Assistants - enseignement et recherche au niveau postsecondaire

4122 - Assistants/assistantes d'enseignement et de recherche au niveau postsecondaire
Textes de la profession

Nature du travail

Les assistants d'enseignement et de recherche au niveau postsecondaire assistent les professeurs d'université, de collège communautaire et de cégep ainsi que les autres membres des facultés dans leurs cours et leurs travaux de recherche, dans les universités et les collèges.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Adjoint à l'enseignement au niveau collégial;
assistant à l'enseignement;
assistant de recherche au niveau universitaire;
boursier de recherches postdoctorales.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : janvier 2011)

Après avoir diminué légèrement au cours de la majeure partie des années 1990, le nombre d'assistants d'enseignement et de recherche au niveau postsecondaire a par la suite augmenté de façon notable. Ces mouvements s'expliquent par l'évolution des dépenses gouvernementales, du nombre de jeunes ayant l'âge de fréquenter l'université et du taux de fréquentation scolaire des jeunes âgés de 20 à 29 ans. Compte tenu de l'évolution prévue de ces facteurs, le nombre d'assistants d'enseignement et de recherche au niveau postsecondaire devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront essentiellement des besoins de remplacement des membres de cette profession qui terminent leurs études et se dirigent vers d'autres professions. En effet, si l'expérience des membres de cette profession représente un atout important pour accéder à des postes de chargés de cours, de professeurs adjoints (voir 4121) ou même de chercheurs universitaires, leur formation hautement spécialisée leur ouvre les portes des professions reliées à leur domaine d'études. D'autres débouchés s'ajouteront en raison de l'augmentation de l'emploi. Par contre, beaucoup moins de débouchés que dans les autres professions proviendront des emplois libérés en raison de la retraite. En effet, de par la nature de cette profession, peu de travailleurs y demeurent après leurs études. D'ailleurs, la proportion d'assistants âgés de 55 ans et plus était en 2006 beaucoup moins élevée que dans l'ensemble des professions (5 % par rapport à 15 %, selon les données du recensement).

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront essentiellement accessibles aux étudiants qui sont titulaires d'un baccalauréat et qui sont inscrits à un programme d'études universitaires de deuxième ou de troisième cycle dans un champ de spécialisation approprié. Comme le nombre de ces titulaires excède de beaucoup la capacité d'accueil de cette profession, les établissements d'enseignement peuvent se permettre de choisir les candidats qui satisfont le mieux à leurs exigences. Ils sélectionnent en général les candidats sur la base de leurs résultats scolaires et de leurs aptitudes en communication.

Ces critères de sélection favorisent nettement les titulaires d'une maîtrise, qui sont pourtant beaucoup moins nombreux que les bacheliers. D'ailleurs, environ 55 % des assistants possédaient en 2006 une scolarité supérieure au baccalauréat, et 18 % un doctorat, selon les données du recensement.

Industries

Selon les données du recensement, près de 90 % des membres de cette profession travaillaient en 2006 dans l'enseignement universitaire.

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession est influencée par le taux de fréquentation des universités, par les changements démographiques touchant les personnes en âge de fréquenter l'université, par le niveau de financement des universités et par l'organisation du travail.

- Taux de fréquentation des universités

La principale clientèle des universités est formée des jeunes âgés de 20 à 29 ans. Leur taux de fréquentation scolaire a connu au cours des années 1990 une augmentation très nette. Cette croissance s'explique en bonne partie par la conjoncture issue de l'économie du savoir, par la hausse des exigences des employeurs et par les campagnes d'information et de sensibilisation qui incitent les jeunes à rester aux études plus longtemps et à parfaire leur scolarité, idéalement jusqu'au niveau universitaire. Avec l'amélioration du marché du travail des jeunes, leur taux de fréquentation scolaire a toutefois commencé à plafonner depuis 1997. Étant donné que le marché du travail des jeunes devrait rester positif, il faut s'attendre à ce que le taux de fréquentation scolaire des jeunes demeure assez stable au cours des prochaines années.

- Changements démographiques

Malgré le plafonnement du taux de fréquentation scolaire, l'arrivée dans la vingtaine des enfants des « baby-boomers » (génération appelée l'écho du boom) a permis une augmentation de plus de 3 % par année des effectifs étudiants à l'université de 1998-1999 à 2003-2004, période suivie par une augmentation plus modeste de 0,7 % par année entre 2003-2004 et 2007-2008.

L'arrivée dans cette tranche d'âge des enfants nés entre 1988 et 1995, soit au cours des sept années d'existence du programme de primes à la naissance du gouvernement provincial, programme communément appelé « bébé-bonus », permettra une hausse plus forte des effectifs étudiants au cours de notre période de prévision (2010-2014). D'ailleurs, le MELS prévoit que les effectifs universitaires augmenteront de 1,4 %par année entre 2009-2010 et 2014-2015.

- Niveau de financement des universités

Pendant la majeure partie des années 1990, les universités québécoises ont dû composer avec un environnement budgétaire restreint en raison des compressions budgétaires gouvernementales. Depuis, les gouvernements ont annoncé de nouvelles dépenses dans l'enseignement et la recherche universitaires. Les nouvelles dépenses dans l'enseignement ont permis de maintenir certains programmes en danger dans les universités des régions éloignées des grands centres, de faire augmenter le nombre d'inscriptions dans certains domaines en forte demande, comme en médecine et en sciences infirmières, et de faire diminuer quelque peu le ratio du nombre d'étudiants par professeur dans l'ensemble des universités.

