Technologues et techniciens - arpentage et techniques géodésiques
2254 - Technologues et techniciens/techniciennes en arpentage et en techniques géodésiques
Textes de la profession
Nature du travail
Les technologues et les techniciens en arpentage et en techniques géodésiques effectuent des levés ou y participent afin de déterminer l'emplacement exact et la position relative des éléments naturels et autres structures à la surface de la terre, sous la terre et sous l'eau.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Opérateur de théodolite - arpentage;
technicien en arpentage;
technicien en levés légaux;
technicien en levés topographiques;
technologue en géomatique - arpentage;
technologue en levés géodésiques;
technologue en levés techniques.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : novembre 2010)
Après avoir diminué dans la deuxième moitié des années 90, le nombre de technologues et les techniciens en arpentage et en techniques géodésiques a augmenté par la suite. Ces mouvements s'expliquent en premier lieu par l'évolution du marché de la revente de maisons et le niveau d'activité dans l'industrie de la construction, mais aussi par la mise en œuvre du programme de rénovation cadastrale et les changements technologiques. Étant donné que les effets de la croissance prévue dans le marché de la revente de maisons et dans l'industrie de la construction devraient être atténués par les effets des changements technologiques, on prévoit que le nombre de technologues et de techniciens en arpentage et en techniques géodésiques augmentera légèrement au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les technologues et les techniciens en arpentage et en techniques géodésiques qui prendront leur retraite ou qui changeront de profession, et, dans une moindre mesure, de l'augmentation de l'emploi.
Bassin de main-d'œuvre
Les débouchés seront accessibles en premier lieu aux titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en technologie de la géomatique (option géodésie) et du diplôme d'études professionnelles (DEP) en arpentage et topographie. S'il était historiquement possible d'accéder à cette profession sans formation spécifique, cela est de plus en plus rare, comme en fait foi la forte augmentation de la proportion de titulaires de diplômes d'études postsecondaires entre 1991 et 2006 (de 61 % à 77 %, selon les données des recensements). Pour les quelques non-diplômés qui pourraient trouver un emploi dans cette profession, l'expérience dans ce domaine, par exemple comme aide-arpenteur (voir 7612), représente un atout important. Pour travailler sur un chantier de construction, le bassin de main-d'œuvre est limité aux détenteurs du certificat de compétence-occupation «arpenteur» délivré par la Commission de la construction du Québec (voir la section Formation). Quelques débouchés seront pourvus par des technologues et les techniciens expérimentés en chômage. Finalement, mentionnons que peu d'immigrants devraient accéder à cette profession. En effet, la proportion d'immigrants était en 2006 nettement moins élevée que dans l'ensemble des professions (à peine 5 % par rapport à 12 %, selon les données du recensement).
Sauf en 2009 et, dans une moindre mesure en 2010, en raison des effets de la récession de 2009, le nombre de diplômés du DEC en technologie de la géomatique (option géodésie) semble assez bien correspondre à la demande. Selon les données des enquêtes Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), leur situation sur le marché du travail est en effet habituellement meilleure que celle de la moyenne des diplômés de la formation technique. Leur situation se distingue surtout par leur faible taux de chômage et la forte proportion d'emplois en rapport avec leur formation.
La situation sur le marché du travail des diplômés du DEP en arpentage et topographie semble à première vue moins bonne que celle des diplômés du DEC, car leur taux de chômage est beaucoup plus élevé. Ils bénéficient toutefois eux aussi d'une très forte proportion d'emplois en rapport avec leur formation. La saisonnalité d'une bonne partie de ces emplois explique ce résultat à première vue décevant, puisque ces enquêtes se tiennent en mars, période où le taux de chômage est à son maximum pour cette profession. Reflet de cette saisonnalité, le nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi est, en moyenne, de quatre à cinq fois plus élevé de janvier à mars que de juin à novembre.
Compte tenu de nos prévisions assez moroses et de l'augmentation du nombre de débutants (hausse de 160 % entre 2001-2002 et 2007-2008), la situation sur le marché du travail des diplômés du DEP en arpentage et topographie pourrait se détériorer quelque peu au cours des prochaines années. Celle des diplômés du DEC en technologie de la géomatique (option géodésie) devrait toutefois demeurer bonne, car le nombre de débutants a au contraire diminué récemment.
Industries
Selon les données du recensement, environ 64 % des technologues et les techniciens en arpentage et en techniques géodésiques travaillaient en 2006 dans des bureaux d'architectes, d'ingénieurs et de services connexes, secteur qui comprend les bureaux d'arpenteurs-géomètres. On en trouvait aussi en nombre significatif dans les administrations publiques (14 %), surtout dans les municipalités (8 %) et au gouvernement provincial (6 %), et dans le secteur de la construction (6 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend en premier lieu de l'évolution du marché de la revente de maisons et du niveau d'activité dans l'industrie de la construction, mais aussi de la mise en œuvre du programme de rénovation cadastrale et des changements technologiques.
