Pharmaciens

3131 - Pharmaciens/pharmaciennes
Textes de la profession

Nature du travail

Les pharmaciens communautaires et les pharmaciens d'hôpitaux remplissent les ordonnances, vendent les médicaments et offrent un service de consultation aux clients et aux professionnels de la santé.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Pharmacien;
pharmacien clinicien;
pharmacien communautaire;
pharmacien de commerce de détail;
pharmacien d'hôpital;
pharmacien industriel.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.

(Mise à jour : septembre 2010)

A) Vue d'ensemble

Au cours des dernières années, le nombre de pharmaciens a augmenté fortement. L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend surtout du niveau de consommation des médicaments prescrits, de l'évolution du champ de pratique des pharmaciens et du nombre de diplômés en pharmacie. Cette tendance à la forte augmentation devrait se maintenir au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les pharmaciens qui prendront leur retraite, mais aussi de l'augmentation de l'emploi. Il y a très peu de roulement dans cette profession. Notons toutefois qu'un certain nombre de pharmaciens se dirigent vers l'enseignement universitaire (voir 4121), la recherche pharmacologique (voir 2121) et la vente (voir 6221). D'autres peuvent accéder à des postes de gestion, par exemple dans la vente de détail (voir 0621). Toutefois, la majorité des diplômés universitaires intègrent cette profession peu après l'obtention de leur diplôme et y demeurent tout au long de leur carrière.

Bassin de main-d'œuvre

Comme il n'y a pratiquement pas de chômeurs dans cette profession, presque tous les débouchés seront pourvus par les diplômés en pharmacie et, dans une moindre mesure, par des immigrants qui satisfont aux exigences de l'Ordre des pharmaciens du Québec. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession en 2006 (11 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement) montre qu'elle est accessible à de nouveaux arrivants. L'apport de l'immigration à cette profession devrait augmenter au cours des prochaines années, car l'Ordre des pharmaciens du Québec a adopté diverses mesures pour aider les personnes qui ont obtenu leur diplôme hors Québec à satisfaire à ses exigences d'admission. En plus, l'Ordre s'est a conclu un accord de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles avec le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens de France en novembre 2009, accord qui permet de faciliter l'obtention d'un permis d'exercice par les pharmaciens diplômés en France.

Cette profession attire passablement de candidats, mais la capacité d'accueil du programme de pharmacie est limitée. Jusqu'à récemment, le nombre de diplômés était insuffisant pour satisfaire à la demande, tant en établissement de santé qu'en pharmacie communautaire. D'ailleurs, le taux de placement des diplômés en pharmacie est excellent et leur taux de chômage très faible, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

Face au manque de diplômés, les universités ont fait augmenter fortement le nombre d'admissions annuelles depuis l'an 2000. Selon les données du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, le nombre de diplômés en pharmacie a en conséquence augmenté de 65 % entre 2002 et 2008, passant d'environ 210 à 350. Par ailleurs, des employeurs réorganisent le travail en confiant à des assistants en pharmacie (voir 3414) une partie des tâches auparavant effectuées par des pharmaciens. Des négociations sur la dévolution de certaines tâches réservées jusqu'à maintenant aux pharmaciens sont aussi en cours avec l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (3152).

Industries

Selon les données du recensement, environ 82 % des pharmaciens travaillaient en 2006 dans des pharmacies et 17 % dans des hôpitaux. Les autres se retrouvaient surtout les services de recherche et de développement scientifiques.

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend surtout du niveau de consommation des médicaments prescrits, de l'évolution du champ de pratique des pharmaciens et de l'offre de main-d'œuvre.

A) Niveau de consommation des médicaments prescrits

Les principaux facteurs qui influencent cette consommation sont le vieillissement de la population, le développement rapide de nouveaux médicaments et la présence des régimes d'assurance médicaments, privés et public.

- Vieillissement de la population

Si la consommation de médicaments non prescrits varie peu en fonction de l'âge, celle des médicaments prescrits augmente très rapidement à compter de 25 ans. En effet, selon l'Enquête sociale et de la santé 1998 de l'Institut de la statistique du Québec, un peu plus de la moitié des personnes âgées de 65 ans et plus ont consommé au moins trois médicaments prescrits dans une période de deux jours, proportion cinq fois plus élevée que chez les personnes âgées de 25 à 44 ans. En conséquence, le vieillissement de la population devrait entraîner une hausse importante de la consommation de médicaments prescrits au cours des prochaines années.

