Dentistes

3113 - Dentistes
Textes de la profession

Nature du travail

Les dentistes diagnostiquent, soignent, préviennent et contrôlent les maladies des dents et de la bouche.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Dentiste;
chirurgien dentiste.

* Spécialistes :
chirurgien buccal et maxillo-facial;
dentiste en santé communautaire;
orthodontiste;
parodontiste;
prosthodontiste;
endodontiste;
spécialiste en dentisterie pédiatrique;
spécialiste en médecine buccale.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.

(Mise à jour : septembre 2010)

Au cours des dernières années, le nombre de dentistes a augmenté de façon notable. Cette augmentation s'explique principalement par la hausse de la demande des services offerts par les dentistes ainsi que par la croissance du bassin de main-d'œuvre. Même si la demande des services offerts par les dentistes devrait augmenter un peu moins rapidement que par le passé, le nombre de nouveaux arrivants dans cette profession continuera à surpasser nettement le nombre de retraites et de décès. En conséquence, on prévoit que le nombre de dentistes continuera à augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront essentiellement des postes qui seront libérés par les dentistes qui prendront leur retraite et, dans une moindre mesure, de l'augmentation de l'emploi. Il y a très peu de roulement dans cette profession. Notons toutefois qu'un certain nombre de dentistes se dirigent vers l'enseignement universitaire (voir 4121). Règle générale, les diplômés universitaires intègrent cette profession peu après l'obtention de leur diplôme et y demeurent tout au long de leur carrière.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront en premier lieu accessibles aux titulaires d'un doctorat en médecine dentaire (D.M.D.) ou en chirurgie dentaire et, dans une moindre mesure, aux immigrants qui satisfont aux exigences de l'Ordre des dentistes du Québec. Si on retrouve une proportion deux fois plus élevée d'immigrants dans cette profession que dans l'ensemble des professions (25 % par rapport à 12 %, selon les données du recensement de 2006), il faut noter que seulement 9 % des dentistes ont obtenu leur diplôme à l'étranger. Ces deux pourcentages devraient augmenter à l'avenir, pour deux raisons.

Premièrement, l'Ordre des dentistes a signé en novembre 2009 avec le Conseil national des chirurgiens dentistes de France une entente de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles qui facilite l'exercice de la profession dans les deux pays pour les dentistes de France et du Québec.

En second lieu, la Fédération canadienne des organismes de réglementation dentaire (FCORD), organisme responsable de l'examen qui permet l'accès à l'Ordre des dentistes du Québec, a reçu en 2010 un montant substantiel du Programme canadien de reconnaissance des titres de compétences étrangers afin de simplifier le processus d'évaluation des dentistes généralistes formés à l'étranger, ce qui permettra à ceux dont les connaissances et compétences auront été jugées équivalentes à celles des diplômés canadiens de s'inscrire à l'examen d'admission sans avoir à suivre des études supplémentaires.

Comme il n'y a pratiquement pas de chômeurs dans cette profession, presque tous les postes vacants seront pourvus par ces diplômés et immigrants. Cette profession attire de nombreux candidats, mais seule une faible minorité d'entre eux peut accéder à cette profession en raison du contingentement des programmes de médecine dentaire. En outre, une proportion significative des diplômés en sciences dentaires décide d'exercer cette profession dans une autre province ou à l'étranger. D'ailleurs, ces diplômés proviennent souvent d'une autre province et viennent au Québec pour étudier. Par exemple, les universités francophones réservent un certain nombre de places pour des francophones hors Québec. Dans ce contexte, le taux de placement des diplômés en médecine dentaire et en chirurgie dentaire est excellent et leur taux de chômage très faible, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

Précision

Cette profession regroupe les dentistes (ou chirurgiens dentistes) et les dentistes spécialistes. Ces spécialistes représentent environ 10 % des professionnels membres de l'Ordre des dentistes du Québec. L'Ordre reconnaît dix spécialités. Par ordre d'importance en mars 2010, elles sont : l'orthodontie, la chirurgie buccale et maxillo-faciale, la parodontie, la prosthodontie, la dentisterie pédiatrique, l'endodontie, la médecine buccale, la santé dentaire communautaire, la pathologie buccale et maxillo-faciale, et la radiologie buccale et maxillo-faciale.

