Techniciens et assistants dans les bibliothèques et les archives
5211 - Techniciens/techniciennes et assistants/assistantes dans les bibliothèques et les services d'archives
Textes de la profession
Nature du travail
Les techniciens et les assistants dans les bibliothèques, les services d'archives et les services de gestion de documents facilitent l'accès aux ressources documentaires pour les usagers, participent à la gestion des documents, aident à la description de nouvelles acquisitions, participent au traitement des archives et aux tâches de conservation et exécutent des recherches de références.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=5211
Exemples de titres professionnels
Aide à la référence;
assistant dans les services d'archives;
bibliotechnicien;
indexateurtechnique;
préposé aux prêts;
technicien en archivistique;
technicien en documentation.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : janvier 2011)
Au cours des dernières années, le nombre de techniciens et assistants dans les bibliothèques et les services d'archives a augmenté légèrement. La vigueur de la demande en information de toutes sortes a en effet permis une certaine croissance de l'emploi malgré les effets de l'informatisation des opérations documentaires et archivistiques. Cette tendance à la hausse légère devrait se maintenir au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les techniciens et assistants dans les bibliothèques et les services d'archives qui prendront leur retraite, et par ceux qui quitteront la profession. En effet, la formation et l'expérience des membres de cette profession leur permettent d'accéder à des postes dans diverses professions du monde de l'information : recherchiste, concepteur de produits multimédias et de sites Internet et intranets, etc. En plus, quelques techniciens qui possèdent la formation nécessaire accéderont à des postes de bibliothécaires (voir 5111). Enfin, quelques débouchés proviendront de l'augmentation de l'emploi.
Bassin de main-d'œuvre
Les débouchés seront accessibles en premier lieu aux titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de la documentation et, dans une moindre mesure, aux techniciens et assistants expérimentés en chômage. Peu de débouchés seront pourvus par des immigrants qui satisfont aux exigences de la profession. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 relativement faible (7 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions).
Malgré le nombre limité de débouchés, cette profession attire passablement de candidats. Malgré certaines variations annuelles, la situation sur le marché du travail des diplômés du DEC en techniques de la documentation est en général semblable à celle de l'ensemble des diplômés de la formation technique, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Cette bonne situation devrait se maintenir à l'avenir.
Industries
Selon les données du recensement environ 49 % des techniciens et assistants dans les bibliothèques et les services d'archives travaillaient en 2006 dans des bibliothèques et 18 % dans le secteur de l'enseignement. On en retrouvait également en bon nombre dans l'administration publique (11 %) et dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale (11 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend principalement de la fréquentation des bibliothèques publiques, des changements technologiques, de l'organisation du travail, des décisions gouvernementales et de la demande d'information.
- Bibliothèques publiques
La fréquentation des bibliothèques publiques varie en fonction de la popularité de la lecture de livres et des ventes de livres. Selon les «Statistiques principales de la culture et des communications» de l'Institut de la statistique du Québec, la popularité de la lecture de livres a augmenté légèrement entre 1994 et 2004. Si la lecture de livres a subi les effets de la concurrence avec les activités récréatives (télévision, spectacles, sports et loisirs, Internet, jeux vidéo, etc.), elle a par contre bénéficié de la hausse de la scolarité de la population. Conséquence de ces deux facteurs, la popularité de la lecture de livres a crû énormément chez les personnes âgées de 55 ans et plus, est demeurée assez stable chez les personnes âgées de 25 à 54 ans et a diminué chez les jeunes âgés de moins de 25 ans, plus attirés par les activités récréatives. Ce constat laisse entrevoir une baisse de la popularité de la lecture de livres à moyen, sinon à long terme.
Malgré cette hausse de la popularité de la lecture de livres, la valeur en dollars constants de la vente de livres a diminué de façon notable entre 1994 et 2001 et n'a augmenté qu'au rythme de la croissance de la population entre 2001 et 2009, selon les données de l'institut de la statistique du Québec. Ainsi, une bonne proportion de la hausse de la popularité de la lecture de livres s'est davantage concrétisée par une augmentation de la fréquentation des bibliothèques que par une augmentation des ventes de livres. Depuis 1995, on observe en effet dans les bibliothèques publiques une croissance importante du nombre de prêts et d'employés, dont des bibliothécaires et des bibliotechniciens. Rien ne laisse penser que cette tendance se modifiera au cours des prochaines années.
- Changements technologiques
Les changements technologiques ont globalement défavorisé la demande dans cette profession et devraient continuer à la défavoriser au cours des prochaines années. En effet, les tâches traditionnelles des membres de cette profession sont grandement accélérées par l'informatisation des achats, des budgets, du catalogage et des activités d'emprunt, de retour et de réservation de livres. En outre, les bases de données informatisées permettent aux usagers de trouver facilement par eux-mêmes les documents recherchés. Cette tendance devrait se maintenir au cours des prochaines années.
- Décisions gouvernementales et organisation du travail
Les dépenses liées aux bibliothèques provenant de l'administration publique québécoise ont diminué fortement entre 1994-1995 et 1999-2000 (baisse de plus de 4 % par année en tenant compte de l'inflation), surtout dans les bibliothèques scolaires (baisse de 6,5 % par année). Face aux pressions provenant autant du milieu scolaire que des milieux de la culture, de l'alphabétisation et des nouvelles technologies, ces dépenses sont ensuite reparties en hausse. Elles ont en effet augmenté en moyenne de plus de 5 % par année en tenant compte de l'inflation entre 1999-2000 et 2008-2009 pour l'ensemble des bibliothèques et de plus de 4 % par année pour les bibliothèques scolaires. Si cette augmentation des dépenses s'est concentrée dans un premier temps sur la construction d'immeubles, sur le branchement à Internet et sur l'achat de livres et d'équipements informatiques, elle se manifeste aussi depuis peu par l'embauche de bibliothécaires dans les commissions scolaires. Ainsi, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) annoncé l'embauche de 20 à 25 bibliothécaires par année pendant 10 ans, dont une cinquantaine ont été embauchés en 2009 et 2010.
