Enseignants - collégial et instructeurs de prog. de perfectionnement

4131 - Enseignants/enseignantes au niveau collégial et dans les écoles de formation professionnelle
Textes de la profession

Nature du travail

Les enseignants au niveau collégial et les autres instructeurs de programmes de perfectionnement de ce groupe enseignent les matières scolaires, les arts appliqués, les matières de formation professionnelle et les techniques dans des cégeps, des collèges communautaires, des collèges d'agriculture, des instituts techniques et professionnels, des écoles de langue et d'autres établissements de niveau collégial. Ce groupe de base comprend aussi les formateurs au sein d'établissements d'enseignement privés, d'entreprises, d'organismes communautaires et des gouvernements pour donner des cours internes de formation ou de perfectionnement. Les enseignants au niveau collégial qui sont chefs de département sont compris dans ce groupe.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Agent de formation;
chef de département du programme d'hygiène dentaire;
directeur de département des programmes de métiers au niveau collégial;
formateur en dessin commercial;
formateur en entreprise;
formateur en informatique;
professeur au niveau collégial;
professeur au programme d'assistance juridique au niveau collégial;
professeur de cégep;
professeur de coiffure;
professeur de collège communautaire;
professeur de langues - école de langues;
professeur d'école professionnelle.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.

(Mise à jour : janvier 2011)

Après avoir augmenté fortement dans la première moitié des années 1990, le nombre d'enseignants au niveau collégial et autres instructeurs de programmes de perfectionnement est demeuré assez stable. Ces mouvements s'expliquent par l'évolution du nombre de jeunes ayant l'âge de fréquenter le cégep, du taux de fréquentation scolaire des jeunes âgés de 17 à 21 ans, de la popularité de la formation professionnelle et technique, des dépenses gouvernementales et de la demande de services de formation continue. Compte tenu de l'évolution prévue de ces facteurs, le nombre d'enseignants au niveau collégial et autres instructeurs de programmes de perfectionnement devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des besoins de remplacement des enseignants et instructeurs qui seront relativement nombreux à prendre leur retraite. En effet, l'âge moyen de ces enseignants et instructeurs est nettement plus élevé que celui de l'ensemble des travailleurs. D'ailleurs, la proportion de ces enseignants et instructeurs âgés de 55 ans et plus était en 2006 nettement plus élevée que dans l'ensemble des professions (21 % par rapport à 15 %, selon les données du recensement).

D'autres débouchés proviendront de l'augmentation de l'emploi et des postes qui seront libérés par les enseignants et instructeurs qui accéderont à d'autres professions et qui obtiendront des promotions à des postes de gestion dans le secteur de l'enseignement. Le taux de roulement est relativement faible chez les enseignants et instructeurs permanents des cégeps, mais assez élevé chez ceux à la leçon.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles aux personnes qui satisfont aux exigences de l'emploi (voir la section Formation), principalement aux titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise dans la discipline d'enseignement. Peu de postes pourront être pourvus par des enseignants et instructeurs expérimentés en chômage, car le chômage dans cette profession s'observe principalement en été et disparaît presque complètement le reste de l'année, au moment où la demande de enseignants est la plus forte. Un bon nombre de débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux exigences des établissements d'enseignement. En effet, la proportion d'immigrants qu'on y trouvait en 2006 (13 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement) montre qu'elle est accessible à de nouveaux arrivants.

À ce bassin s'ajoutent les diplômés du baccalauréat en formation des enseignants de l'enseignement professionnel au secondaire et au collégial. Obligatoire pour les nouveaux enseignants de la formation professionnelle au secondaire depuis 2003, ce baccalauréat n'a titularisé qu'un nombre limité de diplômés, soit moins de 100 par année en moyenne entre 2000 et 2007. Ce nombre devrait augmenter fortement au cours des prochaines années, car le nombre d'étudiant inscrits à ce programme a plus que triplé entre 2001 et 2007. Jusqu'à maintenant, la situation sur le marché du travail des diplômés est très bonne, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Compte tenu de l'obligation récente d'être diplômé dans ce programme pour enseigner en formation professionnelle au secondaire, cette bonne situation devrait se maintenir malgré la forte hausse prévue du nombre de diplômés.