Industries

Selon les données du recensement, environ 98 % des dentistes travaillaient en 2006 dans des cabinets privés. On en retrouvait aussi un certain nombre dans les hôpitaux (2 %).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend de la demande des services offerts par les dentistes et du rythme de croissance du bassin de main-d'œuvre.

- Demande des services offerts par les dentistes

Au cours des années 1980 et 1990, plusieurs facteurs se sont conjugués pour faire croître cette demande. Tout d'abord, l'accessibilité des programmes de santé dentaire, les efforts de prévention et de promotion de l'hygiène dentaire dans les garderies et les écoles, et la sensibilisation croissante de la population aux problèmes de santé buccale ont favorisé l'augmentation du nombre de visites chez le dentiste. Ensuite, les dentistes se sont orientés davantage vers la réparation, le contrôle de la santé buccale, le dépistage de maladies, l'entretien et l'hygiène que vers l'extraction. En conséquence, on observe maintenant une diminution du nombre d'édentés qui consultent beaucoup moins les dentistes et une augmentation des actes qui exigent des interventions multiples et régulières. Au cours de cette période, les dentistes ont fait la promotion de solutions de rechange aux prothèses dentaires amovibles (dentiers, partiels, etc.), comme la pose d'implants, mesure coûteuse, mais qui gagne en popularité. Autre facteur positif pour les dentistes, le domaine de l'esthétique dentaire génère de plus en plus de travail. Ces tendances ont entraîné une augmentation notable du nombre de dentistes et ont permis de faire diminuer de plus de 25 % le ratio population/dentiste entre 1981 et 1999, et de rattraper le retard historique du Québec à cet égard par rapport au reste du Canada.

La sensibilisation accrue de la population à la santé buccale, qui a dans un premier temps favorisé l'augmentation du nombre de visites chez le dentiste, a par la suite fait diminuer de façon significative le nombre de caries et, par le fait même, le nombre d'actes liés à la réparation. De l'autre côté, la diversification des actes réalisés par les dentistes, surtout du côté de l'implantologie, de l'orthodontie, de la dentisterie esthétique et de la dentisterie gériatrique, a plus que compensé cette baisse. Cela explique en bonne partie le fait que le ratio population/dentiste est demeuré assez stable entre 1999 et 2008. Notons que ce ratio varie beaucoup selon les régions, passant parfois du simple au double, voire au triple dans certaines régions.

Au cours des prochaines années, les actes réalisés par les dentistes continueront à se diversifier dans les domaines mentionnés, surtout du côté de la dentisterie gériatrique en raison du vieillissement de la population. On peut donc s'attendre à ce que le ratio population/dentiste diminue quelque peu.

- Rythme de croissance du bassin de main-d'œuvre

Malgré la hausse de la demande des services offerts par les dentistes, le nombre d'étudiants et de diplômés en médecine dentaire est demeuré assez stable. Ce niveau d'effectif permet une croissance du nombre de dentistes plus élevée que celle de la population, ce qui explique la baisse du ratio population/dentiste. Cette croissance demeure toutefois inférieure à celle de la demande des services offerts par les dentistes. Les données du recensement nous montrent d'ailleurs que le revenu d'emploi annuel moyen des dentistes a augmenté nettement plus rapidement que celui de l'ensemble des professions entre 2001 et 2006 (plus de 40 % de hausse par rapport à environ 15 %), tandis qu'il avait augmenté à peine un peu plus rapidement entre 1991 et 2001.

Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, on prévoit que le nombre de dentistes augmentera de façon notable au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

La présence des femmes est de plus en plus importante dans cette profession. Selon les données des recensements, la proportion de femmes est passée de 19 % à 39 % entre 1991 et 2006. Ce phénomène s'observe avec la même ampleur dans les données de l'Ordre des dentistes du Québec. En effet, les femmes formaient en mars 2009 environ 40 % de leurs membres, alors qu'elles n'en représentaient que 16 % en 1988. Cette proportion devrait continuer d'augmenter rapidement au cours des prochaines années. En effet, selon les données du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, elles représentent selon les années de 50 % à 65 % des nouveaux diplômés en médecine dentaire. Comme les femmes occupant des postes de professionnels dans le secteur de la santé travaillent généralement moins d'heures que les hommes, l'augmentation de la proportion de femmes dans cette profession pourrait entraîner une certaine croissance de l'emploi.

