Cadreurs de films et cadreurs vidéos
5222 - Cadreurs/cadreuses de films et cadreurs/cadreuses vidéo
Textes de la profession
Nature du travail
Les cadreurs de films et les cadreurs vidéo utilisent des ciné-caméras, des caméras vidéo et de l'équipement connexe pour enregistrer sur pellicule des nouvelles, des événements en direct, des films, des vidéos et des émissions télédiffusées.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=5222
Exemples de titres professionnels
Aide-cadreur;
cadreur de cinéma;
cadreur de film;
cadreur de studio;
caméraman;
caméraman de reportage électronique;
caméraman de télévision;
opérateur de caméra vidéo.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : janvier 2011)
Le nombre de cadreurs de films et cadreurs vidéo a augmenté de façon notable au cours des dernières années. Cette hausse provient essentiellement de l'augmentation du nombre de tournages de films et de productions pour la télévision. Étant donné que la croissance dans ces domaines devrait ralentir à l'avenir, on prévoit que le nombre de cadreurs de films et cadreurs vidéo n'augmentera que légèrement au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les cadreurs qui prendront leur retraite ou qui obtiendront des promotions comme directeurs de la photographie, réalisateurs, gestionnaires de projets ou producteurs. En outre, la popularité de cette profession entraîne un taux de roulement très faible, ce qui limite le nombre de débouchés. Enfin, quelques débouchés proviendront de l'augmentation de l'emploi.
Bassin de main-d'œuvre
Comme il est possible de devenir cadreur sans formation spécifique, le bassin de main-d'œuvre peut difficilement être décrit de façon précise. Il est entre autres formé de personnes qui possèdent de l'expérience dans des emplois d'entrée des industries dans lesquelles on les retrouve, par exemple comme preneur de son, éclairagiste ou même menuisier de scène. Certains programmes de formation (voir la section Formation) représentent un atout pour accéder à des emplois dans cette profession. D'autres débouchés seront pourvus par des cadreurs expérimentés qui sont assez nombreux en chômage. Un certain nombre de débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux conditions d'accès à la profession. En effet, quoique légèrement moins élevée que dans l'ensemble des professions (11 % par rapport à 12 % en 2006), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants.
Industries
Selon les données du recensement, les cadreurs travaillaient en 2006 essentiellement dans les industries de la télévision (52%) et du film et de la vidéo (43 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend directement des tendances qui influencent les industries du film et de l'enregistrement sonore, et celles de la télédiffusion.
- Industries du film et de l'enregistrement sonore
L'emploi dans l'industrie du film et de l'enregistrement sonore a augmenté en flèche au cours de la deuxième moitié des années 1990. Cette augmentation s'explique surtout par la tendance à la sous-traitance de la production des émissions de télévision, par la forte croissance de la production étrangère de téléfilms, de téléséries et de films au Québec, par la popularité des films québécois et par le développement de nouveaux créneaux.
En créant des programmes qui ne subventionnent que les émissions de télévision produites par les producteurs privés, les gouvernements ont entraîné un fort mouvement de sous-traitance qui a débouché sur un déplacement des emplois provenant de l'industrie de la télédiffusion vers celle du film et de l'enregistrement sonore. Ce mouvement de sous-traitance a produit ses effets les plus importants au cours de la deuxième moitié des années 1990. D'ailleurs, l'emploi dans les industries du film et de l'enregistrement sonore n'a augmenté que légèrement depuis 2000. Comme on prévoit la création de quelques nouvelles chaînes au cours des prochaines années, ces industries devraient donc encore bénéficier quelque peu de la tendance à la sous-traitance, mais moins qu'auparavant.
La production étrangère de téléfilms, de téléséries et de films au Québec a augmenté très fortement jusqu'en 2003. Les producteurs étrangers étaient attirés par la faiblesse du dollar, le talent et la qualité des techniciens et créateurs d'effets spéciaux locaux et par la diversité de l'architecture et des sites extérieurs du Québec. En raison de la hausse de la valeur du dollar canadien à partir de 2003 et de la forte concurrence mondiale, la valeur des tournages étrangers a depuis diminué de façon importante. Face à cette situation, les gouvernements provincial et fédéral ont eux aussi annoncé une augmentation des crédits d'impôt accordés aux travailleurs des secteurs du cinéma et de la télévision. Par exemple, les dépenses liées au cinéma et aux productions audiovisuelles provenant de l'administration publique québécoise (y compris les dépenses liées à la production télévisuelle indépendante) ont augmenté très fortement entre 1996-1997 et 2008-2009 (environ 7,5 % par année), selon les données de l'Institut de la statistique du Québec. Grâce à l'appui des gouvernements et au maintien de la plupart des atouts qui ont attiré les producteurs étrangers, la production étrangère devrait repartir en hausse, quoique à un rythme beaucoup moins spectaculaire que par le passé.
Même si l'assistance aux projections de films québécois a triplé entre 2000 et 2009, elle varie considérablement d'une année à l'autre. En effet, la popularité de ce type de production dépend beaucoup de la faveur du public pour chaque production. Le succès d'une seule production peut parfois modifier complètement les résultats annuels de l'ensemble des films québécois. Il est en conséquence très difficile de prévoir si la hausse de la popularité des films québécois se maintiendra. Notons finalement que la production de films québécois, quoique prestigieuse et très médiatisée, génère relativement peu d'emplois et n'influence donc que légèrement l'emploi dans cette industrie et dans cette profession.
