Technologistes médicaux et assistants en anatomopathologie
3211 - Technologues médicaux/technologues médicales et assistants/assistantes en anatomopathologie
Textes de la profession
Nature du travail
Les technologistes médicaux effectuent des tests de laboratoire médical, des expériences et des analyses pour faciliter le diagnostic, le traitement et la prévention des maladies. Les assistants en anatomopathologie fournissent une aide lors des autopsies et des examens de prélèvements ou pratiquent ces autopsies et ces examens sous la surveillance d'un pathologiste. Ce groupe de base comprend les technologistes médicaux qui sont également superviseurs.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Assistant en anatomopathologie;
cytotechnologiste;
technicien aux autopsies;
technologue en cytologie;
technologue en histo-technologie;
technologue en immunohématologie;
technologue en immunologie clinique;
technologue médical.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.
(Mise à jour : octobre 2010)
Après avoir diminué légèrement au milieu des années 1990 en raison des compressions budgétaires dans le domaine de la santé et de l'automatisation des procédures de diagnostic et de traitement, le nombre de technologistes médicaux et assistants en anatomopathologie a par la suite augmenté fortement. Cette hausse s'explique par la fin des compressions budgétaires et par la croissance de la demande d'analyses et de tests médicaux. Compte tenu des priorités gouvernementales en matière de santé, le nombre de technologistes médicaux et assistants en anatomopathologie devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront surtout des postes libérés par les technologistes et assistants qui prendront leur retraite, mais aussi de l'augmentation de l'emploi. Quelques postes seront libérés en raison de promotions et du roulement du personnel.
Bassin de main-d'œuvre
Ces postes seront accessibles aux titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en technologie d'analyses biomédicales et de l'attestation d'études collégiales (AEC) en cytotechnologie, et parfois aux diplômés universitaires en chimie et en biologie. Peu de postes seront pourvus par ces technologistes et assistants en chômage, car le taux de chômage est très faible dans cette profession. Un bon nombre de débouchés pourra également être pourvu par des immigrants. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession en 2006 (12 %, tout comme dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement) montre qu'elle est accessible à de nouveaux arrivants. Pour faciliter l'accès à la profession aux personnes qui sont titulaires d'un diplôme obtenu hors Québec, l'Ordre professionnel des technologistes médicaux du Québec (OPTMQ) a développé un outil d'auto-évaluation, élaboré un guide à leur intention et développé en collaboration avec le collège de Rosemont une formation d'appoint. Il travaille aussi à l'élaboration d'une entente de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles avec la France.
Les bonnes perspectives se font sentir auprès des diplômés du DEC en technologie d'analyses biomédicales. En effet, ils se retrouvent depuis quelques années avec un excellent taux de placement et un taux de chômage très faible, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Si le nombre de diplômés de ce DEC semble bien correspondre aux besoins, celui de l'attestation d'études collégiales (AEC) en cytotechnologie semble insuffisant, selon le rapport du Groupe de travail sur la planification de la main-d'œuvre dans le secteur technique des domaines de la médecine et des laboratoires publié en 2003. Notons que ce bassin de main-d'œuvre est identique à celui des techniciens de laboratoire médical (voir 3212).
Si la forte croissance de l'emploi des dernières années s'est traduite par une amélioration de la situation sur le marché du travail des diplômés du DEC en technologie d'analyses biomédicales, celle prévue au cours des prochaines années laisse craindre que le nombre de diplômés ne soit insuffisant. En plus des mesures décrites plus tôt pour accueillir davantage d'immigrants, l'OPTMQ a mis sur pied un projet d'externat s'adressant aux étudiants ayant complété la deuxième année du DEC et a entrepris des démarches pour sensibiliser les responsables du ministère de la Santé et des Services sociaux à l'insuffisance du nombre de diplômés pour satisfaire à la demande.
