Technologues - électroencéphalog. et autres techn. du diagnostic
3218 - Technologues en électroencéphalographie et autres technologues du diagnostic, n.c.a.
Textes de la profession
Nature du travail
Le groupe des technologues en électroencéphalographie comprend les autres technologues du diagnostic, non classés ailleurs, qui utilisent des appareils d'électroencéphalographie et d'autres appareils de diagnostic, afin d'aider les médecins à diagnostiquer les maladies, les lésions et les anomalies. Ce groupe de base comprend les techniciens en électroencéphalographie et les autres technologues du diagnostic qui agissent en tant que superviseurs ou formateurs.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Technicien en électrophysiologie médicale;
technologue en cardiologie;
technologue en électrocardiologie;
technologue en stress cardiaque;
technologue responsable de l'électrocardiographie;
technologue en électroencéphalographie (EEG);
technologue en électromyographie (EMG);
technologue en électroneurophysiologie (ENP);
technologue en neuroélectronique diagnostique;
technologue en neuroélectrophysiologie;
technologue en potentiel évoqué;
superviseur en cardiologie.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.
(Mise à jour : novembre 2010)
Au cours des dernières années, le nombre de techniciens en électrophysiologie médicale a augmenté de façon notable. Cette augmentation s'explique à la fois par l'accroissement du nombre de cas de pathologies nécessitant l'intervention de ces techniciens et par le remplacement graduel des préposés en électrocardiographie et des techniciens en électroencéphalographie par des techniciens en électrophysiologie médicale. Compte tenu du maintien de ces tendances et de la hausse des dépenses gouvernementales dans le domaine de la santé, le nombre de techniciens en électrophysiologie médicale devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
Précisions
Au Québec, les fonctions des technologues en cardiologie (3217) et des technologues en électroencéphalographie et autres technologues du diagnostic (3218) sont exécutées par les techniciens en électrophysiologie médicale. Les données spécifiques à ces deux groupes de base présentées dans la section «Statistiques» doivent donc être considérées globalement pour se faire un juste portrait de cette profession. Cette analyse porte donc sur les techniciens en électrophysiologie médicale, sans distinguer les spécificités des groupes de base 3217 et 3218.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu de l'augmentation de l'emploi et des postes qui seront libérés par les techniciens qui prendront leur retraite. Le taux de roulement est assez faible dans cette profession. Mentionnons tout de même que les compétences de ces techniciens leur permettent d'accéder à des postes de spécialistes des ventes dans le domaine de la santé (voir 6221) et d'enseignants au collégial (voir 4131), et d'obtenir des promotions à des postes de gestion.
Bassin de main-d'œuvre
Jusqu'en 1979, aucun programme de formation en électrophysiologie médicale n'était offert au Québec. Un seul programme de formation menant à cette profession était offert au Canada, soit en électroencéphalographie. Un bon nombre de postes étaient donc pourvus par des candidats qui ne possédaient pas de formation spécifique en électrophysiologie médicale. Notons que les actes entourant l'utilisation des appareils de diagnostic propres à ces techniciens ne sont pas régis par un ordre professionnel. Ainsi, à peine 40 % des membres de cette profession étaient titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires dans un domaine lié à la santé en 1991 et 1996, selon les données des recensements. D'ailleurs, l'utilisation de ces appareils de diagnostic se faisait fréquemment par des préposés en électrocardiographie et des techniciens en électroencéphalographie, ou par des membres d'autres professions (infirmiers, inhalothérapeutes, technologues en radiologie, technologistes médicaux, etc.).
Même si ce phénomène s'observe encore, on constate depuis quelques années que les établissements font de plus en plus appel aux techniciens en électrophysiologie pour accomplir ces actes. D'ailleurs, le nombre de préposés en électrocardiographie et de techniciens en électroencéphalographie est en chute libre. Il a en effet diminué de 70 % entre 1986 et 2001, selon le «Groupe de travail sur la planification de la main-d'œuvre dans le secteur technique des domaines de la médecine et des laboratoires». Ce remplacement graduel se fait également sentir dans les données des recensements. En effet, après être demeurée stable entre 1991 et 1996, la proportion de titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires dans un domaine lié à la santé est passée de 40 % des membres de cette profession à près de 50 % en 2006 (moyenne pondérée pour les groupes professionnels 3217 et 3218). En fait, lorsqu'ils quittent leur poste pour prendre leur retraite ou pour toute autre raison, les préposés en électrocardiographie et techniciens en électroencéphalographie sont systématiquement remplacés par des techniciens en électrophysiologie médicale, s'il y en a de disponibles.
