidats. Il s'agit en effet d'une profession qui donne une image positive, tout en laissant la place à une créativité gratifiante. La concurrence est toutefois féroce.

Industries

Selon les données du recensement, un peu moins de la moitié (49 %) des annonceurs travaillaient en 2006 dans l'industrie de la radiodiffusion et de la télédiffusion et environ 11 % dans les débits de boissons. On en trouvait aussi en nombre significatif dans le secteur des arts d'interprétation (9 %), dans les administrations publiques (9 %) et dans les industries du film et de la vidéo (4 %)

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend surtout des tendances qui influencent l'industrie de la radiodiffusion et de la télédiffusion et de facteurs professionnels.

- Radiodiffusion et télédiffusion

Au cours des dernières années, l'emploi n'a augmenté que légèrement dans l'industrie de la radiodiffusion et de la télédiffusion. Du côté de la télédiffusion, les effets de l'ouverture de nouvelles chaînes spécialisées ont été en grande partie annulés par un fort mouvement de sous-traitance. En créant des programmes qui ne subventionnent que les émissions de télévision produites par les producteurs privés, les gouvernements ont en effet entraîné un important déplacement des emplois provenant de l'industrie de la télédiffusion vers celle du film et de l'enregistrement sonore au cours de la deuxième moitié des années 1990. Selon les données des recensements, le nombre d'annonceurs a d'ailleurs diminué fortement dans l'industrie de la radiodiffusion et de la télédiffusion entre 1991 et 2006, mais a augmenté de façon notable dans les industries du film et de la vidéo et encore plus chez les artistes indépendants. Même si ce phénomène de sous-traitance est maintenant derrière nous et qu'il devrait s'ouvrir encore quelques nouvelles chaînes spécialisées, on ne peut pas s'attendre à ce que l'emploi augmente beaucoup dans l'industrie de la télédiffusion au cours des prochaines années.

Par ailleurs, les plus grands réseaux de télévision, tant du secteur public (Télé-Québec et la Société Radio-Canada) que du secteur privé, ont concentré une grande partie de leur production dans les grands centres au cours des années 1990, présentant de moins en moins d'émissions réalisées localement dans leurs stations régionales.

Du côté de la radiodiffusion, on a aussi assisté au cours des dernières années à la fusion en un grand réseau de plusieurs stations de radio. Le plus gros de la vague étant derrière nous, l'industrie de la radiodiffusion devrait connaître plus de stabilité au cours des prochaines années.

- Facteurs professionnels

Le volume d'emploi pour les annonceurs demeure peu élevé sur les chaînes spécialisées. D'une part, ces chaînes présentent une forte proportion d'émissions produites à l'étranger. D'autre part, les fonctions d'animation de ces émissions ne représentent souvent qu'un complément de travail pour des annonceurs déjà en emploi, ou pour des membres d'autres professions (acteurs, journalistes, humoristes, etc.).

Par ailleurs, l'emploi dans cette profession a été particulièrement touché par les mouvements de centralisation des réseaux de radio et de télévision. Ainsi, le nombre d'annonceurs a diminué au cours des dernières années, même si l'emploi total dans les industries dans lesquelles ils travaillent a augmenté légèrement. Ce mouvement de centralisation étant derrière nous, le nombre d'annonceurs et autres communicateurs de la radio et de la télévision devrait cesser de diminuer et demeurer assez stable au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Comme de nombreux annonceurs cumulent des emplois, il est important de souligner que les données présentées dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concernent que les personnes dont la principale profession était annonceurs et autres communicateurs de la radio et de la télévision lors de la semaine où s'est tenu le recensement en 2006 ou lors des semaines de références de l'Enquête (mensuelle) sur la population active (EPA). Elles ne touchent pas ceux qui exerçaient une autre profession lors de ces semaines. Les données sur ces personnes sont plutôt comprises dans les professions qu'ils occupaient à ce moment. En plus, la donnée sur le revenu annuel d'emploi (51 276 $) ne concerne que les 44 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année ne s'élevait qu'à 29 008 $. Il faut aussi comprendre que ces revenus incluent les sommes reçues en occupant des emplois dans d'autres professions l'année précédant le recensement. Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 37 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en forte hausse depuis 1991 (25 %).

