Arpenteurs-géomètres

2154 - Arpenteurs-géomètres/arpenteuses-géomètres
Textes de la profession

Nature du travail

Les arpenteurs-géomètres planifient, organisent et dirigent l'exécution de levés officiels afin d'établir l'emplacement des limites des propriétés, les contours et autres caractéristiques naturelles ou artificielles, et ils préparent et tiennent à jour les vues en coupe, les plans officiels, les dossiers et les documents qui se rapportent à ces levés.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Arpenteur officiel;
arpenteur de propriétés;
arpenteur-géomètre breveté;
arpenteur-géomètre professionnel;
arpenteur-géomètre.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.

(Mise à jour : octobre 2010)

Après avoir diminué dans la deuxième moitié des années 1990, le nombre d'arpenteurs-géomètres a augmenté par la suite. Ces mouvements s'expliquent en premier lieu par l'évolution du marché de la revente de maisons et le niveau d'activité dans l'industrie de la construction, mais aussi par la mise en œuvre du programme de rénovation cadastrale, les autres besoins liés à la délimitation de territoires, les changements technologiques et l'adaptation des revenus aux fluctuations de la demande. Étant donné que le marché de la revente de maisons ne devrait connaître qu'une faible croissance et que la demande devrait augmenter quelque peu dans l'industrie de la construction et dans leurs autres secteurs d'activité, on prévoit que le nombre d'arpenteurs-géomètres augmentera légèrement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les arpenteurs-géomètres qui prendront leur retraite ou qui changeront de profession. En effet, l'expérience dans ce domaine permet d'occuper d'autres postes du secteur de la construction et d'obtenir des promotions à des postes de gestion. Quelques débouchés s'ajouteront en raison de l'augmentation de l'emploi.

Bassin de main-d'œuvre

Les débouchés seront accessibles en premier lieu aux diplômés du baccalauréat en sciences géomatiques. Peu de débouchés seront pourvus par des arpenteurs-géomètres expérimentés en chômage ou par des immigrants qui satisfont aux exigences de la profession, car il y a peu de chômeurs (sauf en hiver) et d'immigrants dans cette profession (5 % des emplois par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions en 2006, selon les données du recensement). Cette proportion pourrait augmenter à l'avenir, car l'Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec a signé en octobre 2008 avec l'Ordre des géomètres-experts de France une entente de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles qui permettra aux arpenteurs-géomètres de France et du Québec d'exercer leur profession dans les deux pays.

Le nombre de diplômés du baccalauréat en sciences géomatiques semble assez bien correspondre à la demande. Selon les données des enquêtes Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), leur situation sur le marché du travail est en effet meilleure que celle de la moyenne des bacheliers, même si ces enquêtes se tiennent en janvier, mois où le chômage saisonnier est à son maximum. Leur situation se distingue surtout par leur faible taux de chômage et la forte proportion d'emplois en rapport avec leur formation (100 % en 2007 et 2009).

Compte tenu de nos prévisions de croissance et de retraites, et de la stabilité des effectifs étudiants au baccalauréat en sciences géomatiques, cette excellente situation sur le marché du travail devrait se maintenir au cours des prochaines années.

Industries

Selon les données du recensement, environ 70 % des arpenteurs-géomètres travaillaient en 2006 dans des bureaux d'architectes, d'ingénieurs et de services connexes, secteur qui comprend les bureaux d'arpenteurs-géomètres. On en trouvait aussi en nombre significatif dans le secteur de la construction (12 %) et dans les administrations publiques (7 %) .

Tendances

Même si les activités des arpenteurs-géomètres se sont grandement diversifiées au cours des dernières années, la demande en arpentage foncier demeure le facteur qui influence le plus la croissance de l'emploi dans cette profession. Dans le domaine de l'arpentage foncier, les arpenteurs-géomètres sont bien sûr responsables de l'émission du certificat de localisation, nécessaire lors de toute transaction immobilière, mais offrent aussi des services à d'autres fins : aménagement du territoire, bornage, piquetage, description technique, opérations cadastrales, etc. Ces diverses activités varient surtout en fonction de l'évolution du marché de la revente de maisons et du niveau d'activité dans l'industrie de la construction, mais aussi de la mise en œuvre du programme de rénovation cadastrale.

