Techniciens et spécialistes - aménagement paysager et horticulture
2225 - Techniciens/techniciennes et spécialistes de l'aménagement paysager et de l'horticulture
Textes de la profession
Nature du travail
Les techniciens et les spécialistes de l'aménagement paysager et de l'horticulture arpentent et évaluent les aménagements paysagers, dessinent des croquis et montent des modèles de plans d'aménagement paysager, construisent et entretiennent des jardins, des parcs, des terrains de golf et autres environnements paysagers, donnent des conseils aux clients concernant l'horticulture, élèvent, cultivent et étudient les plantes, et soignent les plantes et les arbres abîmés et malades.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Horticulteur;
intendant de terrains;
jardinier-paysagiste;
paysagiste;
responsable de l'entretien des verts;
responsable de l'entretien d'un terrain de golf;
spécialiste des arbres et des arbustes;
spécialiste en entretien de pelouses;
spécialiste en horticulture;
technicien en aménagement paysager;
technicien en architecture paysagère;
technicien en culture hydroponique;
technicien en horticulture;
technicien en service d'entretien d'arbres.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables. Comme cette profession est fortement saisonnière, les débouchés dans cette profession ne sont accessibles qu'au cours des mois où le niveau d'activité est le plus élevé, soit de mai à octobre.
(Mise à jour : novembre 2010)
Au cours des dernières années, le nombre de techniciens et spécialistes de l'aménagement paysager et de l'horticulture a augmenté de façon notable. Cette augmentation s'explique surtout par l'évolution de la demande en aménagement paysager et en horticulture. Or, les tendances sont très positives dans le secteur de l'aménagement paysager et plus mitigées dans celui de l'horticulture. Étant donné que le secteur de l'aménagement paysager est de loin le secteur d'embauche le plus important dans cette profession, on prévoit que le nombre de techniciens et spécialistes de l'aménagement paysager et de l'horticulture augmentera fortement au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu du fort roulement de personnel dans cette profession, car de nombreux techniciens et spécialistes quittent cette profession chaque année en raison des efforts physiques exigés, du milieu de travail salissant et des revenus peu élevés, surtout chez ceux qui occupent des emplois saisonniers. En plus, d'autres quittent la profession parce qu'ils ne satisfont pas aux exigences des employeurs. D'autres débouchés s'ajouteront en raison de l'augmentation de l'emploi et, dans une moindre mesure, des postes qui seront libérés par ceux qui prendront leur retraite ou qui obtiendront des promotions dans ce domaine. En effet, l'expérience dans cette profession permet d'accéder à des postes d'entrepreneurs, gestionnaires ou surveillants de l'aménagement paysager, de l'entretien des terrains et de l'horticulture (voir 8254, 8255 et 8256).
Bassin de main-d'œuvre
Selon les postes, il n'est pas toujours nécessaire de posséder une formation spécifique pour accéder à cette profession. De nombreux débouchés seront pourvus par des travailleurs qui possèdent une solide expérience dans les domaines de l'aménagement paysager ou de l'horticulture, par exemple dans des postes d'aide-jardinier ou de préposé à l'aménagement paysager et à l'entretien de terrains (voir 8612). D'autres débouchés pourront être pourvus par des techniciens et spécialistes expérimentés en chômage ou par des immigrants qui satisfont aux exigences des employeurs. En effet, quoique moins élevée que dans l'ensemble des professions (8 % par rapport à 12 % en 2006, selon les données du recensement), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants. Finalement, les diplômés des nombreux programmes de formation professionnelle et technique qui mènent à cette profession (voir la section Formation) pourvoiront une part importante de ces débouchés. Reflet de l'importance de l'expérience pour accéder à cette profession, une proportion élevée des diplômés de ces programmes, surtout ceux de niveau professionnel, occupent plutôt des postes de manœuvres ou d'ouvriers dans les domaines de l'aménagement paysager ou de l'horticulture (voir 8612 et 8432) à la fin de leurs études. Mentionnons finalement qu'un certain nombre de diplômés du baccalauréat en architecture du paysage peuvent occuper des emplois dans cette profession, en général pour acquérir de l'expérience qui leur permettra d'accéder à des postes d'architectes paysagistes (voir 2152).
Les domaines de l'aménagement paysager et de l'horticulture attirent beaucoup de candidats, des jeunes surtout, mais aussi des adultes comme deuxième ou troisième carrière. Les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport sur la situation sur le marché du travail des diplômés des programmes de formation qui mènent à cette profession doivent être interprétées prudemment. En effet, cette enquête se déroule au mois de mars, mois où le chômage saisonnier est à son maximum dans les professions des domaines de l'aménagement paysager et de l'horticulture. Il n'est donc pas étonnant de constater que le taux de chômage de ces diplômés est beaucoup plus élevé que dans les autres programmes de la formation professionnelle et technique, encore plus dans les programmes liés à l'horticulture que dans ceux de l'aménagement paysager.