- Développement de nouveaux médicaments

Le développement de nouveaux médicaments joue aussi un rôle important dans la croissance de la consommation des médicaments prescrits. L'étude citée plus tôt révèle en effet que cette consommation connaît une croissance très forte dans toutes les tranches d'âge. Par exemple, la proportion de la population totale qui a consommé au moins trois médicaments dans une période de deux jours a plus que doublé entre 1987 et 1998. En outre, les médicaments consommés sont de plus en plus variés. Cette tendance devrait se maintenir. En effet, la croissance des investissements de l'industrie pharmaceutique en recherche et développement, tant au pays qu'à l'étranger, devrait mener à la découverte et à la commercialisation de nombreux nouveaux médicaments au cours des prochaines années. Ce facteur continuera donc à contribuer à la croissance de la consommation des médicaments prescrits.

- Régimes d'assurance médicaments

La hausse de la consommation des médicaments prescrits entraîne une forte augmentation des coûts reliés à leur achat. Les ménages qui doivent y consacrer des sommes très élevées ou ceux à faibles revenus pourraient se voir obligés de renoncer à ces achats. Toutefois, cette baisse de consommation potentielle est en bonne partie annulée par la généralisation des régimes d'assurance médicaments, privés et public. Ainsi, l'inclusion de régimes d'assurance médicaments privés dans les conditions de travail est de plus en plus répandue.

La mise sur pied du régime d'assurance médicaments du Québec en 1997 pour les personnes qui ne bénéficient pas de tels régimes a aussi contribué à accroître l'accessibilité des médicaments prescrits. Ainsi, le nombre d'ordonnances par participant a plus que doublé entre 1998 et 2007.

- Conclusion sur le niveau de consommation des médicaments prescrits

Résultat de ces tendances, la part des médicaments avec ordonnance dans les coûts de santé est passée au Canada de 6,3 % à 14,0 % de 1975 à 2007, selon l'Institut canadien d'information sur la santé. La présence du régime d'assurance médicaments au Québec accentue encore ces tendances, rendant plus accessibles les coûts reliés à la hausse de la consommation des médicaments prescrits. Ainsi, alors que la part des médicaments (avec ou sans ordonnances) dans les coûts de santé était au Québec inférieure à la moyenne canadienne en 1985 (8,3 % par rapport à 9,5 %), elle lui était en 2007 nettement supérieure (19,7 % par rapport à 16,8 %). Avec ce 19,7 %, le Québec était d'ailleurs cette année-là la province où la part des médicaments dans les coûts de santé était la plus élevée au Canada. Tous ces facteurs laissent présager le maintien de la tendance à la hausse rapide du niveau de consommation des médicaments prescrits au cours des prochaines années. Cela favorisera bien sûr l'emploi dans cette profession.

B) Évolution du champ de pratique des pharmaciens

À la suite de l'entrée en vigueur de la Loi modifiant le Code des professions (loi 90) en 2003, le champ de pratique des pharmaciens s'est élargi de façon significative. En effet, les pharmaciens, en plus de préparer et vendre des médicaments, et donner leur opinion et des conseils sur leur consommation, peuvent :

  • surveiller la thérapie médicamenteuse (ce qu'on appelle le monitorage pharmacothérapeutique);

  • entreprendre ou modifier, selon une ordonnance, la thérapie médicamenteuse, en recourant, s'il y a lieu, aux analyses de laboratoire appropriées;

  • prescrire un médicament requis à des fins de contraception orale d'urgence et exécuter eux-mêmes l'ordonnance.

Cet élargissement a bien sûr eu un impact positif sur la demande de pharmaciens.

