Technologues en radiologie
3215 - Technologues en radiation médicale
Textes de la profession
Nature du travail
Les technologues en radiation médicale se servent d'appareils de radiographie et de radiothérapie afin d'administrer des rayons ionisants et d'obtenir des clichés des structures de l'organisme, pour diagnostiquer et traiter les lésions et les maladies. Ce groupe de base comprend les technologues en radiation médicale qui agissent en tant que superviseurs ou instituteurs cliniques.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Instituteur clinicien en radiothérapie;
instructeur clinicien en médecine nucléaire;
instructeur en échographie diagnostique;
radiothérapeute;
technicien en mammographie;
technicien en rayons X;
technologue en médecine nucléaire;
technologue en radiographie (T.R.);
technologue en radiologie;
technologue en radio-oncologie;
technologue en radiothérapie;
technologue autorisé autorisée en ultrasonographie diagnostique;
technologue en échographie;
technologue en ultrasonographie médicale;
superviseur de technologues en échographie médicale;
superviseur des technologues en médecine nucléaire.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.
(Mise à jour : novembre 2010)
Au cours des dernières années, le nombre de technologues en radiation médicale a augmenté de façon notable. Cette hausse s'explique par la croissance de la demande de services radiologiques. Compte tenu des priorités gouvernementales en matière de santé et du rehaussement des admissions dans les programmes d'études qui mènent à cette profession, le nombre de technologues en radiation médicale (ou technologues en radiologie) devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
Précisions
Au Québec, on utilise le terme technologues en radiologie plutôt que technologues en radiation médicale. En outre, leurs fonctions comprennent celles attribuées aux technologues en échographie (voir 3216) dans la Classification nationale des professions (CNP).
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les technologues qui prendront leur retraite, mais aussi de l'augmentation de l'emploi. Le taux de roulement est assez faible dans cette profession.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux diplômés de la formation collégiale. Leur nombre semble insuffisant, comme le démontrent divers événements survenus au cours des dernières années :
démarches effectuées par l'Ordre des technologues en imagerie médicale et en radio-oncologie du Québec pour recruter des technologues en radiologie à l'extérieur du Québec;
envoi de patients aux États-Unis pour recevoir des traitements en radio-oncologie;
signature d'ententes avec le Syndicat des technologues en radiologie du Québec pour permettre de traiter plus de patients en dehors des heures normales de travail.
Dans ce contexte, il n'est pas étonnant de constater le très faible taux de chômage dans cette profession. En outre, la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 nettement moins élevée que dans l'ensemble des professions (7 % par rapport à 12 %, selon les données du recensement). Pour favoriser l'accès à la profession des candidats formés hors Québec, l'Ordre a créé des outils pour faciliter l'auto-évaluation de leurs diplômes et leur préparation à ses examens. En collaboration avec le collège Ahuntsic, il a aussi développé un programme de formation d'appoint à leur intention. Finalement, il a signé des ententes d'arrangement de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles (ARM) en radiodiagnostic et en radio-oncologie qui permettent aux technologues de ces domaines formés en France et au Québec d'exercer leur profession dans les deux pays. Par contre, étant donné les écarts importants ayant trait aux heures de formation, aucun ARM n'a été signé en médecine nucléaire. On peut donc s'attendre à ce que davantage de débouchés soient pourvus par des immigrants au cours des prochaines années.
Cette insuffisance de main-d'œuvre se reflète également dans les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport sur la situation sur le marché du travail des diplômés des trois programmes qui mènent à cette profession, soit les diplômes d'études collégiales (DEC) en radiodiagnostic, en médecine nucléaire et en radio-oncologie. En effet, leur situation est excellente sous tous les aspects :
le chômage est presque inexistant dans ces trois programmes depuis au moins huit ans;
la proportion de diplômés qui travaillent à temps plein a augmenté considérablement depuis quelques années et dépasse maintenant la moyenne de tous les diplômés de la formation technique;
selon les années et les programmes, de 90 à 100 % de ces diplômés occupent des emplois en rapport avec leur formation, surpassant considérablement la moyenne;
ils sont proportionnellement beaucoup moins nombreux que la moyenne à poursuivre leurs études.