Industries

Selon les données du recensement, environ 75 % des membres de cette profession travaillaient en 2006 dans les services d'enseignement, principalement dans les cégeps (47 %), mais aussi dans les autres établissements d'enseignement et de formation (par exemple de beaux arts, de formation sportive et de langues, 13 %), dans les écoles techniques et écoles de métiers (8 %) et dans les écoles secondaires (4 %). On en trouvait aussi en nombre significatif dans d'autres industries, par exemple dans l'administration publique (4 %), dans la fabrication (3 %) et dans les services professionnels, scientifiques et techniques (3 %).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend principalement des tendances qui touchent l'enseignement collégial, préuniversitaire et technique, la formation professionnelle au secondaire, et de la demande de services de formation continue.

- Enseignement collégial préuniversitaire

L'évolution de l'emploi dans l'enseignement collégial préuniversitaire est influencée par le taux de fréquentation des cégeps, par les changements démographiques touchant les personnes en âge de les fréquenter et par leur niveau de financement.

La principale clientèle de l'enseignement collégial préuniversitaire est formée des jeunes âgés de 17 à 21 ans. Le taux de fréquentation scolaire de ces jeunes a connu au cours de la première partie des années 1990 une augmentation très forte. Cette croissance s'explique en bonne partie par la conjoncture issue de l'économie du savoir, par la hausse des exigences des employeurs et par les campagnes d'information et de sensibilisation qui incitent les jeunes à rester aux études plus longtemps et à parfaire leur scolarité, idéalement jusqu'au niveau universitaire. Avec l'amélioration du marché du travail des jeunes, leur taux de fréquentation scolaire a toutefois commencé à plafonner depuis 1997. Étant donné que le marché du travail des jeunes devrait rester positif, il faut s'attendre à ce que le taux de fréquentation scolaire des jeunes demeure assez stable au cours des prochaines années.

Du côté démographique, le nombre de jeunes âgés de 17 à 21 ans a augmenté jusqu'à la fin des années 1990 en raison de l'arrivée dans cette tranche des enfants des « baby-boomers » (génération qu'on appelle l'écho du boom), pour ensuite commencer à diminuer. Il est reparti en hausse vers 2005, cette fois en raison de l'arrivée dans cette tranche d'âge des enfants nés entre 1988 et 1995, soit au cours des sept années d'existence du programme de primes à la naissance du gouvernement provincial, programme communément appelé « bébé-bonus ».

Selon les prévisions démographiques de l'Institut de la statistique du Québec, le nombre de jeunes âgés de 17 à 21 ans devrait continuer à augmenter en 2011, mais diminuera rapidement par la suite. Au bout du compte, le nombre de jeunes âgés de 17 à 21 ans diminuera en moyenne de 1,0 % par année au cours de notre période de prévisions (2010-2014).

Reflet de l'évolution de la démographie et du taux de fréquentation scolaire des jeunes, les effectifs étudiants de l'enseignement collégial préuniversitaire ont augmenté tout au long de la première partie des années 1990 pour atteindre leur apogée entre 1995 et 1997. Ces effectifs ont par la suite diminué d'environ 10 % entre 1997 et 2001 avant d'augmenter de 24 % entre 2001 et 2009. Le MELS prévoit que ces effectifs diminueront en moyenne d'environ 1,7 % par année entre 2009 et 2014, ce qui désavantagera bien sûr l'emploi dans cette profession.

Par ailleurs, les cégeps québécois ont dû composer avec un environnement budgétaire restreint au cours des années 1990. Les gouvernements ont par la suite augmenté légèrement leurs dépenses dans l'enseignement collégial. En plus, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport a décidé de verser des contributions gouvernementales supplémentaires visant le maintien de programmes en danger en raison des baisses d'effectifs dans les cégeps des régions éloignées des grands centres. Ce facteur favorisera quelque peu l'emploi dans cette profession.

- Enseignement collégial technique et formation professionnelle au secondaire

La clientèle de l'enseignement collégial technique et de la formation professionnelle au secondaire a augmenté de façon significative tout au long des années 1990. Cette augmentation résultait entre autres des activités de revalorisation des professions et métiers vers lesquels se dirigent les diplômés de la formation professionnelle et technique (FPT). En plus, la croissance économique de la fin des années 1990 qui a permis d'améliorer de façon notable le taux de placement des diplômés de la FPT, tant du côté des diplômes d'études professionnelles (DEP) et des diplômes d'études collégiales (DEC) que des attestations de spécialisation professionnelle (ASP), n'est sûrement pas étrangère à cette relance.