Cette tendance au remplacement des préposés en électrocardiographie et techniciens en électroencéphalographie devrait s'accentuer au cours des prochaines années, car des négociations sont actuellement en cours pour l'intégration des techniciens en électrophysiologie médicale à l'Ordre professionnel des technologues en imagerie médicale et en radio-oncologie.
Les débouchés dans cette profession seront accessibles en premier lieu aux finissants du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques d'électrophysiologie médicale. Très peu de postes seront pourvus par des techniciens expérimentés en chômage car il n'y a pratiquement pas de chômeurs dans cette profession. Un certain nombre de débouchés devraient l'être par des immigrants qui satisfont aux conditions d'accès à la profession. En effet, quoique légèrement moins élevée que dans l'ensemble des professions (11 % par rapport à 12 % en 2006), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants.
Le nombre de diplômés semble nettement insuffisant pour satisfaire à la demande. Dans ce contexte, il n'est pas étonnant de constater que leur taux de placement est excellent et que leur taux de chômage est carrément nul depuis de nombreuses années, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Autre reflet du manque de diplômés, de 75 % à 95 % des diplômés des promotions récentes travaillaient à temps plein, tandis qu'à peine un peu plus de la moitié des finissants des promotions de la fin des années 1990 en faisaient autant. En fait, ce travail à temps plein est souvent composé de plusieurs postes à temps partiel, autre illustration du manque de candidats à cette profession. Face à cette situation, le collège Ahuntsic a été autorisé à deux reprises à augmenter le nombre de places disponibles en le portant à 80 par année, par rapport à 30 en 1999.
Industries
Selon les données du recensement, près de 95 % des techniciens en électrophysiologie médicale travaillaient en 2006 dans des hôpitaux.
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend de la demande de tests électrophysiologiques, de l'organisation du travail et du niveau de financement gouvernemental.
- Demande de tests électrophysiologiques
Les tests électrophysiologiques réalisés par ces techniciens visent à diagnostiquer la nature d'une pathologie ou d'orienter un traitement en captant l'activité électrique provenant d'organes ayant des cellules excitables : cerveau, cœur, muscles squelettiques, nerfs, œil et oreille. La demande de tests électrophysiologiques devrait augmenter de façon importante au cours des prochaines années, entre autres en raison du vieillissement de la population et de l'accroissement des maladies dégénératives qui y sont reliées.
- Organisation du travail
Comme mentionné dans la section «Bassin de main-d'œuvre», les établissements hospitaliers remplacent depuis quelques années les préposés en électrocardiographie et les techniciens en électroencéphalographie par des techniciens en électrophysiologie médicale dûment formés pour utiliser les appareils de diagnostic et confient de moins en moins l'utilisation de ces appareils à des membres d'autres professions. En effet, les établissements hospitaliers recherchent du personnel polyvalent, non seulement en mesure d'utiliser ces appareils, mais aussi d'analyser leurs résultats de façon à transmettre rapidement les besoins d'interventions au personnel médical professionnel. Cette tendance n'a été freinée au cours des dernières années que par le manque de diplômés du DEC en techniques d'électrophysiologie médicale.
Par ailleurs, depuis le début de 2006, certains actes (électrocardiogrammes à l'effort, échographies cardiaques ou vasculaires et dopplers carotidiens ou transcrâniens) ne peuvent être effectués que par des titulaires du DEC en techniques d'électrophysiologie médicale ou par des personnes qui exerçaient comme technologues en électrophysiologie le 30 avril 2003. En plus, comme les techniciens en électrophysiologie médicale devraient intégrer d'ici peu l'Ordre professionnel des technologues en imagerie médicale et en radio-oncologie, il est fort probable que l'appartenance à cet ordre devienne sous peu une condition d'accès à cette profession. Cette nouvelle condition d'accès à la profession ne pourra qu'accentuer le mouvement de remplacement du personnel moins formé par des titulaires du DEC en techniques d'électrophysiologie médicale membres de l'Ordre. Compte tenu de l'augmentation du nombre de diplômés, cette tendance au remplacement ne pourra donc que prendre de l'ampleur au cours des prochaines années.