Face à ce manque de main-d'œuvre, les cégeps qui offrent ces trois programmes ont eu l'autorisation d'augmenter le nombre d'admissions. Pour l'ensemble de ces trois programmes, le nombre de débutants a d'ailleurs presque triplé entre 1998-1999 et 2007-2008, passant d'environ 170 à près de 500. Cette stratégie porte ses fruits, puisque le nombre de diplômés a plus que triplé entre 1998-1999 et 2008-2009 (d'environ 90 à 330 diplômés). Comme cette hausse du nombre de diplômés a été facilement absorbée par le marché du travail et que la demande dans ce domaine ne cesse de croître, les diplômés plus nombreux des prochaines promotions ne devraient pas avoir de difficulté à trouver des emplois de qualité. Le marché pourrait même en accueillir davantage.
Industries
Selon les données du recensement, la presque totalité de ces technologues travaillaient en 2006 dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale, surtout dans des hôpitaux (84 %). On en retrouvait également en nombre significatif dans les laboratoires médicaux et d'analyses diagnostiques (5 %) et dans les cabinets de médecins (5 %).
Tendances
Ces technologues exercent leur profession dans trois domaines bien spécifiques : le radiodiagnostic, la médecine nucléaire et la radio-oncologie. Selon la discipline, leurs fonctions servent à appuyer les médecins pour diagnostiquer une maladie ou une blessure, ou pour appliquer un traitement.
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend du financement gouvernemental, du niveau du bassin de main-d'œuvre, de la demande pour les services offerts par ces technologues et de l'évolution de leur champ de pratique.
- Financement gouvernemental et niveau du bassin de main-d'œuvre
Après avoir augmenté au début des années 1990, le nombre de technologues en radiologie est demeuré assez stable vers le milieu de cette décennie en raison des compressions budgétaires dans le domaine de la santé pour ensuite repartir en hausse. Les priorités gouvernementales en matière de santé et le rehaussement des admissions dans les programmes d'études qui mènent à cette profession devraient accentuer cette tendance au cours des prochaines années.
- Demande pour les services offerts par ces technologues
Cette demande dépend beaucoup des développements technologiques et des besoins des usagers. Du côté technologique, la recherche permet le développement de nouveaux appareils et produits qui peuvent explorer de plus en plus précisément le corps humain pour diagnostiquer ses dysfonctionnements. D'autres découvertes permettent des traitements en radio-oncologie qui ciblent de façon toujours plus précise les tumeurs des patients. Ce développement technologique devrait entraîner une augmentation du nombre d'interventions effectuées par les technologues en radiologie. Seul le coût élevé de ces appareils pourrait freiner quelque peu cette tendance.
Du côté des usagers, la population vieillissante est de plus en plus sensibilisée à la santé. Elle s'inquiète davantage de ses problèmes de santé et veut des réponses rapidement. Par exemple, elle réagit fortement face aux conséquences des listes d'attentes en traitement de radio-oncologie. Le vieillissement de la population risque en plus de faire augmenter le nombre de personnes susceptibles de subir un examen diagnostique ou de recevoir des traitements en radio-oncologie. De plus, des citoyens et groupes de pression revendiquent une hausse du nombre et de la fréquence des examens de dépistage de certains cancers, ceux du sein et de la prostate, par exemple.
Ces facteurs contribuent tous deux à la croissance de la demande pour les services offerts par ces technologues.
- Évolution de leur champ de pratique
Le champ de pratique des technologues en radiologie s'est élargi lors de l'adoption de la Loi modifiant le Code des professions (loi 90) et de son entrée en vigueur en 2003. Les technologues qui ont suivi une formation à cet effet peuvent maintenant accomplir des actes auparavant réservés uniquement à d'autres professions. Cet élargissement a eu et continuera à avoir un impact positif sur la demande de technologues en radiologie.
Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, le nombre de technologues en radiation médicale (ou technologues en radiologie) devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 82 % des postes dans cette profession en 2006, proportion assez stable depuis 1991 (80 %). Cette forte proportion devrait au moins se maintenir au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent selon les années de 80 % à 90 % des nouveaux diplômés des trois programmes qui mènent à cette profession. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (49 234 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 62 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait tout de même à 45 705 $. On ne retrouvait pas de travailleurs autonomes dans cette profession en 2006 puisque seuls les médecins peuvent ouvrir des cliniques de radiologie. Le travail à temps partiel, le soir, le week-end et «sur appel» est fréquent, surtout en début de carrière, quoique la situation s'est améliorée récemment à cet égard en raison du manque de main-d'œuvre.
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent les connaissances techniques nécessaires. Les candidats doivent démontrer de l'intérêt et des aptitudes pour la biologie et les sciences physiques et pouvoir s'adapter aux changements technologiques. Ils doivent être disponibles, faire preuve d'aisance dans les relations humaines, posséder une bonne dextérité et porter une grande attention à la sécurité et à la protection des patients dans l'utilisation des appareils et produits. Le sens des responsabilités, le souci du détail, l'empathie et l'esprit d'équipe sont les principales qualités recherchées.
Études et formation
Pour porter le titre de technologue en radiologie et exercer la profession, il faut être membre de l'Ordre des technologues en imagerie médicale et en radio-oncologie du Québec. L'Ordre offre en plus des cours et ateliers de perfectionnement. Pour devenir membre de l'Ordre, il faut :
- pour devenir technologue en radiodiagnostic, un diplôme d'études collégiales (DEC) en radiodiagnostic;
- pour devenir technologue en médecine nucléaire, un DEC en médecine nucléaire;
- pour devenir technologue en radio-oncologie, un DEC en radio-oncologie.
et réussir l'examen d'admission à la profession de l'Ordre. L'Ordre peut reconnaître l'équivalence d'un diplôme délivré par un établissement d'enseignement situé hors du Québec.
Le choix de l'un des trois champs professionnels (radiodiagnostic, médecine nucléaire et radio-oncologie) est déterminant, car le transfert d'un à l'autre n'est pas possible. La formation continue est essentielle dans ces trois domaines.
Agréés par l'Association médicale canadienne (AMC), ces programmes de formation sont reconnus partout au Canada.
Références utiles
Ordre des technologues en imagerie médicale et en radio-oncologie du Québec
Considérations importantes
Compte tenu la croissance de la demande de services radiologiques, des priorités gouvernementales en matière de santé et du rehaussement des admissions dans les programmes d'études qui mènent à cette profession, le nombre de technologues en radiation médicale (ou technologues en radiologie) devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
Le nombre de diplômés de la formation collégiale est insuffisant. En conséquence, le taux de chômage est très faible dans cette profession et la situation sur le marché du travail des diplômés des trois programmes qui mènent à cette profession est excellente. La situation sur le marché du travail de ces diplômés devrait continuer à être très bonne au cours des prochaines années, même si le nombre de diplômés augmentera fortement.
3215 - Technologues en radiation médicale
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 3215 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 4 350 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 15 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 3,0 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 150 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 200 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 350 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 3215 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 18,4 % | 52,7 % |
| Femmes | 81,6 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 3215 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 11,7 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 49,9 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 37,4 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 1,0 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 3215 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 83,1 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 16,9 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
3215 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 61,6 % | 53,2 % |
| Moyen | 49 234 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 3,1 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 60,7 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 36,2 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
3215 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 0,5 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 6,6 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 83,0 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 9,9 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 3215 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 1,5 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 3,9 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 10,7 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 4,2 % | 5,4 % |
| Estrie | 4,6 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 2,5 % | 2,9 % |
| Montérégie | 16,4 % | 18,7 % |
| Montréal | 22,7 % | 24,1 % |
| Laval | 7,2 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 5,3 % | 5,8 % |
| Laurentides | 5,1 % | 7,0 % |
| Outaouais | 7,4 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,5 % | 1,8 % |
| Mauricie | 3,3 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 2,5 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 1,3 % | 1,7 % |
| 3215 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 0,0 % | 11,2 % |
| 3215 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 6,5 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Soins de santé et assistance sociale | 97,1 % |
| - hôpitaux | 84,0 % |
| - laboratoires médicaux et d'analyses diagnostiques | 5,5 % |
| - cabinets de médecins | 5,0 % |