Si la clientèle de la formation professionnelle a continué à augmenter à un bon rythme entre 1999 et 2008, la clientèle de l'enseignement collégial technique a toutefois diminué encore plus. Ce revirement semble s'expliquer en premier lieu par l'amélioration du marché du travail des jeunes, qui en incite un bon nombre à laisser leurs études pour un emploi, ou peut-être à privilégier les programmes de formation plus courts.

Les effectifs étudiants de la formation professionnelle et technique (FPT) devraient augmenter au cours des prochaines années. Tout d'abord, le gouvernement a annoncé des mesures pour faciliter le passage des jeunes de la formation générale à la FPT. On vise ainsi à faire diminuer le taux de décrochage scolaire tout en apprenant un métier aux jeunes qui ne désirent pas demeurer longtemps dans le système scolaire. En outre, l'accès à de plus en plus de professions et de métiers qui était auparavant possible par une formation en cours d'emploi ou par compagnonnage exige maintenant en plus une formation en milieu scolaire. Finallement, une bonne partie des débouchés qui seront disponibles, que ce soit en raison de la création d'emplois ou de la retraite de la main-d'œuvre actuelle, exigeront une telle formation. Ce facteur favorisera bien sûr l'emploi dans cette profession.

- Demande de services de formation continue

La situation est positive du côté de la formation continue. Face à l'émergence de l'économie du savoir, aux exigences des employeurs en matière de polyvalence, à l'implantation des technologies de l'information et d'Internet et aux exigences de la loi sur la formation professionnelle (un minimum de 1 % de la masse salariale doit être consacrée à la formation professionnelle), la formation continue devient de plus en plus importante et connaît un fort taux de croissance dans nombre de milieux de travail. Malgré la baisse de la portée de la loi sur la formation professionnelle (qui ne s'applique plus aux entreprises de petite taille), les besoins de formation des remplaçants des retraités qui seront de plus en plus nombreux contribueront au maintien, sinon à l'accentuation de la tendance actuelle à la croissance de la formation continue. Ce facteur favorise et continuera de favoriser l'emploi des agents de formation et instructeurs de formation professionnelle et technique.

Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, on prévoit que le nombre d'enseignants au niveau collégial et autres instructeurs de programmes de perfectionnement augmentera légèrement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Cette profession connaît un chômage saisonnier important débutant en juin et atteignant son point culminant en août. En outre, la précarité des emplois d'un nombre important de membres de cette profession se reflète de façon très nette dans les données présentées dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques». Ainsi, la donnée sur le revenu moyen d'emploi (54  766 $) doit être utilisée avec prudence. En effet, elle ne concerne que les 52 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année, en général des personnes en début de carrière, s'élevait plutôt à 31  629 $. Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 52 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en hausse par rapport à 1991 (44 %). La présence de travailleurs autonomes dans cette profession était en 2006 relativement moins importante que dans l'ensemble des professions (8 % par rapport à 11 %).

Selon les données du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, en 2007, environ 48 % des enseignants des cégeps étaient «permanents», alors qu'ils étaient majoritaires en 2000 (51 %). Les «permanents» et les «non-permanents» présentent des caractéristiques fort différentes. Par exemple, près de 60 % des «permanents» étaient âgés de 50 ans et plus par rapport à environ 18 % des «non-permanents». Les femmes occupaient 49 % des postes de «permanents», mais 55 % des postes «non-permanents».

Exigences

En plus de satisfaire aux exigences en matière de formation, les candidats à cette profession doivent démontrer des aptitudes et de l'intérêt à transmettre des connaissances. Ils doivent également posséder une très bonne culture générale, faire preuve de créativité et avoir de grandes capacités à communiquer et à travailler en équipe. La curiosité intellectuelle et les capacités d'apprentissage sont des qualités importantes pour demeurer constamment à la fine pointe des connaissances et des développements dans son domaine d'enseignement.

Études et formation

* Enseignants en formation préuniversitaire

Pour obtenir un poste d'enseignant en formation préuniversitaire dans un cégep, il faut habituellement être titulaire d'un baccalauréat dans la discipline d'enseignement. Une maîtrise dans la discipline d'enseignement peut être exigée. La réussite d'une formation en pédagogie représente un atout.

