Designers industriels
2252 - Designers industriels/designers industrielles
Textes de la profession
Nature du travail
Les designers industriels conçoivent et produisent des dessins pour des produits
manufacturés.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Concepteur de produits;
conseiller en design industriel;
designer industriel;
dessinateur de meubles;
dessinateur de produits industriels.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.
(Mise à jour : novembre 2010)
Au cours des dernières années, le nombre de designers industriels a augmenté fortement. Ces mouvements sont directement liés aux tendances du secteur manufacturier. Compte tenu de la faible croissance de l'emploi prévue dans le secteur manufacturier, mais aussi du rôle crucial des designers industriels dans le développement de nouveaux produits, leur nombre devrait continuer à augmenter fortement au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu de l'augmentation de l'emploi et des postes qui seront libérés par les designers industriels qui prendront leur retraite ou qui changeront de profession. Par exemple, la formation et l'expérience de ces designers permettent d'occuper des postes de technologues et techniciens en dessin (voir 2253) et de représentants aux ventes (voir 6221 et 6411), et d'obtenir des promotions à des postes de gestion.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux diplômés de la formation collégiale ou universitaire (voir la section Formation) et à des immigrants. En effet, selon les données du recensement, les immigrants occupaient en 2006 environ 17 % des postes de designers industriels, proportion nettement plus élevée que pour l'ensemble des professions (12 %). Un certain nombre de débouchés seront pourvus par des designers industriels en chômage au cours des toutes prochaines années, car, si le taux de chômage est habituellement bas dans cette profession, le nombre de bénéficiaires de l'assurance-emploi a triplé depuis le début de la récession de 2009. En général, la formation collégiale mène à des postes de techniciens en design industriel, qui travaillent sous la supervision d'un designer, et la formation universitaire à des postes de designers industriels et à bien d'autres professions.
Surtout depuis quelques années, le nombre de titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de design industriel et leur situation sur le marché varient beaucoup en fonction de la vitalité du secteur manufacturier. Ainsi leur nombre a diminué de 30 % environ au cours des trois dernières années par rapport au trois années précédentes. De même, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, tout en demeurant acceptable, leur situation sur le marché du travail s'est dégradée sérieusement en 2009 et 2010 en raison des effets de la récession de 2009 sur le secteur manufacturier. On a surtout observé une hausse de la proportion de diplômés qui ont décidé de poursuivre leurs études et une baisse de la proportion des emplois trouvés en rapport avec leur formation.
Si les conséquences de la récession de 2009 et de la concurrence accrue pour les postes disponibles de la part des chômeurs plus nombreux devraient continuer à nuire à court terme à leur situation sur le marché du travail, la baisse du nombre de débutants dans ce programme et la faible reprise prévue dans le secteur manufacturier devraient permettre à cette situation de redevenir très bonne par la suite.
Comme les données sur la situation sur le marché du travail des diplômés du baccalauréat en design industriel sont intégrées à celles de l'ensemble des diplômés en design de l'environnement, il n'est pas possible de les analyser.
Industries
Selon les données du recensement, environ 53 % des designers industriels travaillaient en 2006 dans le secteur manufacturier et 30 % dans les services professionnels, scientifiques et techniques, surtout dans les services spécialisés de design (19 %) et dans les bureaux d'architectes, d'ingénieurs et de services connexes (8 %). On en retrouvait aussi en nombre significatif dans le commerce de gros (6 %). Quelle que soit l'industrie dans laquelle ils travaillent, la très grande majorité de leurs fonctions sont directement reliées à la production manufacturière.
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend en premier lieu des tendances qui influencent le secteur manufacturier.
Après avoir encaissé de lourdes pertes d'emplois au début des années 1990, le secteur manufacturier a connu une croissance remarquable de 1994 à 2000. Cette croissance s'explique en grande partie par la hausse spectaculaire de la valeur des exportations, surtout vers les États-Unis. La récession aux États-Unis au début des années 2000, la hausse importante de la valeur du dollar canadien en 2003 et l'accentuation de la concurrence des pays à faibles salaires, telle la Chine, ont entraîné un revirement complet de la tendance de la deuxième moitié des années 1990. Entre 2001 et 2008, la valeur réelle (en tenant compte de l'inflation) des livraisons est demeurée stable, pendant que, conséquence des gains en productivité, l'emploi reculait d'environ 15 %. Notons que le maintien de la valeur des livraisons fut le résultat de l'augmentation de la demande intérieure, puisque la valeur des exportations a diminué de 15 % au cours de cette période, tandis que la valeur des livraisons domestiques augmentaient de 12 %. Ainsi, la proportion des exportations sur les livraisons est passée de 48 % en 2001 à 40 % en 2008.
