Assistants/assistantes dentaires

3411 - Assistants/assistantes dentaires
Textes de la profession

Nature du travail

Les assistants dentaires aident le dentiste durant les examens et les traitements dispensés aux patients et exécutent des tâches de bureau.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Assistant dentaire agrée;
assistant dentaire agrée en soins intra-buccaux;
assistant dentaire autorisé;
assistant dentaire.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : décembre 2010)

Au cours des dernières années, le nombre d'assistants dentaires est demeuré assez stable. La préférence des dentistes pour les hygiénistes dentaires (voir 3222) semble avoir annulé les effets positifs de la sensibilisation accrue de la population à la santé buccale. Cette tendance à stabilité de l'emploi devrait se maintenir au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront surtout :

  • du taux de roulement assez élevé;
  • des besoins de remplacement des assistants dentaires qui obtiendront d'autres emplois ou qui poursuivront leurs études;
  • des postes qui seront libérés par les assistants qui prendront leur retraite.

L'expérience d'assistant dentaire est un atout pour les personnes qui poursuivent leur formation en technique d'hygiène dentaire.

Le taux de roulement élevé qu'on observe dans cette profession s'explique en grande partie par les conditions de travail difficiles : travail souvent debout et en position penchée, salaire relativement faible, horaires contraignants, beaucoup d'emplois à temps partiel, peu de possibilités de promotion, etc. Ce roulement élevé se reflète dans les données du recensement. En effet, la proportion d'assistants dentaires âgés de 45 ans et plus était en 2006 beaucoup plus faible que dans l'ensemble des professions (27 % des emplois par rapport à 41 %). De même, la faible proportion d'assistants dentaires âgés de 55 ans et plus (5 % par rapport à 15 % dans l'ensemble des professions) limitera le nombre de débouchés qui proviendront des postes qui seront libérés par ceux qui prendront leur retraite.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux titulaires du diplôme d'études professionnelles (DEP) en assistance dentaire et, dans une moindre mesure, aux assistants dentaires en chômage. En plus, un certain nombre de débouchés pourront être pourvus par des immigrants, comme le montre la proportion assez forte d'immigrants dans cette profession en 2006 (17 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions).

Malgré l'absence de croissance dans cette profession et le grand nombre de diplômés, le taux de placement des diplômés du DEP en assistance dentaire est assez bon et leur taux de chômage relativement faible, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Par contre, leur salaire est nettement moins élevé que la moyenne.

On aurait pu croire que leur situation sur le marché du travail se serait détériorée en 2010, car le nombre de diplômés du DEP en assistance dentaire a augmenté de 80 % entre 2003-2004 et 2008-2009. Si leur situation fut légèrement moins bonne qu'auparavant, elle est demeurée légèrement meilleure que celle de la moyenne des diplômés de la formation professionnelle. Il semble donc que le marché du travail est en mesure d'accueillir ce nombre plus élevé de diplômés malgré l'absence de croissance dans la profession.

Industries

Selon les données du recensement, environ 94 % des assistants dentaires travaillaient en 2006 dans des cabinets de dentistes.

Tendances

L'évolution de l'emploi des assistants dentaires est grandement tributaire de la demande de services offerts par les dentistes.

- Demande des services offerts par les dentistes

Au cours des années 1980 et 1990, plusieurs facteurs se sont conjugués pour faire croître cette demande. Tout d'abord, l'accessibilité des programmes de santé dentaire, les efforts de prévention et de promotion de l'hygiène dentaire dans les garderies et les écoles, et la sensibilisation croissante de la population aux problèmes de santé buccale ont favorisé l'augmentation du nombre de visites chez le dentiste. Ensuite, les dentistes se sont orientés davantage vers la réparation, le contrôle de la santé buccale, le dépistage de maladies, l'entretien et l'hygiène que vers l'extraction. En conséquence, on observe maintenant une diminution du nombre d'édentés qui consultent beaucoup moins les dentistes et une augmentation des actes qui exigent des interventions multiples et régulières. Au cours de cette période, les dentistes ont fait la promotion de solutions de rechange aux prothèses dentaires amovibles (dentiers, partiels, etc.), comme la pose d'implants, mesure coûteuse, mais qui gagne en popularité. Autre facteur positif pour les dentistes, le domaine de l'esthétique dentaire génère de plus en plus de travail. Ces tendances ont entraîné une augmentation notable du nombre de dentistes et ont permis de faire diminuer de plus de 25 % le ratio population/dentiste entre 1981 et 1999, et de rattraper le retard historique du Québec à cet égard par rapport au reste du Canada.