L'emploi dans cette profession est aussi influencé par d'autres besoins liés à la délimitation de territoires, par les changements technologiques et par l'adaptation des revenus aux fluctuations de la demande.

- Marché de la revente de maisons

Le marché de la revente de maisons évolue bien sûr en fonction de la situation économique, mais de façon plus spécifique en fonction des taux d'intérêt, des changements démographiques, de la création d'emplois et du taux d'inoccupation des logements locatifs.

Dans ce contexte, il n'est pas étonnant de constater que le marché de la revente de maisons a été stagnant au cours de la récession du début des années 1990 et des années qui l'ont suivie. Il a commencé à se redresser fortement vers le milieu des années 1990. Tous les facteurs de croissance se sont en effet conjugués pour favoriser un redressement vigoureux : taux d'intérêt au plus bas niveau depuis des décennies, forte création d'emplois, hausse de l'immigration, amélioration du marché du travail des jeunes qui ont pu quitter le foyer familial en plus grand nombre, baisse spectaculaire du taux d'inoccupation des logements locatifs, etc.

Ce marché a par la suite peu évolué de 2002 à 2005, se maintenant à un niveau historique très élevé, avant de repartir en hausse en 2006 et 2007, les facteurs de croissance demeurant essentiellement positifs. En raison des effets de la récession, le nombre de reventes de maisons a diminué fortement en 2008 avant de repartir en hausse en 2009 et en 2010, pour se retrouver très près de son niveau record de 2007.

Ce marché ne devrait augmenter que légèrement au cours des prochaines années. Si certains facteurs de croissance continueront à favoriser la revente de maisons, comme la hausse de l'immigration et l'amélioration du marché du travail des jeunes, d'autres devraient moins l'avantager que par le passé : niveau de création d'emplois plus modeste, légère hausse du taux d'inoccupation des logements locatifs et taux d'intérêt plus élevés. En plus, le niveau élevé de l'endettement des ménages et le durcissement des règles s'appliquant au financement des hypothèques entré en vigueur en mai 2011 devraient faire diminuer la demande de maisons neuves et existantes. Au bout du compte, on s'attend à ce que ce marché connaisse une croissance modeste au cours des prochaines années.

- Industrie de la construction

Après une période de déclin qui s'est poursuivie jusqu'en 1998, l'emploi dans le secteur de la construction a connu une reprise vigoureuse qui a permis d'atteindre en 2008 un sommet historique. De nombreux facteurs se sont conjugués pour expliquer cette reprise, notamment :

  • des taux d'intérêt peu élevés;
  • une croissance importante des investissements privés et publics;
  • une création d'emplois soutenue;
  • quelques baisses de taxes et d'impôts;
  • l'amélioration du marché du travail des jeunes qui en a incité davantage à quitter le foyer parental;
  • le niveau élevé du solde migratoire (immigrants internationaux et interprovinciaux moins émigrants).

Ces facteurs ont permis une augmentation de plus de 60 % de l'emploi dans la construction entre 1998 et 2008. Si l'emploi s'est maintenu en 2009 malgré la récession, c'est en grande partie en raison de la forte augmentation des investissements publics et de la création de programmes d'incitation à la rénovation, deux mesures découlant des plans de relance gouvernementaux.

Dans le secteur de la construction réglementée, le nombre d'heures travaillées a augmenté de près de 90 % entre 1998 et 2008, avant de diminuer de 3 % en 2009, selon les données de la Commission de la construction du Québec (CCQ).

Au cours des prochaines années, la reprise économique devrait permettre une croissance de l'emploi dans la plupart des secteurs de la construction, le secteur résidentiel étant le seul qui devrait perdre du terrain en raison de la baisse du nombre de mises en chantier. L'emploi dans la construction devrait augmenter de façon notable au cours de notre période de prévision (2010-2014), mais à un rythme moins rapide que lors des 10 années qui ont précédé la récession de 2009.

- Programme de rénovation cadastrale

Voulant uniformiser la présentation des plans et l'immatriculation des lots de propriété, le gouvernement du Québec a mis en branle une vaste réforme du cadastre en 1994. Cette réforme cadastrale aura à son terme permis de rénover quelque 3,8 millions de lots. L'ampleur de ces travaux, confiés par contrat à des firmes privées d'arpenteurs-géomètres, a entraîné une hausse substantielle de la demande pour les services offerts par les membres de cette profession.