- Marché de la revente de maisons
Le marché de la revente de maisons évolue bien sûr en fonction de la situation économique, mais de façon plus spécifique en fonction des taux d'intérêt, des changements démographiques, de la création d'emplois et du taux d'inoccupation des logements locatifs.
Dans ce contexte, il n'est pas étonnant de constater que le marché de la revente de maisons a été stagnant au cours de la récession du début des années 1990 et des années qui l'ont suivie. Il a commencé à se redresser fortement vers le milieu des années 1990. Tous les facteurs de croissance se sont en effet conjugués pour favoriser un redressement vigoureux : taux d'intérêt au plus bas niveau depuis des décennies, forte création d'emplois, hausse de l'immigration, amélioration du marché du travail des jeunes qui ont pu quitter le foyer familial en plus grand nombre, baisse spectaculaire du taux d'inoccupation des logements locatifs, etc.
Ce marché a par la suite peu évolué de 2002 à 2005, se maintenant à un niveau historique très élevé, avant de repartir en hausse en 2006 et 2007, les facteurs de croissance demeurant essentiellement positifs. En raison des effets de la récession, le nombre de reventes de maisons a diminué fortement en 2008 avant de repartir en hausse en 2009 et en 2010, pour se retrouver très près de son niveau record de 2007.
Ce marché ne devrait augmenter que légèrement au cours des prochaines années. Si certains facteurs de croissance continueront à favoriser la revente de maisons, comme la hausse de l'immigration et l'amélioration du marché du travail des jeunes, d'autres devraient moins l'avantager que par le passé : niveau de création d'emplois plus modeste, légère hausse du taux d'inoccupation des logements locatifs et taux d'intérêt plus élevés. En plus, le niveau élevé de l'endettement des ménages et le durcissement des règles s'appliquant au financement des hypothèques entré en vigueur en mai 2011 devraient faire diminuer la demande de maisons neuves et existantes. Au bout du compte, on s'attend à ce que ce marché connaisse une croissance modeste au cours des prochaines années.
- Industrie de la construction
Après une période de déclin qui s'est poursuivie jusqu'en 1998, l'emploi dans le secteur de la construction a connu une reprise vigoureuse qui a permis d'atteindre en 2008 un sommet historique. De nombreux facteurs se sont conjugués pour expliquer cette reprise, notamment :
- des taux d'intérêt peu élevés;
- une croissance importante des investissements privés et publics;
- une création d'emplois soutenue;
- quelques baisses de taxes et d'impôts;
- l'amélioration du marché du travail des jeunes qui en a incité davantage à quitter le foyer parental;
- le niveau élevé du solde migratoire (immigrants internationaux et interprovinciaux moins émigrants).
Ces facteurs ont permis une augmentation de plus 60 % de l'emploi dans la construction entre 1998 et 2008. Si l'emploi s'est maintenu en 2009 malgré la récession, c'est en grande partie en raison de la forte augmentation des investissements publics et de la création de programmes d'incitation à la rénovation, deux mesures découlant des plans de relance gouvernementaux.
Dans le secteur de la construction réglementée, le nombre d'heures travaillées a augmenté de près de 90 % entre 1998 et 2008, avant de diminuer de 3 % en 2009, selon les données de la Commission de la construction du Québec (CCQ).
Au cours des prochaines années, la reprise économique devrait permettre une croissance de l'emploi dans la plupart des secteurs de la construction, le secteur résidentiel étant le seul qui devrait perdre du terrain en raison de la baisse du nombre de mises en chantier. L'emploi dans la construction devrait augmenter de façon notable au cours de notre période de prévision (2010-2014), mais à un rythme moins rapide que lors des 10 années qui ont précédé la récession de 2009.
- Programme de rénovation cadastrale
Voulant uniformiser la présentation des plans et l'immatriculation des lots de propriété, le gouvernement du Québec a mis en branle une vaste réforme du cadastre en 1994. Cette réforme cadastrale aura à son terme permis de rénover quelque 3,8 millions de lots. L'ampleur de ces travaux, confiés par contrat à des firmes privées d'arpenteurs-géomètres, a entraîné une hausse substantielle de la demande pour les services offerts par les membres de cette profession.
Prévoyant au départ que ces travaux seraient terminés en 2006, le ministère des Ressources naturelles et de la faune, responsable de ce programme, estime qu'environ 68 % des lots auront été rénovés au 31 mars 2011. Ces travaux devraient donc se poursuivre tout au long de notre période de prévision (2010-2014) et continuer à avantager l'emploi dans cette profession.