* Enseignants en formation technique

Pour obtenir un poste d'enseignant en formation technique, il faut être titulaire d'au moins un diplôme d'études collégiales (DEC), un certificat de qualification ou avoir réussi un programme d'apprentissage et des cours supplémentaires en enseignement. On exige également que cette formation soit jumelée à des compétences marquées et à une expérience pertinente dans la discipline d'enseignement.

* Enseignants en formation professionnelle

Pour être autorisé à enseigner à la formation professionnelle et obtenir un permis d'enseigner (temporaire), il faut :

  • être titulaire d'un diplôme d'études professionnelles (DEP), d'un diplôme d'études collégiales (DEC) ou d'un baccalauréat dans un domaine lié au programme d'enseignement visé;

  • avoir un minimum de 4  500 heures d'expérience en entreprise;

  • avoir effectué 800 heures d'enseignement dans un établissement reconnu par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

En outre, le baccalauréat en enseignement professionnel est dorénavant exigé pour les nouveaux arrivants à cette profession depuis septembre 2003.

Le brevet d'enseignement (permanent) est remis au titulaire d'un permis qui a effectué avec succès une période probatoire d'enseignement. Cette période est habituellement d'une durée de 1200 heures, mais ne peut pas être inférieure à 600 heures.

* Autres postes

Les exigences pour les postes d'instructeurs dans les écoles de formation et pour les postes d'agents de formation de compagnie varient énormément selon les employeurs et les domaines de formation.

Références utiles

Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (CSQ)

Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (CSN)

Fédération des cégeps

Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport
Autorisation d'enseigner

Considérations importantes

Les perspectives sont mitigées dans la formation préuniversitaire, mais positives dans la formation professionnelle et technique, et à l'extérieur du secteur de l'enseignement dans la formation continue.

Ajoutés aux débouchés qui proviendront de l'augmentation de l'emploi, les forts besoins de remplacements des enseignants qui prendront leur retraite permettront à cette profession de demeurer une option importante pour les diplômés universitaires des disciplines qui correspondent aux cours donnés dans les cégeps et les centres de formation professionnelle.

4131 - Enseignants/enseignantes au niveau collégial et dans les écoles de formation professionnelle
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 4131 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 31 000 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 600 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,6 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 150 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 1 450 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 1 600 159 500

Répartition de l'emploi selon le sexe 4131 Ensemble des
professions
Hommes 48,2 % 52,7 %
Femmes 51,8 % 47,3 %

Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 4131 Ensemble des
professions
15- 24 ans 3,8 % 14,1 %
25- 44 ans 42,9 % 45,1 %
45- 64 ans 51,2 % 38,8 %
65 ans et plus 2,2 % 2,0 %

Répartition de l'emploi selon le statut 4131 Ensemble des
professions
Plein temps 78,5 % 79,2 %
Temps partiel 21,5 % 20,8 %

Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
4131 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 51,4 % 53,2 %
Moyen 54 766 45 157
0 à 19 999 $ 4,9 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 29,6 % 52,4 %
50 000 $ et plus 7  65,5 % 31,1 %

Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
4131 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 1,7 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 6,6 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 27,4 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 64,3 % 20,9 %

Répartition de l'emploi selon la région 4131 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,7 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 3,0 % 2,5 %
Capitale-Nationale 10,6 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 4,7 % 5,4 %
Estrie 3,7 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,4 % 2,9 %
Montérégie 16,6 % 18,7 %
Montréal 29,3 % 24,1 %
Laval 3,8 % 5,0 %
Lanaudière 4,2 % 5,8 %
Laurentides 5,7 % 7,0 %
Outaouais 5,0 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 1,9 % 1,8 %
Mauricie 3,5 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 3,8 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 1,1 % 1,7 %

4131 Ensemble des
professions
Travail autonome 8,5 % 11,2 %

  4131 Ensemble des
professions
Immigration 13,1 % 12,2 %

Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Enseignement 75,1 %
- collèges communautaires et cégeps 47,3 %
- autres établissements d'enseignement et de formation 13,2 %
- écoles techniques et écoles de métiers 8,0 %
- écoles primaires et secondaires 3,7 %
Administrations publiques 4,5 %