Tout cela nous montre que cette profession attire beaucoup de candidats, mais que la forte croissance de l'emploi et surtout le roulement de personnel très élevé semblent permettre à la grande majorité de ces candidats d'accéder à cette profession ou, à tout le moins, à d'autres professions des domaines de l'aménagement paysager et de l'horticulture.
Industries
Selon les données du recensement, environ 27 % des techniciens et spécialistes de l'aménagement paysager et de l'horticulture travaillaient en 2006 dans des services d'aménagement paysager, 24 % dans l'agriculture (surtout en horticulture) et 14 % au service des municipalités. On en retrouvait aussi en nombre significatif dans le commerce de détail (9 %) et dans des terrains de golf (8 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend en premier lieu de la demande en aménagement paysager et en horticulture. Une partie importante de la demande en aménagement paysager est générée par le secteur de la construction.
- Industrie de la construction
Après une période de déclin qui s'est poursuivie jusqu'en 1998, l'emploi dans le secteur de la construction a connu une reprise vigoureuse qui a permis d'atteindre en 2008 un sommet historique. De nombreux facteurs se sont conjugués pour expliquer cette reprise, notamment :
- des taux d'intérêt peu élevés;
- une croissance importante des investissements privés et publics;
- une création d'emplois soutenue;
- quelques baisses de taxes et d'impôts;
- l'amélioration du marché du travail des jeunes qui en a incité davantage à quitter le foyer parental;
- le niveau élevé du solde migratoire (immigrants internationaux et interprovinciaux moins émigrants).
Ces facteurs ont permis une augmentation de plus de 60 % de l'emploi dans la construction entre 1998 et 2008. Si l'emploi s'est maintenu en 2009 malgré la récession, c'est en grande partie en raison de la forte augmentation des investissements publics et de la création de programmes d'incitation à la rénovation, deux mesures découlant des plans de relance gouvernementaux.
Dans le secteur de la construction réglementée, le nombre d'heures travaillées a augmenté de près de 90 % entre 1998 et 2008, avant de diminuer de 3 % en 2009, selon les données de la Commission de la construction du Québec (CCQ).
Au cours des prochaines années, la reprise économique devrait permettre une croissance de l'emploi dans la plupart des secteurs de la construction, le secteur résidentiel étant le seul qui devrait perdre du terrain en raison de la baisse du nombre de mises en chantier. L'emploi dans la construction devrait augmenter de façon notable au cours de notre période de prévision (2010-2014), mais à un rythme moins rapide que lors des 10 années qui ont précédé la récession de 2009.
- Demande en aménagement paysager hors construction
Les techniciens et spécialistes de l'aménagement paysager travaillent à des projets liés aux espaces publics, tels que les parcs urbains et régionaux, les places publiques, les autoroutes, les aires de récréation, de stationnement et de conservation de la nature, les jardins privés et publics, les espaces récréatifs et sportifs, les voies piétonnières et cyclables, les golfs, les cimetières, les sites résidentiels, institutionnels, commerciaux et industriels, etc. Les bonnes perspectives dans les domaines du développement des infrastructures touristiques et l'accroissement des pressions des citoyens pour l'aménagement d'espaces verts en milieu urbain devraient donc favoriser l'emploi des techniciens et spécialistes de l'aménagement paysager au cours des prochaines années. En effet, les créneaux d'intervention tendent à se développer et à s'éloigner des projets directement liés à la construction. Si la protection du patrimoine et la préservation de l'environnement continuent à influencer positivement l'emploi dans cette profession, la mise en valeur des paysages s'ajoutera à ces tendances dans un contexte de croissance de la concurrence dans le secteur du tourisme et comme élément majeur de la stratégie des municipalités pour retenir et attirer des citoyens et des entreprises dans leur localité. Notons finalement les besoins de réaménagement des sites industriels contaminés et en préservation et restauration de sites culturels et historiques.
- Demande en horticulture
La demande de techniciens et spécialistes en horticulture est influencée par des tendances opposées. D'un côté, leur nombre a diminué de façon importante dans le secteur de l'agriculture, même si la production en horticulture ornementale est en forte hausse depuis quelques années. Cette apparente contradiction s'explique par la hausse de productivité dans ce secteur et par le fait que les exploitants horticoles embauchent beaucoup plus d'ouvriers horticoles (voir 8432), dont une bonne proportion de travailleurs étrangers, que de techniciens et spécialistes. De l'autre côté, la grande popularité de l'horticulture ornementale dans la population a généré une forte demande de techniciens et spécialistes en horticulture dans les magasins de matériel et fournitures pour le jardinage, les grandes fleuristeries et les pépinières. Globalement, ces deux tendances opposées devraient n'entraîner que peu de croissance d'emploi au cours des prochaines années. Toutefois, comme le secteur de l'horticulture offre des salaires peu élevés et est très saisonnier, beaucoup de postes seront disponibles en raison du taux de roulement très élevé qu'on y observe.
