Denturologistes

3221 - Denturologistes
Textes de la profession

Nature du travail

Les denturologistes examinent les patients et conçoivent, fabriquent et réparent des prothèses dentaires amovibles.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Denturologiste;
denturologue;
mécanicien-dentiste.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : novembre 2010)

Au cours des dernières années, le nombre de denturologistes est demeuré assez stable. Cette absence de croissance résulte principalement de la diminution du nombre d'extractions de dents par les dentistes et par la concurrence des dentistes sur le marché des prothèses dentaires. Étant donné que ces tendances devraient se maintenir, on prévoit que leur nombre continuera à demeurer assez stable au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront surtout des postes qui seront libérés par les denturologistes qui prendront leur retraite ou qui changeront de profession.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de denturologie. Comme le chômage est presque inexistant dans cette profession, très peu de débouchés pourront être pourvus par des denturologistes expérimentés en chômage. Par ailleurs, puisque cette profession attire un certain nombre d'immigrants, quelques débouchés pourraient être pourvus par des denturologistes qui immigreraient au Québec. En effet, les immigrants occupaient environ 11 % des emplois en 2006, selon les données du recensement, par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions.

Même si le nombre de débouchés est limité, les diplômés du DEC en techniques de denturologie ont eu un très bon taux de placement et un taux de chômage très bas, jusqu'en 2006, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Ces diplômés ont entre autres bénéficié du fait que leur nombre a été très peu élevé, ayant toujours été inférieur à 20. Il faut noter que cette profession est composée en forte majorité de travailleurs autonomes (environ 90 % en 2006, selon les données du recensement, classant à ce chapitre cette profession au premier rang des 520 professions inventoriées dans Emploi-Avenir Québec) et que rien n'empêche un travailleur autonome de s'établir à son compte, même dans un marché saturé. D'ailleurs, le revenu d'emploi de ces diplômés a presque toujours été inférieur à celui des autres diplômés de la formation technique. Comme ces diplômés ont consacré au moins trois ans à leurs études et investi de fortes sommes pour se procurer l'équipement nécessaire à l'exercice de cette profession, il n'est pas étonnant qu'ils tentent de percer le marché de la denturologie à la fin de leurs études. Par contre, un certain nombre de nouveaux diplômés abandonnent cette profession au bout de quelques années en raison du manque de clientèle.

Cette situation pourrait empirer au cours des prochaines années. En effet, en plus de la faible croissance de la demande en denturologie (voir plus loin les Tendances), le nombre de débutants est soudainement passé d'environ 20 de 1999-2000 à 2001-2002 à une moyenne supérieure à 35 de 2002-2003 à 2007-2008. Si la situation sur le marché du travail des quatre premières cohortes comptant plus de 20 diplômés fut, de 2007 à 2010, tout de même acceptable, elle fut un peu moins bonne que celle des cohortes précédentes. Comme le nombre de diplômés demeurera supérieur à 20 au cours des prochaines années, il serait étonnant que leur situation sur le marché du travail redevienne aussi bonne qu'avant.

Industries

Selon les données du recensement, environ 76 % des denturologistes travaillaient en 2006 dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale. Environ 54 % d'entre eux travaillaient dans des cabinets de denturologistes et 21 % dans des cabinets de dentistes, assurant ainsi la complémentarité des services offerts par ces praticiens dentaires. Les denturologistes qui ne travaillaient pas dans le domaine de la santé œuvraient majoritairement dans des entreprises de fabrication de prothèses dentaires (22%).

Tendances

Cette profession est touchée par diverses tendances opposées. Du côté des tendances négatives pour les denturologistes, l'accessibilité des programmes de santé dentaire, les efforts de prévention et de promotion de l'hygiène dentaire dans les garderies et les écoles, et la sensibilisation croissante de la population aux problèmes de santé en général ont entraîné une amélioration notable de la santé dentaire au cours des dernières années. En plus, les dentistes s'orientent davantage vers la réparation, l'entretien et l'hygiène que vers l'extraction, faisant ainsi diminuer le bassin de personnes qui ont potentiellement besoin de prothèses. Les dentistes font également la promotion de solutions de rechange aux prothèses, comme la pose d'implants, mesure coûteuse, mais qui gagne en popularité. De plus, certaines compagnies d'assurances tentent de faire augmenter le nombre d'années d'attente entre les remplacements des prothèses pour avoir droit à des remboursements, comme l'a déjà fait le gouvernement pour les prestataires de la sécurité du revenu admissibles. En outre, les denturologistes doivent partager l'exercice de leur profession avec les dentistes, qui sont eux aussi autorisés à intervenir sur le marché des prothèses dentaires amovibles. Ces tendances font bien sûr diminuer la demande de prothèses dentaires et pour les services offerts par les denturologistes.

