Autre personnel technique en thérapie et en diagnostic
3235 - Autre personnel technique en thérapie et en diagnostic
Textes de la profession
Nature du travail
Les travailleurs de ce groupe de base, non classés ailleurs, exécutent diverses tâches techniques en thérapie et en diagnostic. Certains d'entre eux aident les professionnels tels que les audiologistes, les orthophonistes, les ophtalmologistes et les physiothérapeutes.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Aide en orthophonie;
aide-ophtalmologiste;
aide-orthophoniste;
assistant en audiométrie;
assistant en ophtalmologie;
audioprothésiste;
conseiller en prothèses auditives;
massothérapeute;
technicien en audiologie;
technicien en audiométrie;
technicien en ophtalmologie;
technicien en orthophonie;
technicien en physiothérapie;
technicien en réadaptation physique;
technologue en ophtalmologie.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.
(Mise à jour : décembre 2010)
A) Vue d'ensemble
Au cours des dernières années, le nombre de travailleurs dans le groupe professionnel «autre personnel technique en thérapie et en diagnostic» a augmenté fortement. Mis à part ceux qui influencent l'ensemble des professions du secteur de la santé, les facteurs qui expliquent cette forte augmentation de l'emploi sont très différents selon les nombreuses spécialités comprises dans ce groupe professionnel (voir Tendances par spécialité, plus loin sur cette page). On prévoit que la tendance à la forte hausse de l'emploi dans ce groupe professionnel se maintiendra au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu de l'augmentation de l'emploi et des postes qui seront libérés par les membres de ce groupe professionnel qui prendront leur retraite. D'autres débouchés s'ajouteront en raison des postes qui seront libérés par ceux qui changeront d'emploi. En effet, les conditions de travail peu avantageuses amènent de nombreux membres de cette profession, surtout les massothérapeutes, à chercher un emploi dans une autre profession. Soulignons par exemple le pourcentage très élevé d'emplois à temps partiel, soit deux fois et demie plus que la moyenne (50 % par rapport à 21 %), selon les données du recensement de 2006. Finalement, quelques membres de cette profession obtiendront des promotions à des postes de gestion et, s'ils possèdent la formation nécessaire, de professionnels dans les domaines dans lesquels ils exercent (orthophonie, physiothérapie, etc.), contribuant ainsi à la création de quelques débouchés supplémentaires.
Industries
Selon les données du recensement, un peu plus de 60 % des membres de ce groupe professionnel travaillaient en 2006 dans les services de soins personnels, proportion en forte hausse depuis 1991 (13 %). À l'inverse, la proportion des emplois dans le secteur des soins de santé et d'assistance sociale est passée de 74 % à 32 % au cours de la même période.
Notons que la très forte hausse de l'emploi dans cette profession a fait en sorte que le nombre d'emplois dans le secteur des soins de santé et d'assistance sociale a augmenté d'environ 40 % entre 1991 et 2006, même si la proportion d'emplois dans cette industrie a diminué de plus de la moitié. Ces mouvements importants reflètent l'évolution des tendances dans les différentes spécialités comprises dans ce groupe professionnel. Ainsi, on peut attribuer la forte augmentation de membres de ce groupe professionnel dans les services de soins personnels aux massothérapeutes et celle plus modeste, mais tout de même importante, dans le secteur de la santé aux thérapeutes en réadaptation physique et, dans une moindre mesure, aux audioprothésistes (voir Tendances par spécialité, plus loin sur cette page).
Caractéristiques des emplois
Compte tenu de la diversité des spécialités réunies dans cette profession, les données statistiques doivent être analysées avec prudence. Cette diversité nous empêche en effet de connaître et d'analyser les données propres à chacune de ces spécialités. Cela dit, elles permettent tout de même de faire ressortir certains éléments marquants.
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 82 % des postes dans ce groupe professionnel en 2006, proportion en hausse notable depuis 1991 (75 %). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (23 498 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 32 % des membres de ce groupe professionnel qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 11 510 $. Notons que le revenu annuel d'emploi des membres de ce groupe professionnel qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005 est le moins élevé parmi les professions techniques du secteur de la santé et qu'il a diminué de 25 % entre 1995 et 2005, baisse énorme si on considère que ce revenu a augmenté de 29 % dans l'ensemble des professions. Cette baisse illustre davantage la hausse de la proportion de massothérapeutes dans ce groupe professionnel, profession dont les revenus ont toujours été très faibles, qu'une diminution réelle du revenu pour les personnes qui travaillent dans des postes précis faisant partie de ce groupe professionnel. La proportion de travailleurs autonomes était en 2006 plus de cinq fois plus élevée que dans l'ensemble des professions (61 % par rapport à 11 %).
