Technologues et techniciens en architecture
2251 - Technologues et techniciens/techniciennes en architecture
Textes de la profession
Nature du travail
Les technologues et les techniciens en architecture peuvent travailler indépendamment ou fournir une aide technique aux architectes et aux ingénieurs-concepteurs civils en effectuant des recherches, en établissant des dessins, des maquettes, des devis et des contrats, et en assurant la supervision de projets de construction.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Technicien en architecture;
technicien en conception architecturale;
technologue en architecture;
technologue en conception architecturale.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : novembre 2010)
Le nombre de technologues et techniciens en architecture a diminué fortement au cours de la récession du début des années 1990 et dans les années qui ont suivi, pour ensuite augmenter façon notable. Ces mouvements s'expliquent surtout par les tendances qui influencent l'industrie de la construction et par l'évolution de la demande de services en architecture. Compte tenu de la croissance prévue dans la construction et dans la demande de services en architecture, le nombre de technologues et techniciens en architecture devrait continuer à augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu de l'augmentation de l'emploi et des postes qui seront libérés par les technologues et techniciens en architecture qui prendront leur retraite ou qui changeront de profession. En effet, l'expérience et la formation dans ce domaine permettent d'accéder à des postes d'estimateurs en construction (voir 2234), de technologues et techniciens en dessin (voir 2253), d'inspecteurs en construction (voir 2264) et parfois de représentants des ventes de produits reliés à la construction (voir 6411), et, avec la formation nécessaire, d'obtenir des promotions à des postes d'architectes (voir 2151) et de direction.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en technologie de l'architecture. Peu de débouchés seront pourvus par des technologues et techniciens en architecture expérimentés en chômage, puisque le taux de chômage est très peu élevé dans cette profession, même si le nombre de bénéficiaires de l'assurance-emploi a augmenté de façon significative depuis le début de la récession de 2009, mais davantage par des immigrants qui satisfont aux exigences de la profession. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession en 2006 montrait qu'elle est accessible à de nouveaux arrivants (10 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement). En outre, quelques diplômés de la formation universitaire en architecture commencent leur carrière dans cette profession avant de trouver un emploi comme architecte.
Près des deux tiers des diplômés du DEC en technologie de l'architecture occupent des postes dans la présente profession, mais on en trouve un bon nombre dans des professions connexes, telles celles-ci : technologues et techniciens en dessin (voir 2253), estimateurs en construction (voir 2234), inspecteurs en construction (voir 2264) et autres. Même si la situation sur le marché du travail du travail des diplômés de ce DEC ne dépend pas uniquement des perspectives dans cette seule profession, elle est toujours en lien avec les perspectives du secteur de la construction. Selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, cette situation s'est grandement améliorée au cours des dernières années et était de 2000 à 2010 parmi les meilleures de tous les programmes de la formation technique, avec un taux de chômage très faible et une proportion beaucoup plus forte d'emplois à temps plein et en rapport avec la formation. Notons toutefois qu'une très forte proportion de ces diplômés, soit de 30 % à 50 % selon les années, ne se dirigent pas vers le marché du travail, préférant poursuivre leurs études à l'université dans toutes sortes de disciplines, notamment en architecture et en génie civil.
Un tel succès ne peut qu'attirer davantage de candidats. D'ailleurs, le nombre de débutants à ce programme a doublé entre 1999-2000 et 2007-2008, passant d'environ 350 à près de 700. S'il semble que la vigueur du marché de la construction permettra d'absorber une partie de cette hausse après la récession de 2009, il serait étonnant que la situation sur le marché du travail de ces diplômés demeure aussi bonne qu'elle ne fut au cours des dernières années.
Même s'il existe une attestation d'études collégiales (AEC) en technologie de l'architecture, celle-ci n'a presque pas fourni de diplômés à la présente profession entre 2007 et 2009, plus de la moitié des diplômés qui travaillaient dans des emplois en rapport avec leur formation occupant plutôt dans des postes d'estimateurs en construction (2234) et d'inspecteurs en construction (2264). Cette AEC ne semble donc pas adaptée aux exigences pour accéder à cette profession.
