Traducteurs, terminologues et interprètes

5125 - Traducteurs/traductrices, terminologues et interprètes
Textes de la profession

Nature du travail

Les traducteurs traduisent des textes d'une langue à une autre langue. Les interprètes expriment oralement dans une langue ce qui a été dit dans une autre langue lors de discours, de réunions, de conférences, de débats, de dialogues, ou devant des cours de justice et des tribunaux administratifs. Les terminologues exécutent les recherches nécessaires pour répertorier les termes propres à un domaine, les définir et en chercher les équivalents dans une autre langue. Les interprètes en langue des signes expriment en langue des signes ce qui a été dit en langue vocale et vice-versa lors de réunions, de dialogues, d'émissions de télévision ou en toute autre instance.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :

http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=5125 

Exemples de titres professionnels

Interprète;
interprète communautaire;
interprète de conférence;
interprète en langue des signes;
interprète gestuel;
interprète judiciaire;
localisateur;
terminologue;
terminologue juridique;
traducteur;
traducteur littéraire;
traducteur-adaptateur;
traducteur-réviseur.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.

(Mise à jour : décembre 2010)

A) Vue d'ensemble

Au cours des dernières années, le nombre de traducteurs, terminologues et interprètes a augmenté de façon notable. La croissance des besoins en information explique en bonne partie cette augmentation. Comme cette tendance devrait se maintenir, on prévoit que leur nombre continuera à augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des besoins de remplacement des traducteurs, terminologues et interprètes qui prendront leur retraite et, dans une moindre mesure de l'augmentation de l'emploi. En effet, l'âge moyen des membres de cette profession est nettement plus élevé que celui de l'ensemble des travailleurs. D'ailleurs, la proportion de ceux qui sont âgés de 55 ans et plus était en 2006 beaucoup plus élevée que dans l'ensemble des professions (22 % par rapport à 15 %, selon les données du recensement).

Quelques débouchés proviendront en plus des postes libérés par ceux qui obtiendront des promotions à des postes de supervision ou qui quitteront cette profession pour des postes de journalistes, rédacteurs, enseignants ou autres.

Bassin de main-d'œuvre

L'accès aux quelques postes de terminologues sera habituellement réservé aux titulaires d'une maîtrise en lettres, avec spécialisation en terminologie. Les débouchés de traducteurs et d'interprètes seront accessibles en premier lieu aux diplômés universitaires en traduction, et parfois à des gens qui maîtrisent parfaitement le français, l'anglais et une troisième langue et qui possèdent une formation dans un domaine spécialisé en demande (droit, génie, informatique, etc.). Cela dit, la formation en traduction demeure la plus pertinente pour accéder à des postes de traducteur ou d'interprète. Reflet de la pertinence de cette formation, près des deux tiers (63 %) des traducteurs, terminologues et interprètes étaient en 2006 titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires dans le domaine des sciences humaines, domaine qui comprend les lettres et la traduction. Le taux de chômage étant relativement faible dans cette profession, même s'il a augmenté depuis le début de la récession, surtout dans les firmes de traduction, peu de débouchés pourront être pourvus par des traducteurs, terminologues ou interprètes expérimentés en chômage. Par contre, de nombreux débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux exigences de la profession. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 deux fois plus élevée que dans l'ensemble des professions (22 % par rapport à 12 %).

Le taux de placement et le taux de chômage des diplômés du baccalauréat en traduction sont habituellement très bons et se comparent avantageusement à ceux des autres diplômés universitaires, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. En outre, bien des employeurs s'inquiètent du manque de relève. Face à cette demande, les effectifs étudiants de ce baccalauréat ont crû de près de 45 % entre 1998 et 2007. Cette hausse se fait aussi sentir sur le nombre de diplômés, qui a augmenté d'environ 45 % entre 2000 et 2007. Compte tenu de la demande en traduction, le marché du travail semble en mesure d'accueillir ces diplômés plus nombreux.

Industries

Selon les données du recensement, environ 53 % des traducteurs, terminologues et interprètes travaillaient en 2006 dans les services de traduction et d'interprétation, et 11 % dans l'administration fédérale. Les autres se répartissaient dans un grand nombre d'industries, avec une certaine concentration dans les secteurs de la finance et des assurances (4 %) de l'information et de la culture (4 %), et de l'enseignement (4 %) .