Exigences

Outre l'atout que représente la formation scolaire, l'accès à cette profession dépend énormément des caractéristiques individuelles des candidats et des caractéristiques du poste convoité. Par exemple, si la connaissance de la musique est essentielle pour les disc-jockeys, celle des sports l'est tout autant pour les commentateurs sportifs. Toujours selon les postes, les candidats doivent posséder une voix et une présentation agréables, le sens de l'humour, une bonne diction et des aptitudes supérieures en communication orale. Pour certains postes, il est essentiel de posséder une bonne culture générale.

Études et formation

Les exigences scolaires pour accéder à cette profession varient énormément selon les postes. Reflet de ce phénomène, à peine 20 % des membres de cette profession étaient titulaires d'un diplôme postsecondaire dans le domaine des communications et du journalisme en 2006, selon les données du recensement.

Cela dit, les programmes qui favorisent le plus l'accès à cette profession sont le diplôme universitaire en communication ou journalisme, et le diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de communication dans les médias, spécialisation en animation et production radiophonique. Des études dans le domaine des arts de la radio ou de la télévision ou une formation pratique acquise à la radio d'un collège représentent aussi des atouts.

Les aptitudes démontrées lors d'une audition constituent le principal critère d'embauche.

Références utiles

Union des artistes
https://uda.ca/ 

Considérations importantes

Étant donné que les principaux effets des fusions et compressions dans cette industrie sont maintenant derrière nous, on prévoit que le nombre d'annonceurs et autres communicateurs de la radio et de la télévision demeurera assez stable au cours des prochaines années.

Le cumul d'emplois est fréquent dans cette profession et la concurrence entre les candidats y est féroce.

5231 - Annonceurs/annonceures et autres communicateurs/communicatrices de la radio et de la télévision
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 5231 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 1 400 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 45 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,0 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 0 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 30 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 30 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 5231 Ensemble des
professions
Hommes 63,0 % 52,7 %
Femmes 37,0 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 5231 Ensemble des
professions
15- 24 ans 15,5 % 14,1 %
25- 44 ans 56,8 % 45,1 %
45- 64 ans 26,1 % 38,8 %
65 ans et plus 1,6 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 5231 Ensemble des
professions
Plein temps 68,7 % 79,2 %
Temps partiel 31,3 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
5231 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 42,9 % 53,2 %
Moyen 51 276 45 157
0 à 19 999 $ 12,4 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 46,0 % 52,4 %
50 000 $ et plus 41,6 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
5231 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 10,3 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 22,3 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 40,5 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 26,9 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 5231 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,7 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 3,3 % 2,5 %
Capitale-Nationale 12,7 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 2,2 % 5,4 %
Estrie 3,9 % 3,9 %
Centre-du-Québec 1,3 % 2,9 %
Montérégie 15,5 % 18,7 %
Montréal 28,0 % 24,1 %
Laval 4,2 % 5,0 %
Lanaudière 2,4 % 5,8 %
Laurentides 2,6 % 7,0 %
Outaouais 6,6 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 2,6 % 1,8 %
Mauricie 2,8 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 2,8 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 8,3 % 1,7 %


5231 Ensemble des
professions
Travail autonome 17,9 % 11,2 %


5231 Ensemble des
professions
Immigration 6,9 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi (%) (%)
Industrie de l'information et industrie culturelle 55,6
- radiodiffusion et télédiffusion 48,5
Arts, spectacles et loisirs 12,2
- artistes, auteurs et interprètes indépendants 6,9
Débits de boissons (alcoolisées) 10,6
Administrations publiques 9,0