B) Tendances par spécialité
- Thérapeutes en réadaptation physique
La Société québécoise des thérapeutes en réadaptation physique et le ministère de la Santé et des Services sociaux évaluaient à 1 500 le nombre de thérapeutes en réadaptation physique en 2000. De son côté, l'Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec comptait en mars 2010 près de 2 250 membres occupant des postes de thérapeutes en réadaptation physique. On peut donc conclure que ceux-ci représentent environ 30 % des membres de ce groupe professionnel. Comme cette proportion est établie à partir de sources pas nécessairement compatibles, elle ne représente qu'un ordre de grandeur et est fournie sous toute réserve.
- Bassin de main-d'œuvre
Les débouchés dans cette spécialité seront essentiellement réservés aux titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de réadaptation physique. Très peu de postes seront pourvus par des thérapeutes expérimentés en chômage, car il y a peu de chômeurs dans cette spécialité. Par contre, un certain nombre de débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux conditions d'accès à la profession. En effet, quoique légèrement moins élevée que dans l'ensemble des professions (10 % par rapport à 12 % en 2006), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants.
Depuis quelques années, le nombre de diplômés semble à peine suffisant pour satisfaire à la demande. En effet, les taux d'emploi, de chômage et d'emploi à temps plein en rapport à la formation des diplômés des dernières promotions étaient en général meilleurs que pour l'ensemble des diplômés de la formation technique, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Notons que le travail à temps partiel et «sur appel» est assez répandu, surtout en début de carrière.
Comme le nombre de débutants à ce programme a augmenté de façon importante récemment, on aurait pu craindre que la situation sur le marché du travail des diplômés du DEC en techniques de réadaptation physique se détériore quelque peu par la suite. Ce ne fut pas le cas. En effet, même si le nombre de diplômés des cinq dernières années (2004-2005 à 2008-2009) fut près de 40 % plus élevé que le nombre de diplômés des cinq années précédentes (1999-2000 à 2003-2004), leur situation fut presque aussi bonne qu'auparavant. En conséquence, en tenant compte de la forte demande en soins de réadaptation physique et de physiothérapie, on s'attend à ce que le nombre de diplômés corresponde assez bien à la demande au cours des prochaines années et que la situation sur le marché du travail des diplômés demeure bonne.
- Industries
Comme ce groupe professionnel comprend plusieurs professions, il n'est pas possible de déterminer à l'aide des données du recensement quelles sont les principales industries qui embauchent des thérapeutes en réadaptation physique.
Toutefois, les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport sur les industries où travaillent les diplômés du DEC en techniques de réadaptation physique qui ont trouvé un emploi en rapport avec leur formation peuvent nous en donner une bonne indication. Ainsi, environ 70 % de ces diplômés travaillaient dans des cabinets de physiothérapeutes et presque tous les autres dans des établissements du réseau de la santé et des services sociaux.
- Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette spécialité dépend de la demande en soins de réadaptation physique et de physiothérapie, de l'organisation des services de physiothérapie et des dépenses gouvernementales.
- Demande en soins de réadaptation physique et de physiothérapie
La demande en soins de réadaptation physique et de physiothérapie a augmenté fortement au cours des dernières années. Cette augmentation s'explique surtout par les effets du vieillissement de la population, par la diminution de la durée des séjours en établissement de santé (virage ambulatoire) et par l'amélioration du taux de survie des accidentés et des nouveaux-nés.
Le vieillissement de la population entraîne de façon directe une augmentation nette du nombre de personnes pouvant potentiellement bénéficier des services en réadaptation physique. De façon indirecte, l'augmentation de l'espérance de vie rend encore plus pertinentes les interventions dans ce domaine, puisqu'elles améliorent la qualité de vie des personnes âgées pour une proportion de plus en plus grande de leur vie.
Dans le cadre du virage ambulatoire, les services en réadaptation physique, en plus d'améliorer la qualité de vie des patients, permettent de maintenir plus longtemps à domicile les personnes éprouvant des problèmes physiques, réduisant ainsi de façon significative les dépenses en soins de santé.
Grâce à l'amélioration des technologies hospitalières, le taux de survie des accidentés et des bébés prématurés a augmenté fortement au cours des dernières années. Cette augmentation favorise aussi la croissance de la demande en soins de réadaptation physique et de physiothérapie.
L'augmentation de la demande en soins de réadaptation physique et de physiothérapie devrait continuer d'influencer positivement la croissance de l'emploi des thérapeutes en réadaptation physique au cours des prochaines années.
