Professionnels des relations publiques et des communications
5124 - Professionnels/professionnelles des relations publiques et des communications
Textes de la profession
Nature du travail
Les professionnels des relations publiques et des communications de ce groupe de base comprennent les spécialistes des relations publiques et des communications qui élaborent et appliquent des stratégies de communication et de promotion et des programmes d'information, s'occupent de la publicité des activités et des événements et entretiennent des relations avec les médias au nom de commerces, de gouvernements et d'autres organisations, ainsi qu'au nom d'artistes, d'athlètes, d'écrivains et d'autres personnes de talent. Les agents qui représentent des artistes, des écrivains et des athlètes sont inclus dans ce groupe de base.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=5124
Exemples de titres professionnels
Agent littéraire;
agent de communications;
agent de publicité;
agent des affaires publiques;
agent des relations avec les médias;
agent d'information;
coordonnateur de médias;
éducateur dans un musée;
expert-conseil en collecte de fonds;
expert-conseil en relations publiques;
gérant d'artistes;
publicitaire;
relationniste;
secrétaire de presse;
spécialiste des communications.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : décembre 2010)
Au cours des dernières années, le nombre de professionnels des relations publiques et des communications a augmenté de façon notable. Cette augmentation s'explique par la croissance de la demande en communication des entreprises, pour rejoindre leurs clientèles tant internes qu'externes. Cette tendance à la hausse notable de l'emploi devrait se maintenir au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des besoins de remplacement des professionnels des relations publiques et des communications qui prendront leur retraite, mais aussi de l'augmentation de l'emploi. En plus, d'autres membres de cette profession libéreront leur poste pour accéder à des postes de journalistes (voir 5123), de spécialistes en publicité (voir 1122) et d'enseignants au niveau collégial ou à l'université (voir respectivement 4131 et 4121), ou pour obtenir des promotions à des postes de gestion (voir entre autres 0611, directeurs des ventes, du marketing et de la publicité, et 0512, directeurs õ édition, cinéma, radiotélédiffusion et arts de la scène).
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles à un vaste bassin de candidats, bassin qui varie selon le type de poste offert. Selon les caractéristiques du poste vacant, les employeurs recherchent des candidats généralistes ou spécialistes. Les postes de généralistes sont habituellement accessibles aux titulaires d'un baccalauréat en relations publiques, en communications, en journalisme, en administration ou dans un domaine connexe. Ces candidats peuvent aussi bien être de nouveaux diplômés que des personnes occupant un emploi dans une autre profession du domaine des communications.
Pour les postes de spécialistes, se rajoutent à ce bassin de candidats les personnes qui possèdent une formation et une vaste expérience liées au domaine d'activité de l'entreprise, jumelées à des aptitudes manifestes en communication. Par exemple, une entreprise du secteur de la transformation des aliments peut très bien considérer une personne possédant une solide formation en diététique pour orchestrer une campagne de communication basée sur les qualités nutritives de ses produits. Ces postes de spécialistes peuvent aussi bien être offerts à des candidats externes qu'aux employés de l'entreprise qui satisfont à ses exigences.
En outre, un bon nombre de professionnels des relations publiques et des communications en chômage sont disponibles pour pourvoir les postes vacants. Quoique légèrement moins élevée que dans l'ensemble des professions (10 % par rapport à 12 % en 2006), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants. Bref, malgré le bon taux de croissance prévu au cours des prochaines années, la concurrence entre les candidats demeurera vive. Les nouveaux venus dans cette profession peuvent donc s'attendre à occuper dans bien des cas des emplois précaires, à la pige, à temps partiel ou pour des mandats bien précis, avant d'obtenir un emploi permanent.
La situation sur le marché du travail des diplômés du baccalauréat et de la maîtrise en communications et journalisme, formation la plus directement liée à cette profession, est un peu moins bonne que celle de l'ensemble des diplômés d'un baccalauréat et de la maîtrise, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. En plus, leur situation pourrait se détériorer au cours des prochaines années. En effet, le nombre d'étudiants du baccalauréat en communications et journalisme a augmenté d'environ 20 % entre 2003 et 2008. Ils seront donc plus nombreux à se concurrencer pour un nombre de postes disponibles qui augmentera beaucoup moins rapidement.
Industries
Selon les données du recensement, on trouvait en 2006 des professionnels des relations publiques et des communications dans toutes les industries, avec une certaine concentration dans l'administration publique (23 %), les services professionnels, scientifiques et techniques (20 %, principalement dans la publicité, 12 %), les associations (9 %), l'information et la culture (9 %) et les arts, spectacles et loisirs (9 %).
Tendances
Dans un monde de plus en plus axé sur l'information, mais aussi surchargé de sollicitations, les professionnels des relations publiques et des communications sont responsables de l'image de l'entreprise pour laquelle ils travaillent, de la place que son message prendra dans les médias et du succès que remportera sa stratégie de communication, que ce soit auprès de ses employés, de ses actionnaires, du grand public ou des instances gouvernementales. Par exemple, leurs interventions peuvent aussi bien viser à atténuer les effets négatifs de licenciements massifs auprès des employés non touchés, qu'à présenter aux actionnaires les avantages d'une fusion ou à redorer l'image d'une profession, d'un syndicat qui exerce des moyens de pression ou d'une industrie qui annonce des profits en hausse. Ils occupent donc un poste stratégique pour tous les types d'entreprises, publiques ou privées. Dans ce contexte, leur travail s'effectue de plus en plus souvent en collaboration directe avec les gestionnaires. Ils sont d'ailleurs fréquemment responsables de l'encadrement des projets de communication et de la gestion des budgets octroyés pour leur réalisation.