De l'autre côté, le vieillissement de la population, plus spécifiquement des «baby-boomers», fait augmenter le nombre de personnes dans les tranches d'âge où on utilise le plus de prothèses dentaires et où on doit le plus les remplacer. Par ailleurs, le marché semble saturé à Montréal, mais les possibilités sont meilleures en région.

Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, on prévoit que le nombre de denturologistes demeurer assez stable au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient à peine 28 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en hausse notable depuis 1991 (18 %). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (56 588$) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 59 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 39 776 $.

Exigences

Pour devenir denturologiste, il faut avoir des intérêts et des aptitudes dans la relation d'aide et l'écoute active, posséder de la facilité à communiquer et faire preuve de patience et d'empathie. Il faut aussi posséder beaucoup de dextérité, être minutieux et avoir le sens de l'esthétisme. Les aptitudes en gestion sont également importantes pour les travailleurs autonomes. Selon la clientèle visée, le bilinguisme représente un atout.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut posséder un diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de denturologie. Une période d'apprentissage dans une clinique de denturologie reconnue est habituellement exigée. L'appartenance à l'Ordre des denturologistes du Québec est obligatoire pour porter le titre de denturologiste. Seuls les membres de cet ordre et de l'Ordre des dentistes du Québec peuvent exercer les actes réservés à cette profession.

Seul le Cégep Édouard-Montpetit offre le programme de techniques de denturologie.

La formation continue est essentielle pour être à jour dans les développements des équipements, des méthodes et des matériaux utilisés en denturologie.

Références utiles

Ordre des denturologistes du Québec

Association des denturologistes du Québec

Collège Édouard-Montpetit

Considérations importantes

Le nombre de denturologistes devrait demeurer assez stable au cours des prochaines années.

Même si le nombre de débouchés est limité, les diplômés de la formation collégiale en techniques de denturologie ont eu un très bon taux de placement jusqu'en 2006. Quelques nouveaux diplômés abandonnent par contre cette profession au bout de quelques années en raison du manque de clientèle et des coûts nécessaires à l'établissement d'un cabinet. Cette situation pourrait empirer au cours des prochaines années en raison de l'augmentation importante du nombre de débutants à ce programme de formation.

3221 - Denturologistes
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 3221 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 650 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 0 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,0 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 0 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 60 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 60 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 3221 Ensemble des
professions
Hommes 71,6 % 52,7 %
Femmes 28,4 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 3221 Ensemble des
professions
15- 24 ans 1,3 % 14,1 %
25- 44 ans 36,6 % 45,1 %
45- 64 ans 59,5 % 38,8 %
65 ans et plus 2,6 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 3221 Ensemble des
professions
Plein temps 88,6 % 79,2 %
Temps partiel 11,4 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
3221 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 54,4 % 53,2 %
Moyen 56 588 45 157
0 à 19 999 $ 12,8 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 37,2 % 52,4 %
50 000 $ et plus 50,0 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
3221 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 0,0 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 1,3 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 90,3 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 8,4 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 3221 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,0 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,9 % 2,5 %
Capitale-Nationale 5,8 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 3,9 % 5,4 %
Estrie 5,8 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,6 % 2,9 %
Montérégie 27,3 % 18,7 %
Montréal 14,3 % 24,1 %
Laval 5,8 % 5,0 %
Lanaudière 12,3 % 5,8 %
Laurentides 4,5 % 7,0 %
Outaouais 3,2 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 3,9 % 1,8 %
Mauricie 1,9 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 5,2 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 1,3 % 1,7 %


3221 Ensemble des
professions
Travail autonome 90,3 % 11,2 %


3221 Ensemble des
professions
Immigration 11,0 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Soins de santé et assistance sociale 76,3 %
- cabinets d'autres praticiens (y compris les bureaux de denturologistes) 53,8 %
- cabinets de dentistes 20,5 %
Fabrication de fournitures et de matériel médicaux 22,4 %