Les dépenses en recherche universitaire ont doublé en termes réels (après inflation) entre 1997-1998 et 2008-2009. Cette hausse remarquable des sommes consacrées à la recherche a permis une augmentation du temps accordé à la recherche par les professeurs et ont donc favorisé l'emploi dans cette profession. Compte tenu des engagements gouvernementaux, cette tendance favorable devrait se maintenir au cours des prochaines années.

- Organisation du travail

Les universités ont fait face à d'importantes difficultés pour recruter suffisamment de professeurs au cours des dernières années. Ces difficultés ont forcé les universités à augmenter le ratio d'élèves par professeur dans certaines disciplines. Elle a aussi incité les professeurs à faire davantage appel à des assistants d'enseignement pour les aider à faire face à l'augmentation de ce ratio. D'ailleurs, on a observé une croissance de l'emploi plus élevée dans cette profession que chez les professeurs. Même si ces difficultés s'estomperont quelque peu au cours des prochaines années, le nombre d'assistants devrait continuer à augmenter un peu plus rapidement que le nombre de professeurs.

Compte tenu de l'ensemble de ces tendances, on prévoit que le nombre d'assistants d'enseignement et de recherche au niveau postsecondaire augmentera de façon notable au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Cette profession connaît un peu de chômage saisonnier débutant en mai et atteignant son point culminant en août. Les effets de ce chômage sont toutefois atténués par la facilité de ces étudiants hautement scolarisés à trouver des emplois d'été dans d'autres professions. En outre, les caractéristiques de cette profession se reflètent de façon très nette dans les données présentées dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques». Ainsi, les proportions de travailleurs à temps partiel, plus de 40 %, et de jeunes âgés de 15 à 24 ans, environ 22 %, sont nettement supérieures à ces données pour l'ensemble des professions (respectivement 21 % et 14 %). De même, la donnée sur le revenu moyen d'emploi (36 138 $) doit être utilisée avec prudence. En effet, elle ne concerne que les 31 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année ne s'élevait qu'à 11 717 $. Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 52 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en hausse par rapport à 1991 (47 %). Il n'y avait presque pas de travailleurs autonomes dans cette profession (à peine 0,1 % des emplois).

Exigences

En plus de satisfaire aux exigences en matière de formation, les candidats à cette profession doivent démontrer des aptitudes et de l'intérêt à transmettre des connaissances et à aider les professeurs d'université à effectuer et encadrer des travaux de recherches de haut niveau. Ils doivent également faire preuve d'autonomie et avoir de grandes capacités à communiquer et à travailler en équipe. Le bilinguisme est un atout important.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'un baccalauréat et être inscrit à un programme d'études universitaires de deuxième ou de troisième cycle dans un champ de spécialisation approprié.

Références utiles

Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ)

Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport

Fédération des cégeps

Considérations importantes

L'emploi dans cette profession varie en fonction de l'évolution des dépenses gouvernementales, du nombre de jeunes ayant l'âge de fréquenter l'université et du taux de fréquentation scolaire des jeunes âgés de 20 à 29 ans. Compte tenu de l'évolution prévue de ces facteurs, le nombre d'assistants d'enseignement et de recherche au niveau postsecondaire devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Les emplois dans cette profession sont habituellement occupés par des titulaires d'un baccalauréat qui sont inscrits à un programme d'études universitaires de deuxième ou de troisième cycle dans un champ de spécialisation approprié. Les établissements d'enseignement sélectionnent en général les candidats sur la base de leurs résultats scolaires et de leurs aptitudes en communication.

4122 - Assistants/assistantes d'enseignement et de recherche au niveau postsecondaire
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 4122 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 13 400 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 90 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 1,5 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 200 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 150 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 350 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 4122 Ensemble des
professions
Hommes 48,3 % 52,7 %
Femmes 51,7 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 4122 Ensemble des
professions
15- 24 ans 22,1 % 14,1 %
25- 44 ans 64,0 % 45,1 %
45- 64 ans 13,2 % 38,8 %
65 ans et plus 0,8 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 4122 Ensemble des
professions
Plein temps 59,7 % 79,2 %
Temps partiel 40,3 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
4122 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 32,3 % 53,2 %
Moyen 36 138 45 157
0 à 19 999 $ 34,4 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 43,4 % 52,4 %
50 000 $ et plus 22,2 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
4122 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 0,5 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 3,0 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 13,5 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 82,9 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 4122 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,2 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,2 % 2,5 %
Capitale-Nationale 16,3 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 2,3 % 5,4 %
Estrie 5,7 % 3,9 %
Centre-du-Québec 0,8 % 2,9 %
Montérégie 7,7 % 18,7 %
Montréal 54,2 % 24,1 %
Laval 1,5 % 5,0 %
Lanaudière 1,3 % 5,8 %
Laurentides 1,2 % 7,0 %
Outaouais 2,7 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 0,4 % 1,8 %
Mauricie 2,4 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 1,8 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,4 % 1,7 %


4122 Ensemble des
professions
Travail autonome 0,1 % 11,2 %


4122 Ensemble des
professions
Immigration 35,6 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Enseignement 94,4 %
- universités 89,4 %
- collèges communautaires et cégeps 3,9 %