L'importance accrue de l'information et des communications favorise bien sûr l'emploi dans cette profession. Il bénéficie également de la diversification des outils pour rechercher de l'information, documenter la stratégie de communication et rejoindre le public visé. Ainsi, Internet représente à la fois une source d'information incontournable et un canal de diffusion spécialisé.
Comme ces tendances devraient se maintenir, on prévoit que le nombre de professionnels des relations publiques et des communications augmentera de façon notable au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Si une bonne partie du travail se déroule durant les heures normales de bureau lors des étapes de recherche, de planification et d'évaluation de la stratégie de communication, il exige toutefois une très grande disponibilité lors de son exécution, à l'approche des échéances et lorsque surviennent des événements inattendus ou des périodes de crise. Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 69 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en croissance notable depuis 1991 (59 %). La donnée sur le revenu moyen d'emploi (50 611 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 59 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 26 884 $. Même si la grande majorité des professionnels des relations publiques et des communications sont salariés, on y trouvait en 2006 une bonne proportion de travailleurs autonomes (13 % par rapport à 11 % dans l,ensemble des professions).
Même si les universités offrent de plus en plus de programmes liés aux relations publiques, à peine 59 % étaient titulaires d'au moins un baccalauréat en 2006, proportion en légère croissance depuis 1991 (51 %). Toujours en 2006, la grande variété de leur principal domaine d'études postsecondaires reflétait bien la diversité du bassin de candidats. On notait toutefois une certaine concentration en sciences sociales (40 %), domaine qui comprend les communications, le journalisme et les relations publiques, en administration (16 %) et en sciences humaines (12 %), domaine qui comprend les lettres.
Exigences
Malgré d'importantes différences dans la formation et les connaissances requises selon les postes, certaines exigences demeurent incontournables. Ainsi, les candidats à cette profession doivent maîtriser la langue dans laquelle ils communiquent, posséder une bonne culture générale et démontrer des compétences supérieures en rédaction. Ils doivent également posséder d'excellentes aptitudes en communication, en vulgarisation, en gestion, en analyse et en résolution de problèmes, et savoir travailler efficacement en équipe. La résistance au stress, la force de persuasion, le dynamisme, le respect des échéances et la créativité sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme est habituellement essentiel.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'un baccalauréat en relations publiques, en communications, en journalisme, en administration ou dans un domaine connexe. Une formation et une vaste expérience liées à la production de l'entreprise, jumelées à des aptitudes manifestes en communication, peuvent aussi permettre d'accéder à cette profession. Dans ce cas, l'ajout d'un certificat en relations publiques ou dans un domaine connexe représente un atout supplémentaire.
L'appartenance à la Société canadienne des relations publiques représente un atout souvent important. La Société offre des activités de formation professionnelle. L'agrément professionnel qu'elle administre permet d'utiliser le sigle ARP (agréé en relations publiques) et confirme l'expérience et les compétences professionnelles de son titulaire.
Dans certains cas, la présentation d'un portfolio peut s'avérer un atout.
Références utiles
Société québécoise des professionnels en relation publiques
http://www.sqprp.ca/
Société canadienne des relations publiques
http://www.scrp.ca/
Alliance des cabinets de relations publiques du Québec
http://www.acrpq.com/fr/home/
Considérations importantes
Compte tenu de la croissance de la demande en communication, le nombre de professionnels des relations publiques et des communications devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Comme le bassin de candidats à cette profession est relativement vaste, la concurrence entre les candidats demeurera vive, malgré le bon taux de croissance de l'emploi prévu au cours des prochaines années.
5124 - Professionnels/professionnelles des relations publiques et des communications
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 5124 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 10 950 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 350 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 1,4 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 150 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 250 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 400 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 5124 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 30,8 % | 52,7 % |
| Femmes | 69,2 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 5124 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 9,3 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 52,4 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 36,8 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 1,5 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 5124 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 84,9 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 15,1 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
5124 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 59,0 % | 53,2 % |
| Moyen | 50 611 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 8,3 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 45,7 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 46,0 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
5124 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 1,7 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 11,2 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 28,2 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 58,9 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 5124 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,4 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 1,2 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 13,1 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 3,0 % | 5,4 % |
| Estrie | 2,5 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 0,9 % | 2,9 % |
| Montérégie | 15,3 % | 18,7 % |
| Montréal | 38,0 % | 24,1 % |
| Laval | 3,6 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 2,9 % | 5,8 % |
| Laurentides | 3,9 % | 7,0 % |
| Outaouais | 10,1 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,3 % | 1,8 % |
| Mauricie | 1,8 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 1,4 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,7 % | 1,7 % |
| 5124 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 12,6 % | 11,2 % |
| 5124 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 9,6 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Administration publique | 23,4 | |
| - provinciale | 9,9 | |
| - fédérale | 9,9 | |
| Services professionnels, scientifiques et techniques | 20,2 | |
| - publicité et services connexes | 12,3 | |
| Organismes religieux, fondations, groupes de citoyens et organisations professionnelles et similaires | 9,2 | |
| Industrie de l'information et industrie culturelle | 9,0 | |
| Arts, spectacles et loisirs | 8,6 | |
| Services d'enseignement | 5,6 | |
| Finance et assurances | 4,3 | |
| Services administratifs et services de soutien | 4,1 | |
| Soins de santé et assistance sociale | 4,0 |