- Organisation des services de physiothérapie
Le manque de physiothérapeutes (voir 3142) a encouragé le recours aux thérapeutes en réadaptation physique pour accomplir les actes de physiothérapie qui leur sont autorisés, entre autres en orthopédie. Ce facteur s'est manifesté autant dans le secteur public que dans le secteur privé. Cette tendance devrait se maintenir au cours des prochaines années.
- Dépenses gouvernementales
Vers le milieu des années 1990, le nombre de thérapeutes en réadaptation physique qui travaillent dans le secteur public a connu une certaine stagnation en raison des compressions budgétaires gouvernementales dans le secteur de la santé. Comme la demande a continué à augmenter fortement au cours de cette période, le nombre de thérapeutes en réadaptation physique qui travaillent dans le secteur privé a connu une croissance encore plus forte qu'auparavant.
Comme les dépenses gouvernementales dans le secteur public de la santé sont reparties en hausse vers la fin des années 1990, ce facteur a cessé de désavantager l'emploi dans le secteur public et a, au contraire, contribué à sa croissance. Il devrait en être de même au cours des prochaines années.
- Conclusion
Résultat de ces tendances, le nombre de thérapeutes en réadaptation physique a augmenté très fortement au milieu des années 1980 jusqu'au début des années 1990, plus légèrement au milieu de cette dernière décennie et a recommencé à croître très fortement par la suite. Si une partie de cette croissance s'est manifestée dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et dans les centres locaux de services communautaires (CLSC), elle fut encore plus forte dans le secteur privé. D'ailleurs, encore aujourd'hui, environ 65 % des diplômés des promotions de 2005 à 2007 du DEC en techniques de réadaptation physique qui occupaient un emploi en rapport avec leur formation travaillaient dans des cabinets privés d'autres praticiens (essentiellement des cabinets de physiothérapeutes), selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.
Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, le nombre de thérapeutes en réadaptation physique devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
- Exigences
Pour accéder à cette spécialité, les candidats doivent posséder des aptitudes en sciences physiques et biologiques, et montrer de l'intérêt à la relation d'aide. Ils doivent également faire preuve d'empathie, posséder une bonne dextérité manuelle, savoir travailler en équipe et avoir de la facilité à communiquer. La patience, la stabilité émotionnelle, des capacités en résolution de problèmes, le jugement et le sens des responsabilités sont d'autres qualités recherchées. Le bilinguisme est souvent requis.
- Massothérapeutes
En jumelant diverses sources, dont celles du recensement sur l'industrie (voir Industries, plus haut sur cette page), on peut évaluer que cette spécialité regroupe environ 60 % des membres de ce groupe professionnel. Cette estimation ne représente qu'un ordre de grandeur et est fournie sous toute réserve.
Notons que seuls les emplois où la massothérapie est l'activité principale sont considérés dans ce groupe professionnel. La massothérapie est en effet une discipline utilisée dans bien d'autres professions.
- Bassin de main-d'œuvre
Les débouchés dans cette spécialité seront essentiellement accessibles aux membres des associations de massothérapeutes (voir la section Références). Cette spécialité semble attirer beaucoup de candidats. Toutefois, comme il n'existe aucune donnée concernant la situation sur le marché du travail des membres de ces associations, ni sur les personnes qui ont réussi les cours qui permettent d'en devenir membres, il est très difficile d'évaluer si ce bassin est suffisant ou pas pour satisfaire à la demande.
- Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette spécialité dépend de la demande en soins de santé en général et plus particulièrement de la demande en services de massothérapie. Le vieillissement de la population et la sensibilisation accrue de la population à la santé favorisent la croissance de l'emploi dans l'ensemble des professions de la santé. De façon plus spécifique, cette spécialité profite également de la tendance à la recherche de solutions de remplacement à la médecine traditionnelle pour différents problèmes de santé : maux de tête et de dos, insomnie, douleurs musculaires, etc. La demande en services de massothérapie bénéficie en plus de sa popularité croissante comme moyen de relaxation et de soulagement du stress, d'échauffement et de récupération dans le domaine sportif, et d'amélioration de l'apparence physique.
Conséquence de ces facteurs, le nombre de massothérapeutes a augmenté très fortement au cours des dernières années. Reflet de cette forte augmentation, le nombre de membres de la plus importante association dans le domaine, soit la Fédération québécoise des massothérapeutes, a quintuplé entre 1991 et 2008.
Cette tendance à la forte augmentation du nombre de massothérapeutes devrait se maintenir au cours des prochaines années, quoique à un rythme plus modéré.