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 70 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en légère hausse depuis 1991 (64 %). Cette proportion devrait continuer à augmenter au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent selon les années de 75 % à 85 % des nouveaux diplômés en traduction. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (49 988$) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 48 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 23 332 $.

B) Tendances par spécialité

En mars 2010, environ 95 % des membres de l'Ordre professionnel des traducteurs et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) étaient inscrits comme traducteurs, environ 3,5 % comme terminologues et moins de 2 % comme interprètes. Il faut noter qu'un certain nombre de membres de l'Ordre sont agréés dans plus d'une catégorie. Si ces proportions permettent de se faire une idée de l'importance relative de ces trois spécialités à l'intérieur de ce groupe professionnel, elles ne représentent qu'un ordre de grandeur et sont fournies sous toute réserve. Il n'est en effet pas obligatoire d'être membre de l'Ordre pour exercer ces professions et pour porter les titres de traducteur, terminologue et interprète. Seule l'utilisation des titres de traducteur agréé (trad. a.), terminologue agréé (term. a.) et interprète agréé (int. a.) est réservée aux membres de l'Ordre. Selon les données sur les membres de l'Ordre, la forte croissance des dernières années s'est concentrée uniquement chez les traducteurs agréés, le nombre de terminologues agréés étant demeuré fixe et le nombre d'interprètes agréés ayant même diminué quelque peu.

- Traducteurs

Les traducteurs travaillent pour des cabinets de traduction, comme salariés ou à leur compte, et pour les gouvernements. Le travail à temps partiel est fréquent. En outre, plusieurs traducteurs occupent plus d'un emploi, comme rédacteur par exemple, et à l'inverse, plusieurs membres d'autres professions font de la traduction, souvent dans des domaines bien précis : acteurs, programmeurs, rédacteurs, enseignants, etc. Les emplois sont proportionnellement plus présents dans l'Île de Montréal et dans l'Outaouais que dans les autres régions. Selon les données du recensement, ces régions accueillaient en effet 58 % des membres de ce groupe professionnel en 2006, alors qu'on y retrouvait moins de 29 % des emplois.

Le marché de la traduction connaît une très forte croissance. Cette croissance provient des besoins toujours plus grands en information. On la retrouve ainsi dans le secteur public, mais surtout dans le secteur privé. Les secteurs qui offrent les meilleures perspectives à cet égard sont : l'aérospatiale, les transports, les services aux entreprises, l'industrie pharmaceutique, les équipements de télécommunication, les services financiers, les technologies de l'information et les organisations internationales. En effet, la mondialisation de l'économie implique que les entreprises doivent traduire leur documentation dans les langues des pays qui consommeront leurs produits ou services. Ainsi, en plus du volume traditionnel de traduction entre l'anglais et le français, la demande locale de traduction multilingue (espagnol, allemand, italien, etc.) est en hausse. Les donneurs d'ouvrage préfèrent en effet faire affaire avec une seule maison de traduction pour l'ensemble de leurs besoins en traduction.

Non seulement la documentation accompagnant les produits doit-elle être comprise dans plusieurs langues, mais, comme ces produits sont de plus en plus complexes, les guides les accompagnant sont beaucoup plus longs qu'auparavant. Pensons par exemple à la multiplication des fonctions offertes par les produits électroniques qui doivent être décrites en détail et clairement de façon à être comprises par les utilisateurs. Ce facteur génère lui aussi une croissance du volume de travail des traducteurs.

La croissance des besoins en information est encore accentuée par le développement des services offerts sur Internet ou sur des intranets d'entreprises. Que ce soit du côté des services gouvernementaux ou des services offerts par les entreprises privées, le développement de ces services génère un volume de travail très significatif pour les traducteurs, tant pour la création des sites que pour la mise à jour de leur contenu. De plus en plus d'établissements d'enseignement, privés et publics, offrent d'ailleurs aux traducteurs des cours sur la conception et la rédaction de sites Web.