On aurait pu penser que le pire était derrière nous. Toutefois, la récession commencée en décembre 2007 aux États-Unis s'est étendue au Canada au dernier trimestre de 2008 et n'a pris fin qu'au troisième trimestre de 2009. Comme c'est presque toujours le cas, le manufacturier fut un des secteurs industriels les plus touchés par cette récession. Ainsi, la valeur réelle des livraisons et des exportations internationales a diminué de près de 15 % en 2009. Réagissant souvent avec un certain délai, l'emploi a toutefois beaucoup moins reculé. Les nombreux contrats de travail partagés ont sûrement atténué l'impact de la baisse de la valeur réelle des livraisons.
Les designers industriels jouent bien sûr un rôle de premier plan pour analyser les tendances des marchés, développer un concept en fonction de ces tendances et réaliser un produit concret en tenant compte des contraintes de production. D'ailleurs, les industries qui développent le plus de nouveaux produits sont aussi celles qui embauchent le plus de designers industriels : meubles, matériel de transport (aéronefs, véhicules récréatifs, etc.), jouets et articles de sport, machinerie, produits électriques, électroniques et informatiques (appareils d'éclairage, équipements de communication, etc.), produits métalliques, etc.
Les effets de la récession devraient perdre beaucoup d'ampleur en 2010 et laisser place à une légère croissance de l'emploi par la suite. Celle-ci demeurera modeste, compte tenu de la vigueur incertaine de la reprise aux États-Unis, de la valeur toujours élevée du dollar canadien et de la concurrence toujours vive des pays à faibles salaires.
La situation sera toutefois bien différente d'une industrie à l'autre. Les industries manufacturières de biens de consommation, comme le vêtement, les textiles, le meuble et les plastiques seront les plus désavantagées. De même, les industries de l'impression et du papier continueront à subir les effets de la faiblesse de la demande de leurs produits. Par contre, les perspectives seront meilleures dans les industries qui reposent sur la demande intérieure, comme celles de la fabrication d'aliments et de la fabrication de produits métalliques, et sur la haute technologie, telles celles de la fabrication de matériel de transport et de matériel, de la fabrication d'appareils et de composants électriques. Cela dit, les pressions seront encore plus fortes pour développer des produits qui se démarqueront de la production des concurrents internationaux. Dans ce contexte, le rôle des designers industriels ne pourra que gagner en importance.
Puisque les entreprises qui veulent développer de nouveaux produits n'ont pas toujours le volume de travail et les possibilités d'encadrement nécessaires à l'embauche de leurs propres designers industriels, elles font souvent appel à des firmes spécialisées pour effectuer ces travaux. Ce phénomène explique qu'environ 30 % des designers industriels travaillaient en 2006 dans les services professionnels, scientifiques et techniques, surtout dans les services spécialisés de design (19 %), deux proportions qui ont augmenté fortement au cours des dernières années.
Compte tenu de ces tendances, le nombre des designers industriels devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 27 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en hausse notable depuis 1991 (17 %). Comme elles représentent un peu moins de la moitié des nouveaux diplômés collégiaux en design industriel, on peut s'attendre à ce que cette proportion continue à augmenter, mais qu'elles demeurent minoritaires. Environ 67 % des designers industriels travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour la moyenne des professions (53 %). Même si la grande majorité d'entre eux sont salariés, le travail autonome on y trouvait en 2006 une proportion presque deux fois plus élevée de travailleurs autonomes que dans l'ensemble des professions (19 % par rapport à 11 %). Ces travailleurs autonomes peuvent être rémunérés à l'heure, à taux fixe pour un contrat donné, en pourcentage des ventes du produit ou par une combinaison de ces trois modes de rémunération.
