Technologues et tech. dentaires et auxiliaires dans les lab. dentaires

3223 - Technologues et techniciens/techniciennes dentaires et auxiliaires dans les laboratoires dentaires
Textes de la profession

Nature du travail

Les technologues et techniciens dentaires conçoivent, préparent et fabriquent les dentiers et les prothèses dentaires prescrits par les dentistes et d'autres spécialistes. Les auxiliaires dans les laboratoires dentaires aident les technologues et les techniciens dentaires à préparer et à fabriquer des prothèses et autres appareils dentaires. Les superviseurs des technologues et des techniciens dentaires sont également compris dans ce groupe.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Auxiliaire dans les laboratoires dentaires;
façonneur de bagues d'orthodontie;
finisseur de prothèses dentaires;
modeleur d'empreintes en cire pour prothèses dentaires;
mouleur de prothèses en céramique;
prothésiste dentaire;
superviseur de techniciens dentaires;
technicien dentaire autorisé;
technicien dentaire;
technologue dentaire;
technologue dentaire autorisé;
travailleur auxiliaire dans les laboratoires dentaires.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables. Ce verdict est lié aux perspectives moyennes d'emploi des spécialités qui sont comprises dans cette profession. En fait, les perspectives d'emploi des technologues et techniciens dentaires sont bonnes et celles des auxiliaires dans les laboratoires dentaires sont limitées.

(Mise à jour : novembre 2010)

Au cours des dernières années, le nombre de technologues et techniciens dentaires et auxiliaires dans les laboratoires dentaires a augmenté légèrement. Malgré la diminution du nombre d'extractions de dents par les dentistes et la promotion de l'hygiène dentaire, le développement de nouveaux types de prothèses qui exigent plus de travail explique cette augmentation. Cette tendance à la hausse légère devrait se maintenir au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés seront concentrés dans des postes de technologues et de techniciens dentaires. Ils proviendront en premier lieu du remplacement d'un bon nombre d'auxiliaires par des techniciens dentaires, mais aussi des postes qui seront libérés par les membres de cette profession qui prendront leur retraite et, dans une moindre mesure, de l'augmentation de l'emploi.

Bassin de main-d'œuvre

Les débouchés de technologues et techniciens dentaires seront accessibles en premier lieu aux diplômés de la formation collégiale, tandis que ceux d'auxiliaires dans les laboratoires dentaires, s'il y en a, seront accessibles à ces mêmes diplômés et aux personnes qui possèdent une formation liée au domaine dentaire ou qui satisfont aux exigences du poste. Peu de débouchés seront pourvus par les technologues et techniciens dentaires et auxiliaires dans les laboratoires dentaires en chômage, car le taux de chômage est assez faible dans cette profession. Un bon nombre de débouchés pourraient l'être par des immigrants, comme en fait foi la forte proportion de postes occupés par des immigrants en 2006 (29 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement). Cette proportion devrait à tout le moins se maintenir à l'avenir, car l'Ordre des techniciennes et des techniciens dentaires du Québec a signé avec l'Union nationale patronale des prothésistes dentaires de France une entente de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles qui facilitera l'exercice de la profession dans les deux pays pour les techniciens et prothésistes dentaires de France et du Québec. L'Ordre a aussi développé un programme d'autoévaluation des connaissances à l'intention des immigrants qui veulent accéder à la profession.

Cette profession attire très peu de candidats. En conséquence, même si le nombre de débouchés est limité, les quelques titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de prothèses dentaires (anciennement techniques dentaires), soit moins de 15 en moyenne par année pour les promotions 1997-1998 à 2008-2009, ont un très bon taux de placement et un taux de chômage très faible, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Par contre, leur salaire est nettement moins élevé que la moyenne des diplômés de la formation technique.

