Technologues et techniciens en génie électronique et électrique
2241 - Technologues et techniciens/techniciennes en génie électronique et électrique
Textes de la profession
Nature du travail
Les technologues et les techniciens en génie électronique et électrique peuvent travailler indépendamment ou assurer un soutien et des services techniques en matière de conception, de mise au point, d'essai, de production et d'exploitation du matériel et des systèmes électriques et électroniques.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Technicien au soutien de la production - fabrication de matériel électronique;
technicien en entretien d'installations micro-ondes;
technicien en fabrication de matériel électronique;
technicien en génie électrique;
technicien en génie électronique;
technologue de réseau de distribution souterrain - alimentation électrique;
technologue en communications;
technologue en comptage;
technologue en conception électronique;
technologue en éclairage;
technologue en électronique dans un département de physique;
technologue en fabrication de matériel électronique;
technologue en génie électrique;
technologue en génie électronique.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.
(Mise à jour : novembre 2010)
Le nombre de technologues et techniciens en génie électronique et électrique a augmenté très fortement au cours des années 1990, puis a diminué légèrement entre 1999 et 2002 et est reparti en hausse par la suite. La forte augmentation de l'emploi au cours des années 1990 s'explique principalement par la croissance élevée de la demande de machines et de systèmes contenant des composants électroniques, et par la préférence des employeurs pour ces technologues et techniciens par rapport aux membres d'autres professions pour effectuer l'entretien et la réparation de la machinerie industrielle. La baisse du début des années 2000 résulte, elle, de l'évolution des investissements des entreprises dans les produits électroniques et informatiques. Compte tenu de la croissance prévue de la demande de produits informatiques et électroniques, le nombre de technologues et techniciens en génie électronique et électrique decrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les technologues et techniciens qui prendront leur retraite et par ceux qui obtiendront des promotions à des postes de gestion et de représentants aux ventes (voir 6221), mais aussi de l'augmentation de l'emploi. Les technologues et techniciens expérimentés peuvent aussi accéder à des postes d'ingénieurs s'ils suivent les cours en génie nécessaires pour devenir membres de l'Ordre des ingénieurs.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront essentiellement accessibles aux diplômés de la formation collégiale (voir la section Formation). D'autres débouchés pourront être pourvus par des technologues et techniciens expérimentés en chômage et par des immigrants qui satisfont aux exigences de la profession. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession en 2006 montrait que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants (13 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement).
D'excellente au cours des années 1990, la situation sur le marché du travail des diplômés des deux programmes qui forment le plus de candidats à cette profession (diplômes d'études collégiales (DEC) en technologie de l'électronique industrielle et en technologie de l'électronique) s'est fortement détériorée de 2001 à 2004, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Notons que cette mauvaise performance s'explique en bonne partie par la chute de la demande de produits informatiques et électroniques, et par l'augmentation importante du nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi en 2002 et 2003, bénéficiaires qui concurrençaient ces diplômés pour les postes à pourvoir.
Conséquence de la détérioration de la situation sur le marché du travail de ces diplômés, le nombre de débutants dans ces deux programmes a diminué de 65 % entre 1998-1999 et 2007-2008, passant de près de 2 800 débutants à moins de 1 000. La baisse du nombre de diplômés qui s'en est suivie, jumelée à la diminution de nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi entre 2003 et 2008, a permis à la situation du marché du travail de ces diplômés de s'améliorer en 2005 et de redevenir très bonne de 2006 à 2010. Notons toutefois que cette situation sur le marché du travail ne dépend pas que des perspectives dans la présente profession. En effet, seulement un peu plus de 25 % des diplômés de ces programmes de formation qui ont trouvé un emploi en rapport avec leur formation entre 2005 et 2009 ont accédé à la présente profession.
Étant donné que le nombre de diplômés continuera de diminuer et qu'on prévoit une forte croissance de la demande dans cette profession, la situation sur le marché du travail des diplômés de ces deux programmes devrait demeurer très bonne au cours des prochaines années.
La situation sur le marché du travail des diplômés des attestations d'études collégiales (AEC) en technologie de l'électronique industrielle et en technologie de l'électronique est beaucoup moins bonne que celle des diplômés du DEC. Cette situation a finalement peu de liens avec les perspectives dans cette profession, car à peine 10 % des diplômés de ces programmes de formation qui ont trouvé un emploi en rapport avec leur formation entre 2007 et 2009 ont accédé à la présente profession.