Ainsi, l'emploi des bibliothécaires (voir 5111) a diminué beaucoup dans le secteur de l'enseignement jusqu'en 2008. Les écoles, surtout au primaire, se reposaient souvent sur des bénévoles pour s'occuper de leur bibliothèque. Lorsqu'elles embauchaient du personnel, les écoles secondaires et les cégeps recrutaient de plus en plus de bibliotechniciens qui font partie de la présente profession.
La décision du MELS de recommencer à embaucher des bibliothécaires modifiera complètement cette tendance. Si cette décision ne devrait pas nuire aux bibliotechniciens, elle favorisera sans contredit l'embauche de bibliothécaires. En conséquence, on peut s'attendre à ce que le nombre de bibliothécaires augmente à un bon rythme dans le milieu scolaire au cours des prochaines années.
- Demande d'information
Cette profession connaît des changements profonds qui permettent le développement de nouveaux créneaux d'intervention. Ces changements proviennent essentiellement de l'explosion de la demande et de la disponibilité de l'information de toutes sortes, surtout sur Internet, mais aussi sur des bases de données spécialisées. Pour pouvoir utiliser cette information de façon rapide et efficace, il faut savoir la trouver et l'organiser. Un bon nombre de techniciens et assistants dans les bibliothèques et les services d'archives pourraient remplir les fonctions de courtiers en information et collaborer à la création de protocoles d'accès, de catalogues ou d'index pour des intranets ou pour Internet.
Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, le nombre de techniciens et assistants dans les bibliothèques et les services d'archives devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 83 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991 (82 %). Cette proportion devrait demeurer assez stable au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent selon les années de 80 % à 85 % des nouveaux diplômés du DEC en techniques de la documentation. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (37 417 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 53 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 19 158 $. L'été est la saison où il y a le plus de chômage dans cette profession en raison de la fermeture ou du ralentissement des activités de nombreuses bibliothèques, surtout dans le secteur de l'enseignement. D'ailleurs, le nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi est de deux à trois fois plus élevé au mois d'août que de septembre à juin. Même si quelques recherchistes documentaires ont créé leur propre entreprise, le travail autonome y était rare en 2006 (moins de 1 % des emplois).
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui connaissent bien tous les aspects techniques de la profession, y compris les principaux logiciels utilisés dans ce milieu et qui se tiennent à jour sur les développements dans le milieu documentaire. Les candidats doivent posséder une solide culture générale, démontrer un bon sens de l'organisation et avoir de la facilité à communiquer et à s'adapter. L'autonomie, la minutie, la polyvalence et l'ouverture d'esprit sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme est essentiel.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'un diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de la documentation. L'appartenance à l'Association professionnelle des techniciennes et techniciens en documentation du Québec représente parfois un atout. Cette association et l'Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation (ASTED) offrent des activités de formation et de perfectionnement.
Références utiles
ASTED (Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation)
http://www.asted.org/
Association professionnelle des techniciennes et techniciens en documentation du Québec
http://www.aptdq.org/
Observatoire de la culture et des communications du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/observatoire/
Statistiques principales de la culture et des communications au Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/observatoire/publicat_obs/stat_princ_cult.htm
Considérations importantes
Le nombre de techniciens et assistants dans les bibliothèques et les services d'archives devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.
Même si le nombre de débouchés est limité, cette profession attire passablement de candidats. Malgré certaines variations annuelles, la situation sur le marché du travail des titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de la documentation est en général assez semblable à celle de l'ensemble des diplômés de la formation technique, surtout du côté du taux de chômage.
5211 - Techniciens/techniciennes et assistants/assistantes dans les bibliothèques et les services d'archives
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 5211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 2 650 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 70 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 0,9 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 25 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 150 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 175 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 5211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 16,8 % | 52,7 % |
| Femmes | 83,2 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 5211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 11,9 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 37,6 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 49,5 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 1,0 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 5211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 70,5 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 29,5 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
5211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 52,5 % | 53,2 % |
| Moyen | 37 417 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 6,2 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 84,5 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 9,3 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
5211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 1,4 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 11,3 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 60,3 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 27,0 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 5211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,0 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 1,5 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 9,4 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 3,1 % | 5,4 % |
| Estrie | 3,5 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 1,3 % | 2,9 % |
| Montérégie | 15,8 % | 18,7 % |
| Montréal | 37,1 % | 24,1 % |
| Laval | 5,4 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 3,1 % | 5,8 % |
| Laurentides | 4,4 % | 7,0 % |
| Outaouais | 8,5 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,0 % | 1,8 % |
| Mauricie | 3,5 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 2,1 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,4 % | 1,7 % |
| 5211 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 0,6 % | 11,2 % |
| 5211 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 6,7 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Autres services d'information (y compris les bibliothèques) | 48,7 | |
| Enseignement | 18,2 | |
| - écoles primaires et secondaires | 8,1 | |
| - universités | 6,7 | |
| Administration publique | 11,1 | |
| Soins de santé et assistance sociale | 10,7 | |
| - hôpitaux | 6,5 | |
| Services professionnels, scientifiques et techniques | 4,2 |