Technologues et techniciens en génie mécanique

2232 - Technologues et techniciens/techniciennes en génie mécanique
Textes de la profession

Nature du travail

Les technologues et les techniciens en génie mécanique assurent un soutien et des services techniques ou peuvent travailler indépendamment dans le domaine du génie mécanique tel que la conception, l'élaboration, l'entretien et la mise à l'essai de machines, de pièces, d'outils, d'installations de chauffage et de ventilation, de centrales d'énergie et d'installations de conversion de l'énergie, de manufactures et de matériel divers.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Concepteur de machines;
concepteur de moules;
concepteur de systèmes de chauffage;
concepteur d'outils;
concepteur d'outils et de matrices;
technicien de centrale thermique;
technicien en génie mécanique;
technologue en aéronautique;
technologue en génie mécanique;
technologue en génie naval;
technologue en mécanique;
technologue en systèmes de CVC
(chauffage, ventilation et climatisation).

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.

(Mise à jour : novembre 2010)

Au cours des dernières années, le nombre de technologues et techniciens en génie mécanique a augmenté fortement. Cette forte augmentation s'explique principalement par l'évolution de l'emploi et du niveau des investissements dans les industries dans lesquelles ils travaillent. Compte tenu que ces tendances devraient se maintenir, on prévoit que le nombre de technologues et techniciens en génie mécanique augmentera fortement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu de l'augmentation de l'emploi et des postes qui seront libérés par les membres de cette profession qui prendront leur retraite ou qui changeront de profession. Par exemple, la formation et l'expérience de ces technologues et techniciens leur permettent d'accéder à des postes de spécialistes des ventes techniques (voir 6221) et de représentants aux ventes non techniques (voir 6411), et d'obtenir des promotions à des postes de directeurs de la fabrication (voir 0911) et à d'autres postes reliés à la supervision et à la gestion. Avec la scolarité adéquate, ils peuvent également accéder à des postes d'ingénieurs mécaniciens (voir 2132).

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux diplômés de la formation collégiale (voir la section Formation). Habituellement, peu de débouchés seront pourvus par des techniciens et technologues en chômage, puisque le taux de chômage est relativement bas dans cette profession. Toutefois, comme le nombre de bénéficiaires de l'assurance-emploi a augmenté fortement depuis le début de la récession de 2009, ils seront plus nombreux à en pourvoir au cours de notre période de prévisions (2010-2014). D'autres débouchés pourront être pourvus par des immigrants qui satisfont aux exigences des employeurs. En effet, la proportion d'immigrants qu'on y trouvait en 2006 (11 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement) montre qu'elle est accessible à de nouveaux arrivants.

Reflet du bon taux de croissance dans cette profession, la situation sur le marché du travail des titulaires du diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de génie mécanique est meilleure que pour la moyenne des diplômés de la formation technique, surtout grâce à un bon taux de placement dans des emplois en rapport avec la formation et à un taux de chômage relativement faible, selon les données des enquêtes Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Il faut toutefois noter qu'une forte proportion de ces diplômés obtiennent des emplois dans d'autres professions, ou poursuivent ses études à l'université, souvent en génie.

Par ailleurs, les variations annuelles importantes de la demande d'aéronefs font sentir leurs effets sur les diplômés du DEC en construction aéronautique. Ainsi, la situation sur le marché du travail des diplômés de ce programme varie grandement d'une année à l'autre en fonction de la demande en main-d'œuvre de l'industrie de la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces. Face à cette incertitude, le nombre de débutants de ce DEC a chuté de près de 70 % entre 2001-2002 et 2007-2008, passant d'environ 250 à 80. Notons aussi que près des deux tiers des diplômés de 2006-2007 à 2008-2009 ont choisi de poursuivre leurs études.