Industries
Selon les données du recensement, les technologues et techniciens en génie électronique et électrique travaillaient en 2006 dans une grande variété d'industries. Environ 36 % d'entre eux œuvraient dans le secteur manufacturier, surtout dans la fabrication de produits informatiques et électroniques (16 %). On en retrouvait aussi en nombre important dans les services professionnels, scientifiques et techniques (12 %), à Hydro-Québec (10 %), dans le commerce de gros (7 %) et dans les administrations publiques (6 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend de la demande de machines et équipements contenant des composants informatiques et électroniques, et des tendances qui influencent l'industrie de la fabrication de produits informatiques et électroniques.
- Fabrication de produits informatiques et électroniques
Même si seulement 16 % de ces technologues et techniciens travaillaient dans l'industrie de la fabrication de produits informatiques et électroniques en 2006, l'évolution de cette industrie a fortement influencé l'emploi dans cette profession. La santé de cette industrie varie en fonction de la demande de ces produits et de l'efficacité de l'industrie locale à satisfaire à cette demande.
Après avoir connu une croissance débridée dans les années 1990, cette industrie s'est effondrée à partir de 2001. La valeur des livraisons et des exportations de produits informatiques et électroniques a chuté de façon spectaculaire jusqu'en 2003 et a continué à diminuer légèrement par la suite. Leur valeur réelle (après inflation) ne représentait plus en 2010 qu'un peu plus de 15 % de celle de leur sommet de 2000. Lasses de voir les profits promis par les solutions électroniques et les sites Internet commerciaux tarder à se concrétiser, et ce, à la veille d'un important ralentissement économique, les entreprises ont procédé à des baisses importantes de leurs investissements dans les produits informatiques et électroniques. Ainsi, la valeur des immobilisations dans cette industrie a diminué de plus de 85 % entre le sommet atteint en 2000 et 2011 !
Comme bien d'autres industries du secteur manufacturier, celle de la fabrication de produits informatiques et électroniques subit la concurrence des pays à bas salaires. Ainsi, la valeur réelle (après inflation) des importations québécoises en produits électroniques et informatiques en provenance de la Chine a été multipliée par 6 entre 1997 et 2010. Malgré cette hausse phénoménale, la valeur de ces importations ne représentait toujours en 2010 qu'environ 11 % de la valeur totale des importations québécoises de ces produits, les États-Unis s'accaparant de la part du lion (45 %). Cette concurrence se manifeste aussi sur le principal marché d'exportation des entreprises québécoises de produits électroniques et informatiques, soit les États-Unis. Comme cette concurrence se concrétise davantage dans les activités de production que de conception, elle désavantage surtout l'emploi chez les assembleurs, monteurs, contrôleurs et vérificateurs (voir 9483), et moins chez les ingénieurs (la présente profession) et les technologues (voir 2241).
L'évolution de l'emploi réagissant généralement avec un certain délai sur les variations de la valeur des livraisons, le nombre d'emplois dans cette industrie a diminué moins rapidement que les livraisons, affichant tout de même une baisse d'environ 50 % entre 2000 et 2010.
L'emploi et la valeur des livraisons et des exportations devraient augmenter légèrement au cours des prochaines années. En effet, on estime que les facteurs qui ont causé leur baisse spectaculaire depuis 2000 ont déjà fait sentir la plus grande partie de leurs effets.
Compte tenu de ces facteurs, l'emploi dans la fabrication de produits informatiques et électroniques devrait augmenter légèrement au cours des prochaines années.
- Autres tendances
L'emploi de ces technologues et techniciens est bien sûr touché par les tendances qui ont influencé l'industrie des produits informatiques et électroniques. D'ailleurs, leur nombre était toujours moins élevé en 2009 qu'en 1999 et en 2000. Mais il est autant sinon plus influencé par la demande de machines et de systèmes contenant des composants informatiques et électroniques. La demande dans cette profession est aussi forte dans les étapes de la conception et la mise à l'essai de ces machines et systèmes que lors de leur installation, de leur mise au point, de leur entretien et de leur réparation.
La prolifération de composants informatiques et électroniques entraîne aussi une hausse des exigences pour toutes les professions liées à l'entretien et à la réparation de la machinerie industrielle. De même, on demande parfois aux technologues et techniciens en génie électronique et électrique de posséder des connaissances et compétences dans des domaines connexes, comme l'électricité industrielle, l'électromécanique, la pneumatique et l'hydraulique. Cette recherche de personnel plus polyvalent avantage aussi la création d'emplois dans cette profession, parfois au détriment d'autres professions plus traditionnelles.
