Techniciens de laboratoire médical

3212 - Techniciens/techniciennes de laboratoire médical
Textes de la profession

Nature du travail

Les techniciens de laboratoire médical effectuent des tests courants de laboratoire médical et règlent, nettoient et entretiennent le matériel de laboratoire médical.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Aide à la phlébotomie;
assistant de laboratoire médical;
laborantin;
laboratin médical;
phlébotomiste;
technicien de laboratoire médical.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : octobre 2010)

Au cours des dernières années, le nombre de techniciens de laboratoire médical a diminué fortement. La hausse des exigences des employeurs des laboratoires médicaux a en effet entraîné le remplacement graduel d'un grand nombre de techniciens de laboratoire médical par des technologistes médicaux et assistants en anatomopathologie (voir 3211). Compte tenu du manque de technologistes médicaux, cette tendance devrait s'atténuer à l'avenir. En conséquence, on prévoit que le nombre de techniciens de laboratoire médical devrait cesser de diminuer et augmenter légèrement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des postes libérés par les techniciens qui prendront leur retraite et, dans une moindre mesure, de l'augmentation de l'emploi. Quelques postes seront libérés en raison de promotions et du roulement de personnel.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles aux titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en technologie d'analyses biomédicales et de l'attestation d'études collégiales (AEC) en cytotechnologie, et parfois aux diplômés universitaires en chimie et en biologie. Peu de postes seront pourvus par ces technologues et assistants en chômage, car le taux de chômage est très faible dans cette profession. Un bon nombre de débouchés pourra également être pourvu par des immigrants. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession en 2006 (12 %, tout comme dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement) montre qu'elle est accessible à de nouveaux arrivants.

Les diplômés du DEC en technologie d'analyses biomédicales ont un excellent taux de placement et un taux de chômage très faible, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Cette excellente situation sur le marché du travail s'explique toutefois davantage par la forte demande de technologistes médicaux et assistants en anatomopathologie (voir 3211) que par celle de techniciens de laboratoire médical.

Industries

Selon les données du recensement, environ 51 % des techniciens de laboratoire médical travaillaient en 2006 dans les hôpitaux. On en retrouverait également en nombre significatif dans les laboratoires privés (14 %), dans les services de recherche et de développement scientifique (10 %), dans les pharmacies (7 %) et dans la fabrication de produits pharmaceutiques et de médicaments (3 %).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend en partie de la demande d'analyses et de tests médicaux, de l'évolution technologique et du financement gouvernemental, mais surtout des exigences des employeurs.

- Demande d'analyses et de tests médicaux

La demande d'analyses et de tests médicaux connaît une forte croissance. Du côté des usagers, la population vieillissante est de plus en plus sensibilisée à la santé. Elle s'inquiète davantage de ses problèmes de santé et veut des réponses rapidement. Ce facteur a entraîné l'ouverture de nombreux postes dans les laboratoires privés au cours des dernières années. Du côté institutionnel, la population est plus informée et exige des gouvernements et des autorités médicales des mesures préventives efficaces pour la protéger des possibilités d'épidémies de toutes sortes : SIDA, hépatites, aliments contaminés, virus, etc. L'analyse en laboratoire médical fait partie de ces mesures. L'apparition de nouvelles maladies ne peut qu'accentuer cette tendance. Par exemple, le nombre d'unités pondérées traitées par les laboratoires de biologie médicale a augmenté de près de 150 % entre 1996-1997 et 2006-2007, selon les données du ministère de la Santé et des Services sociaux. La demande d'analyses et de tests médicaux devrait continuer à croître fortement au cours des prochaines années, avantageant grandement l'emploi dans cette profession.

- Évolution technologique

L'évolution technologique a eu et continuera d'avoir des effets opposés sur l'emploi dans cette profession. D'une part, un bon nombre de tests autrefois réalisés en laboratoire peuvent maintenant se faire directement par les usagers : tests de grossesse, de diabète, de maladies transmises sexuellement, etc. Dans le même sens, l'automatisation des procédures de diagnostic et de traitement accélère le travail et permet parfois l'embauche de personnel moins spécialisé pour certains travaux de routine. D'ailleurs, selon les données du ministère de la Santé et des Services sociaux, le coût par unité pondérée des analyses de laboratoire a diminué de près de 30 % entre 1996-1997 et 2006-2007. En tenant compte de l'inflation, cette baisse représente en fait une diminution de plus 40 % des coûts unitaires. D'autre part, l'évolution technologique rend accessible des tests auparavant impossibles à faire ou trop coûteux.

