Réviseurs, rédacteurs-réviseurs et chefs du service des nouvelles

5122 - Réviseurs/réviseures, rédacteurs-réviseurs/rédactrices-réviseures et chefs du service des nouvelles
Textes de la profession

Nature du travail

Les réviseurs, les rédacteurs-réviseurs et les chefs du service des nouvelles revoient, apprécient et révisent des manuscrits, des articles et des bulletins d'information qui seront publiés, radiotélédiffusés ou diffusés sous format électronique et coordonnent le travail des rédacteurs, des journalistes et de tout autre personnel.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :

http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=5122 

Exemples de titres professionnels

Chef du service de nouvelles;
collaborateur à la rédaction;
conseiller en rédaction;
corédacteur;
directeur littéraire - révision;
directeur de la publication;
directeur de la rédaction publicitaire;
rédacteur-réviseur de nouvelles;
réviseur technique;
réviseur;
réviseur de textes;
réviseur des nouvelles sportives.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : décembre 2010)

Le nombre de réviseurs, rédacteurs-réviseurs et chefs du service des nouvelles est demeuré assez stable au cours des années 1990 pour ensuite augmenter de façon notable. Au cours des années 1990, les possibilités de croissance ont en effet été annulées par l'informatisation de plusieurs de leurs tâches et par la diminution des emplois dans les secteurs plus traditionnels. Depuis le tournant du siècle, le développement de nouveaux créneaux d'intervention a permis une augmentation notable de l'emploi dans cette profession. Étant donné que le mouvement de regroupements, de fusions et de convergence dans les médias devrait prendre plus d'ampleur à l'avenir, on prévoit que le nombre de réviseurs, rédacteurs-réviseurs et chefs du service des nouvelles n'augmentera que légèrement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les réviseurs, rédacteurs-réviseurs et chefs du service des nouvelles qui prendront leur retraite et par ceux qui obtiendront des promotions à des postes de directeur de l'information ou dans d'autres postes de gestion, mais aussi de l'augmentation de l'emploi. En outre, le taux de roulement est généralement faible.

Bassin de main-d'œuvre

Ces postes seront accessibles à des personnes qui possèdent une formation universitaire (voir la section Formation) et de l'expérience dans ce secteur, comme journaliste (voir 5123) ou comme correcteur d'épreuve (voir 1452), par exemple. Les candidatures sont nombreuses pour ces débouchés, mais plusieurs candidats ne satisfont pas aux exigences des employeurs.

Industries

Selon les données du recensement, environ 46 % des réviseurs, rédacteurs-réviseurs et chefs du service des nouvelles travaillaient en 2006 dans les industries de l'information et de la culture, en premier lieu dans l'édition de journaux, de périodiques, de livres et de répertoires (39 %), mais aussi dans la radiotélévision (4 %), et dans le film et la vidéo (2 %). On en retrouvait également en nombre significatif dans les services professionnels, scientifiques et techniques (14 %), dans l'administration publique (14 %), et dans la finance et les assurances (5 %).

Tendances

L'absence de croissance dans cette profession au cours des années 1990 découle en bonne partie de l'utilisation de logiciels de correction orthographique et grammaticale et d'éditique pour la mise en page et le graphisme. La forte concurrence dans les secteurs de l'édition et de l'information peut aussi avoir entraîné une baisse de la rigueur quant au contenu textuel afin de diminuer les coûts de production et pour être en mesure de diffuser l'information plus rapidement. Ce facteur a surtout touché les réviseurs et les rédacteurs-réviseurs, mais moins les chefs du service des nouvelles.

Les chefs du service des nouvelles ont, eux, subi les effets de nombreux changements qui ont touché les médias au cours de cette période, surtout les regroupements dans les médias écrits régionaux et les fusions des services de nouvelles à la radio. Le mouvement de convergence qu'on observe dans les médias, c'est-à-dire l'acquisition par une même société de diverses entreprises de médias différents, par exemple de journaux, de revues et de chaînes de radios et de télévision, désavantage également la création de postes de chefs du service des nouvelles et, dans une moindre mesure, de réviseurs et les rédacteurs-réviseurs. Ce mouvement fait toutefois l'objet de nombreuses critiques dans la population. Les gouvernements étudient d'ailleurs la situation et pourraient légiférer pour encadrer et même interdire certaines fusions qui mettent en danger la libre circulation des idées et opinions, et donc le droit de la population à une information objective et de sources variées. Cela dit, devant les difficultés auxquels les médias font face, cette tendance devrait à tout le moins se maintenir au cours des prochaines années, désavantageant l'emploi dans cette profession.

Par ailleurs, l'ouverture de chaînes de télévision spécialisées et l'apparition de nouveaux modes de diffusion de l'information ont favorisé quelque peu l'emploi dans cette profession depuis le tournant du siècle. Par exemple, la diffusion de nouvelles sur Internet, la révision des sites des journaux et la hausse de la production multimédia ont permis une certaine croissance de l'emploi dans cette profession. Les effets concrets de ces nouveaux créneaux sur le niveau d'emploi des réviseurs sont toutefois difficiles à évaluer. Dans ces médias, le travail de révision est en effet souvent confié à des correcteurs d'épreuves ou à des membres d'autres professions : journalistes, rédacteurs, traducteurs, infographistes, programmeurs, secrétaires, etc.