Exigences
Pour accéder à cette profession, les candidats doivent avoir de bonnes aptitudes en visualisation spatiale, un esprit créateur et la capacité de concrétiser des idées. La capacité de travailler en équipe et de communiquer, les aptitudes à l'analyse et à la résolution de problèmes, la dextérité et le sens de l'esthétisme sont les principales qualités recherchées. Des connaissances et de la facilité en informatique sont essentielles. Le bilinguisme est souvent obligatoire. Des aptitudes en gestion sont essentielles pour les travailleurs autonomes et représentent un atout pour accéder à des promotions.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'un baccalauréat ou d'un diplôme d'études collégiales (DEC) en design industriel. Les baccalauréats en design de l'environnement et en architecture peuvent aussi permettre d'accéder à cette profession. Un portfolio démontrant les aptitudes créatives est essentiel.
Seuls les cégeps de Sainte-Foy, du Vieux-Montréal et Dawson (en anglais) offrent le DEC en techniques de design industriel. Seule l'École de design industriel de l'Université de Montréal offre la formation universitaire en design industriel. L'École de design de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) offre la formation universitaire en design de l'environnement.
Pour les diplômés du DEC en design industriel, l'appartenance à l'Ordre des technologues professionnels du Québec constitue un atout. Elle permet au membre de l'Ordre d'utiliser le titre de «technologue professionnel» (T.P.) et d'apposer un sceau qui atteste l'authenticité de ses documents.
Références utiles
Association des designers industriels du Québec
Ordre des technologues professionnels du Québec
École de design industriel de l'Université de Montréal
École de design de l'Université du Québec à Montréal
Considérations importantes
Compte tenu de la faible croissance de l'emploi prévue dans le secteur manufacturier, mais aussi du rôle crucial des designers industriels dans le développement de nouveaux produits, leur nombre devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
Si les conséquences de la récession de 2009 et de la concurrence accrue pour les postes disponibles de la part des chômeurs plus nombreux devraient nuire à court terme à la situation sur le marché du travail des titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de design industriel, la baisse du nombre de débutants dans ce programme et la faible reprise prévue dans le secteur manufacturier devraient permettre à cette situation de redevenir très bonne par la suite.
Malgré son caractère nettement technique et le rôle essentiel de l'ordinateur, cette profession fait également appel à la créativité et au sens de l'esthétisme.
2252 - Designers industriels/designers industrielles
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 2252 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 2 700 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 100 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 3,2 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 90 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 80 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 170 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 2252 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 73,1 % | 52,7 % |
| Femmes | 26,9 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 2252 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 9,7 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 62,7 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 25,4 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 2,3 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 2252 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 90,6 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 9,4 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
2252 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 66,3 % | 53,2 % |
| Moyen | 46 307 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 9,5 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 53,3 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 37,2 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
2252 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 3,4 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 10,2 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 55,7 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 30,7 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 2252 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,0 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 1,6 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 5,2 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 3,9 % | 5,4 % |
| Estrie | 6,2 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 2,8 % | 2,9 % |
| Montérégie | 20,2 % | 18,7 % |
| Montréal | 38,6 % | 24,1 % |
| Laval | 5,4 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 3,9 % | 5,8 % |
| Laurentides | 6,8 % | 7,0 % |
| Outaouais | 1,4 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,3 % | 1,8 % |
| Mauricie | 2,1 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 0,6 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,0 % | 1,7 % |
| 2252 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 19,0 % | 11,2 % |
| 2252 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 16,7 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Fabrication | 53,2 % |
| - fabrication de meubles et de produits connexes | 9,5 % |
| - fabrication de matériel de transport | 9,4 % |
| - activités diverses de fabrication | 6,8 % |
| - fabrication de machines | 6,5 % |
| - fabrication de matériel, d'appareils et de composants électriques | 4,7 % |
| - fabrication de produits informatiques et électroniques | 3,7 % |
| - fabrication de produits métalliques | 3,2 % |
| Services professionnels, scientifiques et techniques | 30,4 % |
| - services spécialisés de design | 18,8 % |
| - architecture, génie et services connexes | 7,6 % |
| Commerce | 8,0 % |