Les consommateurs étant de plus en plus exigeants, les entreprises doivent en plus adapter la traduction aux particularités locales. Ainsi, le consommateur ne sentira pas qu'il consulte un document traduit. Ce type de traduction se nomme «localisation». La localisation se fait en général de l'anglais vers la langue des marchés de distribution : japonais, allemand, français, espagnol, etc. Elle touche entre autres la traduction de produits multimédias et de haute technologie. Il s'agit de la tendance la plus forte actuellement sur le marché de la traduction. Malheureusement, peu de cabinets sont en mesure d'offrir ce service au Québec, même si le secteur de la traduction y est bien implanté. Il exige en effet une infrastructure développée et l'établissement de réseaux dans le monde. Les entreprises du Québec doivent donc faire appel aux services de cabinets internationaux pour répondre à leurs besoins à cet égard. La croissance de la localisation pourrait entraîner des fusions de cabinets, qui pourraient ainsi atteindre la masse critique pour pouvoir offrir de tels services. En outre, le secteur de l'éducation s'adapte à cette nouvelle tendance. En effet, les départements universitaires en traduction ont introduit des cours et des programmes sur la localisation au cours des dernières années.

Si les besoins en traduction sont en croissance, la productivité des traducteurs a aussi fortement augmenté au cours des dernières années. Ainsi, le tarif par mot traduit a baissé de façon significative. La hausse de productivité est essentiellement due à la concurrence entre les pigistes et au développement d'outils informatiques d'aide à la traduction : banques de terminologie, correcteurs orthographiques et stylistiques, systèmes de mémoire de traduction, bases de données lexicographiques, éditique, etc. Quoique la connaissance de ces outils informatiques ne soit pas encore exigée systématiquement par les employeurs, on observe une forte croissance de ce type d'exigence, selon le Centre de recherche en technologies langagières.

La traduction automatique prend de l'ampleur, mais seulement dans des domaines très spécialisés, où les textes sont répétitifs, comme les prévisions météorologiques, les contrats, les descriptions de tâches, etc. Elle peut aussi fournir une idée du contenu d'un texte pour usage interne, mais pas pour publication.

Pour résumer, la hausse de la demande en services de traduction est telle que les besoins de traducteurs devraient continuer à augmenter de façon notable au cours des prochaines années, malgré l'utilisation de la traduction automatique et la hausse de la productivité.

Selon les données des recensements, environ 41 % des traducteurs, terminologues et interpètes travaillaient à leur compte en 2006. Après des années de croissance, le nombre de travailleurs autonomes semble plafonner, car les employeurs, tant du secteur privé que du secteur public, ont recommencé à embaucher des traducteurs d'expérience comme salariés. Ils ont en effet besoin de personnes à l'interne en tout temps. Par exemple, le gouvernement fédéral ouvre des postes et exécute parfois des contrats externes pour rentabiliser ses services de traduction.

Outre une excellente connaissance de la langue de départ et encore plus approfondie de la langue d'arrivée, les traducteurs doivent posséder une bonne culture générale, de la curiosité intellectuelle, de la souplesse d'esprit, de l'entregent, un bon esprit de synthèse, des aptitudes pour la rédaction, de la minutie et beaucoup de rigueur. Ils doivent en plus maîtriser les outils informatiques d'aide à la traduction, les logiciels de traitement de texte, la navigation sur Internet et le fonctionnement du courrier électronique.

- Interprètes

Les services des interprètes sont surtout utilisés lors de conférences, de groupes de discussion (comme accompagnateur commercial, par exemple) ainsi que dans le domaine juridique. La profession peut nécessiter de nombreux déplacements et, par conséquent, une grande disponibilité. Le marché est restreint et la majorité des interprètes travaillent à la pige. Nombre d'entre eux sont également traducteurs.

En plus des qualités demandées aux traducteurs, les interprètes de conférence doivent avoir une certaine résistance physique et mentale, un grand pouvoir de concentration, une capacité d'assimilation mentale instantanée, une excellente mémoire, une bonne élocution et une voix agréable. Les interprètes judiciaires doivent avoir une excellente connaissance de la terminologie juridique et de la procédure judiciaire.

- Terminologues

Le secteur de la terminologie offre des perspectives limitées. Les compressions gouvernementales et le développement des banques terminologiques et des outils de recherche informatisés expliquent cette tendance.