- Exigences
Pour accéder à cette spécialité, les candidats doivent aimer le contact physique avec des personnes et montrer de l'intérêt à la relation d'aide. Ils doivent également posséder une excellente dextérité manuelle, une bonne vision et un sens du toucher développé, et avoir de la facilité à communiquer. La courtoisie, la discrétion, le sens de l'observation, l'esprit d'analyse et la diplomatie sont d'autres qualités recherchées. Le bilinguisme est souvent requis.
- Audioprothésistes
Selon les données de l'Ordre des audioprothésistes du Québec, on comptait en mars 2010 environ 275 audioprothésistes, ce qui correspond à environ 5 % des membres de ce groupe professionnel. Comme cette proportion est établie à partir de sources pas nécessairement compatibles, elle ne représente qu'un ordre de grandeur et est fournie sous toute réserve.
- Bassin de main-d'œuvre
Les débouchés seront relativement peu nombreux en raison du volume d'emploi limité dans cette spécialité. Ils ne seront accessibles qu'aux membres de l'Ordre des audioprothésistes du Québec, principalement aux titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en audioprothèse. Le nombre de diplômés semble à peine suffisant pour satisfaire à la demande. En effet, leurs taux d'emploi, de chômage et d'emploi à temps plein en rapport à la formation sont depuis plusieurs années nettement meilleurs que pour l'ensemble des diplômés de la formation technique, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Soulignons toutefois que leur nombre est très peu élevé (un peu plus de 10 par année en moyenne) et que la demande ne permettrait pas au marché du travail d'en accueillir beaucoup plus.
- Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette spécialité dépend de la demande de prothèses auditives. Cette demande varie essentiellement en fonction du vieillissement de la population et de la sensibilisation accrue de la population à la santé. Le vieillissement de la population influence positivement cette demande de deux façons. Tout d'abord, le nombre de personnes atteignant l'âge où on observe une baisse plus fréquente des capacités auditives, soit vers 55 ans, augmente rapidement. L'arrivée massive des «baby-boomers» dans ces tranches d'âge ne pourra qu'intensifier cette tendance au cours de notre période de prévision (2010-2014), et encore plus par la suite. Ensuite, l'augmentation constante de l'espérance de vie fait également croître le nombre de cas lourds de problèmes auditifs et rend encore plus pertinentes les interventions pour corriger ces problèmes.
La sensibilisation accrue de la population à la santé influence de son côté l'utilisation de prothèses auditives préventives. Ce facteur influence autant la demande de bouchons de baignade conçus pour empêcher l'eau de pénétrer à l'intérieur du conduit auditif externe que celle de bouchons de protection pour usage industriel et de bouchons de musiciens. Encore là, l'accentuation des mesures préventives en milieu familial et en santé et sécurité au travail ne pourra qu'accentuer l'importance de ce facteur au cours des prochaines années.
Conséquence de ces facteurs, le nombre de membres de l'Ordre des audioprothésistes du Québec a augmenté d'environ 40 % au cours des dix dernières années. Si ce rythme d'augmentation est beaucoup plus rapide que pour l'ensemble des professions, soulignons qu'il se concrétise par un ajout net de cinq à dix audioprothésistes par année en raison du faible volume d'emploi dans cette spécialité. Cette tendance à la forte augmentation de l'emploi devrait se maintenir, et même s'accentuer, au cours des prochaines années.
- Exigences
Pour accéder à cette profession, il faut tout d'abord posséder de bonnes aptitudes en sciences biologiques et physiques, et montrer de l'intérêt à la relation d'aide. Les candidats doivent faire preuve d'empathie, avoir le sens de l'observation, de l'initiative, de la curiosité pour les nouvelles technologies et un bon jugement. Ils doivent également avoir le sens de l'organisation, un bon esprit d'analyse et de synthèse, la capacité de travailler en équipe, entre autres avec des médecins et des audiologistes, et des aptitudes à communiquer clairement. La patience, le tact, la minutie sont aussi des qualités recherchées. Le bilinguisme est souvent requis.
- Autres spécialités
Ce groupe professionnel comprend de nombreuses autres spécialités, par exemple les techniciens ou aides en audiologie, en audiométrie, en ophtalmologie et en orthophonie. Aucune de ces spécialités ne compte toutefois suffisamment de membres pour pouvoir analyser leurs perspectives d'emploi.
Études et formation
* - Thérapeutes en réadaptation physique
Pour accéder à cette spécialité, il faut habituellement être titulaire d'un diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de réadaptation physique. Ce programme comporte une période de stage en milieu de travail.
