Auteurs, rédacteurs et écrivains
5121 - Auteurs/auteures, rédacteurs/rédactrices et écrivains/écrivaines
Textes de la profession
Nature du travail
Les auteurs, les rédacteurs et les écrivains rédigent des livres, des scénarios, des scénarimages, des pièces de théâtre, des essais, des discours, des manuels, des devis et autres articles non journalistiques qui seront publiés ou présentés, après avoir fait les recherches nécessaires.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=5121
Exemples de titres professionnels
Concepteur-rédacteur;
concepteur-rédacteur publicitaire;
dramaturge;
écrivain;
essayiste;
poète;
rédacteur;
rédacteur de discours;
rédacteur de médias interactifs;
rédacteur de spécifications;
rédacteur scientifique;
rédacteur technique;
romancier;
scénariste.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : décembre 2010)
A) Vue d'ensemble
Au cours des dernières années, le nombre d'auteurs, rédacteurs et écrivains a augmenté de façon notable. Cette tendance à l'augmentation notable devrait se maintenir au cours des prochaines années. Toutefois, les perspectives sont bien différentes selon les spécialités.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 54 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en hausse légère depuis 1991 (46 %). Le travail autonome était très répandu dans cette profession, avec une proportion plus de quatre fois plus élevée que dans l'ensemble des professions (48 % par rapport à 11 %). Même si le talent prime souvent sur la formation scolaire pour accéder à cette profession, il est important de noter que 67 % des membres de cette profession étaient titulaires d'au moins un baccalauréat en 2006, proportion beaucoup plus élevée que dans l'ensemble des professions (21 %). Les domaines d'études postsecondaires (professionnelles, collégiales ou universitaires) les plus répandus étaient les sciences humaines (domaine qui comprend les lettres), avec 26 % des emplois, et les sciences sociales (domaine qui comprend les communications et le journalisme), avec 22 % des emplois.
La donnée sur le revenu annuel d'emploi (44 025 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 48 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année ne s'élevait qu'à 28 168 $. Cet écart important illustre à quel point il faut être prudent dans l'interprétation des données relatives à ce groupe professionnel.
On retrouve en effet dans ce groupe un grand nombre de professions aux caractéristiques fort différentes, certaines axées sur la créativité (auteurs, scénaristes, dramaturges, écrivains, etc.), d'autres sur des connaissances ou formations liées à des domaines scientifiques ou techniques (rédacteurs techniques, rédacteurs publicitaires et rédacteurs scientifiques). En outre, dans les professions axées sur la créativité, on observe de grands écarts de revenus entre la minorité qui obtient beaucoup de succès et la majorité qui connaît beaucoup de difficultés.
Industries
Reflet de la grande variété de professions à l'intérieur de ce groupe de base, les auteurs, rédacteurs et écrivains se répartissaient en 2006 dans un grand nombre d'industries, selon les données des recensements. Environ 28 % d'entre eux travaillaient comme artistes, auteurs et interprètes indépendants et près de 20 % dans les industries de l'information et de la culture, en premier lieu dans l'édition de journaux, de périodiques, de livres et de répertoires (10 %). On en retrouvait aussi en nombre significatif dans le secteur manufacturier (6 %), l'administration publique (6 %), la publicité (6 %) et la conception de systèmes informatiques (4 %). Quoique très variée, cette répartition nous permet d'avoir une idée sur l'importance relative des différentes professions (ou spécialités) comprises dans ce groupe de base.
Exigences
Dans toutes les spécialités de cette profession, il est essentiel de maîtriser parfaitement la langue de communication et de connaître l'utilisation des principaux logiciels et d'Internet.
B) Tendances par spécialité
- Auteurs et écrivains
Le nombre d'emplois n'est pas très élevé dans cette spécialité. En effet, beaucoup de romans, essais, guides et manuels scolaires sont rédigés par des personnes qui exercent d'autres professions : enseignants, journalistes, experts des sujets abordés dans ces livres, etc. D'ailleurs, plus de 65 % des écrivains disent tirer plus de 80 % de leur revenu d'un travail rémunéré dans une autre activité, selon le document «Les écrivains québécois : un aperçu statistique», publié par l'Observatoire de la culture et des communications du Québec en 2011.