Industries
Selon les données du recensement, environ 63 % des technologues et techniciens en architecture travaillaient en 2006 dans des bureaux d'architectes, d'ingénieurs ou d'autres services connexes. On en retrouvait aussi en nombre significatif dans l'industrie de la construction (9 %), dans les administrations publiques (9 %) et dans le secteur manufacturier (5 %).
Tendances
La demande de technologues et techniciens en architecture dépend en grande partie des tendances qui influencent l'industrie de la construction et de la demande de services en architecture.
- Industrie de la construction
Après une période de déclin qui s'est poursuivie jusqu'en 1998, l'emploi dans le secteur de la construction a connu une reprise vigoureuse qui a permis d'atteindre en 2008 un sommet historique. De nombreux facteurs se sont conjugués pour expliquer cette reprise, notamment :
- des taux d'intérêt peu élevés;
- une croissance importante des investissements privés et publics;
- une création d'emplois soutenue;
- quelques baisses de taxes et d'impôts;
- l'amélioration du marché du travail des jeunes qui en a incité davantage à quitter le foyer parental;
- le niveau élevé du solde migratoire (immigrants internationaux et interprovinciaux moins émigrants).
Ces facteurs ont permis une augmentation de plus de 60 % de l'emploi dans la construction entre 1998 et 2008. Si l'emploi s'est maintenu en 2009 malgré la récession, c'est en grande partie en raison de la forte augmentation des investissements publics et de la création de programmes d'incitation à la rénovation, deux mesures découlant des plans de relance gouvernementaux.
Dans le secteur de la construction réglementée, le nombre d'heures travaillées a augmenté de près de 90 % entre 1998 et 2008, avant de diminuer de 3 % en 2009, selon les données de la Commission de la construction du Québec (CCQ).
Au cours des prochaines années, la reprise économique devrait permettre une croissance de l'emploi dans la plupart des secteurs de la construction, le secteur résidentiel étant le seul qui devrait perdre du terrain en raison de la baisse du nombre de mises en chantier. L'emploi dans la construction devrait augmenter de façon notable au cours de notre période de prévision (2010-2014), mais à un rythme moins rapide que lors des 10 années qui ont précédé la récession de 2009.
- Demande de services en architecture
La demande de services en architecture a crû tout d'abord en raison de l'élargissement de l'éventail de services offerts en architecture, tels que le design urbain, les études préliminaires, le service-conseil en gestion ou en coordination de projets, les études de faisabilité et la planification d'installations. En conséquence, le rôle des architectes et des techniciens et technologues en architecture est devenu de plus en plus important dans la compréhension de l'impact de l'environnement sur les individus, l'amélioration de la performance des bâtiments et la conception d'environnements spéciaux.
Par ailleurs, la forte croissance de l'accès à la propriété favorise également la demande de services en architecture. En effet, les gens qui font construire une propriété pour y habiter sont généralement beaucoup plus soucieux des éléments architecturaux que les propriétaires de logements locatifs. Or, le taux d'accès à la propriété est passé au Québec de 55,6 % en 1991 à 60,2 % en 2006, selon les données des recensements. Cette hausse peut sembler bien petite, mais elle s'est traduite par une augmentation de 31 % du nombre de logements en propriété par rapport à une hausse de 8 % du nombre de logements en location. Malgré sa forte croissance, le taux d'accès à la propriété au Québec (60 %) demeure bien loin de celui du reste du Canada (72 %). La tendance à la forte croissance de l'accès à la propriété devrait donc se maintenir au cours des prochaines années et continuer à favoriser la croissance de demande de services en architecture.
- Autres tendances
En plus de fournir une aide technique aux architectes et aux ingénieurs civils, ces technologues en architecture sont autorisés à signer et sceller les plans et devis de travaux d'architecture pour la construction, l'agrandissement, la reconstruction, la rénovation ou la modification de certains édifices, dont les habitations unifamiliales isolées et la plupart des édifices qui n'excèdent pas 2 étages et 300 mètres carrés de superficie brute totale des planchers. Cette autorisation favorise aussi la croissance de l'emploi dans cette profession.