Depuis le début de 2003, l'adhésion à l'Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec est obligatoire pour porter les titres de :
- thérapeute en réadaptation physique (T.R.P.);
- thérapeute en physiothérapie;
- technicien en réadaptation physique;
- technicienne en réadaptation physique;
- technicien en physiothérapie;
- technicienne en physiothérapie.
L'appartenance à la Société québécoise des thérapeutes en réadaptation physique représente un atout et est parfois exigée.
* - Massothérapeutes
Même s'il n'existe officiellement aucune exigence spécifique pour exercer cette spécialité et porter le titre de massothérapeute, il faut habituellement être membre d'une association de massothérapeutes pour y accéder. Les conditions d'admission diffèrent d'une association à l'autre. Elles exigent en général la réussite d'un certain nombre de cours portant sur différentes techniques de massage et sur des connaissances anatomiques, physiologiques et pathologiques. Certaines de ces associations offrent des degrés différents à leurs membres (praticien, masseur, massologue, massothérapeute, etc.), selon la formation acquise.
Il n'existe aucun diplôme officiellement reconnu par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Par contre, de nombreux établissements privés et un établissement public (le cégep de Rivière-du-Loup) offrent de la formation dans ce domaine.
* - Audioprothésistes
L'appartenance à l'Ordre des audioprothésistes du Québec est obligatoire pour accéder à cette spécialité et porter le titre d'audioprothésiste ou un titre ou une abréviation pouvant laisser croire qu'on l'est. Pour devenir membre de l'Ordre, les candidats doivent habituellement être titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en audioprothèse. Seul le cégep de Rosemont offre ce programme au Québec.
Références utiles
Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec
Fédération québécoise des massothérapeutes
Alliance des massothérapeutes du Québec
Association des massothérapeutes du Québec
Comité sectoriel de la main-d'œuvre des services de soins personnels
Ordre des audioprothésistes du Québec
Association professionnelle des audioprothésistes du Québec
Cégep de Rosemont
Diplôme d'études collégiales (DEC) en audioprothèse
Considérations importantes
On prévoit que l'emploi dans toutes les spécialités de ce groupe professionnel augmentera fortement au cours des prochaines années.
Depuis quelques années, le nombre de titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de réadaptation physique semble à peine suffisant pour satisfaire à la demande. Même si le nombre de débutants à ce programme a augmenté de façon importante récemment, on s'attend à ce que le nombre de diplômés corresponde assez bien à la demande au cours des prochaines années et que la situation sur le marché du travail des diplômés demeure bonne.
La massothérapie semble attirer beaucoup de candidats. Il est toutefois très difficile d'évaluer si ce bassin est suffisant ou pas pour satisfaire à la demande sans cesse croissante.
Le nombre de titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en audioprothèse semble à peine suffisant pour satisfaire à la demande d'audioprothésistes. Soulignons toutefois que le nombre de diplômés est très peu élevé (un peu plus de 10 par année en moyenne) et que la demande ne permettrait pas au marché du travail d'en accueillir beaucoup plus en raison du faible volume d'emploi dans cette spécialité.
3235 - Autre personnel technique en thérapie et en diagnostic
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 3235 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 5 350 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 60 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 2,7 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 150 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 150 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 300 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 3235 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 17,8 % | 52,7 % |
| Femmes | 82,2 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 3235 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 15,5 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 50,5 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 33,5 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 0,6 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 3235 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 49,5 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 50,5 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
3235 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 31,8 % | 53,2 % |
| Moyen | 23 498 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 52,7 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 41,1 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 6,2 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
3235 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 2,5 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 7,6 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 76,8 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 13,1 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 3235 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 1,2 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 2,6 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 8,0 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 4,5 % | 5,4 % |
| Estrie | 5,2 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 3,3 % | 2,9 % |
| Montérégie | 20,7 % | 18,7 % |
| Montréal | 21,8 % | 24,1 % |
| Laval | 3,7 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 5,5 % | 5,8 % |
| Laurentides | 10,9 % | 7,0 % |
| Outaouais | 3,9 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 2,0 % | 1,8 % |
| Mauricie | 3,0 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 2,7 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,9 % | 1,7 % |
| 3235 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 60,6 % | 11,2 % |
| 3235 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 9,7 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Services de soins personnels (y compris les studios de massage) | 60,5 % |
| Soins de santé et assistance sociale | 32,0 % |
| - cabinets d'autres praticiens (y compris les cabinets de physiothérapeutes) | 17,8 % |
| - centres de soins ambulatoires (y compris les CLSC) | 6,2 % |
| - hôpitaux | 3,7 % |