Infirmiers en chef et superviseurs
3151 - Infirmiers/infirmières en chef et superviseurs/superviseures
Textes de la profession
Nature du travail
Les infirmiers en chef et les superviseurs supervisent et coordonnent le travail des infirmiers autorisés, des infirmiers auxiliaires et de tout autre personnel des soins infirmiers dans la prestation des soins aux patients.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CN), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Coordonnateur des soins infirmiers;
coordonnateur des soins infirmiers aux patients;
infirmier en chef;
superviseur des soins infirmiers;
superviseur des soins infirmiers - psychiatrie;
superviseur des soins infirmiers - santé publique.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.
(Mise à jour : octobre 2010)
Au cours des années 1990, le nombre d'infirmiers en chef et superviseurs a diminué de façon importante. Cette baisse s'explique principalement par les compressions budgétaires dans le secteur de la santé et par les conséquences du virage ambulatoire. Leur nombre a recommencé à augmenter par la suite en raison de la croissance des besoins et des priorités gouvernementales en matière de santé. Étant donné que ces tendances récentes devraient se maintenir, on prévoit que leur nombre augmentera de façon notable au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les infirmiers en chef et superviseurs qui prendront leur retraite et, dans une bien moindre mesure, de l'augmentation de l'emploi. Quelques débouchés découleront des postes qui seront libérés par les infirmiers et superviseurs qui obtiendront des promotions à des postes de gestion. Il y a peu de roulement de personnel dans cette profession.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux infirmiers autorisés qui sont titulaires d'un baccalauréat en sciences infirmières (voir la section Formation). Comme le taux de chômage est extrêmement bas dans cette profession, très peu de postes vacants seront pourvus par des infirmiers autorisés en chômage.
Par le passé, il n'était pas nécessaire d'être titulaire d'un baccalauréat en sciences infirmières pour accéder à cette profession. Si quelques infirmiers autorisés titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en soins infirmiers peuvent encore obtenir une promotion dans un poste d'infirmier en chef ou de superviseur, cela est de moins en moins fréquent. D'ailleurs, la proportion des membres de cette profession qui est titulaire d'au moins un baccalauréat est passée de 26 % en 1991 à 47 % en 2006. Cette augmentation montre que la grande majorité des personnes qui ont accédé à cette profession au cours de cette période étaient titulaires d'un baccalauréat. Comme cette tendance semble bien implantée, il devrait en être de même à l'avenir.
Industries
Selon les données du recensement, environ les deux tiers (66 %) des infirmiers en chef et superviseurs travaillaient en 2006 dans les hôpitaux, proportion en forte baisse depuis 1996 (77 %). À l'inverse, on en retrouvait une plus grande proportion dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD, de 14 % à 21 %) et dans les centres locaux de services communautaires (CLSC, de 3 % à 6 %). En raison du vieillissement de la population et du virage ambulatoire, la croissance dans ces établissements devrait se poursuivre et même s'accentuer au cours des prochaines années.
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend des tendances qui influencent les services de santé en établissement et de facteurs organisationnels.
- Services de santé en établissement
Les services de santé en établissement ont connu une baisse importante au cours des années 1990 en raison des compressions budgétaires dans le secteur de la santé et du virage ambulatoire, qui vise la diminution du temps d'hospitalisation et le retour plus rapide des hospitalisés à la maison. Ainsi, le nombre de lits dans les centres de soins généraux et spécialisés (CSGS, appelés couramment hôpitaux) a diminué de 30 % entre 1991 et 1999, pour demeurer assez stable par la suite. Ce phénomène s'est aussi observé dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), de façon moins abrupte, mais plus régulière. En effet, si le nombre de lits dans les CHSLD a diminué moins fortement que dans les CGSG, avec une baisse de 12 % entre 1991 et 2010, cette baisse s'est poursuivie régulièrement tout au long de cette période.
Au cours des prochaines années, le vieillissement de la population et l'accroissement des maladies dégénératives qui y sont liées, l'apparition de nouvelles maladies et de nouveaux traitements, et l'augmentation importante des dépenses gouvernementales dans le domaine de la santé devraient engendrer une hausse des services de santé en institution et favoriser la création d'emplois dans cette profession.