L'emploi dans cette spécialité évolue essentiellement en fonction de la demande de livres qui, elle, dépend de la popularité de la lecture de livres et des ventes de livres. Selon les «Statistiques principales de la culture et des communications» de l'Institut de la statistique du Québec, la popularité de la lecture de livres a augmenté légèrement entre 1994 et 2004. Si la lecture de livres a subi les effets de la concurrence avec les activités récréatives (télévision, spectacles, sports et loisirs, Internet, jeux vidéo, etc.), elle a par contre bénéficié de la hausse de la scolarité de la population. Conséquence de ces deux facteurs, la popularité de la lecture de livres a crû énormément chez les personnes âgées de 55 ans et plus, est demeurée assez stable chez les personnes âgées de 25 à 54 ans et a diminué chez les jeunes âgés de moins de 25 ans, plus attirés par les activités récréatives. Ce constat laisse entrevoir une baisse de la popularité de la lecture de livres à moyen, sinon à long terme.
Malgré cette hausse de la popularité de la lecture de livres, la valeur en dollars constants de la vente de livres a diminué de façon notable entre 1994 et 2001 et n'a augmenté qu'au rythme de la croissance de la population entre 2001 et 2009, selon les données de l'institut de la statistique du Québec. Ainsi, une bonne proportion de la hausse de la popularité de la lecture de livres s'est davantage concrétisée par une augmentation de la fréquentation des bibliothèques que par une augmentation des ventes de livres.
La vente de livres provenant des éditeurs québécois a connu sensiblement les mêmes variations : baisse importante dans la deuxième moitié des années 1990 et hausse importante par la suite. Cette hausse récente a bien sûr bénéficié aux auteurs et écrivains.
Au cours des prochaines années, la vente de livres québécois sera influencée par des tendances opposées. D'un côté, les programmes gouvernementaux d'aide aux éditeurs favoriseront l'augmentation des ventes de livres. De l'autre, la concurrence provenant des autres activités récréatives devrait s'accentuer. Au bout du compte, on peut tout de même s'attendre à une certaine croissance de ce côté au cours des prochaines années.
La diffusion des œuvres par Internet pourrait représenter un nouveau créneau positif à moyen terme. Son usage est toutefois fort limité jusqu'à maintenant. L'ampleur de son impact sur la profession reste incertain. Par ailleurs, le commerce électronique de livres favorise jusqu'à maintenant l'importation de livres, puisque les sites les plus populaires sont situés aux États-Unis. Encore là, son impact demeure pour l'instant limité.
Cette profession attire beaucoup de candidats. Il s'agit en effet d'une profession qui donne une image de notoriété, tout en laissant la place à une créativité gratifiante. La concurrence est toutefois féroce. Pour la plupart des écrivains, les retombées indirectes d'un livre sont plus importantes que les droits d'auteur sur la première édition. Ces revenus sont variés : compensation pour la reprographie, droits dérivés pour la traduction ou l'adaptation de l'œuvre à la télévision ou au cinéma, compensation pour le prêt en bibliothèque, cachets pour des rencontres avec des lecteurs et des tournées dans les écoles, honoraires comme membre d'un jury et, à l'occasion, bourses et prix littéraires. Malgré cette grande variété de revenus, seuls quelques auteurs et écrivains peuvent vivre uniquement de leur plume. D'ailleurs, selon le document «Les écrivains québécois : un aperçu statistique», publié par l'Observatoire de la culture et des communications du Québec en 2011, les activités de création ne constituent la seule source de revenu d'à peine 9 % des écrivains.
L'accès à cette profession dépend essentiellement des caractéristiques individuelles des candidats. Les compétences les plus importantes sont sans conteste la créativité, le talent et l'originalité. Il est également essentiel de posséder une bonne culture générale. Les aptitudes à négocier et à promouvoir ses réalisations font augmenter les chances de succès.
Cela dit, l'acquisition de ces compétences passe plus souvent qu'autrement par la formation scolaire, surtout de niveau universitaire. Le document «Les écrivains québécois : un aperçu statistique» révèle d'ailleurs qu'à peine 10 % des écrivains n'ont pas de formation en lettres, de niveau collégial ou surtout universitaire, ou de formation universitaire dans un autre domaine.
- Auteurs dramatiques et scénaristes (sauf multimédia)
Les caractéristiques et les compétences des auteurs dramatiques et scénaristes sont semblables à celles des auteurs et écrivains, sauf qu'ils occupent plus rarement un deuxième emploi.
Le marché des auteurs dramatiques est tout petit au Québec et n'a pas connu de croissance au cours des dernières années. Malgré la hausse de la demande pour des synopsis, des scénarios et des adaptations de nouvelles et de romans, la concurrence est féroce. Comme ils sont présents dans les industries du film et de l'enregistrement sonore, de la radiotélévision et de la télédiffusion, des arts d'interprétation, l'évolution de l'emploi des auteurs dramatiques et des scénaristes dépend en grande partie des tendances qui influencent ces industries.