En résumé, les tendances sont très positives dans le secteur de l'aménagement paysager et plus mitigées dans celui de l'horticulture. Étant donné que le secteur de l'aménagement paysager est de loin le secteur d'embauche le plus important dans cette profession, on prévoit que le nombre de techniciens et spécialistes de l'aménagement paysager et de l'horticulture augmentera fortement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 49 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en forte hausse depuis 1991 (30 %). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (32 734 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 26 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année ne s'élevait qu'à 14 793 $ en 2005. Même si une forte majorité des techniciens et spécialistes de l'aménagement paysager et de l'horticulture sont salariés, on retrouvait en 2006 dans cette profession une proportion deux fois plus élevée de travailleurs autonomes que dans l'ensemble des professions (20 % par rapport à 11 %). On observe un chômage saisonnier très important, surtout dans le secteur horticole. Ainsi, le nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi est au moins dix fois plus élevé de décembre à mars que de juin à août.
Exigences
Pour accéder à cette profession, les candidats doivent posséder une bonne expérience dans les domaines de l'aménagement paysager ou de l'horticulture, et aimer travailler à l'extérieur. Ils doivent également avoir une bonne forme physique et un niveau de dextérité manuelle élevé. L'esprit d'équipe, l'autonomie, l'initiative, la minutie et la fiabilité sont d'autres qualités recherchées.
Études et formation
Selon les postes, il n'est pas toujours nécessaire de posséder une formation spécifique pour accéder à cette profession. Dans bien des cas, une solide expérience dans les domaines de l'aménagement paysager ou de l'horticulture suffira. D'autres employeurs exigent en plus le diplôme d'études secondaires (DES). Cela dit, de plus en plus d'employeurs recrutent en premier lieu des diplômés des nombreux programmes de formation qui mènent à cette profession. Qu'ils soient exigés ou non, ces diplômes représentent de toute façon un atout pour accéder à cette profession.
Les principaux programmes qui mènent à cette profession sont :
les diplômes d'études professionnelles (DEP) en arboriculture-élagage, horticulture ornementale et en réalisation d'aménagements paysagers;
l'attestation de spécialisation professionnelle (ASP) en spécialités en horticulture;
et les diplômes d'études collégiales (DEC) en technologie de la production horticole et de l'environnement, et en paysage et commercialisation en horticulture ornementale.
Il existe aussi d'autres programmes qui favorisent l'accès à cette profession, dont des attestations d'études collégiales (AEC) dans les domaines de l'aménagement paysager et de l'horticulture ornementale. Des organismes communautaires offrent aussi des programmes d'insertion professionnelle dans ces domaines.
Références utiles
Association des paysagistes professionnels du Québec (APPQ)
Conseil québécois de l'horticulture
Comité sectoriel de main-d'oeuvre en horticulture ornementale
- commercialisation et services
Fédération interdisciplinaire de l'horticulture ornementale du Québec
Considérations importantes
Les tendances sont très positives dans le secteur de l'aménagement paysager et plus mitigées dans celui de l'horticulture. Étant donné que le secteur de l'aménagement paysager est de loin le secteur d'embauche le plus important dans cette profession, on prévoit que le nombre de techniciens et spécialistes de l'aménagement paysager et de l'horticulture augmentera fortement au cours des prochaines années.
Selon les postes, il n'est pas toujours nécessaire de posséder une formation spécifique pour accéder à cette profession. Cette profession attire beaucoup de candidats, mais la forte croissance de l'emploi et surtout le roulement de personnel très élevé semblent permettre à la grande majorité de ces candidats d'accéder à cette profession ou, à tout le moins, à d'autres professions des domaines de l'aménagement paysager et de l'horticulture.
2225 - Techniciens/techniciennes et spécialistes de l'aménagement paysager et de l'horticulture
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 2225 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 4 800 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 1 750 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 3,2 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 150 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 200 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 350 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 2225 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 51,4 % | 52,7 % |
| Femmes | 48,6 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 2225 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 14,5 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 45,3 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 38,4 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 1,8 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 2225 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 83,9 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 16,1 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
2225 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 26,2 % | 53,2 % |
| Moyen | 32 734 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 25,1 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 63,0 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 11,9 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
2225 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 13,1 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 17,3 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 58,0 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 11,6 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 2225 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 1,3 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 4,0 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 9,8 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 6,8 % | 5,4 % |
| Estrie | 3,4 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 3,7 % | 2,9 % |
| Montérégie | 18,8 % | 18,7 % |
| Montréal | 15,8 % | 24,1 % |
| Laval | 3,9 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 6,7 % | 5,8 % |
| Laurentides | 12,8 % | 7,0 % |
| Outaouais | 4,6 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,9 % | 1,8 % |
| Mauricie | 2,0 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 3,8 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,7 % | 1,7 % |
| 2225 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 19,6 % | 11,2 % |
| 2225 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 7,8 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Services relatifs aux bâtiments et aux logements (y compris les services d'aménagement paysager) | 27,2 % |
| Agriculture (y compris horticulture) | 23,7 % |
| Administration publique locale | 14,4 % |
| Commerce de détail | 9,2 % |
| - magasins de matériel et fournitures pour le jardinage et l'entretien des pelouses | 5,3 % |
| Autres services de divertissement et de loisirs (y compris les terrains de golf) | 7,9 % |