La sensibilisation accrue de la population à la santé buccale, qui a dans un premier temps favorisé l'augmentation du nombre de visites chez le dentiste, a par la suite fait diminuer de façon significative le nombre de caries et, par le fait même, le nombre d'actes liés à la réparation. De l'autre côté, la diversification des actes réalisés par les dentistes, surtout du côté de l'implantologie, de l'orthodontie, de la dentisterie esthétique et de la dentisterie gériatrique, a plus que compensé cette baisse. Cela explique en bonne partie le fait que le ratio population/dentiste est demeuré assez stable entre 1999 et 2008. Notons que ce ratio varie beaucoup selon les régions, passant parfois du simple au double, voire au triple dans certaines régions.

Au cours des prochaines années, les actes réalisés par les dentistes continueront à se diversifier dans les domaines mentionnés, surtout du côté de la dentisterie gériatrique en raison du vieillissement de la population. On peut donc s'attendre à ce que le ratio population/dentiste continue à diminuer, mais à un rythme un peu plus lent qu'auparavant.

- Autres facteurs

Pour améliorer l'efficacité et la rentabilité de leurs cabinets, les dentistes sont de plus en plus nombreux à déléguer certains actes aux hygiénistes dentaires (voir 3222). Cette tendance, qui devrait se maintenir au cours des prochaines années, favorise l'embauche d'hygiénistes dentaires et défavorise celle des assistants dentaires, car ils ne sont pas autorisés à accomplir autant d'actes que les hygiénistes dentaires.

Compte tenu de ces facteurs, le nombre d'assistants dentaires devrait demeurer assez stable au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 99 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (24 561 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 43 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 17 232 $. Le travail à temps partiel et le soir est très répandu. Il arrive même que des assistants dentaires travaillent pour plus d'un cabinet de dentistes pour atteindre un niveau de revenu acceptable. Leur travail se fait souvent debout ou en position penchée, ce qui demande une assez bonne forme physique. Le travail autonome est presque inexistant, car le travail des assistants dentaires doit être encadré par des dentistes.

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent les connaissances techniques nécessaires et qui se tiennent à jour sur les développements dans leur profession. Les aptitudes à la communication et au travail d'équipe, l'entregent, la rapidité d'exécution et l'empathie sont les qualités les plus recherchées. Le bilinguisme est souvent exigé.

Études et formation

Les employeurs exigent habituellement des assistants dentaires un diplôme d'études professionnelles (DEP) en assistance dentaire.

Références utiles

Association des assistants dentaires du Québec

Association canadienne des assistants dentaires

Considérations importantes

Le nombre d'assistants dentaires devrait demeurer assez stable au cours des prochaines années.

Malgré l'absence de croissance dans cette profession et le grand nombre de diplômés du diplôme d'études professionnelles (DEP) en assistance dentaire, leur taux de placement est assez bon et leur taux de chômage relativement faible.

Le travail à temps partiel et le soir est très répandu.

3411 - Assistants/assistantes dentaires
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 3411 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 3 350 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 150 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,0 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 0 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 45 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 45 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 3411 Ensemble des
professions
Hommes 1,0 % 52,7 %
Femmes 99,0 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 3411 Ensemble des
professions
15- 24 ans 10,9 % 14,1 %
25- 44 ans 62,4 % 45,1 %
45- 64 ans 26,0 % 38,8 %
65 ans et plus 0,7 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 3411 Ensemble des
professions
Plein temps 74,5 % 79,2 %
Temps partiel 25,5 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
3411 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 44,2 % 53,2 %
Moyen 24 561 45 157
0 à 19 999 $ 25,1 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 73,5 % 52,4 %
50 000 $ et plus 1,4 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
3411 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 4,6 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 17,0 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 73,1 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 5,3 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 3411 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 1,3 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,2 % 2,5 %
Capitale-Nationale 6,8 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 4,0 % 5,4 %
Estrie 3,0 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,2 % 2,9 %
Montérégie 19,3 % 18,7 %
Montréal 30,0 % 24,1 %
Laval 5,3 % 5,0 %
Lanaudière 7,6 % 5,8 %
Laurentides 6,8 % 7,0 %
Outaouais 4,5 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 1,1 % 1,8 %
Mauricie 2,7 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 3,2 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 1,1 % 1,7 %


3411 Ensemble des
professions
Travail autonome 0,3 % 11,2 %


3411 Ensemble des
professions
Immigration 17,4 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Soins de santé et assistance sociale 97,9 %
- cabinets de dentistes 94,1 %