Industries
Selon les données du recensement, la grande majorité des technologistes médicaux et assistants en anatomopathologie travaillaient en 2006 dans des hôpitaux (81 %). On en retrouverait également en nombre significatif dans les laboratoires privés (8 %) et dans les services de recherche et de développement scientifique (4 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend de la demande d'analyses et de tests médicaux, de l'évolution technologique et du financement gouvernemental.
- Demande d'analyses et de tests médicaux
La demande d'analyses et de tests médicaux connaît une forte croissance. Du côté des usagers, la population vieillissante est de plus en plus sensibilisée à la santé. Elle s'inquiète davantage de ses problèmes de santé et veut des réponses rapidement. Ce facteur a entraîné l'ouverture de nombreux postes dans les laboratoires privés au cours des dernières années. Du côté institutionnel, la population est plus informée et exige des gouvernements et des autorités médicales des mesures préventives efficaces pour la protéger des possibilités d'épidémies de toutes sortes : SIDA, hépatites, aliments contaminés, virus, etc. L'analyse en laboratoire médical fait partie de ces mesures. L'apparition de nouvelles maladies ne peut qu'accentuer cette tendance. Par exemple, le nombre d'unités pondérées traitées par les laboratoires de biologie médicale a augmenté de près de 150 % entre 1996-1997 et 2006-2007, selon les données du ministère de la Santé et des Services sociaux. La demande d'analyses et de tests médicaux devrait continuer à croître fortement au cours des prochaines années, avantageant grandement l'emploi dans cette profession.
- Évolution technologique
L'évolution technologique a eu et continuera d'avoir des effets opposés sur l'emploi dans cette profession. D'une part, un bon nombre de tests autrefois réalisés en laboratoire peuvent maintenant se faire directement par les usagers : tests de grossesse, de diabète, de maladies transmises sexuellement, etc. Dans le même sens, l'automatisation des procédures de diagnostic et de traitement accélère le travail et permet parfois l'embauche de personnel moins spécialisé pour certains travaux de routine. D'ailleurs, selon les données du ministère de la Santé et des Services sociaux, le coût par unité pondérée des analyses de laboratoire a diminué de près de 30 % entre 1996-1997 et 2006-2007. En tenant compte de l'inflation, cette baisse représente en fait une diminution de plus 40 % des coûts unitaires. D'autre part, l'évolution technologique rend accessible des tests auparavant impossibles à faire ou trop coûteux, notamment en cytologie, en microbiologie, en génétique et en hématologie.
- Financement gouvernemental
Au milieu des années 1990, les compressions budgétaires dans le domaine de la santé se sont traduites par une baisse d'emploi dans cette profession. Si le transfert d'une partie des activités de laboratoire du secteur public au secteur privé a pu atténuer quelque peu cette baisse, il n'en demeure pas moins que les coûts pour les particuliers et le prolongement des délais d'attente ont fait diminuer le volume d'activités dans ce domaine. D'ailleurs, dès la fin de cette période de compressions, l'emploi dans cette profession est reparti en hausse. Compte tenu des priorités gouvernementales en matière de santé, ce facteur devrait à l'avenir contribuer à la croissance de l'emploi dans cette profession.
- Autres facteurs
La complexification des activités de laboratoire médical et l'implantation des changements technologiques ont entraîné un rehaussement marqué des exigences des employeurs et, en conséquence, le remplacement graduel d'un grand nombre de techniciens de laboratoire médical (voir 3212) par des membres de la présente profession. Notons que ce remplacement n'a pas vraiment fait perdre d'emplois aux techniciens, car ce sont le plus souvent d'anciens techniciens qui occupent maintenant ces «nouveaux» postes de technologistes. Ce mouvement de transfert se perçoit aussi dans l'évolution du nombre de membres de l'Ordre professionnel des technologistes médicaux du Québec, membres qui font partie de la présente profession. Alors que le nombre de membres de cet ordre stagnait au milieu des années 1990, il a connu une augmentation annuelle moyenne de plus de 5 % entre 1998 et 2010. Cette tendance devrait se maintenir au cours des prochaines années.
Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, le nombre de technologistes médicaux et assistants en anatomopathologie devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 81 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en légère hausse depuis 1991 (73 %). Cette proportion devrait continuer à augmenter au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent selon les années entre 85 % et 90 % des nouveaux diplômés en technologie d'analyses biomédicales. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (45 593 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 65 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 31 902 $. On ne retrouvait pas de travailleurs autonomes dans cette profession en 2006. Le travail à temps partiel, le soir et «sur appel» est fréquent en début de carrière.
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent les connaissances scientifiques nécessaires. Les candidats doivent démontrer de l'intérêt pour les sciences, pouvoir s'adapter aux changements technologiques et savoir travailler en équipe. Le sens des responsabilités, la dextérité, l'acuité visuelle, la rigueur, l'autonomie, la minutie et la patience sont les principales qualités recherchées.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'un diplôme d'études collégiales (DEC) en technologie d'analyses biomédicales et une formation pratique. Un diplôme universitaire en chimie ou en biologie peut parfois constituer un atout. Les technologues de laboratoire en cytologie doivent en plus posséder une attestation d'études collégiales (AEC) en cytotechnologie.
L'appartenance à l'Ordre professionnel des technologistes médicaux du Québec est obligatoire pour porter le titre de technologiste médical et peut être obligatoire pour faire des prélèvements, mais n'est pas essentiel pour pratiquer.
La réussite des examens de la Société canadienne de science de laboratoire médical (ou Canadian Society for Medical Laboratory Science, CSMLS) permet de travailler partout au Canada.
Références utiles
Ordre professionnel des technologistes médicaux du Québec
Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux
Association des cytologistes du Québec
Société canadienne de science de laboratoire médical
Considérations importantes
Compte tenu des priorités gouvernementales en matière de santé et de la croissance de la demande d'analyses et de tests médicaux, le nombre de technologistes médicaux et assistants en anatomopathologie devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
Le nombre de diplômés en technologie d'analyses biomédicales semble bien correspondre aux besoins. Ils ont en effet un excellent taux de placement et un taux de chômage très faible. Le nombre de diplômés semble toutefois insuffisant en cytotechnologie. Compte tenu des prévisions de croissance, le nombre de diplômés risque toutefois de ne pas être assez élevé pour faire face à la demande au cours des prochaines années.
3211 - Technologues médicaux/technologues médicales et assistants/assistantes en anatomopathologie
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 3211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 3 350 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 5 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 3,1 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 100 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 150 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 250 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 3211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 18,9 % | 52,7 % |
| Femmes | 81,1 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 3211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 10,0 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 49,9 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 40,0 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 0,0 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 3211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 84,5 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 15,5 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
3211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 64,6 % | 53,2 % |
| Moyen | 45 593 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 4,3 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 65,6 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 30,1 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
3211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 0,0 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 3,9 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 77,1 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 19,0 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 3211 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,9 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 2,2 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 11,3 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 4,9 % | 5,4 % |
| Estrie | 3,3 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 2,6 % | 2,9 % |
| Montérégie | 16,6 % | 18,7 % |
| Montréal | 29,2 % | 24,1 % |
| Laval | 3,0 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 5,9 % | 5,8 % |
| Laurentides | 7,5 % | 7,0 % |
| Outaouais | 4,6 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,4 % | 1,8 % |
| Mauricie | 2,8 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 1,7 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 1,8 % | 1,7 % |
| 3211 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 0,0 % | 11,2 % |
| 3211 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 11,8 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Soins de santé et assistance sociale | 93,2 % |
| - hôpitaux | 80,6 % |
| - laboratoires médicaux et d'analyses diagnostiques | 8,3 % |
| Services de recherche et de développement scientifiques | 4,0 % |