- Industries du film et de l'enregistrement sonore
L'emploi dans l'industrie du film et de l'enregistrement sonore a augmenté en flèche au cours de la deuxième moitié des années 1990. Cette augmentation s'explique surtout par la tendance à la sous-traitance de la production des émissions de télévision, par la forte croissance de la production étrangère de téléfilms, de téléséries et de films au Québec, par la popularité des films québécois et par le développement de nouveaux créneaux.
En créant des programmes qui ne subventionnent que les émissions de télévision produites par les producteurs privés, les gouvernements ont entraîné un fort mouvement de sous-traitance qui a débouché sur un déplacement des emplois provenant de l'industrie de la télédiffusion vers celle du film et de l'enregistrement sonore. Ce mouvement de sous-traitance a produit ses effets les plus importants au cours de la deuxième moitié des années 1990. D'ailleurs, l'emploi dans les industries du film et de l'enregistrement sonore n'a augmenté que légèrement depuis 2000. Comme on prévoit la création de quelques nouvelles chaînes au cours des prochaines années, ces industries devraient donc encore bénéficier quelque peu de la tendance à la sous-traitance, mais moins qu'auparavant.
La production étrangère de téléfilms, de téléséries et de films au Québec a augmenté très fortement jusqu'en 2003. Les producteurs étrangers étaient attirés par la faiblesse du dollar, le talent et la qualité des techniciens et créateurs d'effets spéciaux locaux et par la diversité de l'architecture et des sites extérieurs du Québec. En raison de la hausse de la valeur du dollar canadien à partir de 2003 et de la forte concurrence mondiale, la valeur des tournages étrangers a depuis diminué de façon importante. Face à cette situation, les gouvernements provincial et fédéral ont eux aussi annoncé une augmentation des crédits d'impôt accordés aux travailleurs des secteurs du cinéma et de la télévision. Par exemple, les dépenses liées au cinéma et aux productions audiovisuelles provenant de l'administration publique québécoise (y compris les dépenses liées à la production télévisuelle indépendante) ont augmenté très fortement entre 1996-1997 et 2008-2009 (environ 7,5 % par année), selon les données de l'Institut de la statistique du Québec. Grâce à l'appui des gouvernements et au maintien de la plupart des atouts qui ont attiré les producteurs étrangers, la production étrangère devrait repartir en hausse, quoique à un rythme beaucoup moins spectaculaire que par le passé.
Même si l'assistance aux projections de films québécois a triplé entre 2000 et 2009, elle varie considérablement d'une année à l'autre. En effet, la popularité de ce type de production dépend beaucoup de la faveur du public pour chaque production. Le succès d'une seule production peut parfois modifier complètement les résultats annuels de l'ensemble des films québécois. Il est en conséquence très difficile de prévoir si la hausse de la popularité des films québécois se maintiendra. Notons finalement que la production de films québécois, quoique prestigieuse et très médiatisée, génère relativement peu d'emplois et n'influence donc que légèrement l'emploi dans cette industrie et dans cette profession.
Finalement, cette industrie bénéficie aussi du développement de nouveaux créneaux, telle la production de segments filmés incorporés à des sites Internet et à des jeux ou didacticiels vidéo. Dans l'ensemble, ces facteurs devraient permettre le maintien actuel du niveau d'emploi dans les industries du film et de l'enregistrement sonore.
- Industrie de la télédiffusion
Comme mentionné plus tôt, une grande part du développement de l'industrie de la télédiffusion se réalise en sous-traitance dans l'industrie du film et de l'enregistrement sonore. Seule la forte augmentation du nombre de chaînes spécialisées favorise légèrement la création d'emplois dans cette industrie. D'ailleurs, les recettes réelles d'exploitation (après inflation) de la télévision traditionnelle privée ont diminué de près de 15 % au Canada et de près de 20 % au Québec entre 2000 et 2009, pendant qu'elles doublaient dans la télévision payante et spécialisée au Canada (donnée non disponible pour le Québec), selon les données de Statistique Canada. On ne peut donc pas s'attendre à ce que cette industrie contribue beaucoup à la croissance de l'emploi dans cette profession au cours des prochaines années.
