Conseillers d'orientation et en information scolaire et professionnelle

4143 - Conseillers/conseillères d'orientation et conseillers/conseillères en information scolaire et professionnelle
Textes de la profession

Nature du travail

Les conseillers d'orientation et les conseillers en information scolaire et professionnelle conseillent les étudiants inscrits et éventuels sur leur formation scolaire, leur carrière et leur développement personnel, et coordonnent les services de counseling offerts aux étudiants, aux parents, aux enseignants, aux membres de la faculté et au personnel.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Conseiller scolaire;
conseiller d'élèves dans un établissement scolaire;
conseiller d'orientation;
conseiller en information scolaire.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.

(Mise à jour : janvier 2011)

Après avoir diminué dans la deuxième moitié des années 1990 en raison des compressions budgétaires dans le secteur de l'éducation, le nombre de conseillers d'orientation et conseillers en information scolaire et professionnelle a augmenté légèrement par la suite. Ce retour à la hausse s'explique par la croissance de la demande en conseils d'orientation. Comme cette tendance devrait se maintenir, on prévoit que leur nombre continuera à augmenter légèrement au cours des prochaines années.

Précision

Les conseillers d'orientation qui travaillent auprès des adultes en chômage ou en processus de réorientation font partie du groupe professionnel 4213, conseillers en emploi. Selon les données de l'Ordre des conseillers et des conseillères d'orientation du Québec, à peine la moitié de ses membres conseillers d'orientation œuvrent dans le secteur de l'éducation, tandis que presque tous les membres de la profession ici étudiée y travaillent. Les autres membres de cet ordre se retrouvent dans d'autres professions, par exemple 4213, conseillers en emploi en tant qu'orienteurs ou conseillers pour la clientèle adulte, mais aussi dans des postes de gestion ou de conseillers en ressources humaines (1121).

Source des débouchés

Les débouchés proviendront surtout des postes qui seront libérés par les conseillers d'orientation et conseillers en information scolaire et professionnelle qui prendront leur retraite. En plus, l'augmentation de l'emploi permettra l'ouverture de quelques débouchés. Il y a peu de roulement dans cette profession, quoique la formation et l'expérience dans cette profession permettent d'accéder à des postes d'orienteur dans d'autres industries ou à son compte (voir 4213) et de conseiller en gestion des ressources humaines (voir 1121), et d'obtenir des promotions à des postes de gestion.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux personnes qui satisfont aux exigences scolaires (voir la section Formation), surtout aux titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise en orientation ou en information scolaire et professionnelle. Peu de postes pourront être pourvus par des conseillers expérimentés en chômage, car le chômage dans cette profession se retrouve presque uniquement en été et disparaît presque complètement le reste de l'année, au moment où la demande de conseillers est la plus forte. Un certain nombre de débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux conditions d'accès à la profession. En effet, quoique nettement moins élevée que dans l'ensemble des professions (7 % par rapport à 12 % en 2006), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants.

Habituellement le taux de placement et le taux de chômage des diplômés des programmes de formation universitaires en orientation ou en information scolaire et professionnelle se comparent avantageusement à ceux des autres diplômés universitaires, selon les enquêtes Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Le taux de placement en emploi en rapport avec la formation et le salaire moyen sont plus élevés pour les diplômés de la maîtrise que pour ceux du baccalauréat, et le taux de chômage plus faible. Notons toutefois que seule une minorité de ces diplômés (variant de 20 % à 40 %, selon les années) accèdent à la présente profession. Les autres diplômés occupent en premier lieu des postes de conseillers en emploi (entre 30 % et 50 %, voir 4213), mais aussi des emplois dans une vaste gamme de professions liées aux ressources humaines, aux sciences sociales ou à l'enseignement.

La bonne situation sur le marché du travail de ces diplômés devrait se maintenir au cours des prochaines années. D'une part, le nombre de retraités augmentera avec le vieillissement des membres de cette profession. D'autre part, les effectifs étudiants du baccalauréat ont diminué de près de 10 % entre 2005 et 2007.

Même si l'appartenance à l'Ordre des conseillers et des conseillères d'orientation du Québec n'est pas obligatoire pour accéder à cette profession, son exigence d'être titulaire d'un diplôme de deuxième cycle pour être admis à l'Ordre se reflète dans les données du recensement. En effet, près de 40 % des membres de cette profession possédaient en 2006 une scolarité supérieure au baccalauréat.

Industries

Selon les données du recensement, environ 92 % de ces conseillers travaillaient en 2006 dans les services d'enseignement. On en trouvait davantage dans l'enseignement secondaire (62 %) que dans les universités (15 %) et les cégeps (12 %).