- Financement gouvernemental

Au milieu des années 1990, les compressions budgétaires dans le domaine de la santé se sont traduites par une baisse d'emploi dans cette profession. Si le transfert d'une partie des activités de laboratoire du secteur public au secteur privé a pu atténuer quelque peu cette baisse, il n'en demeure pas moins que les coûts pour les particuliers et le prolongement des délais d'attente ont fait diminuer le volume d'activités dans ce domaine. D'ailleurs, dès la fin de cette période de compressions, l'emploi dans cette profession est reparti en hausse. Compte tenu des priorités gouvernementales en matière de santé, ce facteur devrait à l'avenir contribuer à la croissance de l'emploi dans cette profession.

- Exigences des employeurs

La complexification des activités de laboratoire médical et l'implantation des changements technologiques ont entraîné un rehaussement marqué des exigences des employeurs et, en conséquence, le remplacement graduel d'un grand nombre de techniciens de laboratoire médical par des technologistes médicaux (voir 3211). Notons que ce remplacement n'a pas vraiment fait perdre d'emplois aux techniciens, car ce sont le plus souvent d'anciens techniciens qui occupent maintenant ces «nouveaux» postes de technologistes. Si cette tendance devrait se maintenir au cours des prochaines années, on estime qu'elle perdra un peu d'ampleur en raison du manque de technologistes médicaux.

Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, le nombre de techniciens de laboratoire médical devrait n'augmenter que légèrement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 77 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en légère baisse depuis 1991 (81 %). Cette proportion devrait augmenter au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent selon les années entre 85 % et 90 % des nouveaux diplômés en technologie d'analyses biomédicales. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (40 543 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 58 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 24 006 $. On ne retrouvait presque pas de travailleurs autonomes en 2006 dans cette profession (moins de 1 % des emplois). Le travail à temps partiel, le soir et «sur appel» est fréquent en début de carrière.

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent les connaissances scientifiques nécessaires. Les candidats doivent démontrer de l'intérêt pour les sciences, pouvoir s'adapter aux changements technologiques et savoir travailler en équipe. Le sens des responsabilités, la dextérité, l'acuité visuelle, la rigueur, l'autonomie, la minutie et la patience sont les principales qualités recherchées.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'un diplôme d'études collégiales (DEC) en technologie d'analyses biomédicales (anciennement technologie de laboratoire médical) et une formation pratique. Un diplôme universitaire en chimie ou en biologie peut parfois constituer un atout.

Références utiles

Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux

Considérations importantes

Étant donné que la hausse des exigences des employeurs des laboratoires médicaux entraînera le remplacement graduel d'un grand nombre de techniciens de laboratoire médical par des technologistes médicaux et assistants en anatomopathologie (voir 3211), le nombre de techniciens de laboratoire médical devrait n'augmenter que légèrement au cours des prochaines années.

Les diplômés du DEC en technologie d'analyses biomédicales ont un excellent taux de placement et un taux de chômage très faible.

3212 - Techniciens/techniciennes de laboratoire médical
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 3212 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 3 750 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 100 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,3 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 10 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 150 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 160 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 3212 Ensemble des
professions
Hommes 23,2 % 52,7 %
Femmes 76,8 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 3212 Ensemble des
professions
15- 24 ans 11,0 % 14,1 %
25- 44 ans 51,8 % 45,1 %
45- 64 ans 36,6 % 38,8 %
65 ans et plus 0,6 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 3212 Ensemble des
professions
Plein temps 81,8 % 79,2 %
Temps partiel 18,2 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
3212 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 58,5 % 53,2 %
Moyen 40 543 45 157
0 à 19 999 $ 5,1 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 73,8 % 52,4 %
50 000 $ et plus 21,2 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
3212 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 1,5 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 10,1 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 67,2 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 21,3 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 3212 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 1,4 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 2,7 % 2,5 %
Capitale-Nationale 12,6 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 5,9 % 5,4 %
Estrie 4,8 % 3,9 %
Centre-du-Québec 1,3 % 2,9 %
Montérégie 19,2 % 18,7 %
Montréal 27,6 % 24,1 %
Laval 5,4 % 5,0 %
Lanaudière 4,4 % 5,8 %
Laurentides 5,9 % 7,0 %
Outaouais 2,4 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 0,9 % 1,8 %
Mauricie 2,2 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 2,4 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,9 % 1,7 %


3212 Ensemble des
professions
Travail autonome 0,2 % 11,2 %


3212 Ensemble des
professions
Immigration 12,4 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Soins de santé et assistance sociale 70,6 %
- hôpitaux 50,9 %
- laboratoires médicaux et d'analyses diagnostiques 13,6 %
Services de recherche et de développement scientifiques 9,5 %
Magasins de produits de santé et de soins personnels 6,6 %
Services d'enseignement 3,8 %
Fabrication de produits chimiques 2,9 %