- Industrie des arts d'interprétation
Malgré la concurrence croissante des formes de divertissements à domicile (jeux vidéo, multiplication des chaînes spécialisées, vidéos, etc.), l'industrie des arts d'interprétation a connu une certaine croissance au cours des dernières années. Selon les données de l'Institut de la statistique du Québec, le nombre de représentations et l'assistance aux spectacles de danse, musique, théâtre et variétés (chanson, humour, etc.) a augmenté de façon notable entre 2005 et 2009, y compris lors de cette dernière année au cours de laquelle il y a eu une récession. La grande popularité des nombreux festivals qui se tiennent au Québec n'est sûrement pas étrangère à cette croissance. Cette tendance devrait se maintenir au cours des prochaines années.
- Exigences
L'écriture télévisuelle et cinématographique a des exigences qui lui sont propres. Ainsi, l'aspirant scénariste aura intérêt à se joindre à une équipe de scripteurs comptant quelques scénaristes chevronnés ou à collaborer à une émission qui achète des sketches. Dans ce contexte, l'auteur aura avantage à développer son esprit d'équipe, car dans le monde de l'image, le texte est un produit brut que transforment les réviseurs et d'autres artistes.
- Concepteurs et scénaristes multimédias
Au cours des dernières années, le secteur des médias interactifs a connu un développement très rapide au Québec. Cette croissance importante s'explique surtout par la forte demande dans le domaine et par les programmes gouvernementaux d'aide à la création d'emplois dans le multimédia. La décision du gouvernement provincial en 2003 d'abolir des crédits et des congés d'impôt pour l'établissement de nouvelles entreprises dans un site désigné, par exemple dans la Cité du multimédia, a freiné quelque peu cette tendance. Notons que les entreprises qui bénéficient déjà de ces crédits les conserveront jusqu'à la fin de leurs contrats. Selon les entreprises, ces contrats prendront fin entre 2010 et 2013. En conséquence, un certain nombre d'entreprises perdront ce financement dans la deuxième moitié de notre période de prévision (2010-2014). Cela dit, la vigueur de la demande et la qualité reconnue de la main-d'œuvre québécoise devraient tout de même permettre une certaine croissance au cours des prochaines années.
Les concepteurs et les scénaristes multimédias occupent des postes clés dans la chaîne de production d'un projet multimédia. Selon le projet, la conception et le scénario peuvent être sous la responsabilité d'une seule ou de plusieurs personnes. Il arrive même que ces responsabilités soient assumées par des designers graphistes (voir 5241) ou même des programmeurs (2174). On peut aussi faire appel à un spécialiste du sujet abordé dans le projet pour remplir ces fonctions : enseignant, cinéaste, linguiste, scientifique, etc. Dans tous les cas, la conception et le scénario se développent en collaboration avec les autres membres de l'équipe de production.
À l'image des autres professions du secteur du multimédia, cette profession attire beaucoup de candidats. Les débouchés seront accessibles en premier lieu aux personnes qui possèdent de l'expérience dans la production de projets multimédias. L'expérience en communication ou en marketing représente parfois un atout.
Pour accéder à cette profession, il faut posséder des aptitudes en rédaction et connaître les principaux logiciels utilisés dans la production de projets multimédias et de sites Internet. Les candidats doivent démontrer de la facilité pour l'analyse et la synthèse, et de l'efficacité dans la gestion des priorités. L'autonomie, la créativité, le souci du détail et la capacité de travailler en équipe sont des qualités recherchées. Le bilinguisme n'est pas toujours obligatoire, mais un grand nombre de projets sont conçus et élaborés en anglais. Dans ces cas, on exige une grande maîtrise de cette langue.
Les concepteurs et scénaristes de jeux vidéos sont peu nombreux. Ils doivent répondre à peu près aux mêmes exigences. Toutefois, comme ces scénarios ne comportent pas nécessairement de textes, on n'exige pas le même niveau d'aptitudes en rédaction et de maîtrise de la langue. Ils doivent par contre être passionnés des jeux vidéo. L'expérience comme testeur, programmeur ou concepteur graphiste dans l'industrie des jeux vidéo représente un atout.
- Rédacteurs publicitaires
La demande de rédacteurs publicitaires dépend directement des tendances de cette industrie. Le niveau d'activité des services de publicité dépend fortement de la croissance économique, de la popularité de la publicité conçue localement et du développement de nouveaux créneaux. La forte augmentation de l'emploi dans ce secteur au cours de la deuxième moitié des années 1990 s'explique d'ailleurs à la fois par la vigueur de la croissance économique et par la hausse de la proportion de la publicité conçue localement, beaucoup mieux adaptée aux caractéristiques des consommateurs québécois.