Le nombre de débutants à ce programme a toutefois augmenté de plus de 50 % entre 2001-2002 et 2007-2008. Si le marché semble en mesure d'accueillir plus de diplômés, il faudra attendre les données de l'enquête Relance sur la situation sur le marché du travail de ces cohortes plus nombreuses pour s'en assurer.

Industries

Selon les données du recensement, environ 55 % des technologues et techniciens dentaires et auxiliaires dans les laboratoires dentaires dans les laboratoires dentaires travaillaient en 2006 dans des entreprises de fabrication de prothèses dentaires. On en retrouvait aussi une forte proportion dans le secteur des soins de santé et assistance sociale (40 %), principalement dans des cabinets de dentistes (22 %) et de denturologistes (15 %).

Tendances

Cette profession est touchée par diverses tendances opposées. Du côté des tendances négatives pour les membres de cette profession, l'accessibilité des programmes de santé dentaire, les efforts de prévention et de promotion de l'hygiène dentaire dans les garderies et les écoles, et la sensibilisation croissante de la population aux problèmes de santé en général ont entraîné une amélioration notable de la santé dentaire au cours des dernières années. En plus, les dentistes s'orientent davantage vers la réparation, l'entretien et l'hygiène que vers l'extraction, faisant ainsi diminuer le bassin de personnes qui ont potentiellement besoin de prothèses. De plus, certaines compagnies d'assurances tentent de faire augmenter le nombre d'années d'attente entre les remplacements des prothèses pour avoir droit à des remboursements, comme l'a déjà fait le gouvernement pour les prestataires de la sécurité du revenu admissibles. Ces tendances font bien sûr diminuer la demande de prothèses dentaires.

Les membres de cette profession subissent aussi depuis peu la concurrence de l'étranger. Face à cette menace, l'Ordre des techniciennes et des techniciens dentaires du Québec est intervenu auprès de Santé Canada pour faire respecter la réglementation québécoise, qui restreint aux membres de l'Ordre et aux laboratoires dirigés par un titulaire d'un permis émis par l'Ordre l'autorisation de fabriquer des prothèses dentaires personnalisées.

De l'autre côté, le vieillissement de la population, plus spécifiquement des «baby-boomers», fait augmenter le nombre de personnes dans les tranches d'âge où on utilise le plus de prothèses dentaires et où on doit le plus les remplacer.

Le développement de solutions de remplacement aux prothèses dentaires amovibles et l'apparition de nouveaux matériaux pour la fabrication de toutes les sortes de prothèses et d'orthèses influencent directement les tendances dans cette profession. Ainsi, la demande de prothèses amovibles complètes (dentiers) est à la baisse, mais celle de prothèses amovibles partielles, de prothèses fixes (couronnes, ponts dentaires), de prothèses orthodontiques et d'implants dentaires est à la hausse. Cette modification de la demande a un effet direct sur l'évolution de l'emploi dans cette profession et sur les exigences des employeurs. D'un côté, la fabrication de ces prothèses demande plus de travail et plus de précision. De l'autre, l'augmentation des compétences nécessaires pour s'adapter à ces tendances semble avoir favorisé l'emploi de technologues et techniciens dentaires au détriment des auxiliaires. D'ailleurs, les membres de cette profession travaillent de plus en plus dans des laboratoires spécialisés et de moins en moins directement dans des cabinets de dentistes et de denturologistes. Ce déplacement semble indiquer une complexification du travail et la nécessité de posséder des équipements plus modernes.

Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, on devrait assister au cours des prochaines années à une augmentation du nombre de technologues et techniciens dentaires, mais à une diminution du nombre d'auxiliaires dans les laboratoires dentaires.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 46 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991 (47 %). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (37 323 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 58 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 20 739 $. Même si une forte majorité des technologues et techniciens dentaires et auxiliaires dans les laboratoires dentaires sont salariés, on retrouvait en 2006 dans cette profession une proportion deux fois plus élevée de travailleurs autonomes que dans l'ensemble des professions (22 % par rapport à 11 %). Ces travailleurs autonomes sont en général des technologues ou des techniciens dentaires qui ont ouvert leur propre laboratoire de fabrication de prothèses.

