Vétérinaires

3114 - Vétérinaires
Textes de la profession

Nature du travail

Les vétérinaires préviennent, diagnostiquent et traitent les maladies et les infections chez les animaux et renseignent les clients sur l'élevage, l'alimentation, l'hygiène et le soin des animaux.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Inspecteur vétérinaire;
pathologiste-vétérinaire;
physiologiste vétérinaire;
vétérinaire;
vétérinaire de jardin zoologique;
vétérinaire spécialiste des petits animaux.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.

(Mise à jour : septembre 2010)

Au cours des dernières années, le nombre de vétérinaires a augmenté fortement. Cette augmentation s'explique principalement par la croissance de la demande de services vétérinaires pour les animaux de compagnie et par l'intégration au marché du travail d'un nombre relativement élevé de diplômés. Étant donné que ces tendances devraient se maintenir, on prévoit que le nombre de vétérinaires continuera à augmenter fortement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu de l'augmentation de l'emploi et des besoins de remplacement des vétérinaires qui seront assez nombreux à prendre leur retraite. Il y a peu de roulement dans cette profession. Notons toutefois qu'un certain nombre de vétérinaires se dirigent vers l'enseignement universitaire (voir 4121) ou collégial (voir 4131), la recherche (voir 2121), l'inspection alimentaire (voir 2222) et la vente (voir 6221). Règle générale, les diplômés universitaires intègrent cette profession peu après l'obtention de leur diplôme et y demeurent tout au long de leur carrière.

Bassin de main-d'œuvre

Comme il n'y a pratiquement pas de chômeurs dans cette profession, la grande majorité des débouchés seront pourvus par les diplômés du doctorat en médecine vétérinaire. Un certain nombre de débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux conditions d'accès à la profession. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession en 2006 (13 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement) montre qu'elle est accessible à de nouveaux arrivants.

Cette profession attire de nombreux candidats, mais seule une minorité d'entre eux peuvent y accéder parce que la capacité d'accueil de ce programme est limitée. Selon la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, ce programme attire en moyenne de 500 à 600 demandes, mais elle en accepte moins de 100. En outre, quelques places sont réservées aux francophones hors Québec. Le taux de placement de ces diplômés est excellent et leur taux de chômage très peu élevé, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

Industries

Selon les données du recensement, environ 87 % des vétérinaires travaillaient en 2006 dans les services vétérinaires, les autres œuvrant principalement dans l'administration publique (9 %). Notons que le nombre de vétérinaires travaillant dans l'administration publique a diminué du tiers entre 1991 et 1996 à la suite des compressions budgétaires gouvernementales, pour ensuite doubler entre 1996 et 2006.

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend de la demande de services vétérinaires et du rythme de croissance du bassin de main-d'œuvre.

La demande de services vétérinaires provient en premier lieu de la médecine des animaux de compagnie, de celle des grands élevages et de la santé publique. Il existe aussi une demande, quoique plus faible, du côté des soins équins, de la médecine des animaux sauvages et exotiques dans les jardins zoologiques, et de l'industrie de la production animale.

- Médecine des animaux de compagnie

Du côté de la médecine des animaux de compagnie, les perspectives semblent positives. Que ce soit pour combattre la solitude, pour se protéger ou en raison de la popularité croissante de la zoothérapie (utilisation des animaux de compagnie pour atteindre l'équilibre affectif et psychologique), ce secteur d'intervention progresse régulièrement. D'ailleurs, les dépenses des familles en soins vétérinaires ont connu une croissance avoisinant les 90 % de 1997 à 2008, selon les données de l'Enquête sur les dépenses des ménages de Statistique Canada. Même si le vétérinaire demeure un professionnel polyvalent qui doit maîtriser plusieurs types d'interventions auprès d'une grande variété d'espèces animales, on observe une tendance à la spécialisation des soins : médecine interne, chirurgie, ophtalmologie, dermatologie, radiologie, etc. Face à cette tendance, l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec a d'ailleurs entrepris des démarches pour faire reconnaître officiellement un nombre plus élevé de spécialités.

Ce champ de pratique occupait plus de la moitié des membres de l'OMVQ en mars 2008 et connaissait un taux de croissance cinq fois plus élevé que les autres champs de pratique des médecins vétérinaires.