La donnée sur le revenu annuel d'emploi (136 968 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 40 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait tout de même à 120 934 $. Le travail le soir et le week-end est assez répandu.

Exigences

Pour accéder à cette profession, les candidats doivent posséder un excellent dossier scolaire. Ces candidats doivent faire preuve d'empathie, avoir de la facilité à communiquer et à vulgariser. Ils doivent démontrer des aptitudes à l'analyse et à la résolution de problèmes. La capacité de concentration, la dextérité, la résistance physique, la patience et l'amabilité sont des qualités importantes. Étant souvent à la tête d'une petite entreprise, ils doivent aussi posséder des compétences en gestion. Le bilinguisme est essentiel, autant pour servir la clientèle que pour pouvoir consulter ou rédiger des documents de recherche.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut être titulaire d'un doctorat en médecine dentaire (D.M.D.) ou en chirurgie dentaire (D.D.S.). Une formation de deuxième cycle universitaire permet d'acquérir une spécialité.

L'appartenance à l'Ordre des dentistes du Québec est obligatoire pour porter le titre et exercer la profession.

Compte tenu de l'apparition constante de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques, la formation continue est essentielle.

Références utiles

Ordre des dentistes du Québec

Association des chirurgiens dentistes du Québec

Fédération des dentistes spécialistes du Québec (FDSQ)

Association dentaire canadienne

Fédération canadienne des organismes de réglementation dentaire (FCORD)

Université de Montréal, doctorat en médecine dentaire
Faculté de médecine dentaire

Université Laval, doctorat en médecine dentaire
Faculté de médecine dentaire

McGill University, Faculty of Dentistry

Considérations importantes

Étant donné que le nombre de nouveaux arrivants devrait surpasser nettement le nombre de retraites et de décès, on prévoit que le nombre de dentistes augmentera de façon notable au cours des prochaines années.

Cette profession attire de nombreux candidats, mais seule une faible minorité d'entre eux peuvent accéder à cette profession en raison du contingentement des programmes de médecine dentaire.

Des mesures récentes ont été prises pour faciliter la reconnaissance des diplômes obtenus à l'étranger et permettre à un plus grand nombre d'immigrants d'accéder plus facilement et plus rapidement à la profession.

Cette profession se féminise rapidement.

3113 - Dentistes
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 3113 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 4 800 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 0 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 1,3 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 60 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 150 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 210 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 3113 Ensemble des
professions
Hommes 61,5 % 52,7 %
Femmes 38,5 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 3113 Ensemble des
professions
15- 24 ans 1,2 % 14,1 %
25- 44 ans 51,4 % 45,1 %
45- 64 ans 42,6 % 38,8 %
65 ans et plus 4,8 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 3113 Ensemble des
professions
Plein temps 85,7 % 79,2 %
Temps partiel 14,3 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
3113 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 39,4 % 53,2 %
Moyen 136 968 45 157
0 à 19 999 $ 4,9 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 10,9 % 52,4 %
50 000 $ et plus 84,2 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
3113 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 0,0 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 0,0 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 4,5 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 95,5 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 3113 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,6 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,1 % 2,5 %
Capitale-Nationale 7,9 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 3,2 % 5,4 %
Estrie 3,2 % 3,9 %
Centre-du-Québec 1,9 % 2,9 %
Montérégie 16,4 % 18,7 %
Montréal 37,5 % 24,1 %
Laval 6,1 % 5,0 %
Lanaudière 4,6 % 5,8 %
Laurentides 6,5 % 7,0 %
Outaouais 4,2 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 1,3 % 1,8 %
Mauricie 1,3 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 3,1 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 1,0 % 1,7 %


3113 Ensemble des
professions
Travail autonome 79,0 % 11,2 %


3113 Ensemble des
professions
Immigration 24,8 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Soins de santé et assistance sociale 100,0 %
- cabinets de dentistes 98,3 %
- hôpitaux 1,6 %