Étant donné que le mouvement de regroupements, de fusions et de convergence dans les médias devrait prendre plus d'ampleur à l'avenir, on prévoit que le nombre de réviseurs, rédacteurs-réviseurs et chefs du service des nouvelles n'augmentera que légèrement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 62 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en baisse légère depuis 1991 (65 %). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (49 833 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 57 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année ne s'élevait qu'à 24 847 $. Selon les données du recensement, on retrouvait en 2006 une proportion beaucoup plus élevée de travailleurs autonomes chez les réviseurs, rédacteurs-réviseurs et chefs du service des nouvelles (26 %) que dans les autres professions (11 %). Les gens de ce milieu affirment que le travail à la pige est très répandu. En fait, les travaux de révision sont souvent effectués par des travailleurs autonomes journalistes, rédacteurs ou traducteurs, comme deuxième ou troisième emploi. Pour de nombreux travailleurs autonomes, le volume de travail en révision serait en effet insuffisant pour en vivre.

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent une vaste culture générale et qui maîtrisent parfaitement la langue dans laquelle ils travaillent. Les candidats doivent connaître les logiciels courants, la navigation sur Internet et le fonctionnement du courrier électronique. Les réviseurs du secteur de l'édition doivent aussi connaître des logiciels de mise en pages et parfois d'infographie et de montage. Le sens critique, le bon jugement, les capacités de synthèse et d'analyse, l'aptitude à travailler en équipe, la polyvalence, l'autonomie, la résistance au stress et la diplomatie sont les qualités les plus recherchées. Dans les postes de rédacteurs-réviseurs et de chefs du service des nouvelles, les candidats doivent savoir planifier et organiser efficacement le travail et posséder des connaissances en gestion. Sauf pour les postes de révision linguistique, le bilinguisme est généralement requis.

Études et formation

Un baccalauréat en communication, en journalisme, en lettres ou dans une discipline connexe (droit, économie, etc.) est généralement exigé. On exige habituellement en plus une vaste expérience dans le domaine du journalisme, de la rédaction, des communications ou de l'édition.

Les employeurs offrent souvent de la formation en cours d'emploi sur les innovations technologiques. La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) offre des cours de perfectionnement en rédaction, sur les droits de publication, sur le processus judiciaire, etc.

Références utiles

Association canadienne des réviseurs (ACR)
http://www.reviseurs.ca/

Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)
http://www.fpjq.org/ 

Considérations importantes

Étant donné que le mouvement de regroupements, de fusions et de convergence dans les médias devrait prendre plus d'ampleur à l'avenir, on prévoit que le nombre de réviseurs, rédacteurs-réviseurs et chefs du service des nouvelles n'augmentera que légèrement au cours des prochaines années.

Les débouchés seront accessibles à des personnes qui possèdent une formation universitaire et de l'expérience dans ce secteur.

Le travail de révision est souvent confié à des correcteurs d'épreuves, journalistes, rédacteurs, traducteurs, infographistes, programmeurs, secrétaires, etc.

5122 - Réviseurs/réviseures, rédacteurs-réviseurs/rédactrices-réviseures et chefs du service des nouvelles
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 5122 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 5 100 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 60 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,8 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 45 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 200 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 245 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 5122 Ensemble des
professions
Hommes 38,4 % 52,7 %
Femmes 61,6 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 5122 Ensemble des
professions
15- 24 ans 4,3 % 14,1 %
25- 44 ans 46,4 % 45,1 %
45- 64 ans 45,5 % 38,8 %
65 ans et plus 3,8 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 5122 Ensemble des
professions
Plein temps 78,6 % 79,2 %
Temps partiel 21,4 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
5122 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 56,5 % 53,2 %
Moyen 49 833 45 157
0 à 19 999 $ 9,3 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 45,1 % 52,4 %
50 000 $ et plus 45,6 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
5122 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 1,3 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 7,9 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 21,3 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 69,5 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 5122 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,3 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,0 % 2,5 %
Capitale-Nationale 12,3 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 1,4 % 5,4 %
Estrie 2,7 % 3,9 %
Centre-du-Québec 0,5 % 2,9 %
Montérégie 14,6 % 18,7 %
Montréal 45,0 % 24,1 %
Laval 2,7 % 5,0 %
Lanaudière 2,8 % 5,8 %
Laurentides 4,4 % 7,0 %
Outaouais 9,9 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 0,0 % 1,8 %
Mauricie 0,8 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 1,3 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,3 % 1,7 %


5122 Ensemble des
professions
Travail autonome 25,6 % 11,2 %


5122 Ensemble des
professions
Immigration 14,8 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi (%) (%)
Industrie de l'information et industrie culturelle 46,3
- éditeurs de journaux, de périodiques, de livres et de bases de données 38,6
Services professionnels, scientifiques et techniques 14,4
Administration publique 13,8
Finance et assurances 4,8