C) Offre de main-d'œuvre

Au cours des dernières années, la forte demande de pharmaciens n'a pu être entièrement comblée en raison du nombre trop peu élevé de diplômés du baccalauréat en pharmacie. La situation s'est toutefois améliorée récemment grâce à une augmentation de plus de 50 % du nombre d'étudiants et de diplômés. Il est toutefois trop tôt pour pouvoir déterminer si cette augmentation sera suffisante pour éliminer la pénurie actuelle et satisfaire à l'augmentation de la demande. En plus, l'importante féminisation de la profession pourrait atténuer les effets de l'augmentation du nombre de diplômés. En effet, comme les femmes occupant des postes de professionnels dans le secteur de la santé travaillent généralement moins d'heures que les hommes, il n'est pas certain que les nouveaux diplômés, formés à 75 % de femmes, travailleront autant d'heures qu'en travaillent les futurs retraités, formés à 70 % d'hommes.

Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, on prévoit que le nombre de pharmaciens augmentera fortement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 64 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en forte hausse depuis 1991 (55 %). Cette proportion devrait continuer à augmenter au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent selon les années entre 70 % et 80 % des nouveaux diplômés en pharmacie. Ce phénomène s'observe également dans les données de l'Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ). En effet, les femmes formaient en mars 2010 environ 65 % de leurs membres, alors qu'elles n'en représentaient que 41 % en 1988. Environ 63 % des pharmaciens travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, pourcentage nettement plus élevé que pour la moyenne des professions (53 %). Le travail le soir et le week-end est assez répandu. Notons qu'au Québec seul un pharmacien peut exploiter une pharmacie.

Même si la proportion de travailleurs autonomes est deux fois plus élevée dans cette profession que dans l'ensemble des professions (24 % par rapport à 11 %), une forte majorité des pharmaciens sont salariés. Selon les données de l'OPQ, la proportion de salariés a d'ailleurs augmenté de façon importante au cours des dernières années, reflet à la fois de la concentration dans le milieu des pharmacies et de la féminisation de la profession. En effet, les femmes étaient en 2010 beaucoup moins souvent propriétaires d'une pharmacie que les hommes (17 % par rapport à 36 %). Reflet de la forte demande dans cette profession, le revenu d'emploi moyen des pharmaciens qui travaillent à temps plein et à l'année a augmenté près de deux fois plus rapidement que dans l'ensemble des professions entre 1995 et 2000 (23 % par rapport à 12 %) et cinq fois plus rapidement entre 2000 et 2005 (80 % par rapport à 15 %).

Exigences

Pour accéder à cette profession, les candidats doivent posséder un excellent dossier scolaire et de la facilité en sciences. Ces candidats doivent faire preuve d'empathie, avoir de la facilité à communiquer et à vulgariser. La capacité de concentration, la minutie, la patience et l'amabilité sont des qualités importantes. Comme les pharmaciens sont souvent responsables de gérer les activités reliées à la vente et à l'utilisation des médicaments prescrits, surtout lorsqu'ils sont propriétaires de pharmacie, ils doivent aussi posséder des compétences en gestion. Le bilinguisme est essentiel, autant pour servir la clientèle que pour pouvoir consulter documents ou articles sur les médicaments.

B) Tendances par spécialité

- Pharmaciens d'établissements de santé

En se basant sur les données des recensements et de l'Ordre des pharmaciens du Québec, on peut estimer que les pharmaciens d'établissement de santé représentent un peu moins de 20 % des membres de ce groupe professionnel.

Malgré les compressions gouvernementales dans le domaine de la santé et la diminution du nombre de patients dans les hôpitaux à la suite du virage ambulatoire, le nombre de pharmaciens d'établissements de santé a augmenté au même rythme que les autres membres de cette profession au cours des dernières années. Cette hausse s'explique par l'alourdissement des cas, l'avènement constant de nouveaux médicaments et l'importance croissante du contrôle sur l'utilisation efficace des médicaments, tant du côté de la qualité des soins que de la gestion des budgets. Ces pharmaciens se retrouvent surtout dans des hôpitaux.

Depuis quelques années, les établissements de santé éprouvent de grandes difficultés à pourvoir leurs postes de pharmaciens. En effet, cette spécialité fait face à une augmentation importante des départs des pharmaciens d'établissements vers le secteur privé, qui offre de meilleures conditions de travail, même si l'accès au poste de pharmacien d'établissement requiert habituellement des études plus poussées (maîtrise).