- Facteurs organisationnels
Les infirmiers en chef et superviseurs travaillent en grande majorité dans de gros établissements, soit dans les milieux de travail où on trouve un grand nombre d'infirmières à superviser. Ils sont beaucoup moins présents dans les services de maintien à domicile et d'assistance sociale, secteurs qui connaissent et connaîtront une croissance beaucoup plus forte de l'emploi que les services offerts dans les gros établissements. Ils ont donc été davantage touchés par les effets du virage ambulatoire que d'autres professions du secteur de la santé et bénéficieront moins de la croissance prévue au cours des prochaines années. C'est pourquoi on estime que leur nombre augmentera de façon notable au cours des prochaines années, mais à un rythme moins rapide que dans la plupart des autres professions du secteur de la santé et des services sociaux.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 85 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en baisse légère depuis 1991 (90 %). Environ 65 % des membres de cette profession travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour la moyenne des professions (53 %). Le travail le soir, la nuit et les week-ends est fréquent. Il n'y avait pratiquement pas de travailleurs autonomes dans cette profession en 2006 (moins de 2 % des emplois).
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui font montre de leadership et qui savent s'adapter aux changements. Ils doivent posséder une grande capacité d'adaptation, le sens de l'observation, de l'initiative et un bon jugement. Les candidats doivent savoir résister au stress et aux émotions fortes et être en mesure de bien réagir dans les situations d'urgence. La polyvalence, la patience, l'empathie, la discrétion, le respect, l'esprit d'équipe et les aptitudes à la communication sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme est parfois exigé.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'un diplôme d'études collégiales (DEC) en soins infirmiers ou d'un baccalauréat en sciences infirmières, être membre de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et posséder de l'expérience de travail comme infirmier autorisé (voir 3152). Un cours en gestion ou de l'expérience de gestion peut-être exigée.
Le baccalauréat en sciences infirmières est de plus en plus souvent exigé et la maîtrise représente un atout.
Références utiles
Ordre des infirmières et infirmiers du Québec
Association des infirmières et infirmiers du Canada
Considérations importantes
Les infirmiers en chef et superviseurs ont été davantage touchés par les effets du virage ambulatoire que d'autres professions du secteur de la santé et bénéficieront moins de la croissance prévue au cours des prochaines années. C'est pourquoi on estime que leur nombre augmentera de façon notable au cours des prochaines années, mais à un rythme moins rapide que dans la plupart des autres professions du secteur de la santé et des services sociaux.
Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux infirmiers autorisés qui sont titulaires d'au moins un baccalauréat en sciences infirmières.
3151 - Infirmiers/infirmières en chef et superviseurs/superviseures
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 3151 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 5 600 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 10 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 1,2 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 70 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 250 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 320 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 3151 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 15,4 % | 52,7 % |
| Femmes | 84,6 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 3151 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 1,3 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 40,5 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 57,6 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 0,5 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 3151 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 82,9 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 17,1 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
3151 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 65,7 % | 53,2 % |
| Moyen | 60 600 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 2,2 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 17,3 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 80,5 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
3151 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 0,7 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 2,7 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 49,8 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 46,8 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 3151 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 1,2 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 2,9 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 10,9 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 4,5 % | 5,4 % |
| Estrie | 2,9 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 1,9 % | 2,9 % |
| Montérégie | 19,5 % | 18,7 % |
| Montréal | 19,5 % | 24,1 % |
| Laval | 6,7 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 7,1 % | 5,8 % |
| Laurentides | 9,3 % | 7,0 % |
| Outaouais | 2,4 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 3,5 % | 1,8 % |
| Mauricie | 2,8 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 3,1 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 1,7 % | 1,7 % |
| 3151 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 1,5 % | 11,2 % |
| 3151 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 8,5 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Soins de santé et assistance sociale | 95,3 % |
| - hôpitaux | 65,8 % |
| - établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes (y compris les CHSLD) | 20,8 % |
| - centres de soins ambulatoires (y compris les CLSC) | 5,8 % |