Exigences

Pour devenir technologue ou technicien dentaire, il faut posséder beaucoup de dextérité et une grande acuité visuelle, être minutieux et avoir le sens de l'esthétisme. Il faut également faire preuve de patience, posséder une grande capacité de concentration et avoir le sens des responsabilités. Les aptitudes en gestion sont également importantes pour les travailleurs autonomes.

Les exigences pour les auxiliaires dans les laboratoires dentaires sont semblables, mais à un niveau moindre.

Études et formation

Pour devenir technicien dentaire, il faut posséder un diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de prothèses dentaires (anciennement techniques dentaires). L'appartenance à l'Ordre des techniciennes et techniciens dentaires du Québec est obligatoire pour porter le titre de technicien dentaire. En plus, cette appartenance représente un atout.

Seul le Cégep Édouard-Montpetit offre le programme de techniques de prothèses dentaires.

La formation continue est essentielle pour être à jour dans les développements des équipements, des méthodes et des matériaux utilisés en dentisterie. L'Ordre des techniciennes et techniciens dentaires offre des activités de perfectionnement.

Pour devenir travailleur à l'établi dans les laboratoires dentaires, il faut posséder un diplôme d'études secondaires (DES). Une formation professionnelle ou collégiale dans un domaine relié à la dentisterie représente un atout.

Références utiles

Ordre des techniciennes et des techniciens dentaires du Québec

Collège Édouard-Montpetit
Techniques de prothèses dentaires

Considérations importantes

On devrait assister au cours des prochaines années à une augmentation du nombre de techniciens dentaires, mais à une diminution du nombre d'auxiliaires dans les laboratoires dentaires en raison de la complexification du travail de fabrication de prothèses dentaires.

Même si le nombre de débouchés est limité, les quelques titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de prothèses dentaires ont un très bon taux de placement et un taux de chômage très faible.

3223 - Technologues et techniciens/techniciennes dentaires et auxiliaires dans les laboratoires dentaires
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 3223 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 1 550 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 50 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,4 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 5 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 80 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 85 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 3223 Ensemble des
professions
Hommes 54,0 % 52,7 %
Femmes 46,0 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 3223 Ensemble des
professions
15- 24 ans 8,1 % 14,1 %
25- 44 ans 53,7 % 45,1 %
45- 64 ans 35,8 % 38,8 %
65 ans et plus 2,3 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 3223 Ensemble des
professions
Plein temps 87,0 % 79,2 %
Temps partiel 13,0 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
3223 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 58,6 % 53,2 %
Moyen 37 323 45 157
0 à 19 999 $ 13,8 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 72,5 % 52,4 %
50 000 $ et plus 13,8 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
3223 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 8,8 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 20,1 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 65,3 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 5,8 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 3223 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,0 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 0,0 % 2,5 %
Capitale-Nationale 12,6 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 6,9 % 5,4 %
Estrie 3,5 % 3,9 %
Centre-du-Québec 1,9 % 2,9 %
Montérégie 17,3 % 18,7 %
Montréal 31,1 % 24,1 %
Laval 6,0 % 5,0 %
Lanaudière 4,1 % 5,8 %
Laurentides 4,4 % 7,0 %
Outaouais 6,3 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 0,6 % 1,8 %
Mauricie 0,6 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 4,1 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,6 % 1,7 %


3223 Ensemble des
professions
Travail autonome 21,7 % 11,2 %


3223 Ensemble des
professions
Immigration 28,7 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Fabrication de fournitures et de matériel médicaux 54,8 %
Soins de santé et assistance sociale 40,3 %
- cabinets de dentistes 22,3 %
- cabinets d'autres praticiens (y compris les bureaux de denturologistes) 14,5 %