Prévoyant au départ que ces travaux seraient terminés en 2006, le ministère des Ressources naturelles et de la faune, responsable de ce programme, estime qu'environ 68 % des lots auront été rénovés au 31 mars 2011. Ces travaux devraient donc se poursuivre tout au long de notre période de prévision (2010-2014) et continuer à avantager l'emploi dans cette profession.

- Autres besoins liés à la délimitation de territoires

Mis à part leurs activités dans le domaine de l'arpentage foncier, les arpenteurs-géomètres offrent une vaste panoplie de services, dont ceux liés à la géomatique : photos aériennes, positionnement par satellite, systèmes d'information géographique (SIG), télédétection, cartographie, etc. Quoique fort prometteurs, ces domaines ne représentent qu'une faible proportion des services rendus par les arpenteurs-géomètres du Québec. Si les entreprises québécoises tirent leur épingle du jeu sur le marché local, leur petite taille ne leur permet pas de concurrencer avec succès les firmes de grande taille des autres pays sur les marchés extérieurs.

Malgré cette réserve, la demande pour les services des arpenteurs-géomètres a connu une forte croissance depuis le tournant du siècle. Ainsi, les revenus et dépenses réels (après inflation) d'exploitation des services de prospection, d'arpentage et de cartographie, industrie dans laquelle travaillent la majorité des arpenteurs-géomètres, ont plus que doublé au Québec entre 2001 et 2008, selon les données de Statistique Canada.

- Changements technologiques

L'implantation de changements technologiques entraîne des effets mixtes sur l'emploi dans cette profession. D'un côté, les nouveaux instruments permettent d'effectuer des relevés plus rapidement et de façon beaucoup plus précise. De l'autre, les applications de la géomatique ont ouvert de nouveaux domaines d'intervention (voir le paragraphe précédent). Si ces nouvelles technologies ont globalement eu peu d'impact du côté de la croissance de l'emploi, leurs effets positifs et négatifs à cet égard s'équivalant, elles ont grandement influencé à la hausse les exigences de la profession, tant en termes de formation initiale que de formation continue.

- Adaptation des revenus aux fluctuations de la demande

Comme bien des professions libérales, surtout celles régies par des ordres professionnels, les fluctuations de la demande ne se reflètent pas uniquement sur le nombre d'emplois, mais aussi sur le revenu. En effet, les membres de cette profession ont investi plusieurs années d'études pour accéder à cette profession et y sont fortement attachés. Ainsi, lorsque la demande diminue, ils accepteront de voir leurs revenus diminuer un certain temps avant de chercher un autre type d'emploi. Cela s'observe encore plus chez les travailleurs autonomes, qui sont relativement nombreux dans cette profession (24 % des emplois par rapport à 11 % dans l'ensemble des professions). Par exemple, le revenu annuel d'emploi des arpenteurs-géomètres qui travaillent à temps plein et à l'année a diminué de 2 % entre 1990 et 2000, lorsque le marché de la revente de maisons et l'industrie de la construction n'avaient pas encore atteint leur niveau maximal, alors qu'il augmentait de 23 % dans l'ensemble des professions, selon les données des recensements. À l'inverse, leur revenu a augmenté beaucoup plus rapidement que dans l'ensemble des professions entre 2000 et 2005 (hausse de plus de 55 % par rapport à 15 %), alors que ces facteurs avantageaient nettement l'emploi dans cette profession. Compte tenu de nos prévisions, leur revenu devrait augmenter de façon plus modeste au cours des prochaines années.