Face à cette situation, le ministère de la Santé et des Services sociaux a mis en œuvre en 2004 un programme d'intéressement à la pratique dans les établissements de santé. Ce programme offre des bourses et des emplois d'été à des étudiants en pharmacie qui s'engagent à travailler en établissement de santé à la fin de leurs études. Ces bourses vont de 5 000 $ par an aux étudiants du premier cycle à 30 000 $ pour ceux de la maîtrise en pharmacie d'hôpital.

Si ces mesures ont contribué à une hausse importante du nombre d'étudiants inscrits à la maîtrise en 2004, ce nombre est retombé à son niveau antérieur de 2005 à 2007. Il semble donc que seule l'amélioration des conditions de travail de ces pharmaciens permettrait d'attirer suffisamment de candidats à cette spécialité pour satisfaire aux besoins. D'ailleurs, le gouvernement a décidé au début 2009 de verser une prime aux pharmaciens d'établissement qui accepteront de travailler plus d'heures. Il serait toutefois étonnant que cette mesure solutionne le problème de pénurie.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut être titulaire d'un baccalauréat en pharmacie, offert au Québec par les universités Laval et de Montréal. L'appartenance à l'Ordre des pharmaciens du Québec est obligatoire pour exercer la profession et pour porter le titre de pharmacien. Les conditions d'admission à l'Ordre comprennent un stage internat de 600 heures sous la surveillance d'un pharmacien.

Les programmes de maîtrise en pharmacie d'hôpital et en pratique en établissement de santé représentent des atouts importants pour accéder aux postes de pharmaciens d'établissements de santé.

Compte tenu de l'avènement constant de nouveaux médicaments et de l'évolution du rôle du pharmacien, la formation continue est essentielle.

Références utiles

Ordre des pharmaciens du Québec

Association professionnelle des pharmaciens salariés du Québec
Courriel : appsq@hotmail.com

Association des pharmaciens d'établissements de santé du Québec

Association québécoise des pharmaciens propriétaires

Faculté de pharmacie de l'Université de Montréal

Faculté de pharmacie de l'Université Laval

Considérations importantes

Compte tenu de la hausse de consommation des médicaments prescrits et de l'augmentation prévue du nombre de diplômés en pharmacie, le nombre de pharmaciens devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.

Le taux de placement des diplômés en pharmacie est excellent et leur taux de chômage très faible.

Face aux grandes difficultés éprouvées par les établissements de santé pour pourvoir leurs postes de pharmaciens, le ministère de la Santé et des Services sociaux offre des bourses et des emplois d'été à des étudiants en pharmacie qui s'engagent à travailler en établissement de santé à la fin de leurs études.

3131 - Pharmaciens/pharmaciennes
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 3131 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 5 800 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 10 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 2,7 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 150 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 200 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 350 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 3131 Ensemble des
professions
Hommes 36,4 % 52,7 %
Femmes 63,6 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 3131 Ensemble des
professions
15- 24 ans 4,9 % 14,1 %
25- 44 ans 56,7 % 45,1 %
45- 64 ans 34,1 % 38,8 %
65 ans et plus 4,3 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 3131 Ensemble des
professions
Plein temps 80,6 % 79,2 %
Temps partiel 19,4 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
3131 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 62,7 % 53,2 %
Moyen 113 698 45 157
0 à 19 999 $ 3,0 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 6,8 % 52,4 %
50 000 $ et plus 90,2 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
3131 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 0,0 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 0,7 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 2,9 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 96,3 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 3131 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 1,5 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 2,6 % 2,5 %
Capitale-Nationale 14,9 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 7,6 % 5,4 %
Estrie 3,2 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,9 % 2,9 %
Montérégie 16,4 % 18,7 %
Montréal 23,1 % 24,1 %
Laval 4,9 % 5,0 %
Lanaudière 4,0 % 5,8 %
Laurentides 6,0 % 7,0 %
Outaouais 2,4 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 2,0 % 1,8 %
Mauricie 4,2 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 3,8 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,7 % 1,7 %


3131 Ensemble des
professions
Travail autonome 24,1 % 11,2 %


3131 Ensemble des
professions
Immigration 10,6 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Magasins de produits de santé et de soins personnels (y compris les pharmacies) 82,0 %
Hôpitaux 17,0 %