Le niveau moins élevé de la croissance économique ainsi que la recrudescence du nombre d'adaptations et de traductions de messages publicitaires conçus et même réalisés à l'étranger pourraient expliquer en grande partie la plus faible croissance des revenus et de l'emploi dans cette industrie depuis le tournant du siècle. En fait, le revenu d'exploitation de l'industrie québécoise de la publicité a même diminué d'environ 2 % en termes réels (en tenant compte de l'inflation) entre 2000 et 2009, selon les données de Enquête annuelle sur le secteur des services de publicité et des services connexes de Statistique Canada.
La publicité traditionnelle n'a connu qu'une légère croissance au Canada entre 2000 et 2008, avant de diminuer en 2009 en raison de la récession. Selon les données du Bureau de la publicité interactive du Canada, elle a augmenté légèrement à la télévision (selon d'autres sources, cette croissance serait concentrée dans la télévision spécialisée, stagnant dans la télévision généraliste) et à la radio entre 2000 et 2008 avant la baisse de 2009, mais a commencé à diminuer dès 2005 dans les quotidiens. Par contre, de nouveaux créneaux se sont ouverts graduellement à la publicité : placement de produits (utilisation d'un produit ou apparition d'une marque dans l'action d'un film ou d'une émission de télévision), affichage sur les immeubles, dans les ascenseurs et les toilettes des bars, affichage électronique aux points de vente et dans les endroits publics, percées dans les écoles et les hôpitaux, publicité invisible (où des acteurs vantent un produit ou un service dans des lieux publics), etc. Chacun de ces créneaux exige une approche particulière et vise une clientèle bien définie. La publicité sur Internet et dans les chaînes de télévision spécialisées permet par exemple de toucher des clientèles bien ciblées selon les sites qu'elles visitent et les émissions qu'elles écoutent.
Malgré des taux de croissance spectaculaires, la publicité sur Internet n'a longtemps représenté qu'une proportion négligeable du total des dépenses publicitaires au Canada. Ce n'est plus le cas. Toujours selon les données du Bureau de la publicité interactive du Canada, elle représentait en 2009 plus de 13 % de ce total. Les dépenses publicitaires sur Internet ont ainsi surpassé de 25 % celles consacrées à la radio, se sont approchées à seulement 10 % de celles destinées aux journaux quotidiens et ont atteint près de 60 % de celles transmises par la télévision. Comme la publicité sur Internet possède toujours un fort potentiel de croissance, on s'attend à ce que les dépenses qui y sont consacrées dépassent celles destinées aux journaux quotidiens en 2011 ou 2012.
Face à tous ces facteurs, on prévoit que l'emploi dans les services de publicité augmentera de façon notable au cours des prochaines années.
Les débouchés seront accessibles en premier lieu aux diplômés universitaires qui possèdent de l'expérience en communication, en marketing ou en journalisme. En plus de leurs fonctions, les rédacteurs publicitaires accomplissent souvent des tâches de révision (voir 5122) et de traduction (voir 5125). L'expérience dans ce domaine peut permettre d'accéder à des postes de spécialistes en publicité (voir 1122) ou à des postes de gestion.
Les employeurs recherchent des candidats qui savent jongler avec les expressions à la mode et qui sont en mesure d'adapter des textes à la présentation visuelle. Les candidats doivent démontrer de la facilité pour l'analyse et la synthèse, et posséder la capacité de travailler en équipe. La créativité, l'originalité et la concision sont des qualités recherchées. On leur demande parfois de posséder des compétences dans la direction d'acteurs. Le bilinguisme est en général essentiel.
- Rédacteurs techniques
Avec la variété et la complexité des équipements scientifiques et spécialisés qui exigent des manuels d'instructions, la demande de rédacteurs techniques devrait être soutenue. Elle est d'ailleurs particulièrement forte dans les domaines liés aux technologies : informatique, pharmaceutique, médical, scientifique, génie, etc.
Les débouchés seront accessibles en premier lieu aux diplômés universitaires ou à des personnes qui ont de l'expérience dans les domaines traités dans les documents à rédiger et qui possèdent des aptitudes à la rédaction. Comme les employeurs ont de la difficulté à trouver suffisamment de candidats qui répondent à ces critères, ils recrutent parfois des réviseurs, des journalistes ou des traducteurs. Même si le travail autonome est très répandu dans cette spécialité, certains employeurs préfèrent ouvrir des postes permanents plutôt que de confier le travail à la pige. Ils disposent ainsi du personnel sur place pour répondre rapidement à leurs besoins. Ils considèrent que ces salariés connaissent mieux le secteur, les produits, la terminologie et l'entreprise, et sont donc mieux placés pour véhiculer adéquatement les valeurs et l'image qu'ils veulent projeter.
Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent une connaissance approfondie des domaines sur lesquels ils seront appelés à écrire. Les candidats doivent démontrer de la facilité pour l'analyse et la synthèse, et posséder une pensée bien structurée. Le bilinguisme est généralement essentiel.
Études et formation
Un diplôme universitaire en lettres, en journalisme ou en communication représente un atout dans toutes les spécialités de cette profession.
Un diplôme d'études collégiales (DEC) dans un domaine lié au multimédia représente un atout pour accéder aux postes de concepteurs et de scénaristes multimédias.
Un diplôme universitaire dans un domaine lié aux sujets traités est habituellement exigé pour accéder aux postes de rédacteur technique. Une formation en rédaction représente un atout. Les employeurs offrent parfois de la formation interne en rédaction.
L'appartenance à une association professionnelle représente un atout.
Références utiles
Société québécoise de la rédaction professionnelle
http://www.sqrp.org/
Union des écrivaines et écrivains québécois
http://www.uneq.qc.ca/
Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (Sartec)
http://www.sartec.qc.ca/
Association nationale des éditeurs de livres
http://www.anel.qc.ca
Alliance numériQC
http://www.alliancenumerique.com/
Association des professionnels de la communication et du marketing (APCM)
http://www.communicationmarketing.org
Association des agences de publicité du Québec (AAPQ)
http://www.aapq.qc.ca/
Bureau de la publicité interactive du Canada (IAB Canada)
http://www.iabcanada.com/fr/
Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC)
http://www.sodec.gouv.qc.ca/
Observatoire de la culture et des communications du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/observatoire/
Statistiques principales de la culture et des communications au Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/observatoire/publicat_obs/stat_princ_cult.htm
Considérations importantes
La créativité, le talent et l'originalité sont les principales qualités pour devenir auteur, écrivain ou scénariste. Ces spécialités attirent énormément de candidats.
Le nombre de rédacteurs publicitaires devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années. Le nombre de débouchés sera toutefois limité en raison du faible volume d'emploi dans celle spécialité.
La demande de rédacteurs techniques est particulièrement forte dans les domaines liés aux technologies : informatique, pharmaceutique, médical, scientifique, génie, etc.
5121 - Auteurs/auteures, rédacteurs/rédactrices et écrivains/écrivaines
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 5121 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 3 950 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 70 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 1,1 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 45 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 150 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 195 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 5121 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 46,3 % | 52,7 % |
| Femmes | 53,7 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 5121 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 3,0 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 49,6 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 40,6 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 6,8 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 5121 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 72,3 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 27,7 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
5121 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 46,8 % | 53,2 % |
| Moyen | 44 025 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 20,1 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 42,2 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 37,7 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
5121 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 1,3 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 9,6 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 22,5 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 66,6 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 5121 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,6 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 1,0 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 8,8 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 1,7 % | 5,4 % |
| Estrie | 3,1 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 0,6 % | 2,9 % |
| Montérégie | 12,8 % | 18,7 % |
| Montréal | 55,2 % | 24,1 % |
| Laval | 2,4 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 1,7 % | 5,8 % |
| Laurentides | 4,5 % | 7,0 % |
| Outaouais | 5,5 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 0,6 % | 1,8 % |
| Mauricie | 1,2 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 0,3 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,0 % | 1,7 % |
| 5121 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 47,7 % | 11,2 % |
| 5121 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 15,9 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | (%) | (%) |
|---|---|---|
| Artistes, auteurs et interprètes indépendants | 28,1 | |
| Services professionnels, scientifiques et techniques | 22,3 | |
| - publicité et services connexes | 5,5 | |
| - autres services professionnels, scientifiques et techniques | 4,9 | |
| - conception de systèmes informatiques et services connexes | 4,2 | |
| Industrie de l'information et industrie culturelle | 19,6 | |
| - éditeurs de journaux, de périodiques, de livres et de répertoires | 9,7 | |
| - radiotélévision et télécommunications | 3,2 | |
| - industries du film et de la vidéo | 2,7 | |
| Fabrication | 6,3 | |
| Administrations publiques | 6,3 | |
| Services administratifs et services de soutien | 3,2 |