Compte tenu de nos prévisions de croissance, de la forte baisse du nombre de débutants du DEC en construction aéronautique et des effets de la récession de 2009, qui font augmenter le nombre de technologues et techniciens en génie mécanique en chômage qui concurrenceront les diplômés pour les emplois disponibles, la situation sur le marché du travail des diplômés des DEC en techniques de génie mécanique et en construction aéronautique devrait se détériorer à court terme, mais s'améliorer par la suite.

La situation sur le marché du travail des diplômés de l'attestation d'études collégiales (AEC) en techniques de génie mécanique est fort différente. Non seulement ont-ils des taux de chômage très élevés et une proportion d'emploi en rapport avec leur formation relativement faibles, mais les postes qu'occupent ces diplômés travaillant dans des emplois en rapport avec leur formation sont assez rarement dans cette profession (moins de 20 % d'entre eux de 2007 à 2009), mais bien plus souvent (près de 35 %) dans des postes de technologues et techniciens en dessin (2253).

Notons que le nombre de diplômés en techniques d'architecture navale est trop petit pour pouvoir analyser leur situation face au marché du travail. On compte en effet en moyenne moins de dix débutants par année dans ce programme et encore moins de diplômés.

Industries

Selon les données du recensement, près de 50 % de ces techniciens et technologues travaillaient en 2006 dans le secteur manufacturier, principalement dans la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces (11 %), dans la fabrication de machines (9 %) et dans la fabrication de produits métalliques (7 %). Les autres se répartissent dans de nombreuses industries, avec une certaine concentration dans les services professionnels, scientifiques et techniques (21 %), surtout dans les bureaux d'ingénieurs (16 %).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend en bonne partie des tendances qui influencent l'évolution de l'emploi et le niveau des investissements dans les industries dans lesquelles ils travaillent.

- Tendances industrielles de l'emploi

Malgré les durs moments que connaît le secteur manufacturier depuis le début de la montée de la valeur du dollar canadien en 2003, les principales industries manufacturières dans lesquelles travaillent les technologues et techniciens en génie mécanique ont continué à tirer leur épingle du jeu jusqu'à l'arrivée de la récession vers la fin de 2008.

Si ces industries ont subi durement les conséquences de récession, elles présenteront des perspectives globalement positives au cours des prochaines années. En effet, les industries de la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces, de machines et de produits métalliques seront beaucoup moins touchées par la concurrence asiatique et le niveau élevé du dollar canadien.

On prévoit en conséquence une croissance notable de l'emploi dans les industries de la fabrication de machines, de produits métalliques et de produits aérospatiaux et de leurs pièces. Ces tendances favoriseront bien sûr l'emploi dans cette profession au cours des prochaines années.

- Niveau des investissements

En raison du type de tâches accomplies par ces techniciens et technologues (voir la section Nature), la demande varie aussi en fonction de l'évolution du niveau des investissements dans les industries dans lesquelles ils travaillent, surtout en machines et matériel.

Après avoir diminué de 35 % entre son sommet de 2001 et 2004, la valeur réelle (après inflation) des investissements en machines et matériel des industries de la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces, de machines et de produits métalliques a par la suite augmenté de 30 % entre 2004 et 2008, s'approchant du niveau des investissements du sommet de 2001, avant de diminuer quelque peu dans les estimés de 2009 et 2010 en raison de la récession. Comme ces investissements sont de plus en plus importants pour permettre à ces industries d'améliorer leur productivité et de demeurer concurrentielles sur le marché mondial, on s'attend à ce que le niveau des investissements en machines et matériel de ces industries recommence à augmenter au cours des prochaines années.

Compte tenu de la croissance de l'emploi et du niveau des investissements dans les industries dans lesquelles ils travaillent, le nombre de technologues et techniciens en génie mécanique devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient à peine 8 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en légère hausse depuis 1991 (4 %). Comme les hommes représentent plus de 90 % des diplômés des programmes de formation qui mènent à cette profession, les femmes devraient demeurer fortement minoritaires au cours des prochaines années. Environ 65 % des membres de cette profession travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion nettement plus élevée que dans l'ensemble des professions (53 %). Le travail autonome était en 2006 peu répandu (à peine 5 % des emplois par rapport à 11 % dans l'ensemble des professions).