- Médecine des grands élevages et des animaux de la ferme

La médecine des grands élevages et des animaux de la ferme est, elle, plus orientée vers la rentabilité de l'industrie animale. Cette orientation passe tant par la prévention, le diagnostic et les soins aux animaux que par la recherche et le développement de technologies et de systèmes de gestion de la santé animale. Même si ces services sont très importants pour les exploitants agricoles, ce créneau semble assez saturé, compte tenu de la faible croissance du nombre de troupeaux des grands élevages et d'animaux de ferme. D'ailleurs, le nombre de membres de l'OMVQ qui pratiquent dans ce domaine n'a pas augmenté au cours des dernières années.

Malgré l'absence de croissance dans ce champ d'intervention, on y observe un manque de vétérinaires parce qu'il attire beaucoup moins de candidats que par le passé. On attribue en bonne partie ce manque d'attrait par la rapide féminisation de la profession. En effet, les données de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ) montrent que la proportion de femmes dans cette profession est passée de 27 % à 56 % entre 1988 et 2009. Ce phénomène se poursuivra et s'accentuera au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent selon les années de 70 % à 85 % des nouveaux diplômés en médecine vétérinaire, selon les données du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Or, les femmes vétérinaires sont beaucoup plus attirées par la médecine des animaux de compagnie que par celle des animaux de ferme. Alors qu'elles occupaient en mars 2007 environ 64 % des emplois dans la pratique des petits animaux, elles ne comptaient que pour 28 % des vétérinaires en pratique d'animaux de ferme (proportion tout de même en hausse), selon les données de l'OMVQ.

On peut donc s'attendre à ce que ce champ de pratique offre de bonnes possibilités d'emplois aux candidats trop peu nombreux qui s'y dirigeront au cours des prochaines années.

- Santé publique

Le nombre de vétérinaires travaillant dans le secteur de la santé publique a diminué lors des compressions budgétaires gouvernementales des années 1990 avant de repartir en hausse par la suite en raison de la sensibilisation accrue de la population aux questions touchant la santé publique. La population s'inquiète entre autres au sujet des questions suivantes : maladies contagieuses, contrôle des animaux importés, inspection alimentaire, utilisation des médicaments et des hormones de croissance pour les animaux et leurs effets sur les humains, etc. Des événements comme la crise de la vache folle ne peuvent qu'accentuer cette tendance. Même s'il n'occupait que 3,5 % des membres de l'OMVQ en 2008, le contrôle des épizooties est d'ailleurs le champ de pratique qui a connu la plus forte croissance au cours des dernières années. En ajoutant à ce nombre les médecins vétérinaires travaillant dans l'inspection des viandes et les laboratoires de diagnostic, on évalue à environ 12 % la proportion des membres de l'OMVQ qui travaillaient dans le domaine de la santé publique en 2008.

- Rythme de croissance du bassin de main-d'œuvre

Même si la demande de services vétérinaires a augmenté de façon significative, son évolution ne peut à elle seule expliquer le niveau de croissance du nombre de vétérinaires au cours des dernières années. Puisque cette profession est composée en grande partie de travailleurs autonomes (environ 44 % par rapport à 11 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement de 2006), l'évolution de l'emploi dans cette profession dépend aussi de la différence entre le nombre de nouveaux arrivants, essentiellement des diplômés, et le nombre de retraites et de décès. En effet, rien n'empêche ces diplômés de s'établir à leur compte dès qu'ils deviennent membres de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec, même dans un marché déjà bien desservi.

Chaque année, de 80 à 90 diplômés de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal intègrent cette profession sur le marché franco-canadien, surtout au Québec. Même si une certaine proportion d'entre eux trouvent un emploi dans d'autres professions connexes, cet apport demeure élevé compte tenu de la croissance de la demande de services vétérinaires. Cela explique en bonne partie que le revenu moyen d'emploi des vétérinaires est nettement inférieur à celui des autres professionnels de la santé.