Compte tenu de l'ensemble de ces tendances, le nombre de technologues et techniciens en architecture devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 40 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en forte hausse depuis 1991 (25 %). Cette proportion devrait continuer à augmenter au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent plus de 50 % des nouveaux diplômés en technologie de l'architecture. Environ 63 % de ces technologues et techniciens travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion nettement plus élevée que pour l'ensemble des professions 53 %). Malgré cela, on observe un certain chômage saisonnier de janvier à mars, le nombre de bénéficiaires de l'assurance-emploi étant au cours de cette période de l'année nettement plus élevé que de juin à novembre. Puisqu'une grande partie de leurs tâches doit être encadrée par un architecte ou un ingénieur, il n'est pas étonnant de constater qu' en 2006 le travail autonome était un peu moins répandu que pour la moyenne des professions (10 % par rapport à 11 %).
Exigences
Pour accéder à cette profession, les candidats doivent avoir de bonnes aptitudes en visualisation spatiale et dans l'application concrète des mathématiques. Ils doivent posséder un esprit créateur et le sens de l'observation. La capacité de travailler en équipe et de communiquer, la dextérité, le souci du détail et le sens de l'esthétisme sont les principales qualités recherchées. Des connaissances et de la facilité en informatique ainsi que le bilinguisme sont souvent essentiels.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'un diplôme d'études collégiales (DEC) en technologie de l'architecture.
L'appartenance à l'Ordre des technologues professionnels du Québec constitue un atout. Elle permet au membre de l'Ordre d'utiliser le titre de «technologue professionnel» (T.P.) et d'apposer un sceau qui atteste l'authenticité de ses documents. Il existe, à l'intérieur de l'Ordre, un regroupement des technologues en bâtiments et en travaux publics.
Références utiles
Ordre des technologues professionnels du Québec
Centre canadien d'architecture
Commission de la construction du Québec
Considérations importantes
Compte tenu de la croissance prévue dans la construction et dans la demande de services en architecture, le nombre de technologues et techniciens en architecture devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Le diplôme d'études collégiales (DEC) en technologie de l'architecture peut mener à plusieurs autres professions : technologues et techniciens en dessin (voir 2253), estimateurs en construction (voir 2234), inspecteurs en construction (voir 2264) et autres. La situation sur le marché du travail des titulaires de ce DEC fut excellente de 2000 à 2009. Compte tenu de la forte hausse du nombre de débutants à ce programme, il serait étonnant que la situation sur le marché du travail de ces diplômés demeure aussi bonne qu'elle ne le fut au cours des dernières années.
2251 - Technologues et techniciens/techniciennes en architecture
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 2251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 2 150 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 60 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 1,7 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 40 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 35 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 75 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 2251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 60,1 % | 52,7 % |
| Femmes | 39,9 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 2251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 17,4 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 57,8 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 24,4 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 0,4 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 2251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 90,0 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 10,0 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
2251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 63,7 % | 53,2 % |
| Moyen | 39 016 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 14,6 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 61,6 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 23,8 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
2251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 0,0 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 7,2 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 82,8 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 10,0 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 2251 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,6 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 3,7 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 11,6 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 4,6 % | 5,4 % |
| Estrie | 3,3 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 3,9 % | 2,9 % |
| Montérégie | 13,1 % | 18,7 % |
| Montréal | 27,4 % | 24,1 % |
| Laval | 5,8 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 3,5 % | 5,8 % |
| Laurentides | 6,4 % | 7,0 % |
| Outaouais | 5,0 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,3 % | 1,8 % |
| Mauricie | 3,3 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 6,4 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,4 % | 1,7 % |
| 2251 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 10,4 % | 11,2 % |
| 2251 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 9,8 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Services professionnels, scientifiques et techniques | 65,6 % |
| - architecture, génie et services connexes | 62,6 % |
| Construction | 8,8 % |
| Administration publique | 8,6 % |
| Fabrication | 4,7 % |