En conséquence, même si l'emploi dans l'industrie des produits informatiques et électroniques ne devrait augmenter que légèrement, on prévoit que le nombre de technologues et techniciens en génie électronique et électrique augmentera fortement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient à peine 8 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en légère baisse depuis 1991 (10 %). Comme elles représentent à peine plus de 5 % des nouveaux diplômés des principaux programmes qui mènent à cette profession, on peut s'attendre à ce qu'elles demeurent fortement minoritaires à moyen terme. Environ 73 % des postes étaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour la moyenne des professions (53 %). Le revenu moyen d'emploi était relativement élevé par rapport aux autres professions accessibles après une formation collégiale. Le travail autonome était peu répandu (environ 4 % des postes en 2006 par rapport à 11 % pour l'ensemble des professions).
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent de solides connaissances techniques, de la facilité en sciences et en mathématiques et des aptitudes à la formation continue. La plupart des employeurs préfèrent les candidats polyvalents, mais d'autres recherchent des personnes spécialisées dans un secteur spécifique : photonique (utilisation de la lumière pour transporter de l'information), instrumentation et contrôle, télécommunications, etc. Les candidats doivent démontrer des aptitudes en diagnostic et des capacités d'analyse et de résolution de problèmes. La minutie, la dextérité, les aptitudes à la communication et au travail d'équipe, le respect des échéanciers et l'autonomie sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme est parfois essentiel pour pouvoir comprendre les manuels spécialisés.
Études et formation
Des diplômes et attestations d'études collégiales (DEC et AEC) permettent d'accéder à cette profession. Le choix du programme de formation dépend du type d'emplois recherchés :
DEC et AEC correspondantes, s'il y a lieu :
- technologie de conception en électronique;
- technologie de l'électronique industrielle;
- technologie de l'électronique;
- technologie de systèmes ordinés;
- technologie physique.
Les employeurs offrent en général de la formation à l'embauche sur les particularités de l'emploi et de la formation en cours d'emploi pour la conception et la mise à l'essai de nouvelles machines et de nouveaux équipements, ainsi que pour leur installation, leur mise au point, leur entretien et leur réparation.
L'appartenance à l'Ordre des technologues professionnels du Québec constitue un atout. Elle permet au membre de l'Ordre d'utiliser le titre «technologue professionnel» (T.P.) et d'apposer un sceau qui atteste l'authenticité de ses documents.
Références utiles
Ordre des technologues professionnels du Québec
Comité sectoriel de la main-d'œuvre de l'industrie électrique et électronique
Considérations importantes
Même si l'emploi dans l'industrie des produits informatiques et électroniques ne devrait augmenter que légèrement, on prévoit que le nombre de technologues et techniciens en génie électronique et électrique augmentera fortement au cours des prochaines années.
Étant donné que le nombre de diplômés diminuera et qu'on prévoit une forte croissance de la demande dans cette profession, la situation sur le marché du travail des diplômés des deux programmes qui forment le plus de candidats à cette profession (diplômes d'études collégiales [DEC] en technologie de l'électronique industrielle et en technologie de l'électronique) devrait être très bonne au cours des prochaines années.
La formation nécessaire exige de fortes aptitudes en sciences et en mathématiques.
2241 - Technologues et techniciens/techniciennes en génie électronique et électrique
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 2241 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 10 500 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 400 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 2,6 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 300 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 300 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 600 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 2241 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 91,7 % | 52,7 % |
| Femmes | 8,3 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 2241 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 9,2 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 54,4 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 36,0 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 0,3 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 2241 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 94,2 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 5,8 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
2241 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 72,7 % | 53,2 % |
| Moyen | 53 981 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 3,8 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 42,6 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 53,6 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
2241 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 1,9 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 8,6 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 81,4 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 8,1 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 2241 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,7 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 2,0 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 9,6 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 4,6 % | 5,4 % |
| Estrie | 3,6 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 1,8 % | 2,9 % |
| Montérégie | 21,1 % | 18,7 % |
| Montréal | 22,1 % | 24,1 % |
| Laval | 6,9 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 4,9 % | 5,8 % |
| Laurentides | 6,9 % | 7,0 % |
| Outaouais | 3,1 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,5 % | 1,8 % |
| Mauricie | 3,3 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 5,1 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 2,9 % | 1,7 % |
| 2241 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 3,8 % | 11,2 % |
| 2241 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 13,4 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Fabrication | 35,7 % |
| - fabrication de produits informatiques et électroniques | 15,8 % |
| - fabrication de matériel, d'appareils et de composants électriques | 4,6 % |
| Services professionnels, scientifiques et techniques | 12,4 % |
| - architecture, génie et services connexes | 5,7 % |
| Production, transport et distribution d'électricité | 9,9 % |
| Commerce de gros | 7,5 % |
| Industrie de l'information et industrie culturelle | 6,4 % |
| Administrations publiques | 6,2 % |