Exigences

Pour accéder à cette profession, il faut avoir l'esprit logique et méthodique. Les candidats doivent démontrer des aptitudes à l'analyse et à la résolution de problèmes et savoir utiliser leurs connaissances concrètement dans l'exercice de leur travail. La capacité de travailler en équipe et de communiquer, l'autonomie, la curiosité et le sens de l'observation sont des qualités recherchées. Des connaissances et de la facilité en informatique ainsi que le bilinguisme sont souvent essentiels. Des aptitudes en gestion représentent un atout, surtout pour obtenir des promotions.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, un diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de génie mécanique, en construction aéronautique ou en techniques d'architecture navale est requis. Ces DEC peuvent aussi mener à d'autres professions. L'attestation d'études collégiales (AEC) en techniques de génie mécanique peut parfois permettre d'accéder à cette profession.

Seule l'École nationale d'aérotechnique du Collège Édouard-Montpetit offre le DEC en construction aéronautique.

L'appartenance à l'Ordre des technologues professionnels du Québec constitue un atout. Elle permet au membre de l'Ordre d'utiliser le titre de «technologue professionnel» (T.P.) et d'apposer un sceau qui atteste l'authenticité de ses documents.

La participation à des activités de formation continue est essentielle dans cette profession.

Références utiles

Ordre des technologues professionnels du Québec

Considérations importantes

Compte tenu de la croissance de l'emploi et du niveau des investissements dans les industries dans lesquelles ils travaillent, le nombre de technologues et techniciens en génie mécanique devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.

Compte tenu de nos prévisions de croissance, de la forte baisse du nombre de débutants du DEC en construction aéronautique et des effets de la récession de 2009, qui font augmenter le nombre de technologues et techniciens en génie mécanique en chômage qui concurrenceront les diplômés pour les emplois disponibles, la situation sur le marché du travail des diplômés des DEC en techniques de génie mécanique et en construction aéronautique devrait se détériorer à court terme, mais s'améliorer par la suite.

2232 - Technologues et techniciens/techniciennes en génie mécanique
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 2232 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 5 100 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 200 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 2,6 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 150 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 150 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 300 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 2232 Ensemble des
professions
Hommes 92,2 % 52,7 %
Femmes 7,8 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 2232 Ensemble des
professions
15- 24 ans 17,7 % 14,1 %
25- 44 ans 53,0 % 45,1 %
45- 64 ans 27,8 % 38,8 %
65 ans et plus 1,6 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 2232 Ensemble des
professions
Plein temps 92,8 % 79,2 %
Temps partiel 7,2 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
2232 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 65,2 % 53,2 %
Moyen 54 385 45 157
0 à 19 999 $ 2,6 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 44,0 % 52,4 %
50 000 $ et plus 53,3 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
2232 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 1,4 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 6,5 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 82,8 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 9,2 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 2232 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,0 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,3 % 2,5 %
Capitale-Nationale 11,5 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 6,8 % 5,4 %
Estrie 6,4 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,8 % 2,9 %
Montérégie 21,5 % 18,7 %
Montréal 18,3 % 24,1 %
Laval 5,6 % 5,0 %
Lanaudière 2,8 % 5,8 %
Laurentides 4,7 % 7,0 %
Outaouais 5,0 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 1,7 % 1,8 %
Mauricie 4,2 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 6,0 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 1,5 % 1,7 %


2232 Ensemble des
professions
Travail autonome 4,8 % 11,2 %


2232 Ensemble des
professions
Immigration 11,1 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Fabrication 49,4 %
- fabrication de matériel de transport 15,8 %
- fabrication de machines 9,1 %
- fabrication de produits métalliques 6,7 %
Services professionnels, scientifiques et techniques 21,4 %
- architecture, génie et services connexes 16,2 %
Commerce de gros 4,3 %
Production, transport et distribution d'électricité 4,0 %