- Conclusion

Étant donné que le marché de la revente de maisons ne devrait connaître qu'une faible croissance et que la demande devrait augmenter quelque peu dans l'industrie de la construction et dans leurs autres secteurs d'activité, on prévoit que le nombre d'arpenteurs-géomètres augmentera légèrement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient seulement 12 % des postes dans cette profession en 2006, proportion malgré tout en forte hausse depuis 1991 (6 %). Cette proportion devrait continuer à augmenter au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent en moyenne 30 % des diplômés du baccalauréat en sciences géomatiques. Ce phénomène s'observe également dans les données de l'Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec. En effet, les femmes formaient en mars 2010 environ 10 % de leurs membres, alors qu'elles n'en représentaient que 2 % en 1988. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (66 358 $) présentée dans la section « Caractéristiques » des « Statistiques » ne concerne que les 57 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 45 425 $ en 2005. On observe un chômage saisonnier assez important. Ainsi, le nombre de bénéficiaires d'assurance-emploi est, selon les années, de trois à six fois plus élevé de janvier à mars que de juin à novembre.

Exigences

Pour accéder à cette profession, les candidats doivent posséder de la facilité en mathématiques, en physique et en informatique, en plus de bien connaître la législation foncière. L'esprit d'analyse et de synthèse, la capacité de travailler en équipe, la facilité à communiquer, le sens de l'organisation, l'autonomie, la minutie et la diplomatie sont des qualités importantes et recherchées. Le bilinguisme représente un atout.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'un baccalauréat en sciences géomatiques. Les études supérieures en sciences géomatiques (maîtrises et doctorat) peuvent être exigées et représentent un atout. Seule l'Université Laval offre ces programmes au Québec.

Seuls les membres de l'Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec peuvent exercer cette profession et utiliser le titre d'arpenteur-géomètre ou tout autre titre ou abréviation pouvant laisser croire qu'ils le sont. Pour devenir membre de l'Ordre, un candidat à cette profession doit :

  • être titulaire d'un baccalauréat en sciences géomatiques, ou d'un diplôme reconnu équivalent délivré par un établissement d'enseignement situé hors du Québec;
  • avoir satisfait aux exigences d'un stage d'une durée de 12 mois;
  • réussir un examen professionnel; et
  • avoir une connaissance appropriée de la langue française.

Références utiles

Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec

Université Laval
Département des sciences géomatiques

Conseil canadien des arpenteurs-géomètres

Considérations importantes

Étant donné que le marché de la revente de maisons ne devrait connaître qu'une faible croissance et que la demande devrait augmenter quelque peu dans l'industrie de la construction et dans leurs autres secteurs d'activité, on prévoit que le nombre d'arpenteurs-géomètres augmentera légèrement au cours des prochaines années.

Le nombre de diplômés du baccalauréat en sciences géomatiques semble assez bien correspondre à la demande. Leur situation sur le marché du travail est en effet meilleure que celle de la moyenne des bacheliers.

2154 - Arpenteurs-géomètres/arpenteuses-géomètres
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 2154 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 1 650 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 90 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,7 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 10 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 60 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 70 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 2154 Ensemble des
professions
Hommes 88,4 % 52,7 %
Femmes 11,6 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 2154 Ensemble des
professions
15- 24 ans 0,8 % 14,1 %
25- 44 ans 49,9 % 45,1 %
45- 64 ans 46,2 % 38,8 %
65 ans et plus 3,1 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 2154 Ensemble des
professions
Plein temps 94,1 % 79,2 %
Temps partiel 5,9 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
2154 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 57,4 % 53,2 %
Moyen 66 358 45 157
0 à 19 999 $ 4,1 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 43,3 % 52,4 %
50 000 $ et plus 52,5 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
2154 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 3,7 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 8,1 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 38,2 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 50,0 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 2154 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 1,6 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 3,7 % 2,5 %
Capitale-Nationale 13,7 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 5,3 % 5,4 %
Estrie 5,3 % 3,9 %
Centre-du-Québec 4,2 % 2,9 %
Montérégie 19,0 % 18,7 %
Montréal 7,9 % 24,1 %
Laval 3,4 % 5,0 %
Lanaudière 9,0 % 5,8 %
Laurentides 8,4 % 7,0 %
Outaouais 5,3 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 2,1 % 1,8 %
Mauricie 2,4 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 5,3 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 3,4 % 1,7 %


2154 Ensemble des
professions
Travail autonome 24,4 % 11,2 %


2154 Ensemble des
professions
Immigration 5,1 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Architecture, génie et services connexes 69,9 %
Construction 11,5 %
- travaux de génie civil 5,4 %
Administration publique 7,3 %
Services publics 3,7 %