- Changements technologiques

Quelques nouveautés technologiques font leur apparition dans l'exercice de cette profession, souvent en lien avec la tendance à la spécialisation des champs d'interventions : utilisation du laser, échographie, imagerie médicale, etc. Ce phénomène s'ajoute au développement constant de la pratique en médecine vétérinaire pour rendre incontournable la nécessité de la formation continue.

Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, le nombre de vétérinaires devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données du recensement de 2006, les femmes occupaient 51 % des postes de vétérinaires, proportion en hausse notable depuis 1991 (35 %). Environ 66 % d'entre eux travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour l'ensemble des professions (environ 53 %).

Exigences

Pour accéder à cette profession, les candidats doivent aimer les animaux et posséder un excellent dossier scolaire. Ces candidats doivent faire preuve d'empathie, avoir de la facilité à communiquer et à vulgariser. Ils doivent démontrer des aptitudes à l'analyse et à la résolution de problèmes, et au travail d'équipe. La capacité de concentration, le sens de l'observation et la dextérité sont des qualités importantes. Ceux qui travaillent à leur compte doivent aussi posséder des compétences en gestion. Le bilinguisme est souvent essentiel.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut être titulaire d'un doctorat en médecine vétérinaire (D.M.V.). Seule la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal offre cette formation au Québec. En plus, la Faculté offre de nombreux programmes de deuxième cycle (voir la section Références).

L'appartenance à l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec est obligatoire pour exercer la profession et pour porter le titre de médecin vétérinaire.

Compte tenu de l'évolution dans le domaine de la médecine vétérinaire, la formation continue est essentielle.

Références utiles

Ordre des médecins vétérinaires du Québec

Université de Montréal
Faculté de médecine vétérinaire

Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec

Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation

Considérations importantes

Cette profession attire de nombreux candidats, mais seule une minorité d'entre eux peuvent accéder à cette profession parce que la capacité d'accueil du programme de doctorat en médecine vétérinaire est limitée.

Le nombre de diplômés de la Faculté de médecine vétérinaire semble élevé compte tenu de la croissance de la demande de services vétérinaires. Cela explique sûrement en partie que le revenu moyen d'emploi des vétérinaires soit nettement inférieur à celui des autres professionnels de la santé.

La demande augmente beaucoup plus vite dans le domaine de la médecine des animaux de compagnie que dans celui de la médecine des grands élevages et des animaux de la ferme. On observe par contre un manque de vétérinaires dans ce dernier champ d'intervention. Il attire en effet beaucoup moins de candidats que par le passé en raison de la féminisation rapide de cette profession.

3114 - Vétérinaires
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 3114 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 1 650 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 5 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 2,0 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 35 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 40 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 75 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 3114 Ensemble des
professions
Hommes 49,3 % 52,7 %
Femmes 50,7 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 3114 Ensemble des
professions
15- 24 ans 0,8 % 14,1 %
25- 44 ans 59,9 % 45,1 %
45- 64 ans 38,0 % 38,8 %
65 ans et plus 1,3 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 3114 Ensemble des
professions
Plein temps 87,7 % 79,2 %
Temps partiel 12,3 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
3114 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 66,1 % 53,2 %
Moyen 73 805 45 157
0 à 19 999 $ 7,0 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 19,5 % 52,4 %
50 000 $ et plus 73,5 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
3114 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 1,0 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 1,3 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 3,1 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 94,5 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 3114 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,0 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 2,6 % 2,5 %
Capitale-Nationale 5,5 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 11,5 % 5,4 %
Estrie 4,7 % 3,9 %
Centre-du-Québec 5,7 % 2,9 %
Montérégie 26,4 % 18,7 %
Montréal 14,1 % 24,1 %
Laval 4,2 % 5,0 %
Lanaudière 10,4 % 5,8 %
Laurentides 5,5 % 7,0 %
Outaouais 2,1 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 1,3 % 1,8 %
Mauricie 3,7 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 2,3 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,0 % 1,7 %


3114 Ensemble des
professions
Travail autonome 44,4 % 11,2 %


3114 Ensemble des
professions
Immigration 12,9 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Autres services professionnels, scientifiques et techniques (y compris les services vétérinaires) 87,4 %
Administration publique 9,2 %
- fédérale 6,3 %
- provinciale 3,1 %
Universités 3,1 %