Tendances

Les perspectives d'emploi dans cette profession dépendent de la demande de services d'orientation et des décisions gouvernementales

Au cours des années 1990, les conseillers d'orientation et conseillers en information scolaire et professionnelle ont subi durement les compressions budgétaires dans le secteur de l'éducation. En effet, le nombre d'enseignants étant habituellement établi en fonction des effectifs d'élèves et d'étudiants, les établissements scolaires ont dû restreindre fortement l'embauche et même parfois abolir des postes dans les professions non enseignantes, comme celle-ci. Seule la croissance de la demande en conseils d'orientation résultant de l'évolution constante du marché du travail et de la complexité du système scolaire a permis d'atténuer les effets de ces compressions.

Avec la fin de ces compressions budgétaires, l'emploi dans cette profession est reparti à la hausse. En effet, comme les professions non enseignantes sont celles qui ont subi le plus durement les compressions budgétaires gouvernementales, elles sont également celles qui ont bénéficié en premier lieu des nouvelles dépenses. Par exemple, le nombre de conseillers d'orientation à l'emploi des commissions scolaires, le plus gros employeur pour les membres de cette profession, a augmenté de près de 25 % entre 1999-2000 et 2007-2008, selon les données des « Indicateurs de gestion des commissions scolaires » du MELS, soit quand même beaucoup moins fortement que les autres professionnels non enseignants (environ 60 %).

Les perspectives sont mitigées pour les prochaines années. D'un côté, le souci grandissant envers le décrochage scolaire et la performance scolaire fait augmenter la demande de services auprès des élèves qui éprouvent des difficultés d'apprentissage, tels les décrocheurs potentiels, les élèves en cheminement particulier, en adaptation scolaire ou arrivant dans les classes d'accueil. Par exemple, le gouvernement a annoncé des mesures pour faciliter le passage des jeunes de la formation générale à la formation professionnelle. On vise ainsi à faire diminuer le taux de décrochage scolaire tout en apprenant un métier aux jeunes qui ne désirent pas demeurer longtemps dans le système scolaire. Le rôle des conseillers d'orientation et en information scolaire et professionnelle est bien sûr primordial dans ce processus, que ce soit pour offrir cette possibilité aux jeunes ou pour vérifier si cette option leur convient.

Dans le cadre du renouveau pédagogique, les jeunes doivent maintenant choisir entre trois parcours de formation dès la troisième secondaire, deux donnant accès à la poursuite des études au niveau postsecondaire et l'autre menant directement au marché du travail. Comme ce choix est déterminant pour l'orientation future des jeunes, les conseillers d'orientation et en information scolaire et professionnelle doivent contribuer tant du côté de l'organisation scolaire que du côté du soutien à apporter aux élèves, aux enseignants et aux parents.

Chez les collégiens et les étudiants du niveau universitaire, les coûts élevés associés aux fréquents changements de programmes influencent aussi positivement la demande de ces conseillers. En effet, en améliorant les services d'orientation et d'information scolaire et professionnelle, on estime que la proportion de collégiens et d'étudiants qui changent de programme devrait diminuer de façon significative. Les pressions des employeurs qui déplorent des pénuries dans certaines professions favorisent également l'augmentation de services d'information professionnelle.

Finalement, mentionnons que de nombreux organismes, tels les syndicats, le Conseil permanent de la jeunesse et le Conseil supérieur de l'éducation, recommandent fortement au gouvernement d'augmenter substantiellement l'embauche de conseillers d'orientation, tant au secondaire qu'au collégial.

De l'autre côté, les choix effectués par les établissements atténuent fortement les effets de ces tendances positives. Malgré de nouveaux investissements gouvernementaux dans les services complémentaires depuis quelques années, les établissements choisissent souvent d'affecter ces sommes à l'embauche de personnels plus directement liés aux besoins des élèves en difficulté, comme des travailleurs sociaux, des psychologues scolaires, des psychoéducateurs et des éducateurs spécialisés, ou à l'appui aux enseignants, comme des conseillers pédagogiques. En conséquence, certains établissements se voient forcés de réduire leurs services consacrés à l'orientation ou retardent le remplacement des conseillers qui quittent leur emploi.

En résumé, les effets des facteurs qui militent en faveur de la croissance l'emploi dans cette profession sont considérablement amoindris par les choix auxquels font face les établissements scolaires. En conséquence, on prévoit que le nombre de conseillers d'orientation et conseillers en information scolaire et professionnelle n'augmentera que légèrement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Cette profession connaît un chômage saisonnier important en juillet et en août. Ainsi, le nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi est de trois à six fois plus élevé en août que le reste de l'année. En outre, la précarité des emplois d'un bon nombre de membres de cette profession se reflète dans les données présentées dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques». Ainsi, la donnée sur le revenu moyen d'emploi (52 380 $) ne concerne que les 53 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 29 669 $. Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 75 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en forte croissance depuis 1991 (54 %). Cette proportion devrait continuer à croître au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent selon les années de 80 % à 90 % des diplômés des programmes de baccalauréat et de maîtrise en orientation et en information scolaire et professionnelle. En 2006, il y avait peu de travailleurs autonomes dans cette profession (à peine 1 % des emplois).