Outre une excellente connaissance de la langue et des compétences en informatique, les terminologues doivent posséder une solide culture générale et une grande curiosité intellectuelle. Dans la gestion de projets à long terme (les recherches thématiques, par exemple) il est essentiel d'avoir le sens de l'organisation et un bon esprit de synthèse. La souplesse, le pouvoir de persuasion et la facilité à travailler en équipe sont aussi des qualités recherchées.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'un baccalauréat en traduction ou dans une discipline connexe et une spécialisation en traduction, en terminologie ou en interprétation. En outre, une formation dans un domaine spécialisé en demande (droit, génie, informatique, pharmacie, économique, etc.), jumelée à une très bonne connaissance de la langue de départ et à une parfaite maîtrise de celle d'arrivée, peut aussi permettre d'accéder à certains postes spécialisés. La connaissance approfondie d'une troisième langue représente un atout et est parfois exigée.

L'appartenance à l'Ordre professionnel des traducteurs et interprètes agréés du Québec (OPTIAQ) n'est pas obligatoire, mais est souvent exigée par les donneurs d'ouvrage. En outre, seuls les membres de l'Ordre peuvent utiliser les titres de traducteur agréé (trad. a.), terminologue agréé (term. a.) et interprète agréé (int. a.). L'Ordre offre des cours de perfectionnement.

Références utiles

Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ)
http://www.ottiaq.org

Association des traducteurs littéraires du Canada
http://www.attlc-ltac.org/

Fédération internationale des traducteurs (FIT)
http://www.fit-ift.org/

Comité sectoriel de l'industrie canadienne de la traduction
http://www.uottawa.ca/associations/csict/

Office de la langue française
http://www.oqlf.gouv.qc.ca/

Bureau de la traduction du gouvernement fédéral
http://www.btb.gc.ca/ 

Considérations importantes

Le marché de la traduction connaît une croissance notable, surtout dans les domaines de la traduction multilingue et de la localisation.

La hausse de la demande en services de traduction est telle que les besoins de traducteurs devraient continuer à augmenter de façon notable au cours des prochaines années malgré l'utilisation de la traduction automatique et la hausse de la productivité.

La situation sur le marché du travail des diplômés du baccalauréat en traduction se compare avantageusement à celle des autres diplômés universitaires. Elle devrait demeurer bonne malgré l'augmentation importante du nombre de diplômés au cours des prochaines années.

5125 - Traducteurs/traductrices, terminologues et interprètes
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 5125 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 9 350 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 70 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 1,5 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 150 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 350 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 500 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 5125 Ensemble des
professions
Hommes 29,6 % 52,7 %
Femmes 70,4 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 5125 Ensemble des
professions
15- 24 ans 4,3 % 14,1 %
25- 44 ans 44,6 % 45,1 %
45- 64 ans 47,4 % 38,8 %
65 ans et plus 3,7 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 5125 Ensemble des
professions
Plein temps 73,7 % 79,2 %
Temps partiel 26,3 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
5125 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 47,3 % 53,2 %
Moyen 49 988 45 157
0 à 19 999 $ 8,8 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 44,3 % 52,4 %
50 000 $ et plus 46,8 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
5125 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 0,9 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 3,2 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 17,9 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 78,1 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 5125 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,5 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 0,5 % 2,5 %
Capitale-Nationale 8,2 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 2,1 % 5,4 %
Estrie 2,9 % 3,9 %
Centre-du-Québec 0,8 % 2,9 %
Montérégie 14,3 % 18,7 %
Montréal 44,0 % 24,1 %
Laval 3,5 % 5,0 %
Lanaudière 1,6 % 5,8 %
Laurentides 3,9 % 7,0 %
Outaouais 14,2 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 0,7 % 1,8 %
Mauricie 0,9 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 0,5 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 1,4 % 1,7 %


5125 Ensemble des
professions
Travail autonome 41,2 % 11,2 %


5125 Ensemble des
professions
Immigration 21,8 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi (%) (%)
Services professionnels, scientifiques et techniques 60,0
- autres services professionnels, scientifiques et techniques (y compris les services de traduction) 53,1
Administration publique 13,6
- fédérale 10,9
Finance et assurances 4,4
Industrie de l'information et industrie culturelle 3,8
Services d'enseignement 3,8