- Changements technologiques
L'implantation de changements technologiques entraîne des effets mixtes sur l'emploi dans cette profession. D'un côté, les nouveaux instruments permettent d'effectuer des relevés plus rapidement et de façon beaucoup plus précise. De l'autre, les applications de la géomatique ont ouvert de nouveaux domaines d'intervention : photos aériennes, positionnement par satellite, systèmes d'information géographique (SIG), télédétection, cartographie, etc. Quoique fort prometteurs, ces domaines ne représentent toutefois qu'une faible proportion des services rendus par les membres de cette profession.
Les effets positifs des changements technologiques semblent d'une ampleur beaucoup moins élevée que leurs aspects négatifs. En conséquence, on peut conclure que les changements technologiques désavantagent légèrement la croissance de l'emploi dans cette profession.
Notons par ailleurs que ces nouvelles technologies influencent à la hausse les exigences de la profession, tant en termes de formation initiale que de formation continue.
- Conclusion
Étant donné que les effets de la croissance prévue dans le marché de la revente de maisons et dans l'industrie de la construction devraient être atténués par les effets des changements technologiques, on prévoit que le nombre de technologues et de techniciens en arpentage et en techniques géodésiques augmentera légèrement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient seulement 24 % des postes dans cette profession en 2006, proportion malgré tout en forte hausse depuis 1991 (8 %). Cette proportion devrait continuer à augmenter au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent en moyenne le tiers des diplômés du DEC en technologie de la géomatique (option géodésie) et du DEP en arpentage et topographie. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (38 562$) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 48 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 20 030 $ en 2005. En outre, on y retrouvait très peu de travailleurs autonomes en 2006 (environ 3 % des postes par rapport à 11 % dans l'ensemble des professions).
Exigences
Pour accéder à cette profession, les candidats doivent posséder des aptitudes et de l'intérêt pour les mathématiques et être à l'aise avec les équipements électroniques et informatiques. L'esprit d'analyse et de synthèse, la capacité de travailler en équipe, le sens de l'organisation, la minutie et l'autonomie sont des qualités importantes et recherchées.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire du diplôme d'études collégiales (DEC) en technologie de la géomatique (option géodésie) ou du diplôme d'études professionnelles (DEP) en arpentage et topographie.
L'obtention du certificat de compétence-occupation «arpenteur» est régie par la Commission de la construction du Québec (CCQ). Il est obligatoire pour pouvoir travailler sur un chantier de construction.
Pour obtenir ce certificat, il faut :
- être titulaire d'un DEP en arpentage et topographie;
- obtenir d'un employeur une garantie d'emploi de 150 heures;
- avoir réussi le cours «Chantiers, équipements et organismes» d'une durée de 60 heures.
Références utiles
Commission de la construction du Québec
Considérations importantes
Étant donné que les effets de la croissance prévue dans le marché de la revente de maisons et dans l'industrie de la construction devraient être atténués par les effets des changements technologiques, on prévoit que le nombre de technologues et de techniciens en arpentage et en techniques géodésiques augmentera légèrement au cours des prochaines années.
Le nombre de titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en technologie de la géomatique (option géodésie) et du diplôme d'études professionnelles (DEP) en arpentage et topographie correspond habituellement assez bien à la demande dans cette profession. La situation sur le marché du travail des diplômés du DEP pourrait toutefois se détériorer quelque peu au cours des prochaines années, tandis que celle des diplômés DEC devrait demeurer bonne.
2254 - Technologues et techniciens/techniciennes en arpentage et en techniques géodésiques
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 2254 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 1 300 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 90 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 0,5 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 5 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 30 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 35 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 2254 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 75,5 % | 52,7 % |
| Femmes | 24,5 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 2254 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 26,5 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 45,8 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 25,7 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 2,0 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 2254 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 90,2 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 9,8 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
2254 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 47,6 % | 53,2 % |
| Moyen | 38 562 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 7,9 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 77,1 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 15,0 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
2254 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 4,4 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 18,9 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 71,5 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 5,2 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 2254 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,0 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 4,0 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 14,1 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 5,8 % | 5,4 % |
| Estrie | 5,4 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 2,5 % | 2,9 % |
| Montérégie | 21,0 % | 18,7 % |
| Montréal | 11,6 % | 24,1 % |
| Laval | 2,9 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 6,2 % | 5,8 % |
| Laurentides | 11,2 % | 7,0 % |
| Outaouais | 4,0 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 2,9 % | 1,8 % |
| Mauricie | 2,2 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 3,6 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 2,5 % | 1,7 % |
| 2254 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 2,9 % | 11,2 % |
| 2254 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 5,2 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Architecture, génie et services connexes | 64,3 % |
| Administration publique | 14,1 % |
| - locale | 8,0 % |
| - provinciale | 5,6 % |
| Construction | 6,4 % |