- Niveau de financement gouvernemental
Les compressions budgétaires de la fin des années 1990 ont entraîné une stagnation de l'emploi dans le secteur de la santé et des services sociaux. La croissance des dépenses gouvernementales en santé au cours des prochaines années favorisera l'augmentation de l'emploi dans cette profession.
Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, on prévoit que le nombre de techniciens en électrophysiologie augmentera fortement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, le femmes occupaient près de 90 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en forte hausse depuis 1991 (82 %). Environ 60 % des membres de cette profession travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion netment plus élevé que dans l'ensemble des profession (53 %).
Exigences
Pour accéder à cette profession, il faut tout d'abord posséder de bonnes aptitudes en sciences. Les candidats doivent faire preuve d'empathie, avoir le sens de l'observation, de l'initiative et un bon jugement. Ils doivent posséder une bonne vision, un sens auditif développé et de la dextérité, savoir résister au stress et aux émotions fortes, avoir un esprit d'analyse et de synthèse, et être en mesure de bien réagir dans les situations d'urgence. La capacité de travailler en équipe et les aptitudes à communiquer sont aussi des qualités recherchées.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'un diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques d'électrophysiologie médicale. Seul le cégep Ahuntsic offre ce programme au Québec. Ce programme comporte une période de stage dans des établissements hospitaliers.
Étant donné que des négociations sont actuellement en cours pour l'intégration des techniciens en électrophysiologie médicale à l'Ordre professionnel des technologues en imagerie médicale et en radio-oncologie, il est fort probable que l'appartenance à cet ordre devienne sous peu une condition d'accès à cette profession.
Références utiles
Cégep Ahuntsic:
Techniques d'électrophysiologie médicale
Association des techniciens(nes) et technologistes et électrophysiologie du Québec
Considérations importantes
Compte tenu de l'augmentation de la demande de tests électrophysiologiques, du remplacement graduel des préposés en électrocardiographie et des techniciens en électroencéphalographie par des techniciens en électrophysiologie médicale, et de la croissance importante des dépenses gouvernementales dans la santé, on prévoit que le nombre de techniciens en électrophysiologie augmentera fortement au cours des prochaines années.
Le nombre de titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques d'électrophysiologie médicale semble nettement insuffisant pour satisfaire à la demande. Le nombre de débutants dans ce programme a toutefois plus que triplé entre 1999 et 2007.
3218 - Technologues en électroencéphalographie et autres technologues du diagnostic, n.c.a.
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 3218 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 250 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 0 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 2,5 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 5 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 10 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 15 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 3218 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 11,1 % | 52,7 % |
| Femmes | 88,9 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 3218 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 0,0 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 70,6 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 29,4 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 0,0 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 3218 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 73,7 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 26,3 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
3218 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 63,2 % | 53,2 % |
| Moyen | 42 580 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 0,0 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 81,8 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 18,2 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
3218 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 0,0 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 0,0 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 77,8 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 22,2 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 3218 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,0 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 0,0 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 0,0 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 12,5 % | 5,4 % |
| Estrie | 0,0 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 0,0 % | 2,9 % |
| Montérégie | 25,0 % | 18,7 % |
| Montréal | 50,0 % | 24,1 % |
| Laval | 0,0 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 0,0 % | 5,8 % |
| Laurentides | 0,0 % | 7,0 % |
| Outaouais | 12,5 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 0,0 % | 1,8 % |
| Mauricie | 0,0 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 0,0 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,0 % | 1,7 % |
| 3218 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 10,5 % | 11,2 % |
| 3218 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 21,1 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Soins de santé et assistance sociale | 94,4 % |
| - hôpitaux | 88,9 % |