Exigences

En plus de satisfaire aux exigences en matière de formation, les candidats à cette profession doivent démontrer des aptitudes et de l'intérêt à transmettre des connaissances. Ils doivent également aimer travailler avec des jeunes, posséder une très bonne culture générale, faire preuve de créativité et avoir de grandes capacités à communiquer et à travailler en équipe. L'empathie, la patience, l'écoute active, la capacité à motiver, à analyser et à résoudre des problèmes sont les qualités les plus recherchées.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être au moins titulaire d'un baccalauréat en orientation ou en information scolaire et professionnelle. Pour occuper des postes de conseillers en information scolaire et professionnelle, cette formation est généralement suffisante.

Par ailleurs, l'appartenance à l'Ordre des conseillers et des conseillères d'orientation du Québec représente un atout important et est parfois exigée. Elle est obligatoire pour porter le titre de conseiller d'orientation ou d'orienteur et utiliser les initiales «C.O.», «C.O.P.», «G.C.» ou «V.G.C.». Pour devenir membre, il faut normalement être titulaire d'un diplôme de deuxième cycle (maîtrise) en orientation ou en psychologie, option counseling.

L'Ordre professionnel des conseillers et des conseillères d'orientation et des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec et l'Association québécoise d'information scolaire et professionnelle (AQISEP) offrent des activités de formation continue.

Références utiles

Ordre des conseillers et des conseillères d'orientation du Québec

Association québécoise d'information scolaire et professionnelle (AQISEP)

Association professionnelle des aides pédagogiques individuels

Considérations importantes

Compte tenu de la croissance de la demande en conseils d'orientation, mais aussi des choix auxquels font face les établissements scolaires, le nombre de conseillers d'orientation et conseillers en information scolaire et professionnelle devrait n'augmenter que légèrement au cours des prochaines années.

Cette profession regroupe les conseillers d'orientation et les conseillers en information scolaire et professionnelle qui travaillent auprès d'élèves et d'étudiants. Ceux qui travaillent auprès des adultes en chômage ou en processus de réorientation font partie du groupe professionnel 4213, conseillers en emploi.

Le taux de placement et le taux de chômage des diplômés du baccalauréat en orientation ou en information scolaire et professionnelle se comparent avantageusement à ceux des autres diplômés universitaires. Notons toutefois que seule une minorité de ces diplômés accèdent à la présente profession. Les autres diplômés occupent en premier lieu des postes de conseillers en emploi (entre 30 % et 50 %, voir 4213), mais aussi des emplois dans une vaste gamme de professions liées aux sciences sociales ou à l'enseignement.

4143 - Conseillers/conseillères d'orientation et conseillers/conseillères en information scolaire et professionnelle
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 4143 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 5 650 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 40 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,5 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 30 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 250 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 280 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 4143 Ensemble des
professions
Hommes 25,1 % 52,7 %
Femmes 74,9 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 4143 Ensemble des
professions
15- 24 ans 5,0 % 14,1 %
25- 44 ans 51,5 % 45,1 %
45- 64 ans 42,3 % 38,8 %
65 ans et plus 1,2 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 4143 Ensemble des
professions
Plein temps 80,7 % 79,2 %
Temps partiel 19,3 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
4143 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 53,7 % 53,2 %
Moyen 52 380 45 157
0 à 19 999 $ 3,0 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 37,1 % 52,4 %
50 000 $ et plus 59,9 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
4143 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 0,3 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 4,3 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 14,0 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 81,5 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 4143 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 1,2 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 3,2 % 2,5 %
Capitale-Nationale 10,3 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 5,0 % 5,4 %
Estrie 3,3 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,2 % 2,9 %
Montérégie 19,8 % 18,7 %
Montréal 25,4 % 24,1 %
Laval 4,2 % 5,0 %
Lanaudière 4,5 % 5,8 %
Laurentides 4,3 % 7,0 %
Outaouais 4,5 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 2,9 % 1,8 %
Mauricie 4,3 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 2,4 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 2,5 % 1,7 %


4143 Ensemble des
professions
Travail autonome 0,9 % 11,2 %


4143 Ensemble des
professions
Immigration 7,1 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Enseignement 92,1 %
- écoles primaires et secondaires 61,6 %
- universités 15,1 %
- collèges communautaires et cégeps 11,7 %