Finalement, cette industrie bénéficie aussi du développement de nouveaux créneaux, telle la production de segments filmés incorporés à des sites Internet et à des jeux ou didacticiels vidéo. Dans l'ensemble, ces facteurs devraient permettre le maintien actuel du niveau d'emploi dans les industries du film et de l'enregistrement sonore.
- Industrie de la télédiffusion
Comme mentionné plus tôt, une grande part du développement de l'industrie de la télédiffusion se réalise en sous-traitance dans l'industrie du film et de l'enregistrement sonore. Seule la forte augmentation du nombre de chaînes spécialisées favorise légèrement la création d'emplois dans cette industrie. D'ailleurs, les recettes réelles d'exploitation (après inflation) de la télévision traditionnelle privée ont diminué de près de 15 % au Canada et de près de 20 % au Québec entre 2000 et 2009, pendant qu'elles doublaient dans la télévision payante et spécialisée au Canada (donnée non disponible pour le Québec), selon les données de Statistique Canada. En plus, les changements technologiques permettent de plus en plus le contrôle de plusieurs caméras par un seul cameraman. L'effet combiné de ces tendances devrait conduire à une certaine stabilité du nombre de cameramen dans cette industrie.
Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, on prévoit que le nombre de cadreurs de films et cadreurs vidéo augmentera légèrement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 13 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (44 933 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 51 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 24 597 $. Environ 18 % des cadreurs travaillaient à leur compte en 2006, ce qui représente une proportion nettement plus élevée de travailleurs autonomes que dans l'ensemble des professions (11 %). L'appartenance à un syndicat (voir la section «Références») permet d'obtenir la priorité pour travailler à certaines productions.
Puisque cette profession est très populaire, les candidats à ces débouchés doivent souvent débuter comme stagiaires, puis dans des emplois à temps partiel ou «sur appel», accepter des postes connexes (preneur de son, éclairagiste ou même menuisier de scène), ou d'assistants cameramen. Ceux qui se démarquent par la qualité de leur travail, qui se font un nom dans ce milieu et qui développent un bon réseau de contact accèdent après quelques années à des postes permanents ou obtiennent suffisamment de contrats pour travailler à l'année.
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui connaissent bien tous les aspects techniques du métier de cameraman et le fonctionnement d'une grande variété de caméras. Ces candidats doivent aussi posséder une bonne culture générale et de grandes aptitudes au travail d'équipe, faire preuve de rigueur et de minutie et pouvoir travailler de longues heures dans des conditions climatiques variées. Face à l'implantation graduelle du support numérique, les cameramen doivent montrer des aptitudes à apprendre de nouvelles façons de cadrer et de manipuler le matériel. Par contre, les employeurs accordent toujours la priorité aux qualités de base d'un bon cameraman, soit sa créativité et son sens de l'esthétisme. En outre, face à l'augmentation des coproductions et des productions étrangères, le bilinguisme est de plus en plus indispensable. Ceux qui aspirent à des postes de directeurs de la photographie, de réalisateurs, de gestionnaires de projets et de producteurs doivent en plus posséder de solides notions en gestion et en planification.
Études et formation
Il est possible de devenir cadreur sans formation spécifique. Toutefois, les diplômes d'études collégiales (DEC) en techniques de production et de postproduction télévisuelles, en technologie de l'électronique option audiovisuel, ou en électrotechnique représentent des atouts.
L'expérience comme assistant cameraman est souvent exigée pour accéder à un poste de cameraman.
Références utiles
Alliance québécoise des techniciens de l'image et du son
http://www.aqtis.qc.ca
Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma
http://www.iatselocal262.com/
Considérations importantes
On prévoit que le nombre de cadreurs de films et cadreurs vidéo augmentera légèrement au cours des prochaines années. Les débouchés seront convoités par de nombreux candidats.
Les connaissances techniques sont importantes, mais les employeurs accordent le plus d'importance aux qualités de base d'un bon cameraman, soit sa créativité et son sens de l'esthétisme.
5222 - Cadreurs/cadreuses de films et cadreurs/cadreuses vidéo
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 5222 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 1 700 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 35 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 0,8 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 15 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 35 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 50 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 5222 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 86,7 % | 52,7 % |
| Femmes | 13,3 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 5222 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 8,8 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 58,0 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 33,2 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 0,0 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 5222 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 76,8 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 23,2 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
5222 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 48,9 % | 53,2 % |
| Moyen | 44 933 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 13,0 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 35,9 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 51,1 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
5222 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 4,5 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 16,9 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 65,7 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 12,8 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 5222 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,0 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 1,6 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 9,9 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 2,8 % | 5,4 % |
| Estrie | 4,0 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 0,8 % | 2,9 % |
| Montérégie | 14,3 % | 18,7 % |
| Montréal | 39,3 % | 24,1 % |
| Laval | 3,6 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 2,0 % | 5,8 % |
| Laurentides | 5,6 % | 7,0 % |
| Outaouais | 7,9 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 0,8 % | 1,8 % |
| Mauricie | 1,6 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 2,4 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 3,6 % | 1,7 % |
| 5222 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 18,4 % | 11,2 % |
| 5222 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 10,8 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Industrie de l'information et industrie culturelle | 94,2 | |
| - radiotélévision (sauf par Internet) | 51,7 | |
| - industries du film et de la vidéo | 42,9 | |
| Artistes, auteurs et interprètes indépendants | 5,0 |